Quand un membre du CFCM disculpe Nadine Morano…

Incorrigible mansuétude de certains membres de l’institution représentative des musulmans de France, toujo

jeudi 17 décembre 2009

Incorrigible mansuétude de certains membres de l’institution représentative des musulmans de France, toujours prêts à exonérer les errements de tout ministre en délicate posture, quand bien même seraient-ils inexcusables !

Dans ce ballet endiablé de dérapages politiques, la récidiviste Nadine Morano que le ridicule le plus populiste ne tue pas, même quand elle se donne tristement en spectacle sur un marché (voir vidéo), a ajouté l’inanité raciste de sa pensée à un florilège de citations aux relents coloniaux, déjà suffisamment riche en propos de comptoirs indignes des hautes fonctions de ceux qui les propagent.

A l’heure où nombreux sont ceux, à gauche comme à droite, qui tempêtent contre l’étroitesse de vue de cette idéologie du chaos, qui exclut en humiliant, au moment où des chiraquiens haussent le ton pour désapprouver la tournure du débat, à l’image du député UMP de l’Aube, François Baroin, qui considère que Nadine Morano a prononcé "la parole de trop », laissant éclater son mécontentement en demandant que le débat soit mis en suspens « au moins pendant le temps électoral », ou encore de Dominique de Villepin, qui a exigé l’arrêt de ce « mauvais débat » qui « n’aurait jamais dû être ouvert », et en dépit de la condamnation de Mohamed Moussaoui, président du conseil français du culte musulman, il s’est trouvé une voix, en la personne d’Amed Bellal, membre du Conseil régional du culte musulman de Lorraine, pour trouver des circonstances atténuantes à la secrétaire d’Etat à la famille.

Ayant assisté à la réunion publique à Charmes, dans les Vosges, M. Bellal, dans une absence d’indignation qui interpelle, l’assure : elle « n’a absolument pas stigmatisé la religion musulmane car si elle l’avait fait, croyez-moi j’étais là et j’aurai réagi tout de suite »…

Une indulgence bien sélective, une clémence envers le pouvoir qui a hélas choisi son camp : la servilité à la résistance.

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