Des burgers "halal" lourds à digérer pour le maire PS de Roubaix

Nos élus ont été longs à la détente avant de fustiger Quick, en l’estampillant du label très en vogue

mardi 16 février 2010

Nos élus ont été longs à la détente avant de fustiger Quick, en l’estampillant du label très en vogue : « discriminatoire » !

En effet, annoncée en décembre dernier, la percée expérimentale de l’enseigne de la restauration rapide dans le Halal n’avait guère suscité de réactions épidermiques, tant à l’époque les articles évoquant la déferlante des produits et plats mitonnés Halal dans les grandes surfaces vantaient, envieux, un rare marché florissant en pleine sinistrose économique.

Le maire PS de Roubaix, René Vandierendonck, a visiblement du mal à digérer la conversion au Halal d’un des restaurants Quick de sa ville, percevant dans cette démarche « islamiquement correcte » un recul de la sacro-sainte laïcité, et non une opportunité économique très rentable…

Alors, posons la question clairement, puisqu’un nouvel emballement politique semble poindre : les logiques du business favoriseraient-elles le communautarisme, ou le vivre-ensemble au coeur d’une France plurielle ?

En attendant de répondre à cette thématique ultra sensible, parmi tant d’autres, le maire de Roubaix s’apprête à rencontrer le gérant de Quick local et menace déjà, à défaut d’être entendu, de « prendre un arrêté contre toute offre discriminatoire et de saisir la Halde ».

A quand, une nouvelle mission parlementaire sur le péril Halal ?

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