Grand pédagogue imprégné d’un humanisme profond, le Prophète Mohammed appelle tous les hommes, musulmans et non musulmans, à s’élever par le comportement et la noblesse des caractères au degré le plus haut que peut réaliser l’être humain. Ainsi par ses injonctions il encourage la quête du savoir : « Demandez le savoir du berceau jusqu’au tombeau. », et « Allez chercher la science jusqu’en Chine », le savoir et la connaissance étant pour lui en effet, plus précieux que le sang du martyr. [...]La grandeur de son œuvre n’a d’égale que son humilité : « Dieu, fais-moi vivre pauvre, mourir pauvre et ressusciter parmi les pauvres », aimait-il à répéter.
LE PROPHÈTE
Le minaret blanc de la mosquée semble vouloir traverser
l’azur du ciel, le vent frais de novembre balaie le sol de marbre sous les pas
d’Aziz, qui vient de faire la prière. Il égrène lentement son chapelet
tout en parlant d’une voix rapide :
« On a tellement d’images toutes faites du Prophète,
mais est-ce qu’on saisit réellement tout son enseignement ? Aujourd’hui, on veut
“revenir vers le Prophète”, mais lequel : vers une image, une
représentation vestimentaire ? J’ai lu que Mohammed avait donné la gestion de
la cité de Médine à une femme, et aussi que dans la oumma à Médine il y avait
de la place pour les autres religions, ça m’a fait réfléchir. D’autant que la
tradition du prophète (sunna) a une grande importance pour nous. Il y a
énormément de hadith et certains sont parfois contradictoires : comment
discerner le vrai du faux ? »
Cheikh Khaled Bentounès :
Après la mort du
Prophète à Médine en 632, ceux des musulmans qui ne l’avaient pas connu,
demandèrent à sa femme Aïcha : « Comment était-il ?
» Elle répondit : « Il était le reflet du Coran ». Pour
tout musulman, le Prophète est le modèle de la vertu, l’exemple type de l’homme
parfait se reposant totalement sur la Volonté Divine, proclamant et vivant le message de l’unité,
facteur d’équilibre et d’harmonie entre spiritualité et
temporalité. La grandeur de son œuvre n’a d’égale que son humilité : « Dieu,
fais-moi vivre pauvre, mourir pauvre et ressusciter parmi les pauvres », aimait-il
à répéter.
De nombreux
hommes furent fascinés par la trajectoire de ce destin hors du commun
: « Si la grandeur du dessein, la
petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie
de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne
à Mahomet ? » remarquait Lamartine.
Aussi, interrogeons-nous : par quoi se distinguait-il, et en quoi
son expérience est-elle pour nous exemplaire ? Qu’a-t-il apporté
d’innovant aux hommes de son époque et que reste-t-il de son
enseignement qui puisse être aujourd’hui une source d’inspiration pour les
hommes du xxie siècle ? Une chose est certaine : l’écho de
ses paroles, l’œuvre immense qu’il bâtit en vingt-et-un ans (611 – 632) se
prolongent jusqu’à nos jours, suscitant rejet ou adhésion mais jamais
indifférence. La puissance de son Verbe, l’aspect incisif de ses idées, sa
sagesse subtile nous invitent à une vision qui concilie l’homme et l’univers,
l’essence et l’existence.
Il acceptait, au
détriment de ses propres certitudes, d’être contredit par la révélation comme
par exemple lorsqu’il répondit à Salman le Perse qui, impressionné par la piété
de certains prêtres, interrogeait le Prophète sur leur sort au jour du
jugement : « Ô Salman, ils sont destinés aux flammes de
l’enfer. » Le trouble jeté dans l’âme de Salman par cette réponse fut
levé lorsque vint alors une révélation qui contredît clairement l’affirmation
du Prophète : « Certes, ceux qui croient et ceux qui suivent la
religion juive, les chrétiens et les sabéens ; quiconque en un mot croit
en Dieu, au jour dernier et accomplit de bonnes œuvres, sera récompensé par son
Seigneur. Il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé. (C.
2, 62) »
Le Prophète n’a
pas institué, à proprement parler, de système politique, de théorie de l’État.
Il a laissé aux hommes le soin de décider eux-mêmes du contenu de leur projet
d’organisation temporelle, en leur donnant une méthode : la consultation (choura).
Un acte politique fort va également marquer les premières heures de
l’islam : dès l’an 1 de l’hégire à Médine le prophète Mohammed va éditer un
texte connu sous le nom de sahifa ou « had » de Médine.
Il instaure les fondements de la vie communautaire : une unité et
une égalité entre les différentes composantes musulmanes et non musulmanes de
la cité qui jouissent ainsi des mêmes droits et des mêmes devoirs. Ne dit-il
pas dans un hadith : « Les hommes sont égaux comme les dents d’un
peigne. » Il ira jusqu’à permettre à une délégation chrétienne de Nejran
en visite à Médine de servir la messe dans sa Mosquée.
A travers cet acte exemplaire il met en application une de ses
paroles : « Tous les prophètes sont frères : ils ont un même
père mais des mères différentes. » et montre ainsi le lien qui relie,
malgré la pluralité des cultes, les différents messages religieux entre eux et
leur foi commune en un seul Dieu. Plus encore, il affirme l’origine commune de
tous les êtres et la non supériorité des uns par rapport aux autres :
« Vous êtes tous d’Adam et Adam est de terre. » et « Nulle
supériorité d’un Arabe sur un non Arabe ». Ces traits de caractère, et
beaucoup d’autres encore, révèlent la personnalité du Prophète Mohammed et le
contenu du message qu’il nous a transmis.
Grand pédagogue imprégné d’un humanisme profond, il appelle tous les
hommes, musulmans et non musulmans, à s’élever par le comportement et la
noblesse des caractères au degré le plus haut que peut réaliser l’être humain.
Ainsi par ses injonctions il encourage la quête du savoir :
« Demandez le savoir du berceau jusqu’au tombeau. », et « Allez
chercher la science jusqu’en Chine », le savoir et la connaissance étant
pour lui en effet, plus précieux que le sang du martyr.
Il accordait donc une importance capitale à l’éducation et préconisait, à
travers une vision pédagogique novatrice une méthode éducative active ;
« Jouez avec eux sept, éduquez- les sept ans, et soyez leur amis sept
ans ». Cette méthode par tranche de sept ans permet à l’enfant de grandir
dans un environnement qui respecte les différentes étapes de sa croissance.
Dans un premier temps, elle le laissera jouir de sa liberté, de l’insouciance
et du goût du jeu propre à l’enfance, lui évitant trop tôt des contraintes qui
pourraient brider sa personnalité.
La deuxième période correspond à la mise en place d’un cadre éducatif
exigeant. Tandis que la troisième étape participe à faire de lui un homme prêt
à affronter la vie, respecté et respectueux puisqu’il n’est plus le fils
ou la fille de, mais l’ami de ses parents.
Il recommandait également le sport pour les adultes comme remède aux
infirmités du corps, quant aux enfants il demandait qu’on leur apprenne :
« la nage, les jeux d’adresse et l’équitation ». Il allait, lui-même,
jusqu’à organiser et participer à des courses de chameaux.
Nous sommes loin de l’image caricaturale d’un homme replié sur lui-même,
coupé du monde, voué uniquement à la pratique religieuse. Il est en fait
l’apôtre de la voie du milieu, préconisant un équilibre entre la vie du corps
et celle de l’esprit. Ainsi, ses conseils concernant une hygiène de vie
serviront de base à l’élaboration de la médecine de l’islam et à une pratique
médicale qui, à travers l’extraordinaire développement scientifique de la
civilisation musulmane, servira de fondement à la médecine moderne.
Quant au statut de la femme et au rapport qu’entretenait le Prophète avec
elle, nous sommes là encore, loin des préjugés et des préjudices qu’elle subira
plus tard dans la société musulmane. A travers lui, les femmes jouiront des
mêmes droits et des mêmes devoirs que les hommes, et dans son dernier prêche,
dit « de l’Adieu », il insistera particulièrement sur ce point. Car
il ne faut pas perdre de vue qu’à cette époque la femme n’est qu’un bien dans
les mains de l’homme et ne dispose d’aucune protection juridique.
Il va ainsi limiter le nombre des épouses, attribuer un dédommagement
financier en cas de divorce, et permettre l’établissement d’un contrat lors du
mariage. Sa galanterie légendaire nous rappelle qu’il n’a jamais élevé ni la
voix ni la main sur une femme. Par ailleurs, même si elles pouvaient à cette
époque prier ensemble avec les hommes à la mosquée et recevoir les mêmes
enseignements qu’eux, il leur réserva néanmoins un jour spécifique dans la semaine
pour évoquer librement avec elles leurs problèmes particuliers.
Un point sur lequel peu d’historiens ont insisté : le savoir à
l’époque du Prophète était obligatoire pour le musulman autant que pour la
musulmane. De très nombreuses chaînes de hadith remontent aux épouses du
Prophète comme à d’autres musulmanes. Ceci est bien une preuve évidente de ce
savoir partagé.
N’a-t-il pas dit à ce sujet : « Allez apprendre auprès
d’Aïcha la moitié de votre religion ». Il alla jusqu’à affirmer :
« donnez un traitement égal à vos enfants » mais il rajouta « que
s’il lui était donné de choisir, il préférerait la fille ». Au vu de
la condition de la femme dans la société musulmane actuelle, nous avons
beaucoup encore à apprendre de l’exemple du prophète. A ce demander d’ailleurs
quel enseignement du Prophète suivons nous ?
style=';;'>Effectivement,
comment aujourd’hui pouvons-nous, à travers cet immense héritage transmis de
génération en génération, distinguer ce qui est réellement de lui et ce qui fut
rajouté par d’autres ? Des dynasties Omeyyades, Abbassides etc, afin
d’asseoir leur pouvoir et leur légitimité, se sont servis de théologiens pour
forger des hadiths allant dans le sens de leurs intérêts. Les transmetteurs du
hadith ont donc longuement réfléchi à cette question si importante et ce depuis
fort longtemps.
style=';;'> Ils
ont établi une échelle de valeur allant du hadith le plus authentique, recensé
par plusieurs témoins et dont la chaîne de transmission est connue et vérifiée
historiquement, au hadith le plus faible sur lequel réside un doute réel. Cela
nous encourage à réactiver la science du hadith sous le regard d’une critique
scientifique aidée en cela par les outils que la modernité met à notre
disposition. Comme le Prophète lui-même encourageait le savoir, prenons donc
exemple sur lui : ce n’est ni par l’ignorance ni par l’imitation simpliste
que nous pouvons résoudre ce problème.
Il est grand temps d’échapper à l’esprit de fermeture qui a gelé la
pensée musulmane par l’interruption de l’Ijtihad
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class=MsoFootnoteReference>[1]
joint à l’idéalisation de l’époque médinoise : c’est avec une objectivité
historique que nous devons relire l’épopée extraordinaire de l’apôtre de la
miséricorde.
Prenons par exemple le hadith
sur le djihad dans lequel le prophète dit : « Nous revenons du
petit combat et nous allons vers le grand combat ». Tous les
transmetteurs du hadith sont d’accord sur son authenticité mais que reste-t-il
aujourd’hui de la notion du grand combat ? Le terme djihad n’est compris
par la majorité des musulmans et des non musulmans que comme un combat ou une
guerre ce qui amène à réfléchir et à repenser l’idée que s’en faisait le
prophète lui-même : le petit combat par les armes était secondaire par
rapport au véritable combat, celui que l’on remporte sur soi contre tous ses
travers et notamment le mal que l’on peut faire à autrui – que l’on ose
aujourd’hui d’ailleurs justifier au nom même de l’enseignement du Prophète.
Qui dit combat ne dit pas forcément guerre ou lutte armée. On peut
combattre pour son idéal, par les idées, le savoir, les institutions, les lois
et surtout par un comportement noble, fruit d’une conscience évoluée que l’on
ne peut acquérir que par le grand combat : car s’il est vrai que l’effort
est un impératif demandé aux musulmans, c’est avant tout celui de s’élever
vers la lumière et non de s’abandonner aux impulsions de l’animalité qui nous
habite. « Dieu a fait de moi un serviteur généreux et non point un
oppresseur arrogant. »
Ce hadith
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style=';'>[2]
nous permet de voir les traits de caractères qui sanctifient le prophète :
service et générosité. Les hadiths faisant montre d’arrogance et
d’oppression ont donc certainement été rajoutés par d’autres dans le but de
justifier leur comportement.
L’idéal auquel nous convie le prophète Mohammed est pourtant
clair : il nous renvoie à l’Un qui relie les parties au tout. Mais au lieu
de se référer à cette unité fondatrice, nous préférons fonder nos idéaux, nos
croyances, à partir de notre perception du monde, conditionnée par nos préjugés
humains. Nos fantasmes naissent et se nourrissent de l’incessant dialogue que
nous entretenons avec la dualité existentielle : le bien et le mal, la vie
et la mort, le Créateur et les créatures.
Il en résulte un mal-être, qui, pour beaucoup, devient au fil du temps
un enfer véritable. L’âme humaine prisonnière se déchire entre un
monde « traditionnel » tourné vers un passé idéalisé et un monde
« moderne » animé par une inextinguible soif d’or et de puissance.
Culpabilisé, l’homme névrosé n’en finit pas de payer le prix du péché originel.
La voie mohammadienne nous offre une autre perspective, basée sur un
choix libre et volontaire : nous reconstruire sur l’identité originelle
de l’homme. Effectivement, nul être ne peut échapper à la dualité inscrite
en lui : aux génies du bien et du mal qui l’inspirent et l’attirent tour à
tour. Il ne peut ni la renier ni la travestir par un comportement artificiel et
moralisant.
Aucun artifice, aucune magie, aucune divinité aussi puissante soit-elle
ne lui sera secourable. Seul le Haqq, le Réel vrai, cette parcelle de
lumière imprimée dans la toute première cellule par laquelle débute notre
existence, nous rappelle à chaque instant la réalité première qui nous
habite : cette présence divine dont nous sommes à la fois le réceptacle et
le sanctuaire. Aucun être fait de chair ne peut échapper à cette destinée.
Le cheminement auquel nous invite la voie mohammadienne consiste donc,
avant toute chose, à se libérer des doutes, des vérités toutes faites, d’une
religiosité passionnelle et sentimentale, du diktat religieux qui conditionne
le salut de notre âme : rejoindre, élus, un paradis bien mérité ou
souffrir damnés dans un enfer expiatoire… Pourtant, le Prophète dit à ce
sujet : « Se lamentent autant les gens du paradis que ceux de
l’enfer. » Que reste-t-il donc à l’homme déshabillé de ses certitudes
héritées, de ses illusions évanouies ? Et vers quoi se diriger pour
atteindre l’état de paix et de quiétude ?
L’enseignement mohammadien – "voie du juste milieu" – faite
d’espérance et de miséricorde nous invite à l’éveil, au combat suprême, à la
lutte contre la peur et la mort. « Mourez avant de mourir » a
dit le Prophète ; c’est une invitation à renaître, comme le phénix de ses
cendres, par la voie de la réalisation.
Extrait du
livre : l’Islam dans la citè, dialogue avec les jeunes musulmans
français, Albin Michel Mai 2006
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[1]
L’effort de réflexion
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[2]
Hadith transmis par Abdallah Ben Busr
Commentaires
Très beau texte qui rend compte avec nuance de lagrgrandeur du Prophète Muhammad.
Ce portrait du prophète de l’Islam est en effet séduisant. Mais pourquoi ce décalage entre la démarche du Prophète et les musulmans dont on ne peut pas dire qu’il soit à la hauteur du message de cet article.
Merci pour ce témoignage qui recentre le message du prophète Muhammad sur la miséricorde, al-rahma et l’Excellence, al-Ihssan en toutes choses et en tous lieux. Merci encore pour cette bouffée d’air frais.
wa-salam
je n’ai pas encore lu le texte, j’ai juste balayer de mon regard quelques phrases et je voudrai relever deux petites remarques : 1-Je voudrais bien avoir le sanad du supposé hadith qui dit : "Allez chercher la science jusqu’en Chine" car j’ai des doutes que ce ne soit un apocryphe bien encré..enfin je peux me tromper.
Et d’une manière générale, on voudrait enfin qu’un jour on nous amène les sanads des ahadith ne serait ce qu’en note de bas de page même dans des articles publiés à partir de livres. Car j’espère bien que l’auteur n’a pas manqué de les mentionner dans les notes de son livre et ce n’est pas douter de sa probité que de demander ce moindre mal. Et merci
Monsieur Bentounes cite ce verset coranique : "Certes, ceux qui croient et ceux qui suivent la religion juive, les chrétiens et les sabéens ; quiconque en un mot croit en Dieu, au jour dernier et accomplit de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur. Il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé. (C. 2, 62) »
Pourquoi alors certains chrétiens sont persécutés en terre musulmane. Actuellement en Algérie, les chrétiens subissent d’importantes pressions. Pourquoi cette contradiction
Monsieur Bentounes, votre article est très bien venu, il est d’une incontestable probité d’intention, et ne voyez dans ce que je vais vous dire, que légère critique. Il me semble que vous abusez du concept de "milieu", surtout pour introduire cette injonction finale du "mourir avant de mourir", si essentielle à toute initiation. La chose, en effet est d’abord clairement énoncée : il s’agit de la "voie du milieu", que l’on retrouve dans la tradition extrème-orientale du Tao. Mais ensuite, vous nous parlez d’un "juste milieu" mohammedien, et cela ne me semble pas très approprié.
Pour en venir à un ton plus léger, je tiens aussi à vous remercier de nous apprendre qu’il y avait à Medine, une piscine olympique. Et alors, dans quelle tenue se baignait-on ?
Cf. :
"Il recommandait également le sport pour les adultes comme remède aux infirmités du corps, quant aux enfants il demandait qu’on leur apprenne : « la nage, les jeux d’adresse et l’équitation »."
A Waglioni
Il n’est pas nécessaire d’avoir une piscine pour recommander aux gens à nager. Dois-je te rappeler qu’une partie de l’Arabie se trouve au bord de la mer rouge.
Salam Aleykoum à tous et à toutes
Bonne question que vous poser cher Paul.
En effet, pourquoi ces différences entre la norme et la réalité ?
Pourquoi les hommes parmi les plus riches au monde sont des Chrétiens quand Jésus (paix sur lui) a dit : "Il sera plus difficile pour l’homme riche d’entrer au Paradis que pour le chameau de passer dans le chat de l’aiguille"
Ou encore, pourquoi aux USA certains continuent-ils de d’affirmer qu’il y a une hiérarchie entre les "races" quand leur constitution affirme clairement : "We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal" ?
Il y a là beaucoup à méditer...
Sinon, un grand merci au Cheikh Ben Tounes pour ce magnifique exposé sur notre cher Prophète (PBSL).
Vraiment ça fait du bien de lire de tels choses.
Wa Salam.
Salam Aleykoum à tous et à toutes
À mr Waglioni
Je vous conseil vivement de vous référer aux nombreuses biographies du Prophète (PBSL) sinon aux recueils de hadiths par exemple celui, le plus célèbre, du Sahih Al-Boukhari et vous trouverez que la notion de juste milieu est constante et réitéré à plusieurs reprises.Cette notion est d’ailleurs dans le Coran.
Si ce concept est présent dans la tradition taoiste ou autre, et bien tant mieux mais il ne s’agit ici définitivement pas d’un emprunt mal venu mais bien plutôt d’une qui se trouve au coeur de l’Islam.
Bien à vous,
Et Dieu -Exalté Soit-Il- est plus Savant
Wa Salam.
Pour revenir au post de Paul qui s’inquiète qu’en Algérie , les chrétiens soient soumis à divers pressions et autres menaces au résultat d’une vive polémique qui fait rage dans ce pays,de l’expulsion d’Hugh johnson,président de l’église protestante d’algérie ou encore de la condamnation du père WALLEZ pour le « délit » d’avoir prié « hors d’un lieu de culte autorisé » avec des camerounais.
A la lecture de l’article du 27 02 08 dans
le journal chrétien(http://www.spcm.org/Journal/spip.php ?article15636
on apprend que ni les autorités religieuses chrétiennes françaises, ni les journalistes ni même les politiques ne sont exprimés sur le sujet :
Ne croyez vous pas ,Paul que le sujet vaut par sa nature de propagande mesquine qui tend à discréditer toujours encore et encore un "islam" qui dérange par son authenticité ?
la conversion religieuse est possible ,Paul, mais elle reste possible sauf si elle n’est pas utilisée par des esprits manipulateurs et calculateurs à l’encontre de populations souffrant de la misère,analphabètes et ignorantes.
On a là ,Paul, la preuve que l’histoire
se répète et vous constaterez que le colonialisme latent , perdure.
A Raymond /Et pourquoi un si grand décalage entre ce que fut Jésus et ce qu’est Bush ? Pourquoi un si grand décalage entre ce que fut Abraham et Ariel Sharon ? Pourquoi un tel décalage entre Moise et les juifs en Israel vis à vis des musulmans ?
@Kalmoa : j’ai beau faire, je ne peux me représenter qu’à Medine, on se soit jamais occupé d’enseigner la natation. Je mets (au mieux), le passage que je relevais, au niveau d’une plaisanterie dont j’espère que l’auteur sera heureux de voir que quelqu’un l’aura relevée.
Plus sérieusement, @Karim B. de Montreal, je tiens à dire que je ne me suis pas exprimé avec un développement suffisant pour éviter d’être compris de lui à contre-sens. Je voulais souligner l’ambigüité qui consiste à confondre les deux notions de "voie du milieu", qui est le chemin de l’axe, du lieu sans lieu, de celle de "juste milieu" qui est la tarte à la crème des modérés de tous poils. Ces deux notions sont malheureusement confondues, à cause du flou du vocabulaire. Mais après tout, chacun appréhende les choses à la mesure de ses capacités, et comme je le disais en préambule à ma (légère) critique, je suis loin d’avoir la science de l’auteur de l’article. Je n’interviens que sur les points mineurs où je crois avoir quelque connaissance.
Bonjour,
Il serait bien que lorsque vous citez une parole du prophète, d’indiquer les sources ...
Le Cheikh Khaled BenTounès nous dit du Prophète que :"Sa galanterie légendaire nous rappelle qu’il n’a jamais élevé ni la voix ni la main sur une femme."
Hélas beaucoup de hadiths me semble prouvé le contraire de ce que affirme le cheikh, par exemple sur le fait qu’il n’ai jamais levé la main sur femme.
Voici un hadith qui a été rapporté par Muslim,Al Nisai et Al Albani : Muhammad ibn Qais (...) rapporte que Aïcha a dit : (...) ’C’était mon tour de passer la nuit avec le messager d’Allah. (...) Il s’allongea jusqu’au moment où il pensa que j’étais endormie. Il prit alors son manteau, mit lentement ses souliers puis ouvrit lentement la porte, sortit, et la referma légèrement. Je couvris alors ma tête, mis mon voile et sortis, suivant ses pas jusqu’à ce qu’il arriva à Baqi’. Il se tint là debout assez longtemps, leva ses bras à trois reprises, puis se retourna. Je fis donc demi tour. Mais il accéléra sa marche, alors je fis de même. Puis il commença à courir, et je me mis à courir aussi. Nous arrivâmes à la maison, moi un peu avant lui. Alors que je m’allongeais sur le lit, il entra dans la maison, et dit : ’Pourquoi es-tu essoufflée Aïcha ?’ Je dis : ’Ce n’est rien.’ Il dit : ’Dis-moi ou Dieu m’informera.’ Je lui dis alors toute l’histoire. Il dit : ’C’était donc ton ombre que je voyais devant moi ?’ Je dis oui. Alors il me frappa à la poitrine, ce qui me fit mal, et dit : ’Pensais-tu qu’Allah et son Apôtre t’auraient traitée injustement ?’’ (...)
Pour ce qui est de la galenterie légendaire voici d’autres hadiths :
L’apôtre d’Allah a dit :
S’il y a un signe maléfique quelque part, c’est dans la femme, le cheval et la maison.’ (récit de Sahl bin Sad Saidi, Bukhari LII 111)
D’après Usama bin Zaid, le Prophète a dit : ’Je n’ai laissé derrière moi aucune calamité plus nocive aux hommes que les femmes.’(Sahih Bukhari Volume 7, livre 62, Numero 33)
Abu Bakr rapporte que (...) lorsque le Prophète apprit que les Perses avaient fait de la fille de Khosrau leur Reine, il dit : ’Jamais une nation dirigée par une femme ne réussira.’ (Sahih Boukhari Volume 9, livre 88, Numero 219)
Il est rapporté sur l’autorité de Abdullah bin Umar que le Messager d’Allah a dit : ’Ô débauchées, faites l’aumône et demandez à être pardonnées car je vous ai vu formant la majorité des habitants de l’enfer.’ Une femme demanda : Et pourquoi, ô Messager d’Allah ? ’Vous maudissez trop et êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu personne manquer de bon sens, échouer en religion et faire perdre sa sagesse au sage comme vous.’ Qu’est-ce qui ne va pas avec notre bon sens et avec la religion ? Le Prophète répondit : ’Votre manque de bon sens peut être jugé du fait qu’un homme équivaut à deux femmes, ce qui est une preuve de votre manque de bon sens. De plus lorsque vous avez vos règles, vous cessez de prier et de jeûner pendant le Ramadan et cela est un défaut en religion.’ (Sahih Muslim livre1, Numero 142)
Malheureusement la liste est longue, chacun jugera de la "galanterie légendaire" que l’on peut lire dans ses hadiths.
Mon but ici n’est pas de diabolisé, en effet je connais les merveilleux enseignements que l’on peut trouvé dans la personne du Prophète. Mais en même temps il existe beaucoup de textes, que sa soit dans le Coran, les Hadiths, la Sira et les tafsirs qui sont loin d’être de merveilleux enseignements, et ils deviennent donc contradictoire. Hélas très peu de savants essaient d’abordés ses sujets, certes ils sont très délicat à critiqué, mais aussi peut-être pour d’autres raisons...
Encore une fois mon but n’est pas de diabolisé je tiens à le souligner, mais juste d’apporté certaines critiques, et que l’on s’interroge calmement pour essayé de comprendre. Car pour ma part il m’arrive de découvrir des textes dérangeant en lisant et étudiant ses textes. Je constate que avec les textes il est possible de montré tout et son contraire concernant le Prophète. Il est donc facile pour chacun de les manipuler, pour se faire selon son envi, l’image que l’on veut de lui.
Salam, Shalom, Paix, Peace, Paz...
la force ,la puissance de ce texte.La force spirituelle de muhammad (saw).
La force et la puissance du coran.
Muhammad était d’une force spirituelle extraordinaire.Il etait la preuve vivante de la force ilimité du dieu tout puissance.Un charismatique doué d’une intelligence sans précédent de lhistoire humaine.Un sage d’une très grande envergure.Le meilleur homme,la meilleure créature de tous les temps.
Question a M. Bentounes :
Pourquoi chrétien Salman s’est-il convertit à l’Islam ? Pourquoi le Prophète s’est-il mis en colère lorqu’il vit Omar lire la Thorah, et pourquoi lui a t-il dit "si Moïse était vivant il m’aurait suivi" ?
Avant de contredire le Prophète ce sont bien vos propos que le Qoran contredit. Le Qoran contredit également le syncrétisme, l’idée d’incarnation divine, ... Affirmer ce que vous affirmez à propos des religions agréées de Dieu est contestable. M. Bentounes peut-il nous expliquer les versets 4 et 5 de la Caverne ? Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n’y a point introduit de tortuosité (ambiguïté) ! 2. [Un livre] d’une parfaite droiture pour avertir d’une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes oeuvres qu’il y aura pour eux une belle récompense. 3. où ils demeureront éternellement, 4. et pour avertir ceux qui disent : "Allah S’est attribué un enfant." 5. Ni eux ni leurs ancêtres n’en savent rien. Quelle monstrueuse parole que celle qui sort de leurs bouches ! Ce qu’ils disent n’est que mensonge.
Tiens donc Bentounes encore contredit-il le Qoran ?
M. Bentounes non content de lui malgré ses efforts change ici la parole prophétique et fait dire au prophete que la lamentation de celui qui est en enfer est semblable à la lamentation de celui qui est au paradis !!! En vérité cette parole prophétique explique que le jour du Jugement tout le monde regrettera de n’avoir pas fait plus dans la voie du bien, même ceux qui auront gagné le paradis. Car comme le rapporte Hasan al basri, Dieu dit à ses serviteurs au jour de la résurrection : "Ô mes serviteurs, entrez au paradis par la grâce de ma miséséricorde et partagez-en les degrés entre vous,selon vos actions."
Othmane.
SCEPTIK,JE CROIS SINCEREMENT QUE T’AS UN GROS PROBLEME D’AUTHENTIFICATION DE HADITH.Et honnetement pour te dire t’as un gros probleme avec les femmes.
Et en toute franchise tu reveles bien ta conception et ta perception litéraliste.
Retourne consulter les ahl alhadith.Parce que là je vois un autodidact certe,mais qui n’a aucune notion de critique de ahadith.EN BON AMI
Salam,
Septik,d’abord je veux vous dire que vous avez raison d’être sceptique, c’est un signe de maturité. Vous n’ignorez pas qu’un texte peut être soumis à différents niveaux de lectures. Avant d’écrire, je vous cite :"Il est donc facile pour chacun de les manipuler, pour se faire selon son envi, l’image que l’on veut de lui.", vous auriez peut être du vous rappeler que l’intention prime sur l’action et la parole. Rien ne nous permet de juger de l’intention d’un être, car elle réside dans son cœur, et dans ce siège de l’intimité, seul Dieu est témoin. Dans la lecture que donne le Cheikh Bentounès, j’y vois une intention fraternelle qu’il partage avec vous et moi. Elle réveille, chez certains, le meilleur de soi, un enthousiasme rafraichissant, enfin elle nous ouvre sur le monde. Pour d’autres, comme un effet de miroir, ils y verront leur propre limitation et leur repli sur eux-mêmes, leur peur de voir leur identité dissoute dans un "syncrétisme" imaginaire.
A Othmane, votre citation finale aurait due vous faire réfléchir sur la Miséricorde qui précisément guide l’article que vous critiquez.
Enfin pourquoi tant d’acrimonies, dès qu’il s’agit de rapprocher les êtres dans un monde qui n’a certainement jamais été aussi divisé ?
Où est l’urgence messieurs-dames ?
Cordialement.
Rahma
Qui a pris Dieu à l’homme et qui a pris l’homme à Dieu ?
Je veux dire ici combien je regrette les (même légères) critiques que j’adressais à M. Bentounes, car je vois qu’il est assailli de remarques totalement inappropriées, et je n’ai pas l’intention d’être mélangé à ce flot.
Il est très difficile d’être compris de ceux qui ne sont pas dans le même état d’esprit que soi, ou qui n’ont pas envie de comprendre. M. Bentounes délivre un enseignement pour éveiller les esprits, tandis qu’on le lit au niveau d’une littérature de caniveau. Il faudrait, je crois, présenter ses articles avec plus de soin, afin d’éviter ce genre de quiproquos.
Réponse à ANONYME,
Je constate dans ta manière de me répondre que tu t’es peut être senti agressé, pourtant j’ai bien précisé que ma critique n’avait pas pour but de diabolisé qui que se soit.
Sache mon cher ANONYME que j’ai bien précisé la source des hadiths cités, contrairement à l’article ci-dessus du cheikh BenTounès qui nous cite des paroles du Prophète comme « Allez chercher la science jusqu’en Chine » ou autre sans cité ses sources.
Explique moi cher ANONYME en quoi les sources que j’ai cité ne sont pas authentique ? Et en quoi tu trouves que j’ai une conception littéraliste vu que je n’ai pas interprété ses hadiths ?
Enfin je ne vois pas du tout en quoi j’aurais un problème avec les femmes pour cause d’avoir cité ses hadiths... où est le rapport ?
Justement j’ai cité des hadiths qui donnent une image des femmes que personnellement je ne partage pas.
J’espère que le grand professionnel que tu paraît être, puisse à moi petit amateur autodidact que je suis, m’éclairé de toute ta lumière. BarakAllahoufik
Salam aleykoum à tous et à toutes
Que la Paix et bénédiction divine soit sur le Prophète Mohammed Ibn Abdullah, Miséricorde de Dieu pour les êtres humains ainsi que sur tous les prophètes qui l’ont précédés.
D’abord, salut Waglioni. Merci pour ta réponse courtoise. Je pense que l’on peut s’entendre sur la notion de juste milieu. Il ne s’agit pas ici de tièdeur. Et si vous connaissez les évangiles, vous savez alors aussi bien que moi ce qui y est dit à propos des tièdes :
"Ah ! Si tu étais froid ou chaud ! Mais puisque tu es tiède, je te vomirai de ma bouche." Apocalypse selon St-Jean.
Non, la notion de juste milieu omniprésente dans l’Islam réfère à la tempérance, au bon jugement et au refus des extrêmes. Ce n’est pas de dire que les Musulmans sont tous ainsi mais bien que c’est la norme ou plutôt l’idéal vers lequel nous sommes appellés.
À la défense du hadith concernant la natation (ou la baignade peu importe). J’aurai bien aimé moi-aussi obtenir la source de cette citation. Postulons pour le besoin de la réflexion que ce hadith est authentique : si on s’imagine mal des Musulmans des premiers temps (ou même de tout temps) se baigner c’est probablement que ce conseil prophétique a été ignoré comme bien d’autres ou qu’il n’est pas parvenu aux oreilles de la plupart des Musulmans. De plus, il est encore aussi possible que lorsque les hadiths ont commencés à faire l’objet d’une compilation et classification systématique (environ 3e siècle après l’hégire), que celui-ci n’ait pas été considéré comme authentique parce qu’on s’imaginait mal qu’il puisse s’accorder avec les exigences de pudeur vestimentaire qui sont propres à notre noble religion.
Bref, je spécule car la science me fait défaut mais je souhaiterai seulement ajouter comme commentaire que si le doute est salutaire, l’incrédulité totale ne l’est pas. Concluons donc, si vous le permettez cher Waglioni, qu’il nous faut faire plus de recherches sur le sujet... !
À celui qui s’appelle Sceptik et à tous les autres visiteurs de ce site qui ont lu le texte du Cheikh : je crois que le Si’Ben Tounes a clairement établi sa position sur la question des hadiths qui paraissent non-équitables. Je le cite verbatim :
"Des dynasties Omeyyades, Abbassides etc, afin d’asseoir leur pouvoir et leur légitimité, se sont servis de théologiens pour forger des hadiths allant dans le sens de leurs intérêts."
Pour ajouter de l’eau au moulin de cet discussion je vous renvoie à l’article suivant posté sur le blog d’Alain Gresh dans le Monde diplo : Vers une révolution de l’islam en Turquie ?
http://blog.mondediplo.net/2008-02-29-Vers-une-revolution-de-l-islam-en-
Turquie
Voici un court passage :
"Le professeur Mehmet Gormez, un important officiel du Département des affaires religieuses et un expert dans les hadith nous en donne un exemple parlant.
"Il y a certains messages qui interdisent à la femme de voyager trois jours ou plus sans la permission de son mari. Ce sont des messages authentiques. Mais ce n’est pas une interdiction religieuse. Elle est venue parce que, tu temps du Prophète, il n’était pas sûr pour la femme de voyager seule. Mais le temps a passé, et les gens ont rendu permanent ce qui n’était prévu que comme temporaire, pour des raisons de sécurité."
Ce projet justifie son intervention audacieuse sur des hadith qui remontent à 1400 ans par une recherche académiques rigoureuse. Le professeur Gormez souligne un autre discours du Prophète disant qu’il "était impatient de voir le jour où les femmes pourraient voyager seule sur de longues distances". On comprend ainsi, dit-il, quel était le but du Prophète."
Je vous laisse en espérant que les discussions sur ce site continuerons sans cesse et toujours dans un esprit fraternel et toujours loin de la colère car comme l’a dit le Prophète (PBSL) :
"Abou Horeira rapporte qu’un homme ayant demandé au Prophète (PBSL) de lui donner un bon conseil, celui-ci répondit : Ne te mets pas en colère ! Le Prophète répetera d’ailleurs à plusieurs reprises à son interlocuteur : Ne te mets pas en colère !"
Rapporté par l’Imam Bukhari t.4, p.179, c. 76, No. 3. dans "Sélection des hadiths du Prophète de l’Islam", par Omar H. Kasule, Édité et Publié par I.I.F.S.O. et F.I.M.C., 1991.
Mais Dieu -Exalté Soit-Il- en vérité est plus Savant.
Wa salam
Salam aleykoum à tous et à toutes
Juste un retour à propos du hadith sur la science "jusqu’en Chine".
J’ai fait une brève recherche en francais et j’ai trouvé qu’il a été rapporté par :
Al-Bayhaqî dans Shu’ab al-Îmân ; Ibn ’Abd Al-Barr, Jâmi’ Bayân al-’Ilm wa Fadlih, p. 8.
J’ai trouvé que nombre de gens de la francophonie citent ce hadith sans y ajouter de références et que nombreux sont ceux qui se référant à un savant du nom d’Al Albani, affirment que celui-ci serait un faux.
En anglais ce fut moins long et beaucoup plus fertile !
Sh. G. F. Haddad dans Living, Islam Islamic tradition l’explique comme suit :
"Seek Knowledge as far as China"
by Sh. G. F. Haddad
(ma traduction)
Narration d’Anas (compagnon du Prophète PBSL) rapporté par al-Bayhaqi dans "Shu`ab al-Iman and al-Madkhal" ainsi que Ibn `Abd al-Barr dans "Jami` Bayan al-`Ilm" et al-Khatib à travers trois chaînes dans son introduction à al-Rihla fi Talab al-Hadith(p. 71-76 #1-3) ou le shaykh Dr. Nur al-Din l’aurait déclaré "faible" (da’if).
Il aurait aussi été rapporté par Ibn `Umar, Ibn `Abbas, Ibn Mas`ud, Jabir, et Abu Sa`id al-Khudri, mais tous à travers des chaînes faibles.
Aussi narré par le maître du Hadith al-Mizzi qui affirmait qu’il est rapporté par tellement de chaînes qu’il faut le considérer comme bon (hasan) en se fiant sur la citatin de al-Sakhawi dans "al-Maqasid al-Hasana".
Al-`Iraqi dans "Mughni `an Haml al-Asfar" le déclare fort (sahih) pour la même raison. Mais al-Hakim and al-Dhahabi aurait rapporté à juste titre qu’aucune chaîne vraiment solide est réellement connu.
Abu al-Ashbal al-Zuhayri déclare le hadith bon dans "Jami` Bayan al-`Ilm (1:23ff.)"
Sh. G. F. Haddad conclu que le seul hadith que l’on trouve en connexion avec celui "de la Chine" qui fasse complètement l’unanimité est le suivant : "Chercher le savoir est une obligation pour tous les Musulmans."
Ce qui à mon avis est quand même relativement proche...
Le premier a avoir déclaté le "Hadith sur la Chine" faux aurait été Ibn al-Qaysarani (d. 507) dans `rifa al-Tadhkira (p. 101 #118).
Cet caractérisation aurait été conservé par Ibn al-Jawzi dans "Mawdu`at" mais ce verdict serait rejeté entre autres par al-Suyuti dans "al-La’ali’" (1:193) ainsi que par al-Mizzi, al-Dhahabi dans "Talkhis al-Wahiyat", par l’étudiant d’al-Bajuri, Shams al-Din al-Qawuqji (d. 1305) dans "al-Lu’lu’ al-Marsu`" (p. 40 #49), et par Muhammad Tahir al-Fattani (d. 986) dans "Tadhkira al-Mawdu`at" (p. 17) dans lequel il le déclare bon (hasan).
Je dois partir vers d’autres obligations mais j’aimerai conclure que peu importe la Chine, il me semble claire comme de l’eau de source que l’Islam appelle l’humain à tourner son âme vers la science et le savoir.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- est plus Savant.
Wa Salam.
je veux rien dire sans commentaire
hasbona lah wa ni3ma wakillllllllllll
Très cher sceptik,
j ai encore relu votre "critique" mais y a quand meme quelque chose qui n est pas claire.Votre but n est pas de diabolisé qui que soit.Peut etre.Meme si je suis pas convaincu.Et ces textes,ces ahadith que tu as cités sont expliqués par des savants.Prend donc ce qui semble bon avec ta conscience et escuse moi si j ai écrit certains éléments qui t on choqué.
assalamou aleikoum moi je voudrais simplement dire que si on n’a pas vu quelques choses dans les haditch cela ne veut pas dire que le prophete n’a pas dit cela car les haditcht son nombreux .je voudaris seulement inviter à tout le lecteur de faire rèfèrence au coran et aux hadich authentiques du prophète mouhammad salâlahou alayhi wa salâma
Salam à tous,
Je vous invite à lire les livres de Bentounèse.
Voici sa définition de la Baraka dans son livre "le soufisme cœur de l’Islam" :
Baraka : influence bienfaisance produite par un saint, vivant ou mort. Pouvoir spirituel dont un maitre est investi et qu’il communique par l’initiation."
(Voir dans le glossaire).
C’est ni plus ni moins que de l’association (chirk).
Après cela le reste ne m’étonne pas...
Du hadith sur le jihad on comprend que le grand combat intérieur est le combat essentiel de référence, auquel on a recours en toute circonstance, alors que
le petit combat est d’aspect provisoire en des circonstances bien particulières,
car sans ce combat fondateur, on risque, emmenés par nos pulsions animales, de faire plus de mal que de bien. Aussi le combat, sous ses différents aspects, est un, indissociable, mené par l’homme pour l’homme, constructif et non destructif, pour permettre une dynamique d’amélioration et d’évolution de la condition humaine, sans aucune séparation entre l’aspect matériel et spirituel. A ce propos, Cheikh Khaled Bentounès dit dans son livre "Le Soufisme Cœur de l’Islam" :"Il n’y a pas
deux mais une seule voie, un seul destin
un seul chemin. Il n’y a pas de dualité, c’est l’unité...Le sens de l’effort qui
s’exprime dans le mot jihad doit se réaliser dans le déroulement de la vie tout entière...Pour cela, nous devons développer la vigilance et la conscience
Jour après jour,l’effort grandira et nous serons les premiers à en récolter les fruits car chaque arbre est contenu dans sa graine. Encore faut-il que l’homme travaille et arrose ce jardin intérieur".
Je crois que le problème de mal compréhension du message islamique provient du fait que la lecture du texte
Coranique reste souvent limitée au niveau textuel, sans la possibilité d’accès à un niveau plus élevé, alors que la parole sacrée du Coran ne peut être saisie que dans un cadre d’unité et
d’harmonie entre lettre et esprit. A propos de cette question concernant la lecture du Coran, Cheikh Khaled Bentounès dit dans le même livre : "Le texte coranique peut être lu différemment suivant la maturité des personnes. On peut le lire textuellement au premier niveau, ou à un niveau plus profond. Il peut être lu au passé ou au présent. Le Prophète (ssp) a dit : "Le Coran est le jardin des connaissants". Ainsi, des personnes extérieures à l’Islam qui lisent le Coran, peuvent être surprises car elles n’auront souvent accès qu’à ce premier niveau. Par exemple,les paroles qui font appel allusion à la crainte de Dieu peuvent être mal interprétées, alors que pour le soufi la crainte de Dieu est une crainte
révérencielle. Un Dieu que l’on ne craint pas est un Dieu qui n’existe pas...L’Islam prend la nature humaine telle qu’elle est. Le Coran n’est pas élitiste ! Quel que soit le niveau d’éducation,d’éveil et de conscience, il s’adresse à tous, et chacun perçoit le message selon son niveau d’évolution."
Le hadith du jihad nous apprend à relier notre effort et notre action dans la vie à ce grand combat intérieur, pour permettre le maximum de positivité dans cette action, en lui donnant une portée non limitée au profane. Alors s’impose la question de discernement entre le "vrai " et le "faux" combat, entre l’"épée de justice" et celle de "violence", car là il y’a un problème de confusion se faisant dans les deux sens. Ainsi au nom de rendre justice, on peut prendre une fausse attitude, surtout avec la tendance de violence existant en l’homme, celle d’affronter le mal par le mal, le négatif par le négatif, alors qu’il est possible de prendre une autre attitude dans laquelle le négatif soit affronté et neutralisé par le positif, par ailleurs l’histoire des différents peuples et nations en témoigne, et le hadith cité dans l’article du Cheikh Khaled Bentounès d’intitulé « Islam et violence » vient mettre en évidence cette situation critique, dans les moments de confusion –fitna- en particulier en ce qui concerne notre époque de complexité inouïe. En contre vers, on peut, par bonne ou mauvaise foi, aller dans l’erreur de condamnation et non acceptation de la justice d’un combat. A ce propos, prenant le combat du Prophète (ssp) comme modèle, Cheikh Khaled Bentounès dit dans son livre « Le soufisme cœur de l’Islam » : « Ainsi certains, par manque de réflexion, ne comprennent pas et refusent l’aspect guerrier du Prophète (ssp)…Si le Prophète (ssp) a pris l’épée, ce fut celle de la justice. Cela constitue la spécificité de l’Islam qui est une voie active. Jésus (ssp) a dit : « Si on vous frappe sur la joue droite, tendez la joue gauche. » Le Prophète (ssp) a dit : « Ne fait pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. » Le message de Jésus, très élevé spirituellement, était réservé à une élite plongée dans la contemplation divine et immergée dans la lumière. L’Islam, voie du juste milieu, accepte la nature animale de l’homme et la parfait. L’homme a besoin de la balance et il a besoin de l’épée. Il a besoin d’être de temps en temps remis dans le droit chemin. Cette épée n’est pas celle de la violence mais celle de la justice qui sépare la vérité de l’erreur. C’est un rappel…La voie de la non violence n’est pas la voie de la passivité. La non violence c’est ne pas être violent. La violence existe en nous et pouvoir la dompter est méritoire. Effectivement, l’Islam nous dit : « La punition d’un mal est un mal identique mais celui qui pardonne et qui s’amende trouvera sa récompense auprès de Dieu. » (Coran). On a toujours le choix.
Comme nous le précise ce récit du Cheikh Khaled Bentounès, l’Islam est la voie du juste milieu, entre le temporel et le spirituel, entre la lettre et l’esprit. Dans cette voie active de réalisation, la loi (chariâa) s’inscrit comme outil, la foi (imane) comme énergie, l’excellence (ihsane) comme aboutissement, où l’être se réalise dans le Divin, et retrouve sa nature originelle, celle de l’être universel.
Lorsqu’on ne vit pas la voie du juste milieu, lorsque le temporel prend le pas sur le spirituel, la lettre sur l’esprit, la loi n’est plus vécue dans sa dimension spirituelle, elle perd alors son sens comme moyen d’élévation et de progression, et devient comme une limitation et un voile masquant la réalité et l’essentiel du message. Par exemple la prière (salâh) a pour sens celui d’établir « le lien (silâh) privilégié entre Dieu et l’homme, et entre l’homme et Dieu »*, en définitif « rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu ». Par la prière, on rend la Présence divine évidente, à basse voix dans le jour d’éclaircissement, à haute voix dans la nuit de confusion et d’oubli. « C’est un moment salutaire pendant lequel l’homme se sent dans la Présence. Car comment pourrions-nous être présents devant Dieu sinon par Lui ? »*. Ainsi, la prière, qui « est un moyen pour le pratiquant de s’élever et de progresser, et l’outil de transformation spirituelle qui va s’opérer »*, peut être évidée et dépourvue de son sens et réduite à un rite, une obligation à exécuter.
Lorsqu’on perd l’essentiel du message et qu’on ne le vit pas pleinement, lorsqu’on manque des valeurs spirituelles telles la miséricorde, l’amour, la sagesse, la connaissance, la clairvoyance, on se fabrique une religion de forme, se réduisant à des prescriptions à exécuter, à des dogmes et normes à suivre, comme une sorte de standardisation.
Aujourd’hui, le monde connaît une crise spirituelle, sous différents aspects, et le monde musulman n’en est pas une exception. Il y’a comme une désorientation, un oubli de l’essentiel du message, comme nous le fait rappeler le Coran, en parlant de ceux, quand l’oubli a longtemps duré, dont les cœurs se sont endurcis, pour devenir aussi durs que les pierres ou encore plus, puisque parmi les pierres, il y’a celles d’où jaillissent les rivières et celles chutant de crainte de Dieu. Actuellement comme auparavant, il y’a toujours ce besoin de revivification des valeurs spirituelles, de l’essentiel du message, et le tassawuf peut jouer dans ce cadre un rôle salutaire, comme le montre l’histoire. « Lorsque le monde musulman traverse une crise grave, il fait toujours appel à eux (maîtres). Leur présence assure un retour aux sources, une stabilité et une ouverture. Quelle que soit l’époque, chaque maître est un revivificateur de l’essentiel du message prophétique. « Au début de chaque siècle, Dieu envoie un homme qui revivifie votre religion » (hâdith) »*.
*Cheikh Khaled Bentounès « Le Soufisme cœur de l’Islam ».
EL SALAM AILAIKOUM,
Je vois que ce texte confirme ce qui me semble le plus important et le plus précieux : la RAHMA, le bien et la justice, base de l’enseignement de notre prophète sur lui la prière et la paix.
ihsane
Salam,
Le Cheikh Bentounes manque trop de rigueur sur le plan argumentatif pour que son discours soit entendu de façon véritablement significative.
Rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu est un emprunt qu’il fait à Chateaubriand tel qu’il est cité par Eva de Vitray Meyerovitch.
Le Cheikh ne cite pas ses sources et n’a pas véritablement de pensée qui lui soit propre.
Il fait ce qu’il peut. Certes.
Il est toutefois permis de dire qu’on pourait attendre davantage de la part de quelqu’un qui se présente comme une personnalité "autorisée" en ce qui concerne la question de l’islam et des musulmans. De plus, c’est quand même une activité à plein temps ...
salam allah aaliekom ya chiekhe je voudrais lire votre dernier ouvrage, tant critiquer je l’ai chercher un peu partout au niveau d’alger orienter moi vers une librairie ou une maison d’édition merci et barka alloh fikom
à almageste entre autres, Cheikh Bentounes m’a beaucoup apporté avec ses propos, qui sont les même que ceux que tu as parcouru pourtant. Si tu savais tout cela où sont tes ouvrages ou ne serait-ce que t posts pour nous en faire profiter mais la critique stérile t’apporte quoi et à nous autres je te le demande. Cheikh Bentounes a écrit plus de 20 ouvrages que tu peux trouver sur le net et tu affirmes catégoriquement qu’il n’a pas de pensée propre à cause d’un emprunt à Châteaubriand. Excessif surtout que ce Cheikh Bentounes est une des rares personnalités contemporaines à rappeler "l’esprit" de la religion dans sa profondeur comme dans son cadre général qui est la Rahma à l’heure où l’Islam est manipulé de l’intérieur par des gens qui ont fait couler le sang et instrumentalisent l’Islam, le vidant de son sens profond et de sa capacité à éclairer l’Humanité pour n’en laisser qu’une caricature bonne à stigmatiser, fanatiser, diviser et contraindre. Je te suggère une meilleure lecture de l’auteur et peut-être même une lecture simplement car sa pensée est une bouffée d’oxygène dans une bouillie trop conservatrice pour moi. Salam
à Habib entre autres, c’est un point très intéressant ! Il ne dit pas que le saint est à adorer que je sache donc le terme de chirk est exclu quant au fait que des hommes aient une baraka c’est à dire une influence le Coran et le hadith nous enseignent en nombre d’occasions que Dieu a des hommes qui lorsqu’ils l’invoquent Il les exsauce et c’est tout sauf de l’associationnisme comme je le disais à mon propre cousin de sang qui me soutenait que visiter les tombeaux des saints était au mieux inutile au pire chirk ! Et il me situait Dieu dans les cieux... irrecevable comme ton propos : je visite les saints vivants ou morts car ce qu’ils ont laissé d’enseignement et d’exemple me donne du khoushou’et ravive ma foi (est-ce leur baraka ?) mais je ne prie que Dieu glorifié soit-Il sans oublier qu’il n’y a que Lui et que rien ne peut-être sinon Lui et que "où que vous vous tourniez est la face de Dieu". Le chirk est un argument ressorti contre les spirituels et intellectuels musulmans ouverts par les wahabites conservateurs et aux lectures strictement littérales rétrogrades. Je te rassure pesronne n’adore des pierres dans le monde musulman ni d’être de chair et d’os aussi bas soit le degré d’enseignement et de science dans la oumma contemporaine. Merci à toi car c’est par le débat qu’on sortira de l’obscurantisme caricatural du chirk et autres la yajouz qu’on nous ressort dès que la question débattue dépasse l’entendement et le savoir de l’auditoire. Merci sincère wa Salam à tous
A Yahia,
Vous me reprochez de critiquer le Cheikh Bentounes. Mais ce faisant, vous pratiquez à mon égard ce que vous me reprochez de pratiquer à l’égard de Cheikh Bentounes : vous me critiquez ...
Vous affirmez que le Cheikh Bentounes apporte une bouffée d’oxigène dans une bouillie conservatrice. Vous avez le droit de le penser. Toutefois je vous répondrez que 1/ Il ne suffit pas de se distinguer de la médiocrité ambiante pour prouver sa propre pertinence 2/ Je suis étonné que vous repreniez les méthodes de ces conservateurs que vous conspuez en déniant à ceux qui ne pensent pas comme vous le droit à la critique et en pratiquant le procès d’intention.
Contrairement à ce que vous insinuez, je sais de quoi je parle. J’ai lu les ouvrages de Bentounes et même ceux de son père, de son grand-père et de son arrière grand père disponibles en langue française. Je ne le trouve pas à la hauteur de la tradition qu’il représente et j’ai dit en quoi.
Souffrez donc que les autres ne pensent pas comme vous ce sera là une véritable victoire sur l’esprit outrancièrement concervateur et dogmatique que vous critiquez à juste titre.
J’ajouterais que cela ne me dérange pas qu’il cite Chateaubriand. Ce qui est problèmatique c’est qu’il ne le dit pas. Et c’est très souvent le cas.
C’est une pensée molle. Il dit des choses interessante mais tout cela manque vraiment de consistance intellectuelle.
Que dire des Scouts musulmans de France dont il est le principal instigateur ? Lors de l’arrivée de la flamme de l’espoir à Paris (Lavilette) il n’y avait que des membres de sa Tariqa qui étaient présents. Les jeunes auxquels il est sensé s’adresser (et qui justifie les subventions que cette association reçoit) n’accrochent pas. Mais on donne le change pour les médias en faisant venir le plus possible de faqir alawy, c’est lamentable ...
Bonjour à tous,
J’ai eu récemment l’occasion de faire la découverte d’une autre tariqa fort présente en France et dont le cheikh réside au Maroc. Le nom de cette tariqa comme par un "B" et fini par un "i" et rime avec gâchi.
Cette expérience comparative m’amène à réviser mon jugement quelque peu cinglant au sujet de la Tariqa Alawya.
Franchement, les critiques que j’ai émise sont exagérées.
Dans la tariqa alawya et dans l’enseignement du cheikh Bentounes l’amour de Dieu et de Ses créatures est au centre d’une approche qui n’a rien de démagogique.
Pour paraphraser Churchill, on peut dire que la tariqa du cheikh Bentounes est la pire qui soit mais il n’y en n’a pas de meilleure.
En fin de compte, les êtres humains - et moi le premier - ne sont pas parfait. Il est permis de penser que l’esprit compose avec ce dont il dispose.
Que Dieu nous pardonne et nous aide dans son amour infini.