Piégée par un reportage, Rachida Dati perd la face

Il n’y a pas à dire, Nicolas Sarkozy a du flair, lorsqu’en pygmalion de la politique, il hisse aux plus h

mercredi 16 décembre 2009

Il n’y a pas à dire, Nicolas Sarkozy a du flair, lorsqu’en pygmalion de la politique, il hisse aux plus hautes destinées la gente féminine !

Pour avoir brisé le plafond de verre du pouvoir, ça c’est certain les égéries Sarkozystes l’ont carrément pulvérisé ! Mais de la pire des manières, loin de servir les légitimes aspirations de toutes leurs congénères restées dans l’ombre. Et, il faut avouer qu’en jetant son dévolu sur Rachida Dati, le président de l’ouverture a fait très fort.

Ne s’improvise pas femme d’Etat qui veut, surtout quand l’heureuse élue, grâce à un coup de pouce valant de l’or, s’est façonnée en une icône multifacettes, de celles qui brillent en société, multipliant sans complexe coquetteries, potacheries, et gaffes, qui ont discrédité sa fonction régalienne.

Favorite dont on dit qu’elle est tombée en disgrâce, plutôt confortable d’ailleurs, à force de confondre servir l’Etat et mener grand train, la députée européenne et maire du VIIème arrondissement de Paris a été prise à son propre piège de l’ultramédiatisation.

Prise en flagrant délit de je-m’en-foutisme européen par une télévision, lors d’une conversation téléphonique privée avec une amie, au sein du parlement de Strasbourg, Rachida Dati, pourtant habituée des caméras, en a oublié le micro-cravatte qu’elle portait.

Diffusé dimanche soir sur M6, ce reportage a de quoi mettre les nerfs à vif de la carrièriste Rachida, dont le masque est tombé cruellement : « Je suis dans l’hémicycle du parlement de Strasbourg. Je n’en peux plus, je n’en peux plus ! Je pense qu’il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat », s’exclame-t-elle, ajoutant cette phrase qui en dit long : « Je suis obligée de rester là, de faire la maligne, parce qu’il y a un peu de presse et, d’autre part, il y a l’élection de (José Manuel) Barroso", le président de la Commission européenne ».

Pauvre Rachida Dati, au parcours jalonné de promotions providentielles, qui s’est étourdie à longueurs de journaux dans le luxe le plus indécent, dont l’autoritarisme ne souffre aucune opposition, et qui se voit aujourd’hui recadrée par un rappel à l’ordre de son responsable au Parlement, l’UMP Joseph Daul, qui a estimé : « C’est une très bonne chose que de temps en temps, surtout à son âge, on redevienne députée et on réapprenne l’humilité et le travail de terrain ».

Sous une volée de bois vert et de sarcasmes, dans les rangs de l’UMP où l’ex garde des Sceaux ne compte pas que des amis, mais également de la part de Daniel Cohn-Bendit qui voit là « l’échec du Sarkozysme. On prend quelqu’un, on l’impose quelque part », Rachida Dati amorce aujourd’hui un rétropédalage offensif contre les journalistes, seule alternative pour avoir l’illusion de ne pas perdre définitivement la face…

Et oui, à trop jouer avec le feu, quand on est attiré par tout ce qui brille, on finit par se cramer les ailes !

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