Ibn Khaldoun avait compris, si longtemps avant nous, combien le temps de l’histoire fluctue. Dieu n’avait rien écrit ni programmé, l’histoire n’est que le récit de ses créatures en train de sillonner des paysages mobiles, dangereux et magnifiques, au relief accidenté, d’abord granuleux, puis épuré comme un banc de sable qui avance dans un lit de mer, ou glisse le long de dunes elles-mêmes nomades au sein de l’erg, leur immense pays où chaque fois qu’il y a aura trace d’eau, il y aura trace de vie. Fin provisoire du linéaire.