Philippe Val : une promotion entachée du fait du Prince

Au royaume des mystificateurs, obséquieux et ambitieux à souhait, à qui l’on tresse des lauriers sans sou

mercredi 31 mars 2010

Un an se sera bientôt écoulé depuis l’ascension fulgurante de Philippe Val à France Inter, sans que rien, et surtout pas l’action malavisée et méprisante de son nouveau maître des lieux, n’efface le poids accablant d’un favoritisme d’Etat.

Déjà douze longs mois que l’infatué ex directeur de Charlie Hebdo, dont le carnet d’adresses surpasse tous les parcours exemplaires, sévit aux commandes de la grande institution radiophonique grâce au bon vouloir du Seigneur de l’Elysée, et de sa dulcinée, Carla Bruni, dont il ne fait pas mystère de sa proximité complice.

Au royaume des mystificateurs, obséquieux et ambitieux à souhait, à qui l’on tresse des lauriers sans sourciller, dans une France des Lumières ternie par des cooptations érigées en système, Philippe Val s’est frayé un chemin au soleil, expert dans l’art de choisir ses combats, l’excès de caricatures et le lynchage de Siné, et ses réseaux, dans un seul objectif : se hisser au sommet sans embûches.

Un premier anniversaire au goût amer, comme le souligne le site Bakchich Info, empreint d’un fort ressentiment interne que Philippe Val ignore, minore, et exacerbe immanquablement du haut de toute sa condescendance.

Ainsi, la journée spéciale Yves Saint Laurent organisée le 10 mars sur la radio, sous le patronage de la première dame de France, et son absentéisme remarqué à la rédaction alimentent toutes les rumeurs, dont celle persistante qui prétend qu’il consacre tout son temps à Carla Bruni, participant aux arrangements de son prochain disque. Une réalité hallucinante, qui donne du grain à moudre au bon sens populaire : « Il n’y a pas de fumée, sans feu »...

Après les courbettes déshonorantes de Jean-Luc Hees, Directeur du Groupe Radio France, devant Eric Besson, signifiant la démission du service public face à l’inaliénable liberté de railler les puissants, après la vacuité stratégique de Philippe Val, plus affairé à jouer les courtisans de basse-cour, on aimerait que les micros de France Inter se tendent vers les auditeurs, histoire de prendre le pouls du mécontentement des contribuables, de plus en plus perceptible.

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