Rachida Dati, quand la mystification est démasquée

Que ne ferait l’ultra médiatique Rachida Dati pour voler la vedette à ses collègues masculins si, en l

vendredi 24 avril 2009

Que ne ferait l’ultra médiatique Rachida Dati pour voler la vedette à ses collègues masculins si, en l’occurrence, sa piètre prestation lors de la convention sur l’Europe devant les jeunes militants de l’UMP, ne révélait au grand jour l’étendue de ses lacunes, de son impéritie, et de son extrême légèreté, en d’autres termes de son usurpation de fonction ? Rien n’a jamais été trop beau pour celle que Nicolas Sarkozy, énième mentor d’une très longue liste, a propulsée sous les feux des sunlights et promue aux plus hautes fonctions Elyséennes, raflant un maroquin et une mairie très convoités à la barbe de fidèles du Chef de l’Etat, médusés et dépités.

Se faisant attendre comme une star, c’est avec une heure de retard que Rachida Dati a daigné faire son apparition à l’UMP, Michel Barnier et Xavier Bertrand ayant déjà quitté les lieux, offrant un pitoyable spectacle mêlant une hilarité douteuse, à de vraies gaffes, en passant par des approximations inadmissibles sur des sujets aussi cruciaux que le nucléaire.

Devant l’ampleur des dégâts, les conseillers en communication ont dû imaginer un scénario des plus improbables (plus c’est gros, plus ça risque de passer !) pour « sauver la ministre Dati » !

En fait, il s’agissait d’un simple moment de détente, sous la forme d’un quizz !

« La politique c’est aussi rire ». « Hier, on avait un moment de détente avec les Jeunes populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament j’aime la vie, j’aime rire », a expliqué la peu crédible candidate aux européennes, dans un nouvel éclat de rire sonore qui trahit une ivresse du pouvoir facile.

L’actuelle colistière de Michel Barnier aux Européennes a, en ce mercredi soir, desservi la cause de l’Europe de la pire des manières, décrédibilisant une fois de plus l’exercice de la politique et le système très contestable de cooptation qui porte aux cimes du pouvoir des icônes, dont l’incompétence n’a d’égal que le carriérisme.

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