Présidentielle en Afghanistan : Hamid Karzaï face à la défiance générale

Plébiscité par des suffrages sur lesquels planent de graves accusations de « fraudes massives », le pré

jeudi 17 septembre 2009

Plébiscité par des suffrages sur lesquels planent de graves accusations de « fraudes massives », le président sortant donné grand gagnant, Hamid Karzaï, récuse les allégations d’une élection truquée à grande échelle avancées, preuves à l’appui, par l’opposition et les observateurs étrangers.

Clamant haut et fort que "cette élection s’est déroulée avec succès", comme pour mieux s’en convaincre, l’homme de paille à la tête d’un régime fantoche porté au pouvoir par les Etats-Unis il y a huit ans concède toutefois des « fraudes mineures », comme « cela arrive dans le monde entier »…

Une piètre défense qui trahit une inquiétude grandissante face à la pression de plus en plus forte exercée par la communauté internationale, qui s’interroge sur l’irrégularité avérée du scrutin.

Ainsi, le ton des observateurs de l’Union européenne s’est brutalement durci mercredi, après avoir constaté qu’environ 1,5 million de bulletins étaient « suspects », soit près d’un sur quatre. Or, plus des trois quarts de ces voix sont tombées directement dans l’escarcelle d’Hamid Karzaï, selon ces mêmes observateurs qui pointent aujourd’hui un doigt accusateur sur ce dernier : « nous ne serons pas complices d’une quelconque tentative de fraude massive » ont-ils déclaré sans ambages.

Une invalidation massive sonnerait le glas de la victoire dans un fauteuil d’Hamid Karzaï, le contraignant à disputer un second tour contre son principal rival, Abdullah Abdullah, qui a recueilli, pour l’heure, 27,8% des suffrages.

« J’espère que nos amis étrangers respecteront la voix du peuple afghan et laisseront la Commission électorale indépendante et la Commission des plaintes électorales faire leur devoir, sans préjugés », fulmine un président sortant en attente d’une légitimité authentifiée.

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