Pour une majorité d’israéliens, Obama est l’ami des palestiniens

D’un camp à l’autre, les perceptions fluctuent sur la stratégie de la main tendue mise en oeuvre par Oba

vendredi 16 juillet 2010

D’un camp à l’autre, les perceptions fluctuent sur la stratégie de la main tendue mise en oeuvre par Obama au Proche-Orient, dont le monde entier épie, perplexe ou incrédule, la direction finale vers laquelle la paume de l’homme du renouveau américain s’orientera irrésistiblement.

Ami indéfectible d’Israël, ou nouvel allié de la Palestine ? Les inclinations de celui qui devait jeter l’ère Bush aux oubliettes obscures de l’histoire, réussissant une entrée diplomatique retentissante au Caire en juin 2009, n’ont pas résisté longtemps à l’épreuve du terrain, miné par le double langage et les coups de semonce restés lettre morte.

Bruyantes mais totalement vaines, les exhortations réitérées de l’homme fort de Washington pour en finir avec le rouleau compresseur israélien se sont écrasées sur le mur de la honte de l’Etat juif, entièrement insonorisé contre une réprobation de façade venue d’Outre-Atlantique.

Dans cette duplicité de haut vol, assombrie par l’ignominieux assaut israélien contre la flotille de la Liberté, l’impunité dont jouit Israël, envers et contre tous ses crimes de guerre, ne satisfait pas encore pleinement une majorité relative d’israéliens qui voient en Obama un pro-palestinien. Un pro-palestinien qui s’ignore sans nul doute…

Ainsi, selon un sondage publié vendredi 16 juillet par le quotidien de langue anglaise Jerusalem Post, 46 % des personnes interrogées sur un panel de 500 individus au sein de la population juive d’Israël considèrent que "l’administration US est pro-palestinienne" contre 10 % qui la considèrent "pro-israélienne" et 34 % la jugent "neutre", le reste étant sans opinion.

L’entente cordiale affichée par le Président Obama et le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, lors de leur rencontre à Washington le 6 juillet, n’a pas influé sur la méfiance des citoyens israéliens à l’encontre du chef de l’Etat américain, certes particulièrement forte parmi les électeurs de droite et les juifs ultra-orthodoxes, à hauteur de 63 % et 68 %.

Alors que le New York Times révélait le 6 juillet dernier que le Trésor américain offre des crédits d’impôt aux fondations qui font des dons de soutien à la colonisation sioniste dans les territoires palestiniens occupés, la population israélienne exprime sa défiance à l’égard de Barack Obama, ignorant tout manifestement de la vaste mascarade politicienne qui se trame, plus experte dans la tactique du changement dans la continuité, que dans la pacification impérieuse et équitable du conflit israélo-palestinien.

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