Friday 22 August 2008

Quand les musulmans se moquent d’eux mêmes…

Par Omero Marongiu-Perria
jeudi 25 octobre 2007

C’est encore une fois la pagaille… entre ceux qui ont fêté la rupture du jeûne vendredi et ceux qui ont choisi de célébrer la fête samedi. « C’est comme dab ! » disent certains musulmans, avec une dose de fatalisme empreinte d’une gêne évidente. « Mais non, c’est tout à fait normal, chacun a le droit de suivre son avis » affirment d’autres, sur un ton qui convainc de moins en moins les musulmans lassés de ce qu’il convient d’appeler sans détour un véritable « souk », en tous cas une belle cacophonie dans ce qui est censé constituer une communauté unie dans le juste milieu.

Certes, il y a eu, par le passé, des divergences d’opinions chez les musulmans de France au sujet des dates de début et de fin du mois de ramadan, mais c’était à l’époque où la plupart des musulmans s’appuyaient sur l’avis des autorités religieuses de leurs pays d’origine, bien plus que sur l’annonce des autorités saoudiennes d’ailleurs. Mais aujourd’hui, la donne sociologique des fidèles de l’islam a complètement changé, par leur ancrage définitif en Europe et l’émergence d’instances représentatives nationales dont l’un des rôles majeurs est, justement, de les unifier autour de références et de décisions communes au sujet des principales fêtes religieuses.

Pourtant, rien n’y fait, cette année encore nous avons assisté au spectacle lamentable des disputes au sein des mosquées entre les partisans du vendredi et ceux du samedi. Spectacle de familles désabusées, où les membres habitant dans des villes différentes, parfois dans la même agglomération, n’ont pu passer le jour de la fête ensemble pour cause de décalage entre la mosquée de leur quartier et celle des autres membres de leur famille. Résultat : comme d’habitude cette fois, les non musulmans ne peuvent observer cette situation qu’avec le fameux regard astérixien : « Ils sont fous ces musulmans ! ».

Ici, deux choses majeures sont à discuter. La première est relative aux arguments avancés par les musulmans ayant privilégié le vendredi pour célébrer la fête de rupture. On a entendu un peu tout et n’importe quoi, avec des conjectures dignes des discussions de comptoirs. Par exemple, l’argument souvent mis en avant est celui de la prééminence des autorités saoudiennes sur tout autre pays dans la détermination des dates des deux grandes fêtes musulmanes.

Cet argument n’a aucune valeur théorique ni pratique, puisque ni les autorités religieuses saoudiennes ne l’avancent, ni celles des autres pays d’islam. C’est même carrément l’inverse qui est à l’ordre du jour puisque le comput actuel du calendrier hégirien n’est pas harmonisé – un décalage existant de manière constante entre les pays d’islam sur les dates de début et de fin des mois – et la vision est toujours privilégiée dans la détermination du croissant annonçant le mois de ramadan et celui de chouwwal. Les autorités musulmanes, aux quatre coins du globe, affirment donc qu’il est du ressort des autorités religieuses de chaque pays de déterminer le début et la fin du mois de ramadan.

Et là, il faut rajouter une donnée que la plupart des musulmans de France ne connaissent pas, et qui a été tue jusqu’à présent par les responsables musulmans à l’échelle nationale, par pudeur et pour éviter la Fitna : les saoudiens se sont trompés à plusieurs reprises dans l’annonce de la nouvelle lune de chouwwal, en corrigeant par la suite l’erreur pour arriver de manière juste à la Station d’Arafat, date décisive pour accomplir les rites du pèlerinage. Comme disent les savants de l’islam « Al haqq youqâl » (la vérité doit être dite)…

L’autre argument avancé, surtout par les personnes âgées, consiste à dire « Depuis que nous sommes en France, nous avons toujours jeûné et rompu le jeûne en fonction de l’annonce des autorités saoudiennes, et vous voulez nous inventer des nouvelles pratiques ! ». Là encore, il ne faudrait tout de même pas avoir la mémoire courte ou sélective. On se souvient des véritables « prises de tête » jusqu’au début des années 1990 au sein des mosquées, surtout entre musulmans Algériens et Marocains, chacun se fiant uniquement à l’annonce des autorités de son pays pour jeûner et rompre le jeûne.

On se souvient – moments Ô combien douloureux – des musulmans d’une mosquée allant prier l’Aïd dans une autre mosquée parce que dans leur pays d’origine la fête était annoncée pour tel jour ou tel autre jour… Tout cela, on ne doit pas l’oublier, pour ne pas retomber dans les erreurs du passé, sauf à réitérer l’attitude des membres des cités anéanties par le courroux divin, et dont le Coran a légué les paroles « Ainsi avons-nous trouvé nos ancêtres, ainsi nous ferons… ».

Pour terminer sur ce premier point, je ne résiste pas à l’idée de vous livrer le super scoop de certains partisans du vendredi… Tenez-vous bien, et si vous êtes debout prenez le temps de vous asseoir avant de lire la suite. Prêts ? Et bien, c’est Nicolas Sarkozy en personne qui aurait donné des instructions pour que l’Aïd soit célébré samedi, afin que les musulmans ne s’absentent pas de leur travail vendredi. Oui, vous avez bien lu, c’est une élucubration qui a circulé dans pas mal de mosquées.

Comme on nage en plein surréalisme, on peut renverser complètement l’argument : Allez, en fait ce sont les musulmans paresseux qui ont voulu rompre le jeûne vendredi parce qu’ils ne voulaient plus se colletiner un jour de plus... Des arguments à deux sous de ce type, on peut en trouver à tire-larigot. Et franchement, si vous me le permettez, tout cela, en langage trivial, s’appelle du « foutage-de-gueule ». Mais comme nous sommes des musulmans polis et bien éduqués, disons plus simplement, mais sans ambages, que le niveau d’argumentation de nos coreligionnaires mériterait à être rehaussé.

La deuxième chose majeure à discuter concerne la relation aberrante que bien des responsables de mosquées entretiennent avec le Conseil Français du Culte Musulman. D’aucuns trouveront les propos précédents trop durs ou irrespectueux, et c’est leur droit. Et pourtant, je peux vous assurer que ce qui vient d’être dit est, de loin, bien moins grave que la véritable « complaisance » dans laquelle ces responsables de mosquées nagent avec cette situation. En effet, le musulman lambda peut, à la limite, penser ce qu’il veut, et il a même le droit d’être niais, à partir du moment où il ne prétend pas imposer son point de vue au sein de son lieu de culte.

Et c’est là où nous touchons l’un des grands paradoxes de l’islam de France. D’un côté, tout le monde appelle de ses vœux à fédérer les énergies pour unifier « la communauté musulmane de France », et d’ailleurs la grande majorité des mosquées ont participé aux précédentes élections du CFCM. Ces mosquées, de fait, possèdent un ou plusieurs sièges au sein des Conseils Régionaux du Culte Musulman.

Leurs responsables ont donc validé, sauf problèmes de schizophrénie ou pure stratégie d’entrisme, les compétences de ces instances régionales du culte musulman et celles de leurs dirigeants au sein du conseil d’administration du CFCM. La logique voudrait donc que, conformément à l’avis des autorités religieuses des pays musulmans, les préconisations du CFCM au sujet des dates des fêtes religieuses soient validées et mises en pratique, d’autant plus que ces dates sont entérinées par les fédérations musulmanes reflétant les origines nationales et culturelles de la quasi-totalité des musulmans de France, après discussion avec l’observatoire national. On ne va tout de même pas dire que tout cela, c’est du pipeau, que les responsables musulmans de France sont tous des crapules qui troquent leur religion à vil prix ou qui se prosternent devant chaque injonction du gouvernement !

Et pourtant, rien n’y fait. Dès que le mois de ramadan arrive, combien de musulmans changent de cerveau et retombent dans un délire panislamiste prônant l’unité mondiale musulmane autour de l’avis saoudien, lequel ne s’affirme même pas comme compétent pour les musulmans des autres régions du monde ! Le plus alarmant, dans tout cela, est justement l’attitude de responsables de mosquées qui baissent les bras devant les invectives de fidèles ne comprenant rien des enjeux propres à l’islam hexagonal.

Sans rire, dans certains lieux de culte, au soir du jeudi 11 octobre on se serait cru à l’époque révolutionnaire, assiégés par des comités de sans-culottes prêts à tout faire exploser sur l’autel de la soi-disant unité des musulmans. Pourquoi cette situation, alors que dans d’autres mosquées le message est passé sans aucune difficulté auprès des fidèles ? Le propos n’est pas ici de dénigrer la ferveur des fidèles ou de prôner une lobotomisation des cerveaux, mais simplement d’insister sur les conséquences désastreuses d’un argument purement affectif qui sème la confusion totale sur la notion d’ « unité ».

A ce sujet, bien des fidèles se permettent d’afficher à tout bout de champ des points de vue et des comportements qu’ils n’oseraient même pas émettre une seule seconde dans leur pays d’origine car ils savent très bien qu’ils seraient rappelés à l’ordre immédiatement par les autorités religieuses compétentes ! Alors pourquoi dénigrent-ils systématiquement les efforts accomplis pour harmoniser les décisions des autorités religieuses musulmanes en France ?

On peut esquisser plusieurs pistes d’interprétation de cette situation. La première : se dire qu’on n’a toujours pas quitté le mode de pensée des zoufris des années 1960 et qu’aucun signe d’évolution majeure ne s’annonce. Donc, sauve-qui-peut et prééminence à la majorité, sous prétexte qu’il vaut mieux une union dans l’erreur qu’une désunion dans la vérité.

La deuxième : casser du sucre sur le CFCM en les considérant comme une bande d’incompétents qui ne sont pas capables d’entretenir un lien avec la base. Franchement, on peut se délecter un peu à jouer les tontons flingueurs en tirant sur les responsables musulmans nationaux, mais plus vous analysez la situation, plus vous vous dites que pas mal de responsables de mosquées ne veulent pas affronter leurs responsabilités devant les fidèles et, en définitive, ils se tirent eux-mêmes une balle dans le pied. Le véritable rôle d’information et d’éducation, c’est eux qui le possèdent quand même, et personne ne fera ce travail à leur place. Et à vouloir concilier leur place dans les instances représentatives régionales et leur aura auprès des fidèles en les caressant systématiquement dans le sens du poil, ils surfent sans cesse dans des eaux troubles qui risquent bien d’engloutir à court terme l’islam de France.

Les musulmans peuvent retourner ce problème des dates de début et de fin du ramadan dans tous les sens, mais au final il leur faudra trancher au moins sur deux éléments. Le premier est qu’ils doivent arrêter de penser la question avec un logiciel calqué sur les avis juridiques des savants du Moyen Âge, en faisant fi de la réalité des pays musulmans d’aujourd’hui, des avancées considérables de l’astronomie, et de la nécessité d’avoir une approche unitaire à l’échelle d’un pays.

Qu’ils soient sérieux et raisonnables, et qu’ils laissent aux scientifiques musulmans et aux responsables des instances fédératives musulmanes le soin d’étudier ces questions. D’ailleurs, la contradiction est clairement visible lorsqu’on les questionne sur la salat : vont-ils se procurer chaque année un calendrier de prière estampillé par l’Arabie Saoudite ?

Ils peuvent toujours en chercher un… Quasiment aucun musulman, aujourd’hui, en France comme dans l’immense majorité des pays d’islam, ne se pose de questions sur la validité du mode de calcul des cinq prières quotidiennes, acte d’adoration principal qui, selon les textes de l’islam, va conditionner leur devenir dans l’au-delà. Ils se contentent de suivre l’un des quelques calendriers circulant dans l’Hexagone et… élaborés par des fédérations représentées au sein du CFCM. Et ils sont capables de rompre des liens au sein d’un même lieu de culte pour une fête de rupture du jeûne vient une fois dans l’année. Allez comprendre…

La seconde est que les responsables des mosquées doivent cesser de jouer avec les instances représentatives qu’ils ont construites par leur participation à l’élection du CFCM. Alors de deux choses l’une : soit ils considèrent que le CFCM n’est pas légitime ou compétent sur cette question et ils l’affirment clairement en stoppant leur adhésion au processus et en adoptant une position cohérente sur tous les aspects de la pratique du culte au sein de leur mosquée, en la référent à je ne sais quelle instance de la péninsule arabique.

Soit ils donnent sa légitimité au CFCM, tout en gardant leur esprit critique bien entendu, en faisant un travail d’information des fidèles durant toute l’année, et en tenant une position unitaire ferme pour le début et la fin du ramadan. Lorsqu’il n’y aura plus d’endroits où l’on priera le jour de l’Aïd à deux dates différentes, les fidèles réticents feront évoluer leur point de vue et trouveront parfaitement leur compte dans un avis endogène à la France.

Omero Marongiu-Perria

Sociologue

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

le 28 octobre 2007
il faudrait plutot finir l’article par : "et trouveront parfaitement leur compte dans un avis endogène au Monde".
Par Souâd - le 28 octobre 2007

Salam,

A Omar Mazri,

Message reçu cinq sur cinq.

Par younès - le 27 octobre 2007
Merci à Nabil pour cet éclaircissement sur un point qui finalement a déjà été traité depuis belle lurette ! Omero Marongiu a raison : même si on peut contester la légitimité du CFCM pour X raisons, il n’en demeure qu’il y a des gens parmi eux à qui l’on peut faire confiance et je reconnais que cela n’est pas évident tant il apparait que des responsables mais aussi des fidèles ont des comportements sortis tout droit d’une culture de nos jeunes pays "démocratiques" musulmans. C’est l’unité qui reste à construire et on est encore très très loin. On passe un mois de ramadan dans la piété, l’adoration d’Allah, pour tout foutre en l’air avec une question qui fait pratiquemment oublier le mois béni que l’on vient de passer. Le vrai foutage de gueule est que pas mal de gens se "moque" de ce qui se passe à l’etranger. Ce qui compte, c’est ce qui se passe à côté de chez vous et dans votre famille !!!! Faisons confiance à nos représentants qui prennent des décisions en collégialité (je l’espère !). Prochain débat, l’année prochaine, inch’allah !! Qu’ALLAH nous guide !
Par abstract - le 27 octobre 2007

Je suis contre l’instrumentalisation de l’Islam et malheureusement c’est ce qui se passe et ce genre de texte y participe grandement

Un avis endogène à la France ??? La France un pays musulman ? Pourquoi pas mais alors faudrait déjà commencé par avoir des instances représentatives musulmanes, ça n’est pas le cas du CFCM. Et je ne vois pas ce que les femmes qui y sont y font ???

Mais s’il s’agit de faire de la politique et de s’investir dans le pays soit allons-y avec des personnes à la heuteur mais éviter d’instrumentaliser l’Islam.

Alors arrêtons l’hypocrisie, l’aïd n’est qu’un prétexte. La vérité c’est que l’on cherche à faire un islam à la française (ça commence par l’aïd et ça finit par te faire faire n’importe quoi) c’est à dire une sorte de secte pour individualistes, des gens qui ne comprennent rien à l’Islam mais qui s’évertuent à faire rentrer ce qu’il considère être des traditions dans leur dogmes modernistes.

Tu préfères que l’on te traite de moderniste ou d’islamiste ? choisit ta religion pour voir !

Par Mouslimetoun - le 27 octobre 2007

Salamou aleykoum,

Merci pour cet article qui a parfaitement décrit et résumé la situation qu’on a vécu avec amertume et désemparement.

salam

Par Mazri Omar - le 27 octobre 2007

A Souad,mea culpa bis

Tout à l’heure, dans mon commentaire de ton commentaire j’ai oublié malencontreusement de confirmer tes affirmations sur les confréries qui ont perpétué l’âme musulmane, la sauvant du paganisme et sauvegardant l’apprentissage du Coran et de la langue arabe durant la longue sièste de la décadence et de la longue et tragique nuit coloniale. Tu as bien fait de me rappeler cette résistance héroïque des Cheikh Bel Haddad, al Mokrani, Bouâmama et tant d’autres.

Toute l’afrique noire est principalement un réseau de confréries qui arrive à conserver la foi intacte contre les mission d’évangélisation et l’animisme ancestrale.

J’avais également oublié de souligner le devoir de s’opposer en particulier en Europe à cette nouvelle tendance d’un islam boudhisant, un mysticisme sans obligations. Certains trouvent un confort psychotérapeute dans le mysticisme de confort que j’appelle l’esthétisme spirituel. Caricaturer l’islam en le confinant dans le vêtement "salafiste" ou dans le voile de la conscience ne peut être tu eu égard à nos devoirs. En Indonésie il y a l’appartion d’un illuminé qui se dit Prophète contuinuateur de Mohamed et qui prone un retour à l’islam avant Médine, un islam sans obligations : l’islam dans le coeur,hors de la mosquée, hors de la citée, hors du Coran, hors de la vie. Nous ne sommes plus dans l’amour mais dans la "passion" de l’ego déifié. Le Coran a fait du sommeil et de la retraite de Ahl al Kaf (les gens de la caverne) un témoignage. La "mystique" ne peut être une amnésie, un retrait, une fuite devant le devoir de témoigner...

Par nabil - le 27 octobre 2007

Voici les 3 fatwas traduites en francais de savants reconnus dans le domaine du fiqh et tres competents sur cette question de determination du jour de l’aid, pour les musulmans vivant en europe, qui pourront aider enfin les musulmans a sortir de leur division et divergences .

En plus,ces fatwas sont emises par 3 savants reconnus pour leur science, leur piete et leur sagesse ayant vecu ou vivant en arabie saoudite et une fatwa reprend meme l’avis de cheikh al islam ibn taymia (qu’Allah fasse misericorde à nos gens de Science).

1er savant

Question posée le 21 Août 2006 dans la mosquée sacrée de La Mecque a Cheikh Al fawzane (mufti d’arabie saoudite)

Nous disposons en France, d’une instance (en l’occurrence le CFCM) (...) qui représente les musulmans de France auprès des autorités françaises. Cette instance représentative procède à la déclaration de l’entrée du mois de Ramadan en se basant sur les calculs astronomiques. Est-il obligatoire de prendre en compte cette déclaration et de jeûner en conséquence ?

Réponse de Cheikh Al fawzane - Qu’Allah le préserve - :

"Oui, les musulmans, minoritaires dans les pays non musulmans, doivent prendre en considération la vision de leur institut islamique. Si cet institut l’ordonne, les musulmans doivent alors jeûner ensemble et ne pas se diviser.

Le prophète a dit : « Le jeûne a lieu le jour où vous jeûnez et la rupture a lieu le jour où vous rompez ».

Les musulmans constituent un seul et même groupe - Qu’Allah en soit loué -.

Tu dois jeûner avec les musulmans et ne pas demander la cause du jeûne. A partir du moment où ils ( c’est à dire les membres de cette instance représentative) en prennent la responsabilité et ordonne de jeûner alors tu dois jeûner avec les musulmans et ne demande ni la raison du jeûne ni les causes d’une divergence."


2eme savant

Question posée au cheikh Ibn Bâz (rahimahou Allah)

Si l’on a constaté le début du mois du Ramadân dans un pays musulman comme l’Arabie Saoudite qui l’a annoncé officiellement ; tout en sachant, que le pays où je vis n’a toujours pas annoncé l’entrée du mois, que dois-je faire dans une telle situation ? Dois-je me contenter de suivre dans ce cas précis l’Arabie Saoudite ou alors dois-je me conformer à mon pays. Il en est de même pour la fin du Ramadân, et le début du mois de Chawwâl, autrement dit pour le jour de l’Aïd. Que doit-on faire dans la situation où les deux pays ne s’entendent sur le début du mois, en demandant à Allah de vous gratifier amplement de ma part et de la part de tous les musulmans ?

Réponse : Le musulman doit se conformer au pays dans lequel il vit, en ce qui concerne le début du mois mais aussi en ce qui concerne le jour de l’Aïd conformément aux paroles du Prophète : « Le jeûne commence le jour où vous jeûnez, et il termine le jour où vous l’avez terminé. De la même façon, la fête du mouton s’avère le jour où vous faites vos sacrifices. »


3 eme savant

voici une fatwas de SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne (rahimahullâh) en francais sur:Face à la divergence de la vision lunaire du Ramadhân

Règles et fondements

Face à la divergence de la vision lunaire du Ramadhân SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne (rahimahullâh)

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question :

Il y a des divergences sur la vision de la nouvelle lune [al-Hillâl] ou du mois de Chawwâl dans les états islamiques. Est-ce que les musulmans doivent jeûner à la vue de l’un de ces états ?

Réponse :

Cette question est le fait d’une divergence entre les gens de science [Ahl al-‘Ilm], certains parmi eux voient que dès l’instant où la nouvelle lune du mois de Ramadhân est observée dans un endroit régi par la Charî’ah (Loi Islamique), l’ensemble des musulmans doivent jeûner. Et dès l’instant où la nouvelle lune du mois de Chawwâl est observée, l’ensemble des musulmans doivent rompre le jeûne.

Cela est connu chez le Madhhab de l’Imâm Ahmad. Sur cela, quand la lune est observée dans le Royaume d’arabie saoudite par exemple, il est obligatoire pour l’ensemble des musulmans en toute contrée [du monde] de débuter le jeûne du mois de Ramadhân et de le rompre à Chawwâl. Cela est basé sur la généralité énoncée dans la Parole d’Allâh – Ta’âla :

« Donc, quiconque d’entre vous verra ce mois apparaître devra commencer le jeûne » [1]

Et sur la généralité de la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Si vous l’observez alors jeûnez, et si vous l’observez alors rompez [jeûne] » [2]

D’autres parmi les savants disent qu’il n’est pas obligatoire de débuter le jeûne du mois de Ramadhân ou de rompre au mois de Chawwâl, sauf pour celui qui observe la nouvelle lune [al-Hillâl], ou pour celui qui fait confiance à celui qui l’a vue dans l’un de ses lieux d’apparition.

En effet, les lieux d’apparition de la lune divergent selon l’unanimité des gens de connaissance [Ahl al-Ma’rifa]. Si les lieux d’apparition de lune divergent [selon les endroits], il est obligatoire de juger dans le pays, en fonction de l’observation de la lune [al-Hillâl]. Les pays qui s’accordent avec les mêmes lieux d’apparition de la nouvelle lune doivent les suivre, et dans le cas contraire non.

Ce dire est l’avis adopté par SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) sur la base de la Parole d’’Allâh – Ta’âla : « Donc, quiconque d’entre vous verra ce mois apparaître devra commencer le jeûne » [3] et sur la base de la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Si vous l’observez alors jeûnez, et si vous l’observez alors rompez [le jeûne] » Il se base sur les mêmes preuves que ceux qui y voient une obligation pour ce qui est de la nouvelle lune. Ceci dit, l’interprétation de Ibn Taymiyyah sur ce verset et ce hadîth est différente. De par le fait que le jugement [Hukm] ne tient que s’il y a un témoin et un observateur, cela implique donc que l’on ne peut pas imposer le jugement à celui qui n’en est pas témoin et qui ne l’observe pas. Il faut donc, si les lieux d’apparition de la nouvelle lune diffèrent, ne pas prendre les jugements concernant la nouvelle lune comme une obligation générale [à l’ensemble des musulmans].

Cela - sans aucun doute – est un point de vue solide, sur la base de ces preuves ainsi que du point de vue des savants et du raisonnement analogique [al-Qiyâs]. [4]

Notes [1] Coran, 2/183

[2] Rapporté par al-Bukhârî

[3] Coran, 2/183

[4] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn Uthaymîne, vol-19 p.60-61

Voici 3 fatwas a diffuser qui feront taire tous ceux qui se prennent pour des pseudo muftis ou des apprentis astronomes.

La Science est mieux que tout.

Par Omar Mazri - le 27 octobre 2007

A Souâad :

L’amour est la relation entre Dieu Allah Ar Rahmane Al Wadoud et l’Homme al Insane qui porte le souffle divin et qui porte toute sa vocation par le sens sémantique d’Ins (sociable, bon, miséricordieux) qui s’oppose au Wahch ( solitaire, dur, impitoyable). L’amour est ma devise dans toutes mes relations même quand il m’arrive de dériver dans mes positions et dans mon langage. La jalousie qui fait dériver est le propre de l’amour. Je ne suis absolument pas contre les confréries soufies et les mystiques musulmans, juifs et chrétiens. Je trouve ravissement de l’esprit, contentement du cœur et envolée de l’âme devant une parabole, une supplication, une extase de Cheikh Akbar,de Jalal Eddine Roumi ou de Sainte Thérèse d’Avila... Il m’est arrivé de me recueillir sur les tombes d’Ibn Arabi et de l’Emir Abdelkader (avant qu’ils ne soient injustement séparés par un nationalisme stupide ) et de pleurer sans trouver explication rationnelle à mes larmes. Chaque fois que je prie, au milieu des touristes, dans la mosquée de Kairouan vide d’orants, je suis en larmes en souvenir des hommes qui ont aimé Dieu. Je me sens alors insignifiant, néant devant l’œuvre de ces géants que Dieu a envoyés pour transmettre et témoigner de Sa Grandeur et de son Unité. Le monothéisme est le Thawhid de la divinité, de l’adoration, de la création, de la communauté, de la Chariâa et de l’amour :

Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime

Je me considère comme un « moutassawif » car j’ai envie de faire partie de ce peuple d’aimant et d’aimés. Le problème que tu m’attribue st simple et il rejoint parfaitement ta critique positive : je n’ai aucun droit de me présenter en censeur ou en blâmeur. Je te remercie donc pour cette remise à l’ordre sincère et bienveillante. Pour ma défense je dois dire que j’ai effectivement manqué de discernement en étant obnubilé par les craintes suivantes que d’ailleurs tu as implicitement montrées :

  L’absence de l’action concrète qui conduit à une sorte d’esthétisme
  La dissociation de cet amour de Dieu du véritable médiateur d’amour : Mohamed (saws)
  Le détournement de la vocation des confréries (amour, Dikr et bienfaisance) en maraboutisme, l’infantilisme spirituel qui provoque le petit chirk (paganisme mineur) qui est récupéré par les tyrans et les colonisateurs pour insuffler le mythe de la fatalité : le fatalisme. J’ai vécu la guerre d’indépendance et la décennie rouge avec leur lot de « confréries » pour contrer ce qu’on appelle l’islam politique, ou la théologie de la libération, pour voir les dégâts et les dérives mortifères pour l’esprit, la dignité humaine et la foi
  Je m’insurge sur un plan purement conceptuel et méthodologique quand je lis dans ce forum qui se veut espace de liberté que le soufisme est la solution. L’islam est la solution. La voie soufie est une voie qui peut rencontrer d’autres voies (exemple de l’Emir Abdelkader) elle n’est ni exclusive ni alternative à l’islam. Je joins ma voix à celles de nombreux musulmans qui pense que l’amour entre les membres de la communauté est un pilier de l’islam comme la salat, la zakat, le hadj. Je joins ma voix à celles de nombreux musulmans qui pensent à juste titre qu’il faut revenir à ce qui nous unis et faire de ce qui nous divise une miséricorde. Ce qui nous unis ce ne sont pas les noms dont nous nous qualifions les uns les autres : salafis, frères musulmans, soufis, tourouqi, firqat an najat, sunnite, chiite, etc… Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet. Ils ne suivent que la conjecture et les passions de [leurs] âmes, alors que la guidée leur est venue de leur Seigneur.. Dieu dans Son Noble et infaillible Coran nous appelés insane pour définir l’humanitude en notre qualité d’homme. Il nous a appelé Mouslims pour définir notre islamité qui s’inscrit dans une communauté d’amour, une fratrie de foi, une chariâ (minhaj, tariqa) qui nous fixe les voies de notre dignité et de notre mission ainsi que la mode d’émergence et d’entretien de l’amour :

Et luttez pour Allah avec tout l’effort qu’Il mérite. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés ‹Musulmans› avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la Salat, acquittez la Zakat et attachez-vous fortement à Allah. C’est Lui votre Maître. Et quel Excellent Maître ! Et quel Excellent soutien !

Musulman, Mon Maître, mon Patron, mon Seigneur, mon Protecteur est Allah al Walliy . Tout autre walliy qui veut que je sois son disciple et lui mon maître ne doit jamais oublier que la seule allégeance est celle que les musulmans ont faites à Mohamed (saws). Un homme vient un jour voir le Soufi Abou al Hassan al Kharaqani afin de lui demander l’autorisation d’appeler les hommes à Dieu. Ce dernier lui dit : - Tu peux appeler les hommes à Dieu si tu ne les appelles pas à toi-même. - Mais comment saurais-je que je les appelle à moi-même ? demanda l’homme. - C’est simple, lui dit Abul Hassan. Si tu es dérangé par le fait que quelqu’un d’autre appelle les hommes à Dieu, c’est que tu appelais les hommes à toi. Ce vénérable « maitre » ne pouvait dire que ce que disait Ibn Qayyim qu’on peut qualifier de moutassawouf ou Ibn Hazm qu’on qualifie de rigoriste littéraliste ou d’Ibn Thaymiya qu’on qualifie d’austère « inspirateur » du wahhabisme : « Le plus bénéfique dans la science ce sont les œuvres et, parmi ces œuvres, les plus bénéfiques sont celles que Dieu a prescrites. ». Je vais paraphraser Raja Garaudy pour dire que la question qui interpelle le musulman et qui mérite réponse est bien celle là : « qu’a tu fais pour ton amour, qu’a fait de toi ton amour ». Les noms ne sont pas importants si nous sommes d’accord sur l’essentiel et j’ai l’intime conviction que nous partageons l’essentiel de la foi et de l’amour car Dieu ne nous a pas créés pour la seule adoration comme on a tendance à le répéter mais à nous surpasser en œuvre par des voies différentes et à bénéficier de sa Miséricorde. La Miséricorde de Dieu est l’expression de son amour et son amour se fait par un médiateur Mohamed mais aussi par l’amour d’une femme, l’amour de la vérité, l’amour de la beauté, l’amour de la justice comme Mohamed les a vécus. Les médiateurs secondaires conduisent, inspirent mais ne sont pas le sens et le but du voyage. Le Dessein du Créateur n’est pas exclusivement notre soumission par l’adoration comme le souligne « l’orthodoxie » : Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. Mais l’amour par l’adoration et la miséricorde divine qui précède, accompagne et suit cette adoration : Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d’être en désaccord entre eux, sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé miséricorde. C’est pour cela qu’Il les a créés. 11, 119

Il nous a crées pour vivre selon un mode différentiel et préférentiel pour bénéficier de sa Miséricorde selon les Hadiths qu’Ibn Arabi met comme socle de tout son argumentaire et de toute sa démarche spirituelle : « J’étais un Trésor caché et j’ai voulu me faire connaître, j’ai créé le monde », « Dieu est beau il aime la beauté ». Peu importe que dans nos ignorances on se met dans la position de Mimouna qui priait Dieu par sa Fitra en disant « Allah adore Mimouna et Mimouna Adore Dieu » ou que dans notre élévation spirituel on se met comme Rabiâa a dire « Dieu si je pouvais éteindre ton enfer et effacer ton paradis pour que tu sois adoré uniquement pour ton amour ». Nous avons des milliers d’étapes spirituelles dans la quête de l’amour comme nous avons aussi des rangs innombrables de niveau de foi qui vont de la l’écart d’une nuisance dans une chemin juqu’au martyr en passant par la pudeur. Dieu ne nous a pas créés pour être en désaccord entre nous ou en rébellion contre Ses versets mais pour bénéficier de Sa Miséricorde et de vivre en harmonie avec la pluralité des mondes, des opinions, des idées car il est Miséricordieux par Son Essence et par Ses attributs divins. Le connaissant par la science, l’adorant par amour, le servant par soumission, le témoigner par nos actes est la respiration de notre âme. De l’état de notre cœur notre égo est incitateur au mal, il se blâme ou il est en sérénité. C’était et c’est toujours le point de départ de nos questions, de nos angoisses, de notre amour : quel est leur contenu, leur sens et leur moyens d’expression ? Dieu a facilité la réponse pour aller à l’essentiel :

Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur. Telle est la grâce d’Allah. Il la donne à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient. Vous n’avez d’autres alliés (Walliy) qu’Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salat, s’acquittent de la Zakat, et s’inclinent (devant Allah). Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c’est le parti d’Allah qui sera victorieux.

Ma chère sœur je te remercie car ce qui doit nous unir est le bon conseil, il ne peut s’exercer comme le dit Mohamed (saws) sans l’amour pour Dieu, pour le Coran, pour le Prophète et pour les croyants. C’est ce que je tente moi aussi de faire dans ce forum d’une manière peut être imparfaite, intempestive, impertinente mais sincère et Kaffa billahi Chahid.

Par Espoir - le 26 octobre 2007
Il y a 2 ans, sur le site de la mosquée de paris, l’aid était fixé à LUNDI, et quelques heures plus tard, on réctifie et on affiche Mardi, sans s’excuser ni s’expliquer, c’est comme ça. Car paraît-il la méthode "scientifique" du calcul ne fait pas unanimité chez les scientifiques ....
Par Souâd - le 26 octobre 2007

SALAM.

A Omar Mazri.

Je lis toujours ce que vous écrivez avec beaucoup d’intérêt.

Je n’ai pas votre talent mais je ne peux m’empêcher de vous dire que je regrette la façon négative dont vous présentez les confréries soufies que vous opposez à ce que vous appelez le "soufisme authentique".

Je n’irai pas jusqu’à vous demander de m’expliquer sur quels critères vous vous basez pour juger du degré d’authenticité des confréries soufies.

Je dirai, en passant, qu’elles ne sont jamais complètement contemplatives ou complètement actives (prières, invocations, rites, enseignements, sont aussi des actes).

Le rôle essentiel et éminemment important du Soufisme est de "travailler à maintenir le lien entre la Terre et le Ciel".

Quel que soit la qualité de ce travail, puissant ou amoindri, (car il y a bien des dégrés à considérer à ce sujet), il est toujours utile non seulement pour le bien des musulmans mais aussi de l’Humanité toute entière.

Certaines confréries peuvent rester des siècles "en veilleuse" pour maintenir le "lien" puis se "réactiver".

Des confréries algériennes ont été accusées d’avoir collaboré avec les autorités coloniales alors que la colonisation avait déjà écrasé bon nombre d’entre elles.

Le pouvoir laïque et réformiste d’après l’Indépendance de l’Algérie à poursuivi la "sale besogne" en opprimant et réprimant ce qu’il en restait, fragilisant encore plus la spiritualité des algériens.

Certes,la pratique soufie n’exclut absolument pas les dérives, déviations, affaiblissement (l’accomplissement du "Grand Djihad" est difficile et parfois périlleux) mais ce qu’il faut redouter le plus est la subversion "qui arrive lorsque l’Esprit se retire".

Les observateurs qualifiés savent en reconnaître les signes.

Dans votre commentaire, vous êtes sévère avec ceux qui distillent la "fitna". Jeter l’opprobe sur les confréries et autres Zaouias ne me paraît pas très payant au regard de votre projet.

J’espère que la société islamique dont vous rêver et dont nous rêvons tous sera une société où on ne pratiquera pas l’exclusion.

Eradiquer le "Mal" est impossible. Il faut le prévenir, l’identifier, le réduire, bref le GERER puisque nous ne pouvons pas, nous, Hommes imparfaits, le vaincre complètement avant l’avènement de l’Heure.

L’Islam est Juste pas Totalitaire.

Wa Salam.

le 26 octobre 2007

SALUT

Je note tout suimplement que certains musulmans dit "européens ou européanisés " ont un double problème avec leur pays d’origine. Ils confondent les autorités étatiques de ces pays avec les musulmans et les savants de ces pays. C’est un peu la même attitude chez le colonisé, qui voit rouge dans tout ce qui vient de l’occident. Non l’Islam en france ne peut pas et ne doit pas se construire par opposition à l’Islam pratiqué dans les pays majoritairement musulmans. Le prêt bancaire assorti d’interêt est interdit en Islam et ce quelque soit le lieu géographique l’où on se trouve.

Arrêter de penser que le meilleur Islam est occidental. Il n’ya qu’un seul Islam celui enseigné par le prophète SAW qui n’accepte pas des toilletage pour démontrer sa parfaite intégration.

Par justice - le 26 octobre 2007

Quelle énergie déployée pour répéter ce qui se renouvelle depuis des années. Chers frères, chères soeurs pourquoi tant d’excitation suite à cet article, vrai, sincère et constructif ? Ce qui apparaît clairement à chaque fos que nos avis divergent, c’est que nous ne sommes pas habitués au débat contradictoire. Nous n’essayons pas de comprendre le point de vue de l’autre. Dés qu’il est différent du notre, nous nous braquons et ne tentons qu’une chose, avoir raison coûte que coûte... Ce que nous adoptons comme attitude est le résultat d’un suivisme de personnes maîtrisant l’arabe dialectal qui en usent et abusent, qui connaissent une multitude de hadiths, dont ils se servent souvent pour prendre de la hauteur et exercer une fascination sur des beurs et/ou des convertis sincères, enthousiastes, mais malheureusement souvent victimes de leur méconnaissance de l’Islam et surtout dépourvus d’expérience en la matière . Cette catégorie de soi disant Imams, souvent attachés à l’Arabie saoudite, ne manifeste aucun intérêt aux problèmes de société que nous traversons, car ils sont physiquement en France et sentimentalement en Arabie saoudite. Jusque là, aucun problème, sauf que l’Arabie saoudite, n’est que le coeur GEOGRAPHIQUE de l’Islam et pas autre chose. Les autorités saoudiennes (JE DIS BIEN LES AUTORITES SAOUDIENNES) devraient nous donner leur avis et positions pour que ne souffrent plus les musulmans en Palestine, en Irak, en Tchétchénie, en Afghanistan, au Pakistan, au Soudan etc... Mais là, c’est Bush qui devient le maître, car lui punit tout de suite. ALLAH punit aussi, mais au jugement dernier, d’ici là, ils auront le temps de faire des sadakats, des hajjs (c’est un détail pour eux, car ils sont sur place), pour expier leurs péchés. Pour ce qui est du jour de l’Aïd, si les saoudiens eux même ne demandent pas qu’on les suivent, ceux qui y insistent en France ou ailleurs, s’ils ne veulent pas en démordre c’est qu’il y a des raisons ?????

Fraternellement

Par FB - le 25 octobre 2007

Bonjour, salam,

Si on peut faire confiance au CFCM c’est bien sur la fixation du jour de la fete de l’aid. En tout cas dans la ville ou je réside les fideles ont suivi avec facilité et sans contestation la date fixée par le CFCM pour les musulmans de France.

Par contre sur d’autres plans on attend toujours des actions du CFCM :

- la construction des mosquées
- le controle efficace du marché de la viande hallal
- la formation des imams
- la création et la formation des aumoniers musulmans dans les structures carcérales et dans l’armée ;

Sur tous ces sujets le CFCM qui est chargé du culte est peu présent et peu efficace pour le moment. Le CFCM est l’intermédiaire entre l’état et la communauté musulmane, il doit etre une force de proposition et de mise en oeuvre de projets concrets.

La confiance des musulmans à l’égard de cette structure dont l’exécutif a été imposé par sarkosy sans élection de la base, vera sa credibilité renforcée que quand elle aura agit avec éfficacité dans ces domaines.

La fixation de la date de l’aid semble bien secondaire au vu des domaines cités qui n’ont pas avancés d’un poil depuis la création du CFCM c’est à dire 4 ans (création en 2003)

Il n’est jamais trop tard le CFCM doit rattraper le temps perdu, on jugera sur les résultats à court terme espérons le !

le 25 octobre 2007

Essalaamo alaykom,

Merci à vous très cher frère Omero pour cette analyse perspicace et objective. J’aurais aimé revenir sur un point que vous avez soulevez : "les responsables des mosquées doivent cesser de jouer avec les instances représentatives qu’ils ont construites par leur participation à l’élection du CFCM" ; il vrai que leurs responsabilités sont énnormes, mais d’un autre coté, en ont ils conscience ? Sincèrement je ne pense pas, sauf exception... Quelques soient les mosquées en France ou en Belgique, les conseils d’administration sont trop souvent comble de pensionnés qui prennent les décisions de gestion de leur public et des avoirs. Dès lors, à y regarder de plus près, les autres dossiers étant abandonnés par ces derniers (problèmes : de délinquance de leurs enfants, de drogue, d’inoccupation professionnelle, de décrochage scolaire, de conflits familiaux majeurs, de problèmes spécifiques lié à leur quartier, des enfants traumatisés par certains enseignants dans les mosquées, des divorces, d’absences de fédération ou corporation professionnelle, d’absence de médias tels que radios ou journaux,etc., etc.). L’absence de réponse à quelques uns de ces problèmes par une même administration est tout à fait compréhensible de part le manque de qualification, d’instruction, voir de disposition à s’y astreindre. Et que les réactions consiliantes des administrateurs/imams à se conformer à la volonté de leur public est dans la suite logique des rennoncements précités. Aucune surprise donc, malgré l’engagement premier dans les élections que vous aviez décrit. Dès lors il me semble tout à fait évident que le CFCM doit trouver/inventer des moyens d’influence plus efficace plutôt que de compter sur leur aura qui finira très tôt par se réduire comme peau de chagrin au vu des pressions tant externes qu’internes. Il est urgent de développer des mécanismes de raliement tangibles tant pour les institutions islamiques que pour les musulmans qui les fréquentent : ressencement et fidélisation des membres de mosquées via une carte éditée ou co éditée par le CFCM, espace de communication réservé au CFCM dans les mosquées et association, (mail d’information générale, affiche,...), que les fidèles puissent identifier facilement les éditions émanent du CFCM. Le poids du CFCM n’est certes pas négligeable dans la conscience communautaire, mais à mon humble avis il reste à légitimer quelque peu le ’corpus’ de cette institution nationale qui fait honneur au musulman de France. Quant aux aléas causés par la désinformation dont certains se réjouissent au profit d’extra nationaux et de ceux qui veulent entretenir des divisions...que Dieu les/nous guide. Encore merci pour votre travail. Essalamo alaykom. jamal.manad@gmail.com

Par bonjour tristesse - le 25 octobre 2007
c’est normal que pour les dates du pélerinage on se conforme au calendrier saoudien car que je sache La Mecque est en Arabie Saoudite !!!!!!!
Par Zinou - le 25 octobre 2007
Salam, Triste réalité,malheuresemnt !Ces situations se répetèront peut-etre pendant encore plusieurs années.L’auteur cite l’importance de l’éducation,je rajouterai l’importance de la réforme des pratiques et surtout la rigueur dans nos actes individuels et collectifs.Mais comment peut-on y arriver si on continu à mettre dans les mosquées des imams,certes bien cultivés théologiquement mais qui sont malheuresement déconnectés de la réalité de notre société car la plupart sont"importés" et ne parlent meme pas le langage des fidèles qui les écoutent(ex:le prèche du vendredi est adréssé en arabe literaire à une assistance dont la majorité n’a jamais appris cette langue),et les sujets de ces prèches sont souvent des discours anciens qu’on reprend dans leur intégralité alos que c’est là une occasion pour débattre de thèmes actuels. Certes pour l’union,il faut une instance représentative mais l’effort indivivuduel reste nécessaire. Que Dieu nous Guide. Salam
Par Farid Ziani - le 25 octobre 2007

Cette année c’était spécial : ça NE POUVAIT PAS être vendredi d’après les astronomes... Il faudra bien un jour ou l’autre sortir du mythe du savant enturbanné pour rejoindre la logique la plus élémentaire à la laquelle même les sans-dieu ne s’opposent pas ! J’ai vraiment pitié de ceux qui pensent que ce n’est qu’un petit problème car il révèle en réalité les blocages très profonds qui sont à l’origine de la marginalisation des musulmans au niveau global.

J’invite par ailleurs les lecteurs de ce site à se pencher sur le problème de la "fitna" que l’on avance souvent comme menace aux musulmans pour suivre les différents groupes : chacun sera seul devant son créateur pour répondre de ses actes. Que celui donc qui constate une imposture manifeste la traite comme telle. La nationalité, le sexe, le titre et même souvent la religion ne sont pas des critères déterminants pour découvrir la vérité car cette dernière appartient à Dieu qui la répand comme il lui plait.

Dieu guide qui il veut alors je demande l’indulgence de ceux qui pensent que je m’égare et je me réfugie auprès de Dieu contre le mal dont je suis responsable.

Allez en paix.

Par Abdelkadera - le 25 octobre 2007

salam alaykoum

Article interessant avec une analyse que je partage sur certains points et moins sur d’autre mais bon bref là n’est pas le sujet ! certain avance l’argument qui me fait sauté sur mon siége pour débuter ou terminer le jeûne à savoir que l’Arabie saoudite est le pays à suivre du fait de son héritage religieux ! argument totalement dépourvue de tout justification religieuse et complétement faux ! le Prophète sws à relier le jeûne à la vision de la nouvelle lune et non pas à un point géographique quelque qu’il soit ! qu’est ce qui prévéligie l’arabie face au soudan ou à la somalie ? Pourquoi une vision somalienne aurait moins de valeur qu’une vision saoudienne ? Donc ceci est à rejeter et à condamner. Vouloir se rattacher à la vision d’un pays particulier est en sorte une innovation car personne ne l’a demandé ni le Legislateur ni autre consensus de savants. D’autant plus que même les saoudiens par la voix d’un de leur fameux representant le cheikh Fawzan avait par le passé émis un avis dans lequel il disait qu’il fallait jeûner avec le pays dans lequel vous vivez ! alors vous voyez que même les saoudiens n’appellent pas à être suivis ! En france il existe une instance représentative qu’on l’apprécie ou non l’a n’est pas la question il est une necessité de s’unir autour de leur décision, car nous en simple musulman il ne nous est pas demandé d’emettre des fatwas ou des avis juridique mais de suivre les avis des autorités compétentes, je pense qu’il s’agit de l’avis le plus juste et le plus raisonable pour eviter se genre de cacophonie annuelle avec l’annonce de début et de la fin du ramadan, l’important et de jeûner 29 ou 30 jours alors soyons des gens responsable et adulte en enseignant à nos enfants l’union par ce genre de comportement plutôt que de leur leguer une idéologie de désunion materialiser par ce genre d’évenement qui doivent être source de joie et d’union.

Wa salam

le 25 octobre 2007

Salam aleikoum,

Nous sommes plus très loin du ridicule, à moins que nous l’ayons déja franchit..Bref apres le scandale de la viande hallal, des mosquées communautaires, manquait plus que la date de la fête de l’Aid..Ma Cha Allah, quelle belle image donnons nous de nous mêmes...Le pire c’est que nos parents et grands parents avaient moins de moyens et de sciences mais beaucoup plus de sagesses finalement..Nous avons plèthores de "philosophes", "penseurs", "analystes(programmeur)","orateurs,etc..Mais au fond on se noie dedans...Entre des imams déconnectés des réalités européennes et françaises, des musulmans qui pensent vivre a Paris comme a Riyadh, des couples aigris et désanchantés de ne pas vivre d’histoire "Ma Cha Allah",etc..etc..On donne de plus en plus l’image d’un conglomérat de médiocrité ou l’auto critique n’a pas droit de citer, ou on accable souvent son voisin de nos propres maux et deviances..Je suis pessimiste pour les années à venir en esperant de tout coeur me tromper, mais je suis optimiste pour moi même..Je commence à faire le tri, après des années et des années à suivre "bêtement" des "orateurs" et autres "imams" complètement à coté de la plaque..

Le scandale de la fête de l’Aid, en plus de m’avoir fait bien rigoler au fond, n’annonce pas moins d’autres scandales à venir..Nous sommes une pépiniere fringuantes de problemes et la plus grande usine a gaz au monde..

Ma Cha Allah..

p.s : Non ce n’est pas de l’autoflagellation, je ne suis pas maso..Mais j’essaie dorenavant d’appeler un chat un chat et un imposteur, un imposteur..que Dieu Nous Guide.Amine.

Par Kaou - le 25 octobre 2007
je suis vraiment très content de cette analyse.je n’ai pas beaucoup étudié le Coran mais je suis un musulman croyant et pratiquant. Pour moi la religion musulmane est la voie que Dieu a donné à l’homme, pour son salut ; cette religion est une et unique. Quant on parle de la nuit du destin c’est une seule nuit pendant tout le mois de careme ; au Mali elle ne peut etre differente de celle du Senegal ou du Maroc ou encore de l’Arabie Saoudite ; c’est ce que les musulmans doivent savoir et se dire que tout ce que nous faisons en commun dans le sens de nous rapproché de Dieu, est bien perçu par Dieu ; mais nos actions isolées ont peu de chances d’être agrées.Je voudrais donc une uniformisation des dates de toutes les fêtes musulmanes pour notre salut à nous tous.
Par ANONYME - le 25 octobre 2007
ASSALAMANLAYCUM Je te remercie tout d’abord omero pour cet analyse critique .Qu’allah te protege ! Il en faut pour faire avancer les choses. Et je suis parmis ceux qui défendent ces genres d initiative.Ton opinon est légitime.Cette année j’ai été franchement perdu.Entre continuer et rompre le ramadan.Le choix n’a pas été facile jusqu’à la derniere munuite.Tout celà à mon humble avis repose les questions CRUCIALES de la Formation des Imams en France ,la crédibilité du CFCM et l’influence des pays "d’origne".Et les Français de Souches et ceux des DOM TOM dans tout ça ?
Par Palloou - le 25 octobre 2007
Le CFCM s’est souvent trompé, c’est connu. Cette division, si on peut appeler cela une "division" n’est pas le propre de la communauté musulmane de France. Dans les autres pays, c’est également la même chose. Donc vouloir faire des musulmans de France une exception , n’est pas juste.
Par Salim - le 25 octobre 2007
Bonjour, Je voudrais répondre à "Safia" : qui est-elle, elle, pour employer ce ton ? Omero Marongiu est compétent - ses écrits (et pas seulement cet article) le prouvent - et en plus il a de l’humour. C’est ce qui manque le plus à bien des croyants d’ailleurs, de toutes les religions, qui confondent la foi avec la tristesse pour ne pas dire l’em... Quant à dire "nous sommes tout à fait libres d’agir"... outre que personne ne le conteste, ça n’a en l’occcurence aucun sens : parcequ’elle se dit "libre d’agir" notre lectrice a-t-elle fêté l’aïd au hasard, le jour de son choix ? au milieu du mois de ramadan peut-être ? Etre libre d’agir c’est d’abord être libre de réfléchir et libre de prendre de la distance par rapport à la pratique de sa propre communauté - surout si elle se trompe ; être libre ce n’et pas suivre son seul caprice, agir de façon désordonnée, mais le faire avec un esprit éclairé par la raison et les Ecritures, qui permet de faire un choix en conscience. Le premier mot de la Révélation est "lis !", à l’impératif : lire ce n’est pas annoner, c’est avoir une action qui mobilise l’intelligence et la compréhension, qui sont donc posées dès l’origine à l’impératif. La conscience et la foi ne se déploient pas dans un no man’s land intellectuel. Omero Marongiu a raison de le rappeler.
Par Lounis - le 25 octobre 2007
Omero, tu était hier un ardent militant et défenseur de l’UOIF. Tu as depuis quitté cette organisation, et maintenant beaucoup de tes articles critiquent l’union. C’est ton droit, mais saches garder mon frère un peu de sens de la solidarité envers tes anciens amis.
Par Safia - le 25 octobre 2007
Qui êtes Omero Marongiu pour nous faire la morale. Seriez-vous le nouveau Saint des musulmans. Etes-vous habilité par je ne sais quelle autorité pour nous dire ce que nous avons à faire. Nous sommes tout à fait libres d’agir comme nous le souhaitons, guidés par notre conscience et notre foi. Il y a toujours quelqu’un pour nous dire ce qu’il est bon de faire. Quelle prétention M. Marongiu !
Par Pierre - Yassine Schreiner - le 25 octobre 2007

Salam,

Très bon article qui me permet de comprendre pourquoi l’Aïd n’a pas été fêté le même jour en France.

Je voudrais répondre aux détracteurs du CFCM... Que vous vous méfiez des informations de la date de l’Aïd donnée par cette instance est légitime car elle s’est déjà trompée. Cependant cela devrait vous ammener à chercher la bonne date par tous les moyens à votre disposition. Le site ICOP dont j’ai donné l’adresse dans un précédant message en est l’un d’eux. Pour cette année, la vision du croissant de Lune Jeudi soir était impossible, même en Arabie Saoudite. Le logiciel du Docteur Monzur Ahmed, celui de Mohammad Odeh, les calculs du Bureau des Longitudes sont tous d’accord sur ce point. Donc même si votre méfiance est légitime, cette année le CFCM a donné la bonne date. Juste une pensée personnelle : Autant je pourrais comprendre que certains auraient fêté l’Aïd Dimanche au lieu de Samedi (par prudence) autant il m’est impossible de comprendre, non pas que des personnes suivent les dates données par les Saoudiens, mais que l’Arabie Saoudite, ou la Turquie, décident d’une date impossible. Pourquoi celà ?

Par Farouk - le 25 octobre 2007
Omero Marundjio ménage le CFCM qui a pourtant une responsabilité majeure. Sa responsabilité tien au fait que le CFCM a très peu de crédibilité et qu’une écrasante majorité des musulmans de France ne se sentent pas réprésenter par le CFCM et préfèrent se retourner vers d’autres instances que les musulmans jugent plus crédibles. Il faut également préciser que le CFCM lui-même entretient des relations étroites avec les pays d’origines via les associations qui siègent au CFCM. Au liu de s’en prendre aux musulmans de base, Omero Marundjio auraient été plus courageux de pointer la responsabilité de ce désordre vers le CFCM.
Par SONIA - le 25 octobre 2007
Quand la famille aura un sens dans son cerveau, je pense quon pourra dire l’islam appartient aux (musulmns ???)
Par omer59 - le 25 octobre 2007

salam alaikoum

comme disait fellag : "les arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre, tant qu’ils ne s’entendaient pas, ils s’entendaient très bien mais le jour où ils se sont reunis pour s’entendre, ils ne s’entendaient plus" :)

merci pour cet article plein de verités affirmés au grand jour, le plus important c kon jeunent ensemble pendant a peu prés mois, c’est ce qui nous reuni qui compte le plus, les divergences ne datent pas d’hier il ne faut pas disproportionner la chose et en faire LE probleme majeur

Laouarleum, salam alaikoum

Par elham - le 25 octobre 2007
merci omero pour cette mise au point, et effectivement cette année, les musulmans n’ont pas dérogé la règle : pour les nostalgiques du glorieux temps passé toujours figé dans leur esprit par ignorance ou par tromperie, partisans du calendrier d’al-saoud le jour de fête était le vendredi, pour d’autres et heureusement de plus en plus nombreux, la fin du ramadan est fêté le samedi. al-saoud ont totalement perdu leur capital de crédiblité pour leur laisser gérer le monopole de cette affaire .
Par Mazri Omar - le 25 octobre 2007

L’unité et la concorde des musulmans sont sacrés par le Coran et la sunna. Elles sont un élément de la foi et du culte comme prier, jeuner etc...

Qui oeuvre pour la discorde (fitna) est un renégat.

Hassan al Banna voyant deux musulmans se battre pour faire l’appel de l’iqamat as salat a engagé la prière sans iqamat. A la fin de la prière il a été interpellé par les fidèles qui lui ont reproché de passer outre un rite important. Sa réponse sans compromis doit nous indiquer la voie : l’iqamat est une sunna, la fraternité des musulmans est un fard (obligation) : le fard passe avant la sunna.

Donc abstraction faite de tout ce que nous avons échangé sur la science, le calcul, la sagesse divine, l’impératif de trouver réponse dans ce forum sur la lune nous pouvons par analogie dire que la concorde des musulmans et leur unité sacrée priment sur tout autre considération. Qu’il y ait un décallage horaire cela se comprend mais un décallage de jours cela devient une farce dont nos dirigeants et nos savants ayront à rendre compte. L’ijtihad sur le calcul de la lune ou sur le droit ou non de jeuner et de festoyer ensemble est sans validité s’il n’apporte pas de solution et surtout s’il ne concrétise pas l’unité de culte, l’unité d’orientation, l’unité de pensée.

Je ne suis pas savant mais la lecture du Coran m’oblige à reconnaître et je l’ai expliqué deja longuement que le calcul est à la portée du musulman pour ne pas dire qu’il fait partie de son devoir.

Le problème c’est le Wahn qui paralyse et la sacralisation de l’Arabie Saoudite et surtout le rapport faussé que nous entretenons avec l’islam matinal, son esprit, sa vocation et sa pratique. Privé de l’esprit de l’islam notr représentation de nous mêmes, du monde, de la science et des mots est corrompue. Nous ressemblons davantage aux pharisiens de Babel qui parlaient la même langue mais ne se comprenaient plus car les sens ont eté occultés au profit d’une représentation erronée de la relgion et du monde. La suite est connu : l’asservissement sous les pieds des mécréants et des oppresseurs. Toba lil Ghouraba ? Le poète de génie Al Mutanabbi nous a légué ces vers :

La vie est limpide Pour l’ignorant, comme pour celui Dont la conscience ne s’éveille à rien, Ni aux événements du passé, Ni à ceux que laisse surgir L’avenir proche ou lointain. Elle est limpide Pour celui qui se leurre Devant des vérités certaines, Et la met en vente En cherchant l’impossible : Pour n’en faire surgir Que le torrent des convoitises...

Cela ne dédouane pas le CFCM pour ses allégeances ni le comportement des mosquées en Zaouiya sans projets : Sénèque l’ancien a décrit les romains païens sans projet : " Il n’ y a point de vent favorable pour le voilier qui ne sait ou aller".

La pratique du culte n’est pas suffisante pour savoir ou aller et en particulier où va la lune. Dieu dans la sourate an najm nous a invité a voir plus loin que la lune " Par l’étoile et son déclin". Pour voir la lune et l’étoile il faut se réveiller et sortir de notre déclin funeste.

Par En PAIX - le 25 octobre 2007

Oui mais losrqu’il s’agit des dates du pélérinage nous sommes bien obliges de suivre l’avis Saoudiens. alors arretez de nous embrouiller

Sachant d’autant plus que le jour de l’aïd ne doit pas etres jeuné

Aussi j’aimerais que vous m’expliquiez comment l’on peut se tromper pour ce qui concerne la vision du croissant lunaire ?

Paix sur vous

Par Mohand - le 25 octobre 2007
Salam / azul Personnellement savoir que notre communauté, pour la détermination des dates de son calendrier, est la risée des astronomes (même amateurs) ne me fait pas réellement rire.

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