Le Hajj, le pèlerinage musulman à La Mecque, (Arabie Saoudite) constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Il s’agit ainsi d’une obligation religieuse impérative pour tout croyant majeur conscient et en bonne santé qui peut financièrement se l’offrir sans emprunter. Il s’agit souvent de l’aboutissement d’une vie de labeur et de sacrifices. Les cérémonies du Hajj se déroulent chaque année durant cinq jours consécutifs (qui peuvent être réduits à quatre) du mois lunaire de Dhul’hija, à cette occasion, les musulmans affluent du monde entier pour se retrouver et accomplir les mêmes rites aux mêmes endroits et quasiment en même temps.
Le Hajj, le pèlerinage musulman à La Mecque, (Arabie
Saoudite) constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Il s’agit ainsi
d’une obligation religieuse impérative pour tout croyant majeur conscient et
en bonne santé qui peut financièrement se l’offrir sans emprunter. Il
s’agit souvent de l’aboutissement d’une vie de labeur et de sacrifices.
Les cérémonies du Hajj se déroulent chaque année durant
cinq jours consécutifs (qui peuvent être réduits à quatre) du mois lunaire
de Dhul’hija, à cette occasion, les musulmans affluent du monde entier pour
se retrouver et accomplir les mêmes rites aux mêmes endroits et quasiment en même
temps.
Cette foule bigarrée, bien qu’extrêmement pacifique et
tout entière occupée à la dévotion, du simple fait qu’elle est constituée
de plusieurs millions d’individus, pose des problèmes en termes d’ordre
public, de sécurité publique et de santé publique.
Par ailleurs du fait que l’on n’accomplit en général le
Hajj qu’une seule fois dans sa vie, les pèlerins, en majorité inexpérimentés,
constituent des proies faciles, tant en France qu’en Arabie Saoudite, pour
toutes sortes de personnages peu scrupuleux dont les objectifs réels sont très
peu spirituels.
Les autorités françaises s’interrogent à juste titre sur
le nombre croissant de pèlerins résidant en France qu’ils soient de
nationalité française ou non, et sur le rôle de l’état français en matière
de continuité de l’ordre, de la sécurité et de la santé publique pour ces
résidants un court moment expatriés.
C’est ainsi que le Ministère des Affaires Étrangères
français a délégué, sur place à La Mecque, à l’occasion des Hajj 2000 et
2001, un chargé de mission rattaché au consulat général de France de Djedda.
D’un autre côté, les autorités de veille sanitaire, sur
recommandation du Haut Conseil de la Santé publique, ont recommandé aux pèlerins
de la session 2001 de se faire vacciner par le vaccin Ménomune® (immunisant en
plus contre les variantes Y et W 135) plutôt que par le classique vaccin anti-méningococcique
A + C exigé à l’entrée de leur territoire par les autorités saoudiennes.
Cette recommandation, réalisée tardivement, trois mois
avant le début de la période du Hajj, préconisait l’utilisation d’un
vaccin ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché (A.M.M.)
mais d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation (A.T.U.) uniquement délivré
par les centres agréés par les Directions Départementales des Affaires
Sanitaires et Sociales, ouverts uniquement durant les horaires de bureau et donc
quasiment impossible à fréquenter par des salariés sans prendre un jour de
congé supplémentaire.
Il s’agissait d’un dispositif lourd, mis en place à la hâte,
sans aucune concertation avec les organisations musulmanes de France. Ce procédé
était censé éviter la trentaine de cas de méningite à virus de souche W 135
constaté en France au retour des pèlerins de la cession 2000 et sur
l’efficacité duquel on est en droit de s’interroger ;sachant d’une
part que la vaccination n’empêche pas les porteurs sains de contaminer leur
entourage à leur retour et que d’autre part, les partenaires européens de la
France n’ont pas pris de telle mesure.
Cet empressement a eu comme effet positif de sensibiliser de
nombreux pèlerins résidant en France au nécessaire respect des règles
d’hygiène durant leur voyage et a également permis la large diffusion, sur
une chaîne de télévision nationale, des numéros de téléphone du consulat général
de France à Djedda.
C’est ainsi que médecin généraliste libéral se préparant
pour le pèlerinage, nous avons noté ces numéros pour, une fois arrivé sur
place, contacter le consulat et nous mettre bénévolement à sa disposition
pour toute mission de santé qu’il lui plairait de nous confier.
Les rencontres avec le Chargé de Mission délégué au pèlerinage
ont permis des échanges intéressants aboutissant à ce projet de rapport qui
se veut une contribution à la réflexion de ceux qui prendront les mesures
visant à améliorer les conditions d’accomplissement du Hajj par nos corréligionnaires
vivant en France. Il s’agit ainsi de notre modeste contribution au bien
commun.
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I. Déroulement
chronologique succinct du Hajj.
Les rites du Hajj à proprement parler se déroulent durant
la deuxième semaine du mois de Dhul’hija, mois lunaire du calendrier de l’hégire
si l’on ne compte pas la Oumra (petit pèlerinage) qui peut précéder le Hajj
à proprement parler.
Ces rites s’effectuent dans des lieux particuliers la
plupart se trouvant à l’intérieur du Haram, le territoire sacré de La
Mecque, interdit aux non-musulmans.
Ils commencent par la prise du Ihram (état de sacralité)
qui se fait aux Mikats c’est-à -dire à des endroits précis en fonction de la
formule de Hajj choisie et du lieu de résidence.
Le premier acte en commun est constitué par la prière de
l’aube à la Mosquée Sacrée de la Kaaba au matin du huitième jour de
Dhul’hija. Puis les pèlerins se rendent la plupart du temps à pied, en
traversant deux tunnels piétonniers à Mina située à quatre kilomètres dans
la banlieue de La Mecque. Ils y résident jusqu’au lendemain matin après la
prière de l’aube, soit dans les tentes prévues à cet effet, soit dans la très
grande mosquée de Mina.
Au matin du neuvième jour de Dhul’hija, c’est le départ
vers le territoire d’Arafat (douze kilomètres de Mina) où les pèlerins résident
jusqu’après la prière du coucher de soleil (prière du Magrib).
Ils se mettent ensuite en route pour atteindre le territoire
de Muzdalifa à sept kilomètres de là durant la nuit. Après une halte sur le
territoire de Muzdalifa durant laquelle ils ramassent des cailloux d’une
taille comprise entre un pois chiche et une fève, ils se remettent en route
pour atteindre le territoire de Mina après la prière de l’aube (cinq kilomètres).
C’est après le lever du soleil du dixième jour de
Dhul’hija, appelé « Jour de la fête » (Aïd El Kebir) que les pèlerins
lapident, avec les pierres ramassées à Muzdalifa, la grande stèle située Ã
Mina. Puis ils se rasent la tête ou se raccourcissent les cheveux et se rendent
éventuellement aux abattoirs pour le sacrifice d’un animal et enfin à la
Mosquée Sacrée pour une circonvolution de sept tours autour de la Kaaba suivie
de sept allers et retours entre les collines de Safa et Marwa. C’est alors que
les pèlerins peuvent quitter l’état de sacralité (Ihram).
Au cours des deux ou trois jours suivants, appelés « Jours
du séchage de la viande », les pèlerins sont tenus de lapider les trois
stèles de Mina entre le moment de la prière de midi et celui de la prière du
coucher de soleil. Il est également recommandé de séjourner à Mina durant la
nuit. C’est ainsi que les rites communs du Hajj se terminent le douzième ou
le treizième jour du mois de Dhul’hija.
Le pèlerinage individuel se termine par une dernière
circonvolution de sept tours autour de la Kaaba.
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II. La
structure d’accueil des pèlerins.
Les autorités saoudiennes doivent fournir un effort considérable
en matière d’accueil des pèlerins dont le nombre est estimé à plus de deux
millions. Il convient de souligner les énormes disparités sociales,
culturelles et ethniques de ces peuples.
Chercher à imposer des standards européens à l’ensemble
des pèlerins aurait un coût qui interdirait de fait le pèlerinage à la
majorité. Il s’agit sans doute pour les autorités saoudiennes de concilier
les impératifs économiques avec le nécessaire respect de l’ordre public, de
la sécurité publique et de la santé publique.
Les pèlerins bénéficient d’un visa spécifique qui leur
permet une libre circulation au sein du territoire sacré mais leur interdit de
circuler, sauf autorisation spéciale, entre les différentes villes du
territoire. Ce visa inclut la fourniture d’une aide administrative, religieuse
et de transport sous la responsabilité d’un « Moutawaf »
saoudien.
L’Ordre public est assuré par la police saoudienne qui
s’avère très efficace dans la prévention et la répression des troubles
causés par des mouvements d’une foule trop nombreuse.
La présence massive de populations d’origines diverses et
de coutumes très différentes, parfois opposées dans leurs pays respectifs,
pourrait rapidement dégénérer en règlements de comptes multiples et variés.
Il n’en est rien, les autorités saoudiennes font preuve en la matière
d’une maîtrise remarquable qui ne doit rien au hasard. L’ambiance générale
est débonnaire, l’entraide, la compassion et la charité n’y sont pas de
vains mots.
En revanche, on peut se demander si la répression des délits
commerciaux et en particulier le non-respect de contrats pourtant écrits avec
des partenaires étrangers, est une priorité du gouvernement saoudien. Si ce
devait être le cas, une meilleure information des consommateurs sur leurs
moyens de recours devrait être envisagée.
Nous avons pu constater à maintes reprises à quel point la
sécurité publique est un souci constant du gouvernement saoudien.
a) Lutte contre les incendies.
Les autorités saoudiennes ont tiré les enseignements des très
graves incendies qui ont ravagé Mina durant la cession 1998 du Hajj.
Les tentes de Mina sont maintenant d’un modèle standardisé
en fibre de verre avec climatisation centrale et dispositif automatique de lutte
contre les incendies.
L’utilisation par les pèlerins de réchauds est
strictement prohibée en dehors des cuisines spécialement équipées à cet
effet.
Chaque secteur de Mina, de Muzdalifa et d’Arafat dispose
d’un poste de secours incendie lourdement équipé et maintenu en alerte
permanente durant les jours concernés.
b) Lutte contre la délinquance.
En plus du dispositif apparent, nous avons pu, durant notre séjour,
vérifier à quel point un système policier invisible est développé au sein
de cette foule bigarrée :
Nous étions dans la mosquée de Mina lorsque, pour une
raison inconnue, un individu s’est mis à crier. C’est alors que nous avons
vu quatre personnes se lever précipitamment de notre secteur d’une vingtaine
de mètres carrés pour se porter sans retard vers l’origine des cris. Il
s’agissait de policiers en civils.
Un autre jour, dans la Mosquée Sacrée de La Mecque, nous
avons eu l’occasion d’assister à l’interpellation en douceur mais avec
fermeté, d’un voleur, pris en flagrant délit par cinq agents de sécurité
en civil que rien ne distinguait par ailleurs du reste de la foule.
c) Contrôle des mouvements de foules.
C’est sans doute sur cet aspect que la police fait preuve
de la plus grande maîtrise. Que ce soit dans la Mosquée Sacrée, sur les lieux
de passage du flux des pèlerins ou à Mina lors de la lapidation des stèles,
les policiers, parfois assistés de scouts, veillent en permanence à ce que les
foules puissent circuler harmonieusement.
Il existe parfois, malheureusement, des mouvements de foule
incontrôlables entraînant des piétinements de personnes tombés à terre
comme ce fut le cas cette année à Mina, lors de la lapidation de la grande stèle
le jour de la fête. Même dans ces moments, nous sommes convaincus que
l’intervention des forces de police entraîne une forte limitation du nombre
des victimes.
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4. Conditions
sanitaires générales.
a) Salubrité publique.
La foule énorme qui avoisine les trois millions de
personnes, réside durant quelques jours au sein de ce périmètre clos et
produit une masse considérable de déchets. Une partie de ces populations ne
fait pas l’effort de jeter ses emballages usagés dans les très nombreuses
poubelles prévues à cet effet et disposées partout sur le territoire. C’est
pourquoi on trouve à intervalles très réguliers, des agents de salubrité en
combinaisons jaunes et bleues qui ramassent inlassablement les détritus et désinfectent
immédiatement toute surface suspecte 24 heures sur 24.
La disposition de nombreuses toilettes publiques gratuites
intelligemment conçues, régulièrement nettoyées et entretenues fait également
partie du paysage familier des pèlerins.
b) Eau.
Des distributeurs d’eau potable réfrigérée sont disposés
en grand nombre tout au long du parcours et dans les lieux fréquentés par les
pèlerins.
Nous avons également pu assister de manière très fréquente
à des distributions gratuites, par des œuvres pieuses, de camions entiers de
jus de fruits, repas et autres pâtisseries qui ne semblent pourtant pas faire
de concurrence déloyale aux commerçants vendant les mêmes produits Ã
quelques mètres de là .
Dans les lieux de grande concentration de foule tels
qu’autour du « Djebel Al Rahman » (Le mont de la miséricorde)
d’Arafat ou à proximité des stèles à Mina sont disposés des Brumisateurs
d’eau qui rafraîchissent la foule en cas de fortes chaleurs.
c) Nourriture.
La nourriture du pèlerin est d’une qualité extrêmement
variable en fonction du budget qu’il y consacre mais surtout des lieux qu’il
fréquente pour se la procurer. Ceci est valable durant le Hajj même mais
surtout durant la période qui précède et qui suit les rites en eux-mêmes.
Les conditions de préparation de ces aliments varient énormément.
Certains pèlerins d’origine occidentale pourraient êtres tentés
d’effectuer une sorte de ‘‘ tour du monde en 80 plats ’’, nous le leur
déconseillerions fortement.
Nous avons eu la chance d’effectuer notre Hajj avec une
organisation internationale spécialisée qui était consciente de la nécessité
d’une hygiène très rigoureuse et d’une qualité irréprochable des
aliments proposés dans ses propres restaurants. C’est également, à notre
sens, ce qui explique le très faible taux de gastro-entérites que nous avons
constaté au cours de nos consultations.
5. Logement.
Le logement constitue la principale difficulté à laquelle
est confronté l’organisateur privé d’un pèlerinage. Ici, les logements
ont le même prix à la journée ou au mois, ils ne se rentabilisent financièrement
pour la plupart que durant la période du Hajj. Dans ce domaine, l’arbitraire
et le manque de respect des engagements par les intermédiaires locaux est
malheureusement une chose courante.
Il arrive très fréquemment qu’au dernier moment, les
intermédiaires exigent des suppléments de prix ou alors ils cherchent Ã
mettre cinq personnes payant le prix plein dans une chambre prévue initialement
pour trois. Des revendications contre lesquelles les recours immédiats ne
semblent pas évidents. Les clients ayant le choix entre se plier aux exigences
ou dormir dans la rue car il est naturellement impossible de trouver le moindre
lit en cette période à La Mecque.
Si tous les immeubles, qui ne servent souvent qu’une fois
par an, sont conçus sur des modèles proches, il existe également une grande
différence de qualité entre les différents bâtiments. Leur vétusté et leur
qualité d’entretien au fil des années aboutissent à des disparités
importantes.
Les organisateurs de séjours ont ainsi intérêt à parvenir
à une taille critique qui leur permette de louer l’immeuble en entier. Ainsi,
ils vérifieront au préalable le parfait état des ascenseurs et des
sanitaires, ils aménageront des parties communes comme un restaurant équipé
de cuisines de bonne qualité, une clinique médicale, des locaux administratifs
et ils engageront un personnel d’étage capable de maintenir les lieux en
parfait état de propreté et de fonctionnement durant toute la période de séjour
des pèlerins.
Malgré toutes ces précautions, suite à plusieurs mauvaises
expériences se répétant au fil des ans, n’étant satisfaites ni des
prestations qu’elles fournissaient à leurs membres, ni des relations
qu’elles entretenaient avec leurs partenaires, ni des bilans déficitaires
auxquels elles aboutissaient systématiquement, certaines grosses associations
françaises parmi lesquelles l’Union des Organisations Islamiques de France (U.O.I.F.)
ont abandonné en 2001 l’organisation du pèlerinage.
Les rites du pèlerinage sont relativement complexes et il
est particulièrement recommandé d’être accompagné par un guide religieux
compétent et expérimenté. C’est l’un des aspects principaux qui feront
que le pèlerin aura ou n’aura pas le sentiment d’avoir « réussit »
son Hajj.
À l’heure actuelle en France le meilleur côtoie trop
souvent le pire. Des personnalités les plus diverses s’autoproclament guide
religieux sans qu’il n’y ait actuellement de suivi de leurs prestations ni
de leurs compétences.
Il nous paraît important qu’un organisme de régulation et
d’information se mette en place en France.
B. Organisation
de prise en charge de la santé des pèlerins.
Les autorités saoudiennes mettent à la disposition des pèlerins
un système très complet de centres de soins de santé primaires et d’hôpitaux
entièrement gratuits et parfaitement organisés pour la prise en charge des
pathologies rencontrées chez les pèlerins.
Un quadrillage extrêmement précis est ainsi effectué qui
permet à chaque quartier de disposer de ses dispensaires, de son hôpital, de
ses secours d’urgence.
En plus de ce dispositif, sont disposés le long du parcours
des dispensaires plus ou moins spécialisés en fonction de la pathologie
rencontrée. Il s’agit par exemple de centres de réfrigération à Arafat
pour lutter contre les coups de chaleur fréquents à cet endroit.
Nous avons pu vérifier l’efficacité de ce dispositif Ã
deux reprises :
Le premier jour de Mina, nous promenant dans une foule très
dense, nous avons porté assistance à un homme qui présentait une détresse
cardio-respiratoire. Moins de cinq minutes après avoir exprimé la nécessité
d’une hospitalisation par ambulance, un brancard sur roues, tracté par un
cyclomoteur équipé d’un gyrophare, a fendu la foule pour prendre en charge
le patient. Invité à l’accompagner, nous sommes arrivés en moins de trois
minutes à l’accueil des urgences de l’hôpital de Mina où le patient a immédiatement
été pris en charge par un médecin auquel nous avons pu faire nos
transmissions en anglais.
Le lendemain à Arafat, nous avons été appelé à porter
assistance à un patient présentant une détresse respiratoire sur infection
pulmonaire négligée.
À ce moment encore, la venue quasi immédiate d’une
ambulance a permis l’hospitalisation sans délai d’un patient dont la prise
en charge médicale risquait rapidement d’être problématique.
C. Conclusions
sur l’organisation de la prise en charge des pèlerins.
L’efficacité des autorités saoudiennes en termes
d’accueil, durant une très courte période et dans un espace restreint, de
millions de pèlerins d’origines très diverses est remarquable tant en termes
de sécurité publique que de salubrité publique ou de santé publique. Elle
est le fruit d’une expérience millénaire renouvelée au fil des ans et
d’une remise en question constante qu’il faut souligner.
Des progrès restent à accomplir dans les priorités accordées au contrôle
de la qualité des aliments ainsi qu’à la garantie des contrats passés en
matière de logements. Nous reviendrons sur la qualité de l’air qui nous
semble déplorable.