Philippe de Villiers appelle à la guerre civile

Philippe de Villiers a volontairement mordu le trait samedi 16 juillet, au journal de 13 heures de TF1. Ni la

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vendredi 15 juillet 2005

Philippe de Villiers a volontairement mordu le trait samedi 16 juillet, au journal de 13 heures de TF1. Ni la journaliste Claire Chazal, ni la direction de l’information, ni celle de la chaîne n’a jugé utile de réagir ou de se démarquer. Appeler à la haine à l’encontre des musulmans est ainsi désormais une banalité.

Les Indigènes de la République considèrent que les propos de guerre civile tenus par le dirigeant du « Mouvement Pour la France » ne doivent pas rester sans réaction.

Pour Philippe de Villiers, les choses sont claires : la société française doit faire la guerre à l’Islam. Il établit une liaison sans solution de continuité, qui va du premier musulman venu ou de la première musulmane venue à l’intégrisme et au terrorisme. Il appelle ainsi implicitement mais de façon claire les françaises et les français à voir en toute personne que l’on pourrait, par son physique ou par son nom, soupçonner d’être musulmane, un ou une terroriste. Il prend donc depuis la droite le relais de celles et ceux qui, à gauche, alimentent la rumeur selon laquelle les « quartiers » de France seraient gangrenés par des « barbus en tenue de jihadistes » et jouent également de cet amalgame honteux, pour tirer un profit politique malsain de l’émotion suscitée par les attentats de Londres.

Ces gens là, qui prétendent redouter une imminente « islamisation de la France », se comportent comme si les musulmans vivant en France y étaient un corps étranger, une communauté dangereuse à éliminer -ou à domestiquer ou à contrôler. C’est à l’évidence, derrière les musulmans, l’ensemble des populations issues du colonialisme qui sont ici visées. Les Indigènes de la République appellent donc toutes les personnes stigmatisées par leurs origines, et qu’elles se considèrent ou non comme musulmanes, à faire connaître autour d’elles la nature de ces propos, à les dénoncer, à provoquer à leur sujet le débat. Au-delà, ils et elles appellent la société dans son ensemble à réagir à cette nouvelle manifestation de racisme islamophobe. Chacune et chacun a sa place, à égalité de droits et de dignité, dans la société. Telle est la perspective que nous entendons imposer, n’en déplaise à Philippe de Villiers et à ses pareils.

Le mouvement des Indigènes de la République

Le 17 juillet 2005

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