Luttant contre des sentiments ambivalents qui me tiraillent sans répit, oscillant entre une culpabilité intransigeante et une sourde révolte, j’ai finalement choisi la prudence en masquant mon identité pour retracer le long cheminement qui m’a menée vers l’essentiel : ma conversion à l’islam.
A mes parents
C’est en proie à un profond dilemme intérieur, symptomatique
du climat délétère et hostile à l’islam qui assombrit malheureusement chaque
jour notre ciel hexagonal, que je me présente à vous, dissimulée sous un pseudo,
pour vous livrer ce témoignage empreint d’une vibrante émotion et de la plus
grande sincérité.
Luttant contre des sentiments ambivalents qui me
tiraillent sans répit, oscillant entre une culpabilité intransigeante et une sourde
révolte, j’ai finalement choisi la prudence en masquant mon identité pour retracer
le long cheminement qui m’a menée vers l’essentiel : ma conversion à
l’islam.
Si bien des obstacles jalonnent encore ma route,
si de cruelles questions existentielles me plongent parfois dans le désarroi,
ma foi en Dieu est ce précieux flambeau qui illumine ma vie de sa vaste clarté
et me fait percevoir un hymne d’amour dans tout ce qui m’entoure. L’existence
terrestre, ma propre existence prennent alors tout leur sens.
Devant nos yeux, les ténèbres de l’ignorance banalisée
et du racisme instrumentalisé nous conduisent inexorablement vers l’abîme. Il
ne tient qu’à nous de montrer qu’en marchant vers Dieu nous bâtissons des ponts
entre les hommes.
Pour comprendre mon parcours, il me faut évoquer
en premier lieu l’Algérie. Cette terre ensoleillée aux couleurs azurées de la méditerranée, qui enfant me
semblait si lointaine, a marqué de son empreinte indélébile toute mon histoire
familiale.
Oran, Mostaganem, Arzew, Tlemcen, Saint-Leu,
cinq noms de ville qui ont bercé la douce quiétude de ma petite enfance, et dont
les paysages exotiques me faisaient rêver, m’imaginant là-bas, sous d’autres
cieux, dans d’autres circonstances.
Cinq noms synonymes de souffrance quand, vers dix
ans, j’ai lu la nostalgie inconsolable dans les yeux de mes très chers parents,
et que j’ai ressenti au tréfonds de mon être l’intensité de leur douleur à
l’idée de l’impossible retour.
Je suis fille et petite-fille de pieds-noirs,
arrivés en 1830 et partis en 1963. Mon frère est né à Oran, j’ai vu le jour en
France, et je nourris l’espoir de découvrir cette contrée qui m’est depuis si longtemps
familière.
L’Algérie et son long cortège d’épreuves, de
part et d’autre, des familles endeuillées, décimées, déracinées, des
générations sacrifiées.
L’Algérie, c’est l’éveil de ma conscience
politique, c’est le désir inassouvi de connaître la vérité, sans complaisance, de
tirer des enseignements, de tisser des liens, riche des récits de mes parents
qui regorgeaient de belles histoires d’amitié, de respect et de fraternité.
L’Algérie, c’est ma première rencontre avec
l’islam, cette troisième religion du Livre, celle qui inconsciemment m’attirait,
m’intriguant irrésistiblement parce qu’elle est la dernière révélation divine.
Elevée dans la plus pure tradition catholique,
j’ai toujours cru en Dieu. La foi relève de l’indicible, et l’élévation spirituelle à laquelle j’aspirais
était celle du cœur.
A l’adolescence, mon élan vers Dieu se traduisait par une profonde quête de
sens, et une litanie de questions critiques dont j’abreuvais ma chère maman, au
demeurant très pieuse, au sujet de notre religion.
Jusqu’au jour où j’ai dû me rendre à l’évidence
: je croyais en Dieu, mais je rejetais le dogme catholique.
« Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu’il est partout chez Dieu »
C’est
par ces vers que Victor Hugo a fait son entrée dans ma vie à l’âge de quatorze
ans, provoquant en moi un choc et un émoi littéraires inégalés, qui depuis ne
se sont jamais taris.
Cet
immense poète romantique, ce dramaturge, ce romancier à la stature
incomparable, cet artiste du verbe, virevoltant avec les mots, cet homme engagé
a su toucher l’intériorité de mon âme. Son culte ineffable à Dieu, son amour
absolu de la nature, de l’humanité, et de l’univers ont résonné en moi avec une
rare intensité.
Je ne crains pas de dire que son
œuvre magistrale, ses interrogations les plus intimes,
sa proximité unique avec Dieu m’ont révélée à la foi, tout en développant
progressivement mon intérêt pour l’islam.
Au panthéon de mes auteurs favoris, Hugo m’a
accompagnée tout au long de ces dernières années, et lorsque j’ai appris qu’il
s’était peut-être converti à l’islam, une certitude inébranlable m’a peu à peu
envahie : je ne devais écouter que mon cœur, et faire abstraction des préjugés les
plus funestes et destructeurs qui allaient bon train dans ma sphère
socio-professionnelle.
« Et puis laisse ton cœur ouvert !
Le cœur, c’est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être ! »
Oui, laissons nos cœurs ouverts à l’autre, dans
toute sa différence et son individualité.
La quintessence du message du Coran ne nous enjoint-elle
pas à faire de nos différences une vraie richesse, à nous « entre-connaître »
pour ne former qu’une seule et même communauté, celle de l’humanité.
Quelle ironie cinglante d’observer qu’à l’heure de la multiplicité des circuits
de communication, entreprendre la simple démarche d’apprendre à connaître son
prochain, de le respecter, d’échanger avec lui, constitue une véritable gageure
pour nos sociétés occidentales !
J’ai franchi le pas de la conversion il y a un
an de cela. Ce pacte scellé avec Dieu m’a procuré une source inestimable de plénitude,
de sérénité et d’apaisement, comme une renaissance de l’âme.
En effet, après avoir été confrontée à la
condamnation et l’ostracisme implacables d’un environnement relationnel médusé,
aux yeux de qui j’incarnais l’exemple atypique à marginaliser d’urgence – la
conversion à l’islam d’une femme occidentale, indépendante, autonome, cadre,
sportive, passionnée par la culture, les voyages, bref une française de son
temps - je m’engageais enfin spirituellement.
Après une longue phase de réflexion, de
maturation, au cours de laquelle je me dois de le reconnaître
« 2001 », le terrorisme et le poids du patriarcat ont été autant de
facteurs de doutes et de questionnements, je choisissais enfin ma voie.
Si vous me croisiez aujourd’hui dans la rue, vous
verriez qu’aucun « signe ostentatoire » ne me distingue, et que rien
dans mon attitude n’indique de prime abord que je suis musulmane. Il faut
dépasser le carcan réducteur des apparences pour discerner l’âme de croyante
qui m’anime.
Certes,
je le concède avec amertume, je me vois aujourd’hui contrainte de donner le
change en permanence dans ma vie quotidienne et professionnelle, et de jouer à
ce que je ne suis pas, à ce que je n’ai jamais vraiment été...
Face à ce que je qualifie d’inquisition inique et anachronique qui sévit de
manière intolérable au « pays de Voltaire », permettez-moi de clamer non
pas un « J’accuse ! », mais un humble « Je
déplore ! » :
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Je
déplore que notre classe politique, nos élites intellectuelles et les grands
décideurs des médias français se rendent complices d’une stigmatisation orchestrée
de l’islam et de ses fidèles, en conditionnant l’opinion à travers des
représentations systématiquement négatives qui tronquent la réalité, abusent
nos concitoyens, et au final déchaînent les passions.
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Je
déplore que notre pays ne favorise pas l’émergence sur le devant de la scène d’une
nouvelle génération de français musulmans, de toutes origines, susceptible
d’apporter une réelle plus-value à notre société tant sur le plan intellectuel,
politique, économique que scientifique, et pas uniquement sportif… (c’est une
férue de sport qui parle…)
-
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Je
déplore que l’on entretienne la peur pour mieux régner, que l’on caricature
pour mieux humilier, que l’on exclut pour mieux affaiblir.
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Je
déplore que les bienfaits de la loi sur la laïcité soient dévoyés pour être érigés
en doctrine au détriment du spirituel, quel qu’il soit.
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Je
déplore qu’en cette période de crise économique sans précédent, ceux qui nous
gouvernent continuent de nous manipuler en surmédiatisant des
« affaires » qui ne sont que des leurres.
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Je
déplore enfin que l’essentiel soit perdu de vue : l’universalité de nos
civilisations, de nos cultures, de nos religions, de nos langues, du sens même
de notre existence.
Par-delà la brume épaisse du sectarisme et de
l’islamophobie qui couvre, menaçante, notre horizon, je veux plus que jamais
croire que le cœur de chaque homme, de chaque femme, peut à tout moment
transpercer le rideau de l’indifférence, de l’ignorance et de la haine, pour rayonner.
Commentaires
Après la lecture de ce témoignage vibrant de la soeur Fabienne ; qu’est ce que on peut de dire de plus , sauf sobhana allah al’adhime . On va pas la féliciter d’avoir rejoint la communauté des croyants (al’mouslimines), c’est parce que , si elle l’a fait , c’est avant tout pour l’amour d’ALLAH et de son messager , et non pas pour nous faire plaisir . Mais ce qui est intéressant à voir à travers ces conversions qui sont de plus en plus nombreuses , malgré le contexte et le dénigrement qu’on connait tous , c’est le miracle de l’islam . Force et de constater que des signes de tout ce que ALLAH sobhanaho a prescrit dans le saint CORAN , et ce que le prophète (ص) a prédit dans sa sounnah , se réalisent chaque jour . ALLAH ne dit-il pas , qu’il guide qui il veut vers le chemin de la rectitude !! et le prophète (ص) de nous dire il y a 15 siècles de ça , que l’ISLAM arrivera partout sur cette terre là où le soleil brillera !! ma cha’a allah : à méditer . (moha)
très émouvant !!que Dieu te protège !! Ali Ammar Abdelhamid d’Algerie
Beau témoignage !! Courage et bienvenu chez les muslims.
Magistral, vraiment ! Tout un chacun se retrouve dans une partie de votre histoire.
Macha’Allah !Bienvenue à toi ma soeur.Un message très émouvant qui prouve qu l’être humain et un,et que le message divin de l’Islam est universel.Ce témoignage sincére venant du coeur,est un message d’espoir autant pour le musulman que le non musulman.Mais je voudrais poser une questions:combien sont ils ceux qui tous les jours doivent donner le change et faire paraître ce qu’il ne sont pas,et jusqu’à quand ?Un silence,une souffrance que parfois personne ne soupçonne.Chacun vit son Islam du mieux qu’il peut,mais un jour il faudra bien que justice soit rendue à toutes ces âmes éprises de DIEU.Qu’ALLAH nous guide et rafermisse nos pas.
salam alaikoum,
quelle sincérité ! et quelle générosité !!!!je suis très heureuse pour vous , ma soeur, que vous ayez trouvé la plénitude dans l’islam ....Islam de mon coeur , islam de mes tripes, islam de mon être tout entier ....vous m’avez ravie avec un tel témoignage ...
l’islam ainsi que le coran sont destinés, à ceux qui méditent , qui se posent des questions ....vous avez médité, creusé et Allah vous a guidée vers la voie du vrai bonheur ...le bonheur d’ici-bas et de l’au-delà ....Quant à l’islamophobie ambiante bien qu’elle soit entretenue par les ennemis de l’islam, elle n’empêche pas et n’empêchera jamais des personnes comme vous, dotées d’une clairvoyance et de grande intelligence, de percevoir l’essence, la beauté et la profondeur du message islamique....
merci pour votre témoignage...
Un temoignage éblouissant. L’islam est un formidable élan du coeur. Une conversion réfléchie, une sincérité évidente, quel texte !
Ce texte est d’une grande force, il vient nous rappeler qu’il existe des conversions en France qui viennent de milieu qu’on ne soupçonne pas. Celui de cadre supérieur, cultivé… L’Islam dans sa grandeur interpelle tout à chacun.
As salam anlaykounna
Je remercie Al Haq d’avoir pu te lire..sois la bienvenue dans la Oumma du Prophète (sws)..qu’Al Djabbar te préserve et nous préserve tous et toutes..sur ce fi amani Llah
As salam anlaykounna
Je remercie Al Haq d’avoir pu te lire..sois la bienvenue dans la Oumma du Prophète (sws)..qu’Al Djabbar te préserve et nous préserve tous et toutes..sur ce fi amani Llah
Magnifique témoignage Fabienne.
La foi est à l’intérieur pas à l’extérieur.
Ce témoignage n’est qu’un témoignage et chacun doit trouver son chemin dans les religions ou dans d’autres voies .Les différences font la richesse de notre monde.Mais si certains voient des signes pour que L’Islam arrive partout ou le soleil brillera ou brille ;alors je suis inquiet d’un tel message pour les non musulmans .Continuer a penser qu’une seul religion doit dominer ,c’est un message de haine qui n’est pas dans les dessains
du tout puissant ni dans la réalité du monde.Ce genres de messages ne font que conforter la méfiance vis a vis de l’Islam.Le modérateur devrait intervenir
pour que l’image de oumma.com ne soit pas assimilé aux extremistes.
.
Salam,
Bienvenue Fabienne !. Je connais plusieurs européen(nes) dans votre cas et leur histoire,à chacun(e) mériterait d’être connue tant elles sont toutes assez extraordinaires.
Cependant, en toute sincérité, je ne vous souhaite pas de rencontrer des "Omar" sur votre route.
Vous êtes dans l’"Axe", tout se mettra en ordre selon les dispositions propres à votre histoire, votre nature, à l’état de votre âme.
Nous aurons compris que "les commandements" dont parlent les "Omar" se résument en fait à un seul commandement : "mettrez le foulard" !.
Tt mon respect Madame !
Bienvenue chère Fabienne. Votre texte m’a touché. La foi en Dieu est au fond de soi, elle n’ a pas besoin d’apparence pour se voir ou se vivre.
Salam ’Alikoum/bonjour/salut
..Puisse DIEU t’ajouter parmi la gelée royale de cette pseudo-oumma...par l’intérmédiaire de ta trés belle plume..
...Des frissons ont envahi mon coeur..et mon corps en lisant ce témoignage...criant de sens et de vérités !!!
Respects et mes hommages !
Cordialement et fraternellement.
Un algerien.
Salaam aleykum,
Bienvenue dans la communauté, Allah swt guide qui Il veut !
Karim
Londres
SALAM,
TRèS TOUCHANT CHèRE MADAME, VOTRE HISTOIRE ET VOTRE MANIèRE DE RAPPORTER LES ÉVèNEMENTS. ON SE CROIERAI DANS UNE HISTOIRE DE FEE. BIENVENUE A VOUS, ET QUE DIEU VOUS ECLAIRE DE SA LUMIèRE INEPUISABLE.
cé vrai cé tout à fait beau votre message fabienne.& espérant que la communauté s’agrandit de jour en jour.
Chère Fabienne,
Votre témoignage est touchant et devrait nous servir d’exemple à nous, nés musulmans sans l’avoir choisi. Nous devrions tous revoir notre foi, l’analyser, la retrouver et nous convertir en pleine conscience de nos choix. Notre foi ne pourra qu’en être embellie d’amour envers Allah et les autres.
Sihem
Très beau témoignage et tellement bien écrit qui me rappelle une anecdote. Il y a 10 ans environ, je travaillais dans une société de Consulting à Londres. Dans cette société je fis la connaissance d’ une jeune française originaire de Mulhouse qui occupait le poste de Directrice de la communication. Nous avions de très bons rapports et n’avions jamais abordé la question de la religion. Un jour en me promenant dans les rues de Londres, je la croisais portant le hijab. Devant mon étonnement, elle me révéla s’être convertie à l’Islam depuis 2 ou 3 ans et que pour ne pas avoir de problème dans la société pour laquelle nous travaillons, elle se couvrait la tête d’un simple bandana,. Fidèle à ses convictions, elle quitta la société peu de temps après pour pouvoir vivre librement son Islam. Le hasard est tellement curieux que quelques années, plus tard, je rencontrais au Caire un Anglais converti à l’Islam. Nous fîmes connaissance parlions de religion. Il me complimenta pour ma maitrîse de la langue anglaise et je lui dis que j’avais vécu quelques années à Londres et avais travaillé pour cette fameuse société. Il fut surpris et m’appris que son épouse française avait travaillé elle aussi pour cette société. Je compris tout de suite de qui il s’agissait. Lui et son épouse étaient venu au Caire pour apprendre l’arabe. La vie est tellement incroyable.
Salam,
tout d’abord louanges à Dieu de nous avoir éclairé le chemin et promis le Paradis comme présent et récompense.
Chère soeur, j’ai envie de vous dire bienvenue dans la communauté muslmane qui de nos jours doit doubler ses efforts pour être au niveau de la révélation et s’élever spirituellement comme Allah nous l’a recommandé.
Trouver son chemin est la première étape mais demeure la plus importante celle de maintenir la flamme allumant et éclairant le coeur.
Fi amane Allah
Au nom D’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
110:1 : Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire,
110:2 : et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah,
110:3 : alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c’est Lui le grand Accueillant au repentir.
Machaa Allah
Bismi Allah El Rahman El Rahim
Idha Jaa Nasro Allah Wal Fateh Wa Raïta Nass Yadekhoulouna Fi Din Illahi Afouajane Fa Sabih Bi Hamidika Wa Starhfirhou Inahou Kana Tawaben.
Sadaka Allahou El Adim.
Innad dîna ’indallahil islam.
La religion agréée auprès d’Allah c’est l’Islam.
Allah guide qui Il veut. La hidâyah c’est un cadeau exceptionnel de Dieu. Louanges à Allah Qui vous a guidée. Qu’Il nous garde tous sur ce sirât moustaqîme.
Ce temoignage est empoignant. En espérant que nos élites politiques en prennent conscience. Qu’Allah dans son infini Miséricorde vous protège... vous et vos proches Amin
al hamdoulillah rabbi al-alaamin
SALAM ALIKOUM En premier lieu je vous dis L’islam et les musulmans ont besoin de personne comme vous ….. Je suis un algérien très touché par cette déclaration et je vous dis que l’Algérie n’est pas encor indépendante, et le jour ou elle le serra, soyer sur que vous êtes la bien venue autant que musulmane, peut import d’origine pieds noir ou pas car l’islam c’est la seul référence, et ouvert à toutes les civilisations …. ma sœur votre témoignage est émouvant et votre histoire , je pense qu’elle vient de commencer, le chemin est très long et plain d’ obstacles de différents type et à tout les plans commençant par les musulmans à travers le monde qui ne reflète pas le vrais visage de l’islam ,et terminant par la guère déclare partout dans le monde Ma sœur , vous êtes une personne très cultive alors si vous permettez je souhaite que votre conversion soit positive et non passif c’est-à-dire avant tout il faut que vous soyer en contact avec des élites musulman pour être bien informer et formé et pour quoi pas crée une association culturel pour toute personne ayant la volante de se converti pour les aider et les bien envelopper, et au même temps vous donner a votre islam un but et une vie , … Que dieux te protège in challah Salam alikoum
salam chère soeur
j’ai été particuliérement ému à la lecture de votre touchant témoignage, d’autant plus que comme vous j’ai vécu dans ce beau pays , dans des circonstances différentes . arrivé en 1956 en tant que militaire je décidais d’y rester aprés mon service . en 1962 j’ai du me résoudre au retour sur la métropole . Cette période a été ma premiere découverte de l’Islam , mais également mon premier contact avec la misére et l’injustice. Quelques années plus tard , profondément marqué par ma rencontre avec l’islam je me convertissais à cette belle religion de paix et de tolérance ce qui n’a pas été simple sur le plan familial et amical . comme vous je viens d’un milieu trés catholique et beaucoup de membres de ma famille ainsi que des prétendus amis se sont détournés de moi . pour ma part l’islam m’a apporté la sérénité , l’écoute de l’autre , la patience et la tolérance . je vous remercie pour ce magnifique témoignage . Que Dieu vous bénisse et vous aide en toutes circonstance . Youssef
Témoignage sincère d’une âme en quête de sens. C’est la marque des nombreux convertis à l’islam de mettre en évidence que l’adhésion à cette religion a lieu souvent après le parcours de nombreuses étapes et le passage par d’autres spiritualités. Comme si enfin de compte, l’embrassement de l’islam coïncidait avec son caractère d’ultime et dernière révélation. Ne dit-on pas souvent que le retour aux sources est parfois signe d’aipaisement de l’âme, de compréhension de plus de sens dans une vie où l’insensé peut paraître une matrice ?
En tous les cas, cet énième témoignange s’inscrit dans la longue lignée de ceux et celles qui pérégrinent naïvement dans les eaux troubles de l’existence. Merci.
@ soulaymen : où vous avez vu dans la citation que "l’ISLAM arrivera là où le soleil brille" un intégrisme ou une menace pour les non musulmans ??? il faut savoir lire et comprendre le message islamique avant de venir ici nous dire n’importe quoi .Par ce hadith Le Prophète(ص) voulait à l’époque dire à ses compagnons qui s’impatienter d’aller apporter et propager la parole de ALLAH aux quatre coins de la terre . Aujourd’hui est ce que tu peux nier l’évidence que l’ISLAM se trouve là ou le soleil brille ??? Mais cela ne veut pas dire qu’il faut convertir tout le monde ; bien au contraire ; je dois rappeler à ton ignorance que ALLAH s’il voulait ; il aurait fait de nous une seule communauté . La présence de l’ISLAM partout où le soleil brille ; c’est que au dernier jugement personne ne peut pas dire ; je ne savait pas ; puisque on est témoins sur eux de même que le prophète(ص)l’est sur nous . ALLAH guide qui il veut vers le chemin de la rectitude , chemin illuminé de son "annour" (lumière divine) qui mène au paradis . Et chacun est libre de croire ou de ne pas croire , comme nous le rappelle souvent ALLAH dans son saint livre le CORAN . Fraternellement moha
Chère Fabienne Marti
L’Islam et les musulmans ne peuvent que s’énorgueillir de compter dans leurs rangs des êtres qui, comme vous, ont pu trouver la voie du salut par eux même. Ce n’est pas évident dans un monde et à une époque où l’Islam subit les affronts les plus invraisemblables (je partage votre avis quand vous parlez d’inquisition). Mais Dieu est grand et veille au grain. Demandons lui tous ensemble de renforcer notre foi et de nous guider et de nous pardonner nos erreurs. Leïla d’Alger
Féliciations Madame Fabienne,
Comme vous êiez convaincue que c’est la religion la plus pure, dont le livre sâcré n’a jamais subi de déformation, malgré maintes tentatives ; alors bienvenue dans le royaume des croyants de Dieu ; continuez avec le coeur plein de bonté et de générosité envers ses semblables humains.
chère Fabienne,
merci pour ce témoignage ! je vais vous faire une confidence : je me suis moi-même re-converti à l’Islam, après 20 ans environ d’"éloignement" du "bercail" ! mais cette fois-ci, j’ai choisi l’Islam librement, en conscience, après avoir pensé, réfléchi longtemps et fini par comprendre rationnellement que je n’étais pas la cause de mon existence... alors vous voyez chère Fabienne, même un Musulman peut se (re)convertir tardivement et après beaucoup d’hésitation, de doutes ! avec ma femme et certains amis non-musulmans, ça n’a pas toujours été simple non plus... mais c’est une épreuve potentiellement bénéfique pour nous et pour eux car la différence est un ferment de tolérance. Aujourd’hui, je vis toujours plus harmonieusement mon Islam avec autrui et au sein d’un environnement non-musulman. L’Islam est pour moi avant tout un état, un être-au-monde, et non pas une identité culturelle, c’est pourquoi je pratique de manière discrète, dans le secret de mon coeur. Je crois que l’intimité entre Dieu et Sa créature est le coeur vivant de l’Islam, Allah n’a pas besoin de pub ! Il n’a même besoin de rien ! c’est nous qui sommes les pauvres envers Lui...
bon chemin Fabienne ! et merci encore d’avoir partagé avec nous votre expérience.
salam aleykoum
Soufiane
Très chère soeur en Dieu,
Chère Fabienne,
Ton témoignage est beau comme l’issue d’un beau voyage du coeur vers son origine et qui (re)trouve dans son port d’attache la sérénité oubliée. La vie, pleine et entière, arrimée ainsi à son sens vrai, peut alors (re)commencer et s’épanouir.
Combien d’entre nous sont passés par là ? beaucoup et à coup sûr, la plupart.
Dans ton témoignage nous sentons aussi à travers ton vibrant - et ô combien juste et objectif - "je déplore", une tristesse et peut-être sûrement une douleur. Ici encore, comment ne pas nous reconnaître nous-même à travers les accents de cette juste indignation ?
Ayant un peu plus de pratique dans notre belle religion universelle qu’est l’Islam, je peux te suggérer un auteur remarquable que tu connais peut-être déjà (au-delà des grands maîtres musulmans : Ibn Arabi, Al Ghazali, Jalal-ou-dine Rûmi, Abdel Qadir Gilani, l’Emir Abdel Qadir l’Algérien, etc...) et dont l’oeuvre toute entière constitue pour certains d’entre nous (la plupart de ses ouvrages, pourtant écrits dans un style très clair et pédagogique, peuvent paraître quelque fois difficiles à suivre du fait de l’exercice de la transmission des connaissances traditionnelles et de leurs développements explicatifs ; faisant appel le plus souvent à la symbolique sacrée traditionnelle et universelle) une formidable aide pour mieux nous faire comprendre (et accepter, d’où la grande aide) ce qui se joue réellement de toute éternité humaine et plus particulièrement depuis l’avénement du « monde moderne » (situé grosso modo à partir du règne de Philippe Le Bel et qui continue aujourd’hui sous l’étendard de la mondialisation ou globalization) et dont notre époque actuelle connaît les signes les plus prononcés et les plus visibles ; pour l’instant ! (comme dirait Homère Simpson ; je te recommande aussi le film des Simpson’s dans un autre registre, mais pas si éloigné in fine au-delà des apparences...).
Cet auteur est René Guénon (Blois 1886-Le Caire 1951) ; appelé également le cheikh Abdel-Wahid Yahia, l’ouvrage-sésame de son oeuvre intemporelle est sans consteste « la crise du monde moderne » ed. Gallimard NRF et/ou Folio Essais.
Reçois, très chère soeur, mes salutations les plus fraternelles.
Djamel Dabeldi
Au delà de ce beau témoignage, il est interessant d’y lire la détresse de Fabienne de devoir vivre cette foi de façon clandestine :"...je me vois aujourd’hui contrainte de donner le change en permanence dans ma vie quotidienne et professionnelle, et de jouer à ce que je ne suis pas, à ce que je n’ai jamais vraiment été...". Une souffrance palpable à travers ce texte. Elle doit maintenir sa foi cachée pour pouvoir la vivre pleinement. Cacher son amour pour Dieu pour qu’il puisse s’épanouir. Bien triste réalité !
Je me sens proche des propos de Fabienne Marti. A un certain niveau social, la conversion à L’islam passe très mal, on se retrouve rapidement soupçonner de sympathie avec l’intégrisme. On est rapidement incomprise. On en vient par moment à vivre sa foi de l’intérieur. C’est une réalité connue chère Amazone.
Il y a ici chez certains un certain nationalisme latent . Quelque que soit le sujet on trouve la référence incroyable d’un pays qui ; à ce que je sache n’est pas un exemple à suivre , et que je nommerai pas pour ne pas rentrer encore dans de polémiques sans fin , et même pour les références de grands savants de l’islam on vient greffer un intrus qu’on veut nous imposer comme étant un élément central de la pensée islamique . il ne faut jamais mélanger les genres . rester humble et même anonyme à l’image de notre nouvelle soeur Fabienne . un râleur
Je tiens à vous remercier très chaleureusement de votre accueil et de vos réactions, toutes plus riches les unes que les autres, qui me touchent infiniment.
Un grand merci aux intervenants d’Algérie, soyez assurés que vos témoignages de sympathie me vont droit au coeur.
Je ne vous cacherai pas que c’est non sans une certaine fébrilité que je me suis ainsi épanchée sur cette part très intime de moi-même, et je suis, à cet égard, particulièrement reconnaissante à la rédaction d’Oumma.com de m’avoir offert cette opportunité unique de m’exprimer.
A travers ce récit très personnel, j’ai souhaité mettre en lumière pour mieux la dénoncer une réalité sociale qui aujourd’hui ne confère pas le même statut, ni le même traitement à l’islam.
Toutes vos interventions nourrissent ma propre réflexion sur ce qu’il conviendrait de mettre en oeuvre pour faire évoluer durablement les mentalités, même si déjà de très nombreuses initiatives existent, dont le site Oumma.com est un exemple emblématique.
Prônant constamment le dialogue et l’ouverture, l’essentiel à mes yeux, au-delà de mon propre vécu, est de se donner les moyens d’aborder tous les sujets de société dits sensibles, sans tabous, et de soulever les vrais problèmes de fond qui minent le "Vivre Ensemble".
Que Dieu vous protège toutes et tous.
Très chaleureusement et fraternellement
Fabienne
A Hafsa : Je suis étonnée que vous soyez étonnée, vous écrivez : "Ce texte est d’une grande force, il vient nous rappeler qu’il existe des conversions en France qui viennent de milieu qu’on ne soupçonne pas. Celui de cadre supérieur, cultivé… " Parce que vous croyiez que ce sont les ouvriers en majorité qui se convertissent à l’islam ? Ou alors doutiez vous que justement des gens instruits et cultivés puissent se convertir ?
salamwaleykom chère soeur
je partage complètement votre point de vue, sur les différents pouvoirs qui stigmatisent notre religion sans chercher à la comprendre ni à la resituer dans un message de paix. sur la condition du converti, aussi, qui ne peut pas se dévoiler dans toute sa vérité sous peine d’être rejeté par des personnes qui ne connaissent pas, qui ne sont pas curieux des différences, qui ont de mauvais a priori sur l’islam. mais notre foi est un formidable outil pour ça : elle permet de distinguer les personnes ouvertes d’esprit avec qui on peut dialoguer, des autres. j’ai 23 ans et me suis aussi convertie il y a 3 ans. la route est longue et parsemée d’embûches, mais insh’allah notre Bon Dieu nous guidera vers le bien pour que nous ne nous détournions pas de cette chance qu’Il nous a offerte.
Merci pour votre témoignage.
Maâ’Salam
Salam aleykoum à tou(te)s.
Soeur Fabienne,
je ne saurai que vous souhaiter bonne continuation dans votre quête de Dieu -Exalté Soit-Il- dont la conversion à l’Islam ne constitue qu’une étape (toute charnière soit-elle).
Que Dieu -Exalté Soit-Il- continue d’illuminer vos pas, inchAllah.
Fraternellement.
@ yassine de Strasbourg :
ce site ne s’appelle pas Athée.com
mais Oumma.com.
Les sites pour les incroyants et les gens qui n’aiment pas le dinne ou encore ceux qui ont reniés leur religion, ils n’ent manquent pas, ne croyz-vous pas ?
Bien à vous
aww
bravo a toi vis bien avec ta religion et bievenue dans l islam une chose est sur malgres les epreuves tu ne seras pas perdante
c est dieu qui a promis
Ma chere Fabienne, je suis converti depuis 17 ans et par experience je te souhaite bien du courage ! L’Islam est selon moi une Religion tres souple mais tu vas rapidement découvrir que c’est pas du tout le cas des musulmans en général qui font tout leur possible depuis des siecles pour en faire une religion rigide ! Surtout ne te crois surtout pas obligée de t’"arabiser" ; l’Islam, pour moi , n’est pas la religion des arabes mais la religion de l’Homme !
Fraternellement. Abdel Wahid
salamo halaikom ma soeur Fabienne ton témoignage m’a vraiment touché et ému je te félicite pour ta sincérité et ton courage de dire les choses tels quels sont bravo à toi KALLAH soit fière de toi tu es un bon exemple pour notre commun auté bienvenue parmis nous !!!!
Bravo Fabienne.Un très beau texte.Un compte-rendu magistral d’une expérience extraordinaire.Vous êtes la bienvenue dans cette oumma, qui ne s’est pas encore débarrassée des obstacles psycho-culturels qui l’empêchent de revenir à elle-même....
"Ce qu’il conviendrait de mettre en oeuvre pour faire évoluer durablement les mentalités"comme le dit si justement Fabienne qui s’étonnera peut-être de sa si soudaine entrée sous les ordres(c’est pour rire) : c’est d’interpeller le plus possible les politiques ,au demeurant les toucher pour qu’ils viennent débattre sur ce site.
Votre attachement à l’ISLAM et votre participation dans la Oumma,Fabienne donne à convaincre ,pour ceux et celles parmi les plus sceptiques, que DIEU dans son Infini Sagesse a doté l’homme du remède d’entre les remèdes:l’amour.
« Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens, et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n’importe quel grand homme de l’histoire moderne à Mohamed ? »
LAMARTINE
A vous relire.
chère Fabienne...je suis Linda M, fille de pieds noirs, nés à Oran, Melilla, Alicante...élevée dans le catholicisme...et qui a poursuivi la quête de sens...depuis mon amour pour l’Algérie jusqu’à voir en Islam objet de mes réponses aux questions profondes...il y a déjà 14 ans...
Je te remercie pour ton témoignage touchant, sincère et pour la 1ère fois si ressemblant au mien trait pour trait...tu as raconté ma vie, faut le faire !
désormais, n’oublies plus...,tu as une soeur qui te ressemble...(sobhanallah ...je le sais...waw, ça chamboule mon esprit et mon coeur)
c’est trop bien, quand je pense...
ps : à mes parents, je vous aime.
C’est intéressant, en effet les anecdotes que l’on peut lire du côté d’Oumma.com. Ainsi en est-il d’abord du témoignage de Fabienne, qui évoque le rôle de Victor Hugo dans le recentrage de ses préoccupations d’ordre supérieur. J’ai moi aussi connu le doute le plus sérieux (grâce) à là lecture de Victor Hugo. Et puis il y a le témoignage amusant de Farid qui raconte comment il a retrouvé au Caire sa mystérieuse Directrice de la communication connue à Londres. Il faut dire que Le Caire est un lieu particulièrement propice aux rencontres que l’on aurait tort de mettre au compte d’un simple hasard, mais dans lesquelles il faut plutôt voir, selon les mots d’André Breton, l’obéissance "à une cause d’apparence cosmique".
cher fabienne, que dire si ce n’est bienvenue dans l’amour de Dieu, j’ai beaucoupe de respect pour les personne qui comme vous sont a la recherche de la verite, je ne doute qu’il difficile aujourd’hui de se faire une idée de l’islam surtout lorsque l’on cotoi tres peu de musulman sincere, en dehors des reportages et des critiques ou insultes répété des médias, mais vous avez reussi a passer au dela de tout cela pour ne recherchez que la verite et pour cela j’ai un immense respect pour vous et votre chemin, je vous souhaite de vous epanouir dans la religion et de ne plus devoir vous cacher parce qu’il est certes difficile d’avoir une double vie, mais courage fabienne Dieu est grand et l’etre humain n’est qu’une poussiere dans cet univers immense
@ Djamel Dabeldi, c’est tout bien ce que vous dites, et je souhaiterais que nous puissions avoir ici un article sur Guénon. C’est un maître en effet, mais qu’il convient pourtant de replacer dans le contexte de son époque. Autrement dit, tout n’est plus bon à prendre sans réserve, car un peu daté ou démenti. Mais son constat originel, sur la Crise de l’Occident (si pas Philippe le Bel, ne peut-on remonter à Aristote contre Platon ?), est d’une parfaite actualité.
"Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche dans laquelle se trouve une lampe. La lampe est dans un verre. Le verre est comme un astre resplendissant. Elle tire sa flamme d’un arbre béni, un olivier qui n’est ni d’orient ni d’occident. Peu s’en faut que son huile n’illumine sans même que la touche le feu. Lumière sur lumière ! Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah fait des symboles pour les hommes et Allah connaît toutes choses"
(Cor. 24 : 35)
Réaction emprunte de respect comme ce témoignage : Pourquoi spontanément la réponse aux maux de la civilisation est-elle toujours ou presque, une préférence à une religion au lieu de choisir l’engagement, l’athéisme et la politique ?
Comment se fait-il que pour être en paix avec soi-même, il faille continuer d’ignorer le communautarisme que constitue un groupe religieux quel qu’il soit ? Qui dit groupe d’un coté, dit groupe de l’autre et toujours affrontement à la fin. Votre témoignage est présenté comme beau et il est surement sincère. Mais il suffit de la doctrine théocratique pour seule et unique voie pour l’humanité. Au nom de dieu, on créa l’état d’Israël. Au nom de dieu, des hommes et des femmes se sacrifient physiquement pour certains mais moralement et intellectuellement pour des millions d’autres. Au nom de dieu, Hitler déporta les juifs. Au nom de la morale chrétienne, on sacrifia les peuples amérindiens et réduisit ceux d’Afrique à l’esclavage. Au nom de dieu, il y eu la guerre en Bosnie. Au nom de dieu, il y aura toujours des fautes commises qui trouveront justifications "divines". Mais ce sont les hommes qui commettent des erreurs et qui manquent de courage à l’admettre. Il est venu le temps de l’Homme, de la Femme et de la vie en générale, comme seules divinités en ce monde.
Salam,
Fabienne, votre conversion à l’Islam est un contre-exemple à la théorie (de certains pseudo-sociologues surmédiatisés) selon laquelle l’Islam est un refuge pour les déshérités de la société. En réalité, le phénomène de la conversion à l’Islam touche toutes les couches de la société : les ouvriers, les fonctionnaires, les médecins, etc... et même certains hommes/femmes politiques.
Votre témoignage est très touchant. Dieu a désigné les convertis à une place éminente, ils entrent au paradis avant les autres.
Aussi, j’espère sincèrement que vous aurez très bientôt la possibilité de visiter l’Algérie et pourquoi pas d’y vivre si tel est votre souhait...
Wassalam.
Waglioni , vous écrivez, à propos de Guénon : "tout n’est plus bon à prendre sans réserve car un peu daté ou démenti".
Chez Guénon, il y a plusieurs niveaux de lecture possible, de compréhension possible. Il faut le relire pour s’en rendre compte surtout chez ceux qui sont engagés dans une voie puisque l’on sait que cette connaissance ne s’acquiert pas à l’Université mais par la pratique rigoureuse, assidue et sincère des rites religieux et sacrés.
La structure même de ses textes - et vous savez ce qu’il pensait de l’esprit de système - en est, à ce titre, un exemple, notamment les petites niches de savoir, essaimées ici et là, en spirale, à la manière d’Ibn Arabi (cf.les travaux de Michel Chodkievitch).
Bref, pour ne pas nous étendre sur un sujet difficile, permettez-moi juste de vous poser la question : de quels démentis s’agit-il ?.
Post-scriptum pour Waglioni : selon Guénon, la "déviation moderne" aurait commencé à l’époque de Philippe Le Bel, notamment par l’élimination de l’Ordre des Templiers et par le premier sacrilège sur la Monnaie. L’Ordre normal en aurait été modifié, renversé (la fameuse révolte des Kshatrias, transposée à la tradition Chrétienne).
Wa Salam.
Témoignage à la fois sublime et émouvant !!!Fabienne, vous avez une très belle plume MachaAllah !
Au fait, à propos de Victor Hugo, je vous invite tous à lire le magnifique poème qu’il a écrit sur notre Prophète (saw):je suppose que personne ne l’avez pas étudiez à l’école !
salam wa rahma
ton article est admirablement bien écrit bravo je te conseille vivement le livre du dr Al ’Ajami " que dit vraiment le coran" ( voir pub en regard de ton article )
je l’ai lu et relu ,il répond à tes questionnements inshaallah
une convertie française comme toi
Frédéric, la plupart de ceux qui ont déclenché les guerres que vous citez se cachaient devant un seul Dieu : la cupidité !.
Quant au culte de l’homme, de la femme, vous n’êtes en peu en retard ?.
A Frédéric Omnès : Non je crois que vous faites erreur ce n’est pas au nom de Dieu que tous ces crimes ont été commis c’est au nom du fric, du pouvoir, de la prétention et de l’ignorance. Dieu n’a rien à voir la dedans.
Félicitations à l’auteur qui semble avoir trouvé sa voie.
Je suis toujours intéressé par ce genre de témoignage, car en ce qui me concerne, après une déjà longue vie, j’ai plutôt des sentiments très partagés sur les religions, donc je suis impressionné par ceux ou celles qui après de longues démarches personnelles et intérieures se convertissent à l’une d’entre elles.
Mes doutes viennent de l’histoire des religions (je ne parle que des grandes religions monothéistes)où l’on voit que si Dieu à fait l’homme (c’est un vrai postulat de la foi), on voit aussi que c’est l’homme qui a fait les religions. J’entends déjà les protestations, mais la pluralité même des religions, leurs racines profondes, et leur histoire sont complètement humaines. Ceci n’enlève rien à leur mérite, à leur valeur, à leur spiritualité et même à leur vérité. Mais elles font toutes appel à une révélation divine à des hommes qui ont ensuite transmis le message divin. En épurant les textes des considérations sociales des époques de révélation, le message n’est pas fondamentalement différent et témoigne d’un humanisme et d’un amour des autres, entre autres.
A partir de ces bases de croyance, de spiritualité , et d’humanisme, ce qui les diffère tient essentiellement aux moyens d’y parvenir.
Je pense qu’il y a Dieu, mais je pense que s’il existe, il est unique. Et il doit faire preuve de beaucoup de tolérance et d’affection pour passer au-delà des divergences des religions qui sont sensées être en quelque sorte des chemins jusqu’à lui. Pour lui, j’imagine que quand une femme ou un homme se tourne vers lui, il ne s’attache pas à la manière avec laquelle on l’approche, mais à ce qu’il y a dans son coeur et dans son âme.
Je mentionnais l’histoire et je me demande ce que pense Dieu, s’il existe, des conflits qu’on a créés en son nom (les croisades entre autres), les massacres qu’on a perpétrés pour imposer sa conception de la foi, et à l’extrémisme religieux, quel qu’il soit, qui n’est qu’un prétexte à toutes les vilénies humaines.
Donc, l’auteur a trouvé dans ce bouillonnement très humain, la voie vers la Lumière, c’est une grande et belle chose. Beaucoup de femmes et d’hommes, et dans toutes les religions, ont trouvé la voie vers cette Lumière. mais pour être différents, leurs chemins sont tous certainement parallèles et vont donc tous dans la même direction.
@Souâd, je ne sais pas si c’est ici le lieu d’en discuter au fond (comme disent les juristes), d’autant que les principales critiques que j’aurais à propos de Guénon portent sur des points précis mais qui m’ont déjà valu d’être censuré. L’un des points, sur lequel je ne m’étendrai pas car je veux simplement vous répondre et que c’est vous qui abordez le sujet, est celui de la culture "franc-maçonne" de Guénon. L’autre est son attachement à un certain judaïsme. N’en disons pas plus, juste pour voir si cela passe. Merci au modérateur : je n’ai rien dit ici qui mérite la censure.
Le débat progresse à une allure prodigieuse,il nous mène vers son voyage initiatique.
Des années d’Algérie à l’époque des croisades,quelle bond dans l’histoire qu’il nous faille étudier.
Qui n’a jamais été censuré "me jète la pierre".
sans censure pas de question et
sans question ,pas de réponse .
Bonsoir louanges a ALLAH ..SHL ..LE BON CHEMIN SE DISTINGUE DE L ERRANCE ...HAMDOULILLAH
A propos du cheikh Abdel Wahid Yahia ou René Guénon.
à Waglioni, et Souad et ... à « râleur » (probablement).
Je ne suis sûrement pas le plus qualifié pour parler de l’oeuvre de Guénon compte tenu des nombreux auteurs contemporains qui continuent de produire des ouvrages très intéressants dans son sillage. Néanmoins, je peux apporter quelques éléments rapides en tant que contribution à cette réflexion.
René Guénon a connu de manière approfondie, de plusieurs manières mais surtout par la pratique et son immersion personnelle dans les différents cercles concernés, la plupart des courants et doctrines spirituelles - lesquels étaient très riches et prolixes à son époque probablement pour des raisons - ou plutôt des déraisons devriont nous dire - historiques (entre les trois guerres franco-allemandes et dont les deux dernières devinrent mondiales). Son oeuvre entière en témoigne. Concernant la franc-maçonnerie, il a exprimé assez clairement qu’en définitive, cette dernière avait cessé d’être une voie de réalisation spirituelle - si elle l’avait été un jour par le compagnonnage ou la quête d’accomplissement entier de soi - dès lors qu’elle avait perdu son caractère opératif pour devenir essentiellement spéculative (y compris dans l’ordre des contingences sociales et économiques si on me permet cet euphémisme). Et concernant l’autre aspect évoqué par Waglioni, il me semble qu’il faut bien s’attacher et bien réfléchir au sens de ce que Guénon qualifiait à chaque fois que nécessaire de « nomadisme dévié ».
Un dernier point peut-être ici, concerne la filiation spirituelle que plusieurs auteurs contemporains ont su établir avec beaucoup de pertinence (Charles-André Gilis / Abder-razzaq Yahia notamment après Michel Valsan / Moustapha Abdel-Aziz) reliant Ibn Arabi, l’Emir Abdel Qadir et René Guénon dans le grand dessein de Dieu.
Peut-être pourrais-je proposer à la rédaction d’oumma.com un article sur Guénon mais la tâche est ardue compte tenu des ouvrages de qualité qui s’en acquittent parfaitement ; le dernier paru en français en 2007 et dont je viens de terminer la lecture est remarquable de synthèse et de profondeur mais plus encore, car il a été écrit vers 1974 par le cheikh Al Azhar, le Dr.’Abd-al-Halim Mahmûd sous le titre « Un soufi d’occident : René Guénon » aux éditions Albouraq/GEBO.
Merci encore à Fabienne (et toujours à oumma.com), qui a travers son témoignage, nous a permis, une fois de plus, ces beaux échanges.
Qu’Allah nous guide et nous protège tous et toutes ! Amine !
Djamel Dabeldi
Réponse à Waglioni : Je ne trouve pas dans l’oeuvre de Guénon vos deux affirmations. Peut-être l’ai-je mal lu ou la crainte d’être censuré vous a conduit à travestir votre réponse.
Je serais plus prudente que Mr. Dabeldi à propos de la F.M. (je pense notamment au(x) sens que revêt la rencontre entre Sidna Khidr et Sidna Moussa), d’autant que Guénon n’exclut pas la possibilité d’un retour à l’opérativité de cette voie, qualifiée par lui de légitime et authentique, avec le compagnonnage et, dans l’ordre exotérique, l’Eglise Catholique.
Quant au "nomadisme dévié", cela s’inscrit dans l’étude générale du "moment cosmique" et n’est donc pas dirigé particulièrement sur la Tradition Judaïque puisque l’"l’éloignement du Principe" concerne toute l’humanité.
Ma question à Waglioni porte sur le démenti.
Par ailleurs, je comprend qu’Oumma.com ne publie pas d’articles sur René Guénon. Au fond, je serais assez d’accord avec sa rédaction. J’en donne un petit exemple :
Prenons l’article de R.G. sur "la détermination qualitative du temps" où il démontre que le temps se contracte et "dévore" l’espace. Que deviennent les "slogans" de l’allongement de la durée de la vie alors qu’en vérité elle s’écourte "qualitativement" de plus en plus ; puis celui de (avec la crise, on peut le dire) "travailler plus pour gagner plus" alors que la solution réside dans un "travailler mieux" ?.
Ces questions devraient interpeller les chercheurs car, pour les autres, les voiles de l’illusion, retirés de façon brutale "ne ferait qu’accentuer le désordre", selon R.G.
Sans compter les erreurs d’interprétation qui sont innombrables (y compris, peut-être de ma part).
Et Dieu est plus Savant.
Wa Salam.
Pour répondre à Souâd : je m’en tiens strictement aux données que la science historique peut fournir pour, en effet, confirmer ou "démentir" les opinions ou convictions que nos aînés pouvaient avoir. Cela n’est pas contradictoire avec une attitude de défiance envers tout "scientisme", non plus que d’égard pour la personnalité de ces aînés. Ce n’est donc pas critique de Guénon, encore moins de sa démarche et de la voie qu’il a tracée (ou retrouvée). C’est en quelque sorte la critique de leur temps, des présupposés, idées-forces reçues, inertie de l’éducation et du milieu ambiant, etc, etc.
Les diverses campagnes archéologiques menées sur les lieux rendent bien clair, par exemple, que toute datation d’un quelconque royaume d’"hébreux" au Proche Orient avant -200 est totalement démentie. C’est une donnée récente que ce démenti, mais sur l’ancienneté du texte de l’Ancien Testament (Torah), Guénon ne pouvait ignorer que cela ne pouvait précéder la Septante, c’est-à-dire la période des Ptolémées. Par conséquent, parler de Tradition à propos du judaïsme constitue une contre-vérité, je veux dire que l’on peut spéculer à l’infini sur telle ou telle construction religieuse, mais que si les faits historiques viennent à manquer complètement, le minimum de précaution consiste à bien préciser qu’il s’agit de pure spéculation.
Et si la pensée de Guénon est prise en faute à ce propos, la raison en est très-certainement dans sa culture maçonnique. Et là, pour manquer de données historiques, on est un peu plutôt "posé là" !
Je précise à nouveau que j’ai le plus grand respect pour la vie et l’oeuvre de Guénon : sa lecture est encore pour moi une source inépuisable de vérité et d’approfondissement, et se confirme chaque jour un peu plus le bien fondé de son analyse de la crise du monde moderne et de la coupure entre l’Orient et l’Occident, qu’ils fussent spirituels ou qu’ils redeviennent géographiques. Mais j’imagine que Djamel Dabeldi peut en dire plus et mieux que moi.
Merci d’avoir répondu à ma question Waglioni.
Je note cependant que vous considérez comme "pure spéculation" toute "construction religieuse" et que seules les "données historiques" tiennent lieu, à vos yeux, de vérité absolue.
"Il fera de tels prodiges que même les awliya errahmane seront séduits, si c’était possible" !.
Cordialement.
Mais non, Souâd, ne prenez pas mes propos à rebours de ce qu’ils disent. Lorsqu’une construction religieuse (un phénomène humain, social, voire politique, redevable de la critique historique) est contredite par les données historiques ou archéologiques, alors il faut ranger cette construction dans une catégorie spéculative.
Cela ne revient pas à considérer, comme vous semblez l’avoir compris, comme "pure spéculation" toute "construction religieuse", ni que seules les "données historiques" tiennent lieu, à mes yeux, de vérité absolue.
Ou alors je ne comprends rien à la logique.
Au nom de Dieu le Miséricordieux par essence et par excellene.
Dieu est infaillible, quand on se tourne vers lui sincerement, il est toujours là et on n’est jamais refoulé.
Je suis né en Algérie deux ans après l’indépendance.Je suis fils de paysans analphabètes qui ne connaissaient que peu de choses de l’islam et qui ne m’avaient donc pas apporté d’éducation religieuse à proprement parler. Mes premières notions religieuses je les ai eues au collège auprès de certains de mes camarades de classe. J’ai commencé à faire les cinq prières à ce moment là plutôt par effet d’entrainement que par pure conviction. On m’enseignait à l’école Victor Hugo mais jamais on ne m’avait dit qu’il avait le moindre lien avec l’islam ou qu’il avait écrit un poème sur le prophète MOHAMED (PBDL) !
En 1983, je commençais mes études universitaires (médecine) à Constantine. Quelques mois plus tard je voyais ans un rêve que j’étais au tout début d’un chemin très large, plus large qu’une autoroute, droit et parfaitement illuminé alors que partout ailleurs c’était l’obscurité totale. Ce chemin,dont je ne voyais pas la fin, était limité de chaque coté par un mur qui comportait des portes noires les unes derrière les autres et bien ferméés.Une chaine tendue à mi-hauteur entre les deux murs limitait le chemin à son entrée.Deux de mes amis étaient de l’autre côté de la chaine et me regardaient avancer dans le chemin, un peu décalé sur le coté droit. Quand j’étais à hauteur de la deuxième porte, celle-ci s’est ouverte. Il y avait derrière cette porte, une femme toute sombre.Sans être sollicité, je suis rentré dans une pièce étroite et non eclairée. La lumière du chemin derrière moi me permettait de voir que la pièce était vide. Arrivé au fond de la pièce, je me suis retourné, la femme sombre était entrain de refermer la porte mais cette dernière s’est désolidarisée de son cadre ! la femme sombre, énervée, était décidée à la refermer. Elle a fini par la poser contre son cadre ce qui me permettait d’entrevoir un peu de lumière du chemin derrière.J’ai eu juste le temps de prononcer "Et alors ?" à la femme qui venait de se tourner vers moi et mon rêve s’arrêta là.
Personne n’était capable de me fournir une interpretation et je n’en voyais moi-même aucune. Des années se sont écoulées, je me suis éloigné de la religion, j’avais d’autres préoccupations, j’étais déçu par beaucoup de comportements attribués à la religion mais aussi par la qualité de l’enseignement et le climat social et politique qui regnait en Algérie à la fin des années quatre-vingts. J’ai donc décidé de quitter le pays dès la fin de mes études en 1990 pour aller poursuivre mes études à Grenoble et voir d’autres choses, découvrir d’autres personnes et d’autres milieux. Après quelques années je me suis aperçu que je ne trouvais toujours pas satisfaction mais je n’arrivais pas à définir exactement ce qui me manquait.Je suis parti quelque temps aux Etats Unis (1996) mais le résultat était le même, la sentiment de deception et de passer à coté de quelque chose de plus important, d’essentiel m’habitait toujours. De retour en France, j’ai décidé de faire le tri.j’ai essayé de savoir autour de moi, ce qui n’était pas toujours facile,s’il y avait des personnes qui partageaient ce que je ressentais mais ce débat n’interessait quasiment personne.J’avais (et j’ai toujours) le sentiment que les gens vivent dans un tunnel et qu’ils ne veulent pas ou qu’ils ne peuvent en sortir pour voir la lumière du jour.
Malgré les déceptions et l’errance, j’avais au fond de moi une une bonne opinion de Dieu et je pense que je n’avais jamais perdu la foi.
Après reflexion, observation et discussions, il me semblait de plus en plus necessaire de faire l’effort de connaitre le sens de ma vie et il fallait donc repasser obligatoirement par la religion. J’avais d’abord beaucoup lu de la philosophie, des auteurs connus...Je voulais eviter la religion tout simplement parceque ça me parraissait être la cause de beaucoup de conflits entre les hommes. J’ai compris plus tard que ce sont plutot les hommes qui sont responsables de leurs propres problèmes. Dans ma démarche, j’ai essayé de me debarrasser de tout parti pris et je ne voulais ni me mentir ni laisser des zones d’ombre.
Avec le temps les choses devenaient de plus en plus claires dans mon esprit mais mias il y a eu une période de doute et d’hésitation avant de "lancer dans le bain".
C’etait pendant le moi de Ramadan 1998, mon frère venait me rendre visite pour quelques jours à Grenoble. J’avais recommencé à faire la prière de temps en temps seul chez moi. je ne savais même pas qu’il y avait des mosquées dans la ville.J’ai fait quelques jours de jeune avec mon frère puis j’ai dû continuer tout seul. Je voulais aussi lire du Coran mais je ne comprenais pas tout ce que je lisais.Il me fallait une interpretation du Coran que ne pensais pas pouvoir trouver en France !
Le trentième jour du Ramadan, j’ai déposé une collègue de travail à son domicile avant de me retrouver devant la seule librairie de Grenoble ou j’ai pu acheter une des trois interprations du Coran disponibles ce jour là.C’était "L’abrégé d’Ibn Kathir" pris au hasard. J’etais très content de l’avoir trouvé et acheté. J’allais enfin pouvoir comprendre certains passages ! dès que je suis arrivé chez mi je me suis mis à lire le premier tome depuis l’introduction jusqu’à la Fatiha (premier chapitre du Coran). Le verset n°6 de ce chapitre dit : "GUIDE-NOUS SUR LE DROIT CHEMIN". Dans l’interprétation de ce verset on peut lire ce qui suit :
"On demanda au PROPHETE MOHAMED (PBDL) ce que signifie "Le droit chemin" et il répondit : DIEU donne comme exemple un chemin tout droit, et de chaque coté du chemin il y a un mur dans lequel i y a des portes ouvertes et sur chaque porte est suspendu un rideau. A l’entrée du chemin il y a "un missionnaire" qui dit : Ö gens !rentrez dans le droit chemin et ne vous en écartez pas. Et au dessus du chemin il y a un autre missionnaire qui dit aux gens:n’ouvrez pas les portes parce que si vous les ouvrez vous les prendrez pour sortir du droit chemin.Et le PROPHETE (PBDL) continue : le droit chemin est l’ISLAM, les deux murs sont les frontières d’ALLAH (les limites du licite),les portes sont les interdits (les péchés), le missionnaire à l’entrée du chemin est le CORAN et le missionnaire au dessus du chemin est le "sermon" d’ALLAH dans le coeur de chaque musulman".
Il n’y a nullement besoin d’explication . J’avais réponse à toutes mes questions, mêmes les plus secretes.Cet exemple résumait ma vie entière avec son passé, son présent et son avenir. On ne pouvait me faire meilleur cadeau. Je ne pourrai jamais remercier assez.Que ne donnerais-t-on pas pour avoir la lumière et le salut ? Le malheur absolu est de passer sa vie dans les ténèbres.Est- ce qu’on accepte le malheur pur nos enfants, pour nos parents, pour nos voisins, pour les êtres humains qui nous entourent et qui sont nos frères ? Un prophète après avoir été battu sévèrement par son peuple, s’est relevé en essuyant le sang sur son visage et en disant : "O Dieu, je Te demande de leur pardonner, parcequ’ils ne savent pas !".
Je voulais partager cette expérience à travers le site oumma.com avec ma soeur "Fabienne", tous les musulmans et tous ceux qui ont la foi.l’islam n’est rien d’autre qu’une miséricorde pour l’humanité entière.
ALLAH sait parfaitement ce qu’il y a au fond de chacun :"RIEN N’ECHAPPE CERTAINEMENT A DIEU NI EN TERRE NI DANS LE CIEL. C’EST LUI QUI VOUS DESSINE DANS LES MATRICES TELS QU’IL VEUT : NULLE DIVINITE QUE LUI, LE PUISSANT, LE SAGE".
Je voudrais aussi dire à ma soeur "Fabienne" que la foi a forcément une expression quelque part et qu’après une certaine période "d’installation" il y aura un temps pour les épreuves : "LES GENS ONT-ILS PENSÉ QU’ON LES LAISSERAIT DIRE QU’ILS ONT CRU SANS QU’ILS NE SOIENT SOUMIS À L’ÉPREUVE ?" (Ch.29 V.2).
Victor Hugo dans son poème "L’an neuf de l’Hegire" en parlant du prophète Mohamed(PBDL) disait :
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient,pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
ls ne me feraient point reculer ! C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi ALLAH, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Levi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre..."
Je finis cette longue intervention que j’espère utile et pas ennuyeuse, par dire qu’en vivant en France j’ai rencontré beaucoup d’anciens d’Algérie aux sentiments parfois très contrastés mais celui qui m’a le plus fait de la peine est un homme de 70 ans qui ne pouvait pas aller se recueillir sur les tombes de ses parents enterrés en Algérie ! Il en pleurait !Sous aucun pretexte on ne doit arriver à un tel niveau.
Qu’ALLAH nous guide et nous aide.
Salim
A salim,
salam alaikoum,
merci salim pour ce très beau témoignage ...je suis contente pour toi que tu aies pu trouver réponse à tes questions et sérénité ...puisse-tu vivre toute ta vie heureux dans cette belle religion qu’est l’ISLAM ...
de la part d’une soeur algérienne....expatriée comme toi en france pour y faire de longues études ...et qui comme toi a trouvé réconfort et force dans l’islam...face aux nombreuses et difficiles épreuves qu’elle a traversées ...Seule et contre tous :) ...
Salamoualekoum Wa Ramahtullah wa Barakatuh,
Je viens de lire attentivement l’histoire de Fabienne, une convertie tout comme moi. Je suis heureuse de lire le témoignage d’une autre sœur guidée par la lumière d’Allah.
Notre monde est pris par l’Islamophobie si bien cultivée par les médias. La haine des non-musulmans envers nous ne cesse de croître, mais malgré cela, des personnes de divers horizons, de couches sociales différentes, de toutes les tranches d’âges décident un jour de mieux connaître l’Islam, de se familiariser avec ses principes. Et c’est à la lumière et grâce à la guidance d’Allah, qu’ils se convertissent !!
Si vous saviez comme nous sommes nombreux à nous convertir, à croire en cette dernière révélation qu’est le Coran. Pour vous donner une idée, il y a de cela quelques temps, je suivais des cours de religions à la Grande Mosquée de Paris et chaque semaine une ou deux personnes se convertissaient. Une fois, je me rappelle, j’avais été vraiment émue par ce couple, une maman (une femme d’une cinquantaine d’années) et son fils qui avaient décidé de se convertir ensemble ! Allah Ouakbar !
Imaginez pour une année, pour plusieurs mosquées, pour un seul pays, combien de personnes cela peut représenter ! Masha ALLAH ! Il n’y a qu’Allah qui puisse guider nos cœurs, Il guide qui Il veut et aujourd’hui, je dis "Alhamdoullilah", je fais partie de ceux qu’Allah a décidé de guider.
Cette guidance vient d’une foi que j’avais déjà en moi, catholique de naissance. Et puis à un tournant de ma vie, Allah m’est apparu. J’ai senti ce sentiment intense de me rapprocher de Lui, de mieux connaître sa religion, l’Islam.
Notre foi est intérieure. Une force qui nous guide vers la lumière de l’Islam. Des convictions profondes suite à la lecture du Saint Coran. Mais aussi une foi extérieure. Les femmes musulmanes doivent se préserver des regards, bons comme mauvais, "en rabattant leur voile sur leur poitrine" (Sourate An Nur, La lumière, verset 31).
En tant que convertie, vous imaginez la soif d’apprendre que nous avons. On veut tout faire bien tout, tout de suite mais malheureusement, on ne peut pas. On doit y aller progressivement. Tout d’abord, j’ai appris des sourates en arabe (l’arabe n’étant pas ma langue maternelle), puis j’ai appris à faire les prières, combiner les gestes avec les paroles, faire le Ramadan, donner la Zakat et enfin cacher mes atours, mes formes, me préserve des mauvais regards en portant des vêtements plus amples et en couvrant ma tête d’un foulard ! Ce ne fut pas une mince affaire surtout en France où l’on déteste l’Islam, où l’on promulgue des lois interdisant le port du foulard dans les écoles comme dans les administrations comme si le fait de porter le foulard nous empêchait de réfléchir, ou de faire disparaître toutes connaissances que nous avions acquises auparavant ! Ce n’est pourtant qu’un morceau de tissu qui dérange beaucoup, malheureusement ! Mais Allah est toujours prés de nous, dans nos choix de vie, surtout ce qui nous guide vers le meilleur en Islam. En lisant le récit de Farid en Angleterre, je me suis retrouvée un peu dans l’histoire de sa collègue. Un jour, j’ai décidé de mettre un bonnet sur la tête pour aller au travail (j’étais assistante commerciale) et en voyant cela un responsable d’un autre service, demanda à l’une de mes collègues de me faire enlever le bonnet !! Il savait que j’étais musulmane et avait peur que je finisse par mettre le foulard un jour !!! Ce qu’Il ne voulait pas ! Donc par dépit, je l’enlevai. Quelques mois après, ma foi s’est raffermie, je me sentais prête pour porter le foulard quotidiennement ! Le premier jour où je le mis, un homme me dit dans la rue " tu te caches, t’a honte" ! Moi avoir honte, honte de quoi ? J’avais décidé de mettre le foulard pour me préserver des regards malsains. Mais la peur des regards me fie ôter le foulard mais la semaine suivante, après mûre réflexion, je me dis non, je ne dois pas avoir peur des autres mais seulement d’Allah. Les autres sont des êtres humains comme moi avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je savais que cela ne serait pas facile au quotidien de le porter mais une chose était sûre, Allah était prés de moi. Malheureusement, pour des raisons pécuniaires, je ne pouvais toujours pas le mettre au travail à mon grand regret !! Au bout de quelques mois, ma vie personnelle changea. J’allais me marier. Mon mari étant en Algérie et moi en France, j’avais décidé, au nom d’Allah de l’exiler en Algérie parce que je pensais que ce serait mieux pour nous de vivre notre religion dans un pays à majorité musulmane au son des adhan des mosquées. Alors, je décidai de démissionner. Subbhana ALLAH, le jour J, j’allais prendre mon courage à deux mains pour lui annoncer ma démission mais on me devança et on nous annonça un changement dans la société où je travaillais. Ils voulaient centraliser un pôle d’assistante commerciale dans le pays de la maison mère, en Espagne !!!Allah en avait décidé autrement. J’allais démissionner et lui Il allait me donner mieux, un licenciement économique avec indemnités !! Que pensez-vous de la grandeur d’Allah ? Et ce n’est pas tout...A l’approche des procédures de licenciement, la personne qui me remplaçait en Espagne démissionna. Alors, on me rappela pour travailler quelques temps, le temps de retrouver quelqu’un. Comme je savais que je ne resterai pas, je donnai mes conditions : porter le foulard au travail. Et là, mon responsable me répond : "Pas de souci, tu peux venir avec le foulard. Notre société est une multinationale, et ouverte à toutes les cultures !" Imaginez comme j’étais heureuse et vraiment reconnaissante à Allah pour tout ce qu’Il me donnait !! J’avais décidé de ne plus enlever le foulard et Il me confortait dans mon choix. Bon inutile de vous dire que lorsque je suis arrivée en Espagne, au siège sociale, il n’y avait pas vraiment de diversité parmi les employés, au contraire certaines personnes me regardaient étrangement. Mais bon je savais que j’étais là pour quelques temps (2 semaines).
Je suis désolée d’avoir été un peu longue mais je voulais vous faire partager également mon expérience.
Allah est toujours avec nous, prés de nous. A chaque instant de notre vie, Il nous fait sentir qu’Il est là, par des actes, des gestes, des actions, des moments de la vie.
Qu’Allah nous guide vers le chemin de la piété, de la lumière,
Qu’Il nous pardonne nos pêchés, incha ALLAH
Assalamoualekoum wa Rahmatullah wa Barakatuh.
Saadia
Tres beau temoignage emprunt d’une grande lucidite.
Merci de nous le faire partager.
bonsoir,
merci pour les temoignages de Selim et de Fabienne,puis mes hommages à ce site de plus en plus excellent,et aux messages de qualité.juste un mot pour souhaiter,comme Souad ;qu’on comprend pourquoi la redaction du site ne publie pas d’articles sur R.Guenon(Cheikh A.yahia),les livres du Cheikh sont à lire(et relire...apres une longue meditation et cheminement dans la voie...) ;j’ai eu la chance de rencontrer des personnes proches et fideles de l’oeuvre de R.G ;et j’ai lu(en arabe)un article de A.Mahmûd à ce sujet(traduit dernierement par J.A.Gouraud)...il y a plus de 10 ans !
L’islam est tellement calomnié par "des intellectuels de salon",et des medias ...qu’on a plaisir à frequenter le site d’Oumma.com,et de lire autrement sur l’islam et les musulmans.
selamaleykum fabienne.
Etant moi même converti, je ne peux que me réjouir de ce choix. Cependant, en lisant les commentaires de ton article, il m’est apparu que l’un d’entre eux concernant l’"arabité" de l’islam est passé relativement inaperçu. Pourtant, je me souviens d’un passage de Guénon sur les "convertis" qui les présentait comme des gens souvent "peu fréquentables", à voir l’amalgame qui est fait par les musulmans "magrhebins" entre l’Islam et les coutumes locales je me dit que nous, convertis, sommes souvent à nos dépends mis à mal quand à la manière de choisir nos fréquentations.
ali
Assalamou aleykoum wa Rahmatoulah
Merci à Fabienne, merci à Oumma.com
merci à tous ceux qui contribuent à la vivacité du site.
Salam
Waglioni, vous écrivez : "parler de Tradition à propos du Judaïsme est une contre-vérité" et c’est cette phrase qui m’a fait réagir. Peut-être aurons-nous l’occasion de reparler du point précis que vous citez et que je n’ai pas gardé en mémoire.
Il me vient à l’esprit de vous dire qu’un seul homme en prière constitue à lui seul la vérité d’une Tradition. Les rites religieux et sacrés sont les "formes" par lesquelles l’"Esprit" (Errouh) entre en action dans le monde, passent de la puissance à l’acte.
Dans ce cas de figure, où donc se situe, pour vous, en cet homme, la part de spéculation et la part soumise à la critique historique ?. N’est-il pas à lui seul, une "preuve" et un témoignage de l’authenticité d’une Tradition ?.
Quant à la "présence" de "l’Esprit" ou non - car là réside le fond du problème - qui pourrait y apporter une réponse digne de foi ?. Vous, Waglioni ? Moi ?.
Cordialement.
P.S. Mille excuses à notre soeur Fabienne pour qui j’ai voulu aller un peu plus loin que prévu, juste pour l’encourager à connaître l’oeuvre de René Guénon.
salamou alaykoum,je vis dans une societe musulmane (algerie)donc je dois dire que a partir de ce que j’ai vu de points negatif dans ma societe ca n’a jamais etait a cause de la religion qui est l’islam mais plutot a cause de l’egoisme de certains gens et qlqs coutumes que les gens suivent tjrs meme si ils sont contradictoires avec l’islam et ca donne une mauvaise image de l’islam pour qlq un qui voit cette societe de loin ,alors a tout les gens converti a notre belle religion il faut aller doucement dans la connaissance de cette religion afin de la bien comprendre car le changement est tjrs dificille surtout du cote spirituel ,je souhaite bonne continuation a tout nos nouveaux freres et inchaaallah tout le bonheur que vous cherchez dans cette nouvelle vie qui vient de commencer pour vous...amine ya rab al aalamine wa salamoualaykoum
@Souâd, vous avez raison, mais un homme ou une femme "en prière", je dirais plutôt en approche de son Dieu, ne se soucie pas de Tradition, du moins c’est ce que je lui souhaite. La relation intime est une chose justement, intime. Vous me posez des questions trop compliquées, ou qui n’ont pas d’écho en moi, je suis désolé de vous décevoir.
Pour revenir au sujet qui nous occupait, les écrits de Guénon en rapport avec le judaïsme sont très nombreux, dès 1925 et dans les années 30. Et jamais il ne s’interroge sur le caractère artificiel de la Torah. Au contraire, il adhère totalement à la thèse de la véracité historique de ce récit, ce qui est plus que problématique. A la limite et je vous prie de prendre ceci pour de l’humour et de la provocation, on pourrait dire que Mme Palin et ses électeurs sont guénoniens, non ?
and
bonjour
merci pour ce temoignage
Que Dieu vous assiste dans votre vie et salutations a tous ceux qui entreprennent une demarche similaire
yaj
Ah ! ah ! La Palin guénonienne ? mais
ce que vous dites là est une hérésie ! non, une bouffonnerie !.
Surtout, ne vous fâchez pas, c’est trop marrant !.
Salut à vous !
@ Souâd, j’espérais bien vous dérider avec cette plaisanterie. Mais, encore à propos de votre demande, on me dit que les textes de Guénon du sujet et des années que j’ai citées, ont été plus ou moins repris en recueil dans un Gallimard sous le titre "Formes traditionnelles et cycles cosmiques", édité en 1970 et réédité depuis. Vous le trouverez facilement d’occasion s’il n’est plus "électrique".
Et Corbin ? N’est-ce pas ici le lieu de parler de Corbin ?
salam,
moi aussi je suis fils de pieds noirs, l’islam m’a apporté énormément dans la compréhension de cette dounia !
Bienvenue chez toi !
wa salam