Le Liban plébiscite "l’Alliance du 14-Mars"

Ce sont 3,2 millions d’électeurs libanais qui se sont rendus massivement vers les isoloirs dimanche dernier

lundi 8 juin 2009

Ce sont 3,2 millions d’électeurs libanais qui se sont rendus massivement vers les isoloirs dimanche dernier, afin d’élire le nouveau Parlement qui gouvernera le pays pour les quatre ans à venir.

A l’issue d’une campagne menée tambour battant par les deux coalitions en lice, qui se sont âprement combattues sur le terrain, c’est la formation pro-occidentale et antisyrienne, plus connue sous le nom officiel de « l’Alliance du 14-Mars », conduite par Walid Joumblatt et Saad Hariri, qui ressort plébiscitée par les suffrages.

" C’est un grand jour pour l’histoire du Liban démocratique ". " Il n’y a ni vainqueur ni perdant dans ces élections, les seuls vainqueurs sont la démocratie et le Liban", s’est félicité le fils de l’ex-premier ministre assassiné Rafic Hariri, devant ses partisans en liesse.

Sur les 128 sièges que compte le Parlement du Liban, la coalition pro-occidentale, sous la houlette de Saad Hariri, a obtenu 71 sièges contre 57 au camp du Hezbollah, a indiqué le ministre de l’Intérieur.

Après avoir ferraillé sans relâche, notamment dans les régions chrétiennes où la bataille électorale s’est jouée, la coalition emmenée par le Hezbollah a immédiatement reconnu le revers infligé par le camp adverse, se projetant dans des lendemains qui pourraient voir l’émergence d’une gouvernance d’union nationale.

Corroborant les analyses des observateurs, Hassan Fadlallah, un responsable du Hezbollah a appelé de ses vœux une telle issue politique, aspirant à une coopération entre les formations politiques pour gérer un pays traversé depuis des années par une instabilité dévastatrice : « La spécificité du Liban réside dans sa diversité, il n’y a ni majorité ni minorité », a-t-il souligné.

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