Peut-on justifier un vote musulman sur le plan religieux ?
Par Omero Marongiu-Perria
vendredi 20 avril 2007
« Alors, droite ou gauche ? Ou… centre, peut-être ? Non, les extrêmes… hors de question. Mais quand même, Bové n’est pas trop mauvais et… Besancenot, il est charmant. Ben, moi, je préfère une femme, mais quand même, en islam une femme n’a pas le droit de diriger un Etat ! » Dis donc, chez les musulmans, ça discute en ce moment et, je dirai même plus, ça discutaille bien.
La question fatidique n’est jamais autant revenue dans la bouche de nos coreligionnaires de France et de Navarre : pour qui va-t-on voter ? Oh… soyons francs, dans la bouche de nombreux musulmans, la question posée est même plutôt celle du « pour qui DOIT-ON voter » ? Comme s’il existait une approche uniforme du vote en islam. Et les réponses apportées, quant à elles, sont souvent plus farfelues les unes que les autres, faisant appel à des argumentations théologico-juridiques qui font fi de toute l’histoire musulmane en matière de gouvernance et de gestion de l’Etat.
Pourtant, après quinze siècles, on ne peut pas nier la richesse des expériences politiques en terre d’islam, corollaires de la complexification grandissante des sociétés à l’échelle mondiale. Et bien apparemment, tirer des enseignements de l’histoire ne semble pas être l’apanage de beaucoup de diffuseurs de discours musulmans.
Ainsi, combien sont-ils justifiant un vote plutôt à gauche, ou à droite, ou encore au centre, en faisant appel à des exégèses d’attitudes du Prophète ou des premiers Califes dans le domaine de la gestion de la cité musulmane, comme si les problèmes et les défis de la société contemporaine pouvaient être résolus par une lecture figée et essentialisée du Coran et de l’histoire prophétique. Au-delà de la pauvreté intellectuelle du débat intra-communautaire relatif à la prochaine échéance électorale, la justification « islamique » du vote musulman pose au moins quatre questions.
La première réside dans l’argumentation puisée dans une lecture a-historique des sources scripturaires de l’islam. Une lecture a-historique, pour faire court, consiste à utiliser des versets coraniques ou des hadiths prophétiques sans les restituer dans le contexte de leur production, tout en leur donnant une portée normative absolue et non discutable, du style « Dieu di ceci dans le Coran – ou bien le Prophète dit cela dans un hadith, donc on doit l’interpréter de telle façon sans chercher plus loin ».
Cette attitude a été récurrente dans le domaine du culte au cours des dernières décennies, et elle contamine aujourd’hui l’espace musulman francophone dans le domaine de la citoyenneté politique et des rapports sociaux, sur fond d’expérience politique nouvelle chez les muslims branchés, pas forcément tous très pratiquants d’ailleurs.
Au final, on « choisit » un texte et on lui donne une portée normative complètement exacerbée et détournée de son objet initial qui relève, la plupart du temps, du domaine éthique. C’est pour cela que l’on entend ici et là des discours affirmant que les musulmans ne peuvent pas être extrémistes tout simplement parce que l’islam interdit l’extrémisme, ou bien que l’islam, religion du juste milieu, serait plus proche des idées centristes, et j’en passe. C’est simple, concis, et cruellement simpliste.
Bien des diffuseurs du discours islamique peinent à comprendre que le texte religieux offre avant tout une option pour l’au-delà à travers une conception du divin et de la relation que l’homme doit entretenir avec Lui. Cette relation possède un cadre normatif, suffisamment restreint et souple, pour permettre au musulman de développer une éthique de vie se traduisant par une liberté de choix quant à l’organisation de la vie sociale.
D’ailleurs, à ce propos, une lecture détaillée des débats consécutifs au développement des territoires musulmans à l’époque des premiers califes indique bien que les choix des responsables politiques, je pense notamment à Umar ibn al Khattab, ont donné lieu à de nombreuses divergences d’interprétation non pas tant au sujet de leur caractère « islamique » que de leur impact sur les conditions de vie des gens.
La préoccupation était ici avant tout sociale et relative à l’intérêt général, découlant d’une idée de responsabilité du croyant devant Dieu, pour tous les hommes et non pas uniquement pour sa petite chapelle.
La seconde question, dérivant directement de la précédente, est autrement plus problématique car elle concerne le fait d’inclure les choix politiques dans l’identité religieuse. Et oui, si l’on en croit certains prédicateurs et autres leaders associatifs musulmans, un bon musulman ne peut être que de gauche, euh… excusez-moi, de droite républicaine ou, … je ne sais plus, ça ne serait pas plutôt du centre ? Et voilà encore une fois les luttes intestines qui pointent, sur fond de « halalisation » du vote.
Tout cela me rappelle les écrits d’un Khalid Mohamed Khalid, auteur du célèbre ouvrage Rijâl haoula ar-rasoûl (Des hommes autour de l’Envoyé) qui, il y a quelques décennies, avait rédigé les biographies des compagnons de façon très suggestive, laissant supposer que l’islam, dans sa nature même, avait préparé l’avènement du socialisme. D’autres nous dirons que l’islam, dans son essence, prône le libéralisme en matière économique, et donc tout musulman pris en charge par l’Etat ne serait qu’un parasite à remettre sur la voie du travail. Dérive contre dérive… Aujourd’hui, on trouve par exemple ce type de dérive dans le discours de certains musulmans engagés dans l’action alter-mondialiste, qui peinent à concevoir qu’un musulman digne de ce nom puisse faire des choix situés sur l’autre versant de l’échiquier politique.
Ou, à l’opposé, chez d’autres musulmans situés plutôt à droite, qui n’hésitent pas à fustiger leurs amis Rmistes en les qualifiant de fainéants qui devront rembourser leur dette devant Dieu pour avoir bénéficié d’une aide non méritée, car ils avaient la capacité d’aller chercher du travail pour subvenir à leurs besoins. CQFD, la boucle est bouclée, et Dieu devient le champion du socialisme ou du libéralisme. Encore une fois, justifier un vote ou une sensibilité politique par un argument religieux ne peut pas être fondé, sinon cela reviendrait à affirmer que tout musulman devrait opter pour le même choix que ses coreligionnaires, alors qu’il existe aujourd’hui des musulmans de toutes sensibilités politiques, extrêmes comprises.
Et cela est d’ailleurs tout à fait naturel, car l’inscription dans une sensibilité politique relève de critères qui transcendent largement l’appartenance religieuse. Mais rien n’y fait, les musulmans discutaillent comme si le fidèle de l’islam n’était mus que par des considérations religieuses, et ce leurre est entretenu auprès de certains politiques, lesquels se disent que, finalement, si on donne quelques cacahuètes à ces musulmans, peut-être voteront-ils pour nous. La surprise sera au rendez-vous à l’issue de l’élection présidentielle, au grand dam de ces politiques et des ces leaders musulmans.
Cela m’amène à poser une troisième question, plus globale, concernant la façon dont les citoyens musulmans de ce pays peuvent se mobiliser pour relever les défis politiques, économiques, sociaux, écologiques, religieux, et j’en passe… de la société contemporaine. Vont-ils le faire en tant que citoyens, en créant des dynamiques de réflexion et d’action sur la base de compétences dans tous les champs de la recherche et professionnels ? Ou bien vont-ils demeurer dans une lecture essentialiste et totalisante de leurs références religieuses, en proposant des solutions centrées uniquement sur la revendication religieuse ?
Ici, nous touchons à l’une des grandes contradictions du discours des leaders musulmans, comme cela a pu être constaté lors du dernier rassemblement des musulmans de France organisé par l’UOIF, au cours de l’allocution de son vice-président, intitulée « Les musulmans de France et les élections présidentielles, quel(s) choix ? ». Eu égard à son honorable personne, il est étonnant que celui-ci n’ai pas développé l’idée qu’il existe une éthique du musulman concernant les valeurs fortes qui peuvent animer son action dans la société, en se posant comme force de proposition.
Bien au contraire, en démarrant sur l’idée que les musulmans ne représentent pas un bloc monolithique, il s’est immédiatement affiché comme le porte-parole des musulmans en dressant une liste de critères normatifs religieux justifiant les choix politiques du musulman, critères au demeurant très discutables, en centrant une bonne partie de son argumentation sur des revendications religieuses très spécifiques.
Cela laisse encore une fois supposer que le musulman n’est animé que par des motivations religieuses ou communautaires, ce qui correspond peut être à une frange des minoritaire de ce groupe confessionnel, à savoir le noyau dur des pratiquants, mais qui ne reflète pas la réalité plurielle de l’islam hexagonal. Ce type de discours, qui n’est pas circonscris bien entendu à l’UOIF, n’est que l’illustration d’une situation risquant de conduire les leaders associatifs musulmans dans l’impasse à moyen terme : en effet, à l’inverse des groupes confessionnels qui, sur les grands thèmes de société, mobilisent une parole publique de leurs experts et spécialistes en sciences politiques, économiques et humaines, les institutions musulmanes peinent à établir des ponts avec ces univers et se contentent d’un discours idéologique à la limite du simplisme.
La conclusion n’est autre que le décalage grandissant entre un discours « religieux » dominé par une vision essentialiste de l’islam centrée sur la revendication identitaire et incapable de se positionner sur les grands enjeux de société, et l’investissement politique de nombreux musulmans (très visible aujourd’hui) dans les différents partis politiques français, qui n’attendent pas, bien heureusement, de recevoir l’intronisation des leaders religieux pour apporter leur contribution à la société.
Ce point relatif à la contribution des musulmans me conduit à mon quatrième questionnement, qui est le suivant : les musulmans doivent-ils privilégier le candidat qui offre les réponses les plus réalistes face aux problèmes de la société, ou bien celui qui accède le plus facilement aux revendications à caractère religieux ? A priori, les croyants seraient plutôt tentés d’opter pour le second profil de candidat, ce qui est un leurre aussi bien dans la représentation de l’adhésion religieuse que pour l’esprit de l’engagement citoyen.
En effet, croire par exemple qu’un candidat serait plus proche des idées des citoyens musulmans parce qu’il ne serait pas contre le port du voile relève, encore une fois, d’une approche simpliste de la politique. Dans une société démocratique comme la nôtre, chaque sensibilité politique aborde la liberté de religion en fonction de sa propre histoire, et son action s’ancre dans une conception plus générale de la notion de liberté qui peut ne pas entrer du tout en cohésion avec la sensibilité de certains musulmans sur des aspects de la vie sociale.
De ce point de vue, l’engagement d’un citoyen musulman ne consiste pas tant à choisir le représentant politique s’affichant ouvertement comme croyant, ou promettant d’accéder à des revendications portées par des groupes de croyants, que celui qui offre le programme politique le plus cohérent au regard de l’intérêt de la société dans son ensemble. En effet, quel intérêt y a-t-il à bénéficier d’une visibilité religieuse accrue si, d’un autre côté, la société vacille sous le coup de privations de libertés autrement plus fondamentales comme les garanties en matière d’éducation, de santé, d’emploi, de logement, etc. ?
Il convient donc de cesser de gloser sur les critères « islamiques » du choix du meilleur candidat ou du moins pire, ou encore de spéculer sur le poids très peu probable d’un vote musulman au sens d’une mobilisation communautaire univoque. Par contre, il existe bien un vote de musulmans, qui ont des sensibilités politiques plurielles, et qui doivent être respectés avant tout en leur qualité de citoyens.
Omero Marongiu-Perria
SociologueDu même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article
ChereFatima Royal...il ne vous reste plus qu’à imprimer votre intervention sous forme de tracts et à les distribuer dans les marchés de la banlieue parisienne. Autrement dit cela ne sent vraiment pas le naturel et semble encore une fois vouloir manipuler et flouer les gens de la communauté arabo musulmane en france comme sait si bien le faire le parti socialiste.En effet le PS n’a fait que manipulité l’infecte mouvement de "beuritude" : marche des beurs,SOS Racismes,Ni P**** Ni S******* etc... Le but étant de faire se taire les arabes de France à coups de subventions et autres emplois aidés,en leur refusant toute envie d’emancipation dans la sphère publique et surtout en conceptualisant, en usant à outrance du terme d’"intégration" De ce fait on s’est retrouvé avec des "beurs" complètement assimilé et acculturé devenus des intégristes français,laïcards et islamophobes (suivez mon regard).Ils sont devenus des caricatures de français (de souche),aujourd’hui complètement perdus.
Desolé Fatima je refuse d’être utlisé puis jetté comme l’ont été les arabes auparavant.Je suis issu de cette nouvelle génération qui prône fièrement son islamité,son arabité et sa berberité.Jamais je ne voterai pour une candidate qui assimile femme voilée, femme violée et femme excisée.Jamais je ne voterai comme Malek Boutih, comme Fadela Amara, comme Magyd Cherfi, comme Djamel Debouzze.
Je préfère clairement voter comme Azzouz Begag, comme Djamel Bouras, comme Taoufik Makhlouthi, c’est à dire pour François Bayrou.
Salam
allez voter, votez massivement ,c’est déjà une très très bonne chose si la communauté se deplace en nombre pour voter ! votez bové ,bayrou ou segolène votez pour qui vous voulez mais votez !
personnellement je voterai utile des le premier tour :BAYROU
Chacun sa stratégie... mais vote "utile" en soit ça veut rien dire... le vote est "utile" à quoi ? à qui ? ...
La carotte du ps, pas cette fois ci... La droite est out... Le centre ... qui est de droite... L’extreme droite
Les gens sont tous des mythos...
On parle de vote "utile"... mais j’crois qu’il faut donner un sens à son vote... on vote selon ses principes... pas selon une stratégie à la "côte et match"...
Pour Bové non seulement il y a son soutien marqué à la Palestine...
Mais aussi derrière les revendications de son discours anti libéral, on s’aperçoit que réellement un "autre avenir est possible"...
Un avenir dans lequel chacun à un rôle à jouer... Il faut penser le vote, et penser l’après vote... Car il faut cesser d’attendre que les politiciens enfermés dans leur monde, à se regarder le nombril, considèrent vos problèmes...
José Bové, n’est pas un politicien... il est et reste avant tout un homme, qui depuis des dizaines d’années, se mobilise, combat les inegalités et les injustices engendrées par le liberalisme economique, refuse le système de domination qui detruit la planète...
La résistance est le sens du vote "José Bové"...
Les Résistances qui ont marqué l’Histoire... ce sont elles qui nous ont permises d’avancer...
Certains disent, que voter Bayrou, ou Royal est utile... Moi je dis que la droite et l’extreme nous feront reculer Bayrou et Royal nous feront faire du sur place !
Osez !
Bonsoir, Message à Fatima et tout lecteur qui nous recommande Ségo (PS) lisez plûtôt cet article, je pense que vous changerez rapidement d’avis : http://oumma.com/spip.php ?article1862 Plutôt Bové ou au moins Bayrou avec un peu de risque... Salam.
Mr Omero changera d’avis bientôt quand Sarko sera élu, car avec lui C’est comme au bon vieux temps de la colonisation nos Imams seront Désignés par lui.
Probablement demain soir nous aussi on va changer d’avis sur le fonctionnement de la démocratie, suite à la manipulation des sondages, car on va courir au 2éme tour pour voter contre Lepen pour élire ce dernier.
La problématique est bien posée. Article qui est de qualité. Je voterai Bayrou sans aucune hésitation.
Il y a bien une chose que je ne comprends pas dans cet article,c’est que l’auteur oppose systématiquement le choix d’un vote qui correspond aux valeurs islamiques et un vote citoyen et libre.Cela veut-il dire que le choix d’un vote orienté par une certaine sensibilité et une conviction religieuse n’est pas un vote assez citoyen ou peut-être démocratiquement pas correct ?A vrai dire je ne comprends pas trop...La thèse de cet article me paraît assez trouble.Je ne comprends pas comment on peutcompliquer les choses à ce point,pour moi tout parait très simple.Il n’est en aucun cas impossible de faire le choix d’un vote qui correspond anos valeurs,à savoir la justice dans le monde,le droit à la souvraineté et à la liberté des peuples(ex:la Palestine),la lutte contre la pauvreté,le respect de la nature,la lutte contre toute forme de racisme et le rejet de l’autre,ect,sans pour autant être moins citoyen que les autres.Les valeurs de l’islam sont des valeurs universelles,elles concernent toutes les sociétés du monde sans exception et elles ne concernent pas seulement les musulmans et de surcroît les musulmans seulement pratiquant.Cette opposition entre les deux concepte me laisse tout à fait perplexe,je ne vois pas pourquoi on ne concilie pas les deux.
biensur BOVE soutient les palestiniens ce qui est une action tres tres importante et d’ailleurs c’est entre autre pour ça que nous apprecions BOVE. MAINTENANT il faut voter pour un candidat en masse et ensuite moneyer ce vote en demandant au candidat que l’on aura soutenu d’avoir une politique equilibrée et juste en orient arabe et surtout vis à des palestiniens ! il se trouve qu’ actuellement il ya SEGOLENE ET BAYROU qui peuvent etre au 2iemme tour pour segoléne la communauté a déjà donné merci !!!! donc il ne reste plus que BAYROU !
sauf si vous préferer voter pour celui qui a torturer en ALGERIE.
SOYONS RAISONNABLES ET VOTONS UTILE !
Si tu votes BAYROU, dans 10 ans tu auras le même système politique sur le fond. Peut-être même avec d’autres circulaires Bayrou.
Si tu votes BOVE, dans 10 ans il aura 20% c’est ça !
Donc ok je vote Bové pour amorcer le changement politique pour mon avenir et celui de mes enfants...
Cordialement et bon vote
JE VOTE SÉGOÈNE ROYAL et NON BAYROU
Sèlem, cher(es) frères et soeurs et compatriotes. Pourquoi je ne vote pas Bayrou ?
Souvenez-vous !!!!!!!! le PREMIER MINISTRE A METTRE EN PLACE LA LOI STIGMATISANT LES JEUNES MUSULMANES À L’ÉCOLE ET LES DÉSIGNANT TACITEMENT COMME ANTI-RÉPUCLAINES : C’EST François BAYROU, alors quand il vient et qu’il dit qu’il n’a été que SPECTATEUR...c’’est grossier. NON Mr.BAYROU a toujours participé et validé en approuvant à l’assemblée nationale TOUTES LES MESURES VISANT OU CONFORTANT LES MESURES, APPROCHES ET LOIS SÉCURITAIRES À L’ENCONTRE DES MUSULMANS FRANCAIS.
Pourquoi plébisciter la gauche de SÉGOLÈNE ROYAL ?
==> Parce que la gauche, conformément à ce que prône l’islam, a toujours mené les combats pour la dignité humaine et LE PROGRÉS SOCIAL (et non l’assistanat comme les droitisants de SARKO et de BAYROU ou de LE PEN disent bien fallacieusement) : souvenez-vous, la retraite, les congés payés, l’assurance chômage,la sécu,le droit de vote des femmes, l’école laïque et gratuite ouverte à tous sans distinction de classe ni de confession : LA JUSTICE SOCIALE, tout ce à quoi ont été toujours opposés les différentes branches de la droite partisane BAYROU COMPRIS.
Que vient donc faire Bayrou dans l’arène présidentielle ? eh bien, faute de primaire à l’UMP (à cause du lobby pro-sarko), ce dernier a joué la stratégie du trouble pseudo-centriste et se tourne vers sa dernière chance les indécis, les incompris, les invisibles et trouvant chez les musulmans un vivier fort intéressant d’électeurs avides d’écoute ou méfiants à l’égards des pouvoirs publics. Le vrai but est de ’s’inscrire dans un projet de progrès social qui permettra à nous même et à nos enfants de vivre dignement, d’être des citoyens républicains comme les autres et la seule candidate à proposer un vrai projet de société qui n’oublie personne et ne stigmatise personne c’est bien celui de SÉGOLÈNE ROYAL. J’ajoute également que voter les petits partis n’apportera rien aux présidentielles mais il faudra attendre plutôt les législatifs, c’est ainsi que les candidats qui vous plaisent le plus vous représenterons à l’assemblée nationale et voterons/ne voterons les lois que vous soutenez ou non. Enfin, il faut absolument faire barrage à la dérive totalitariste et fascisante de la politique Sarkozy qui en plus de mener une politique ULTRA-SÉCURITAIRE ANTI-ISLAM (seul le CFCM DE DALIL BOUBAKER est ligitimé et dialogue avec le gouvernement mais pas L’UOIF. Alors que le CFCM représente moins de 2% des musulmans français tandis que l’UOIF de 40% à 60%. Enfin, sur le plan international si SARKO passe, il s’en prendra directement et avec joie à l’IRAN, ruinant irréversiblement le moyen-orient, ce dernier sera joyeusement accompagné par ses amis marchands d’arme ( Laguardère,...) et du batiment (Bouygues) après avoir monté quelques gros mensonges médiatiques-rien de plus facile en France, vu que la quasi-totalité de la presse est détenue par les marchands d’arme. Aussi il y a de forte chances que Mr. BUSH aux USA, attende patiemment l’élection de SARKO (qui souvenez-vous l’avait rencontré joyeusement au cours de la crise de l’IRAK en faisant un pied-de nez à la politique pacificiste du président Chirac) pour ATTAQUER L’IRAN.
Pour toutes ces raisons et parce que nous, musulmans français, nous aimons notre république et notre patrie, que nous voulons et DEVONS la protéger contre toutes les formes de xénophobies, de précarités socio-professionelles et que nous souhaitons que NOTRE FRANCE entre dans une période de CROISSANCE PÉRENNE ET SALUTAIRE pour tous, JE VOTERAIS SÉGOLÈNE ROYAL DÈS LE PREMIER TOUR.
VIVE LES MUSULMANS, VIVE LA RÉPUBLIQUE ET VIVE LA FRANCE
voter UTLE DES LE PREMIER TOUR !!! c’est simplement une affaire de bon sens on besoin ni de faire appel à des sourates ni a des hadithes. certains disent qu’il faut voter pour les petits candidats pour les faire grandir alors croyez vous qu’on a le luxe de prendre le temps de faire grandir BOVE qui demarre a 1.5% !!! pour qu’il arrive à 20% IL FAUT ATTENDRE AU MOINS 10 ANS ! entre temps de l’eau aura coulé sous les ponts ! alors soyants pragmatiques et votant pour celui qui veut rassembler les gens et qui peut gagner:BAYROU salam
Voter José Bové, c voter la Palestine
peut on justifier un vote musulman ?
NOUS PENSONS QU’un vote de citoyen est justifier .le vote musulman ne doit en aucun cas etre reserver ni etre controlé par les grand partis ’ la direction des votes musulmans si il y a doit etre solicité économiquement et éviter la jonction de l imigration avec l islam. la citoyenneté doit etre la vitrine des français musulman est c est la qu’il y aura un poid sur la balance.
salam, on ne peut pas demander aux musulmans de faire ce que la majorité des citoyens n’a pu faire : le bon choix ! plus de 40% des français ne savent pas encore pour qui ils vont voter. vote de coeur ou vote utile ? nous sommes tous désemparés par la similitude de leurs discours.nous n’avons plus confiance en leurs promesses. Alors pourquoi ne pas choisir le candidat le moins virulent contre les musulmans ? cela fera peut- être réfléchir les autres.
Moi je ne trouve pas normal que les gens votent Bayrou pour contrer sarko ou sego, car beaucoup de personnes se fient au sondage. Ne tenez pas compte de ces sondages. On m’a dit ne vote pas Besançenot ou Bové car tu va voter inutiles et tu va donner des voix à sarko. N’hésitez pas à voter petit, car ils peuvent devenir grand.
Salem,
Mon avis : C’est qu’il faut tout simplement choisir le candidat qui pour vous a le plus de sagesse.
La sagesse, c’est le critère fondamentale pour choisir un chef, depuis la nuit des temps.
Pour ne pas se faire corompre par le pouvoir, il faut être sage et intègre.
Le Musulman doit se servir du Coran comme un guide. L’election necessite de faire un choix, difficile et tres important.
Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE) - 286 versets - Post-Hégire - Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. - 1. Alif, Lam, Mim . - 2. C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux .
La vrai question, c’est : A qui doit-on donner le pouvoir ?
En prenant comme guide le Coran, j’ai trouvé ma reponse.
Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE) - 286 versets - Post-Hégire - 251. Ils les mirent en déroute, par la grâce d’Allah. Et David tua Goliath ; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes.
Du coup, celui que je trouve le plus sage d’entre tous, c’est Bayrou...
Cordialement,
Hamid IBN ALI
merci d’arreter vos petites querelles svp ces elections sont tres tres importantes et determinantes pour nous autres citoyen de culture musulmane.
je remarque que BAYROU et BOVE sont plébicites sur le site oumma ! et bien c’est heureux que que ce soient ces deux candidats , car ce sont les candidats les plus proches des attentes de notre communauté !!! la grande difference entre eux c’est que seul BAYROU peut arriver au 2ieme tour ! et face à n’importe quel candidat au 2ieme tour il peut gagner !
alors à vous de trancher !!!! salam
Salam,
Je voterai pour le moins pire et qui a des chances de passer, donc ça sera pour Bayrou. Ne votez surtout pas Le Pen, on est et on sera toujours à ses yeux des "français administratifs de papiers". Alors réflechissez et votez pour le moins pire. Y’en a marre du faux assistanat du PS, qui nous veulent toujours sous leurs basques, ils veulent les votes maghrébins ? Eh ben ils auront ceux de Fadela et Malek, mais pas le mien. Face à nos responsabilités, on sera encore plus fort inchALLAH. L’histoire du voile à créé des liens plus fort entre nous, et les établissements musulmans commencent à émerger.
Wa Salam aleykoum
L’analyse est intéressante et démontre assez bien qu’il n’existe pas à proprement dire de vote musulman. Les musulmans votent selon des critères qui leur sont personnels. Toutefois, je fais part à Omero de 3 remarques :
1/ Cette réflexion remet en cause le fait que le musulman puise dans la religion des éléments qui vont déterminer son choix. Il est vrai qu’on assiste par moment, de la part de certains musulmans, à des raisonnements assez simplistes. Pour autant, il m’apparaît naturel que le musulman s’appuie sur sa religion pour effectuer son choix, car l’Islam porte des valeurs qui peuvent influer sur le choix final (famille, solidarité, fraternité, justice, éducation...). Il est évident que d’autres critères entrent en ligne de compte dans la manière de se positionner par rapport aux différents candidats, tels que l’économie, la cohésion sociale, l’environnement...
2/ Je trouve excessive la critique portée contre l’UOIF, je ne comprends pas pourquoi cette organisation n’aurait pas le droit de se positionner par rapport aux prochaines échéances électorales (sachant qu’elle n’a pas appelé à voter pour un candidat particulier) alors que d’autres organisations professionnelles, humanitaires…voire religieuses le font sans que personne ne s’en émeuve. Libre à chacun de partager ou non ce choix. Je ne partage pas certaines prises de position de l’UOIF, comme la participation aux CFCM. Dois-je pour autant enfoncer tout ce que fait l’UOIF ? Je ne le pense pas parce que cette organisation est libre d’exprimer les positions qu’elle juge justes au nom des musulmans qu’elle représente.
3/ On peut également s’interroger sur le niveau des discussions politiques au sein de la communauté musulmane et déplorer que les réflexions soient par moments sommaires. Mais rappelons-nous par quelles phases nous sommes passés. Au début des années 80, nous étions très loin du débat politique et regardions les débats télévisés avec Georges Marchais notamment en spectateurs amusés. Aujourd’hui, nous pouvons dire que les musulmans se sont appropriés le fait politique. Ils ont, en effet, pris conscience qu’ils peuvent influer sur le cours de la vie en participant activement au débat. Ce type d’interrogation est en soi la preuve de cette appropriation.
Vraiment tout ça fait pitié, l’unité de l’Islam, elle est où ??? Au lendemein de la mort de notre bien aimé Prophète, ses conseils et recommandations n’ont pas été respectés et ont commencé les luttes pour le POUVOIR.
C’est l’air d’aujourd’hui qu’on respire et on est en France, "pays laïc" quand ça l’arrange du moins, alors, notre vote doit être citoyen avant tout en fonction de ce à quoi on aspire, non pas pour notre présent mais pour notre avenir, l’avenir de nos enfants et petits enfants , l’avenir du monde tout entier et de la planète que Dieu, qui sait TOUT, nous a remis entre les mains jusqu’au jour du jugement.
Alors pour moi, il n’y a pas de vote Musulman, il ne peut y avoir qu’un vote de CONSCIENCE, de citoyen, de musulman responsable,d’Homme et de Femme conscients de tout ce qui se joue non pas pour les musulmans mais pour tous les habitants des quartiers, tous les RMistes, tous les smicards, tous les chômeurs, tous les SDF, tous les laissés pour compte..., un vote d’humaniste, d’internationaliste, de citoyen de la planète, car le guignol ou la guignole que nous mettrons à la tête de l’état fera pencher notre bateau dans tous les cas dangeureusement compte tenu de tout ce qui s’est dit depuis des semaines !!!
Toutes les élections précédantes ont prouvé qu’il ne faut croire aucun d’entre eux car ce qu’ils veulent tous, c’est le pouvoir !! Une fois q’ils sont assis sur le trône, ils s’en lavent les mains de toutes leurs belles promesses !! Seuls les riches peuvent alors espérer faire d’avantage ripaille, les autres, nous continuerons notre vie d’aventuriers que nous soyons musulmans ou pas !!
Bon courage à tous pour dimanche car le courage il en faut pour aller voter dimanche car, en tant que musulmans, nous sommes tous responsables de nos choix même si nous ne votons pas tous pour le même "rigolo" !!
Le vote des musulmans est d’abord un vote de citoyens préoccupés par leur quotidien et leur avenir.Certes,si le vote d’adhésion pour un programme fait pencher la balance pour José Bové au premier tour,il faudra tout de même se résigner à un vote stratégique au second tour.Crise de la démocratie ?Pénurie de grands leaders ?Globalisation du pouvoir ?
Salam, voici une petite phrase à méditer :
" Je suis pour la laïcité car les religions ont toujours été contre les femmes " (Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)
et surtout à répondre, parce que franchement quand c’est pour parler entre nous, nous sommes très actifs , mais quand c’est pour produire un discours sur les valeurs de l’islam, nous sommes bien silencieux.
Salam
A DEUX JOURS DE PREMEIR TOUR,LE VOTE INTELLIGENT S’IMPOSE A NOS ELECTEURS. LE CANDIDAT QUI RESPECTE TOUS LES FRANCAIS SANS DISCRIMINATION,QUI APAISE LES TENSIONS,QUI APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES CITOYENS,QUI EST CONTRE LA GUERRE EN IRAK ET EN IRAN, POUR LES RESOLUTIONS DE LONU EN PALESTINE,C’EST BAYROU. JAMAL BOURAS ETAIT AU MEETING POUR LE SOUTENIR. VOTONS BAYROU POUR TOUT CES POSITIONS. SALAM
Il y a un dicton arabe qui dit : « Suis le conseil de celui qui te fait pleurer et ne suis pas le conseil de celui qui te fait rire ». L’article de Mr Marongiu s’adapte parfaitement au dicton cité. Il soulève de nombreuses questions et met le doigt sur les points faibles des musulmans de l’hexagone. On ne peut que se féliciter de son rappel de l’a-historicité des générations actuelles (sont-elles d’ailleurs les seules à blâmer ?). Ce problème de mémoire courte (ou réduite) est cependant équitablement partagé par toutes les couches de la société. Il est également vrai que ’certains’ « diffuseurs » de discours islamiques n’ont pas cette conception essentielle de l’importance de la richesse historique de l’islam politique. Car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, l’islam politique n’est pas un phénomène contemporain. Pour en revenir au contexte du jour, il faut d’abord reconnaître que le mouvement associatif musulman en France en est à ses débuts (relativement parlant et lois permettant). Doit-on condamner les discours des représentants de ces associations sous prétexte que leur ijtihad politique n’est pas consistant ? Doit-on également mettre tout le monde dans le même sac ? L’audience qui écoute ces mêmes discours vit-elle en dehors de la réalité ? Ce serait une insulte à l’intelligence que d’affirmer cela, car l’endoctrinement n’est pas le résultat de discours sporadiques mais le conditionnement imposé par toutes les formes médiatiques existantes en République. Le texte de Mr. Marongiu est trop riche pour être débattu en quelques lignes. Néanmoins je voudrais m’arrêter un moment sur cette interrogation de l’auteur : « les musulmans doivent-ils privilégier le candidat qui offre les réponses les plus réalistes face aux problèmes de la société, ou bien celui qui accède le plus facilement aux revendications à caractère religieux ? » Je finirais donc par relancer Mr Marongiu en lui posant la question suivante : Ceux qui accèdent aux revendications religieuses sont-ils par définition irréalistes ? Pourquoi donc cette frénésie à vouloir confiner la religion à la sphère privée ? Faut-il également rappeler qu’il n’il n’existe pas de clergé en Islam. wassalam
Appel aux croyants et croyantes,
Que nous ayons la nationalité française ou que nous soyons des simples résidents de ce pays, je pense que nous sommes tous concernés par le choix du nouveau ou nouvelle président(e) de la France.
Alors, après avoir écouté, lu, discuté et réfléchi, n’oublions pas un acte essentiel, c’est de prier ALLAH en toute sincérité de nous guider dans notre choix pour que le nouveau ou la nouvelle présidente représente le changement politique le plus propice à notre communauté musulmane et à l’épanouissement, la paix et la justice sociale en France et au-delà.
ALLAH sait et nous ne savons que des apparences !
A l’heure ou le monde se façonne en blocs, les musulmans sont divisés à l’image de leurs pays d’origine.
Tout homme qui essaye de rassembler la "oumma" fait un pas en avant, sous conditions qu’il respecte le débat démocratique et les individus dans leurs opinions plurielles et changeantes. Je salue au passage le travail des soeurs et frères du site "oumma".
Chères soeurs et frères, quelques soient nos opinions, nous devons tendre vers la oumma. La force est dans l’unité. L’Europe n’a pas attendu les européens pour se faire. Pour l’instant personne ne nous représente, alors votons pour le candidat qui nous semble le plus proche de ce que représente pour nous l’éthique musulmane en France.
Le plus important est tout d’abord d’accepter l’avis de l’autre même si je ne le partage pas pour arriver un jour si Dieu le veut à une oumma plurielle qui parlera d’une seule voie forte et respectueuse. Et Dieu et le plus sachant pour notre avenir et surtout celui de nos enfants.
Bon vote à tous,
La question fatidique n’est jamais autant revenue dans la bouche de nos coreligionnaires de France et de Navarre : pour qui va-t-on voter ? Oh… soyons francs, dans la bouche de nombreux musulmans, la question posée est même plutôt celle du « pour qui DOIT-ON voter » ? Comme s’il existait une approche uniforme du vote en islam. Et les réponses apportées, quant à elles, sont souvent plus farfelues les unes que les autres, faisant appel à des argumentations théologico-juridiques qui font fi de toute l’histoire musulmane en matière de gouvernance et de gestion de l’Etat.
Je pense que ce résumé ne correspond pas à la réalité du vote des quelques millions de musulmans français.
L’Islam est une philosophie qui a des réponses et pose plusieurs questions. Ce n’est pas dans l’Islam qu’on nous dicte un vote uniforme, une attitude uniforme, une seule manière de penser et de voir le Monde qui nous environne.
Avant de vous précipiter dans l’analyse d’un choix humain et social, je pense qu’il serait plus efficace de vous demander pourquoi un musulman serait plus tenté par les convictions politiques d’un José Bové ou l’avenir un tant soit peu farfelu (je vous l’accorde) mais volontaire et lucide d’un François Bayrou.
Je n’ai pas lu en entier votre article car l’introduction est décevante !
A salim 32 : Ton commentaire est clair et precis et je te rejoins totalement. Bon résumé. Salam k
salam moussa,
chacun peut s’ingérer dans la vie politique à moins que l’on veut etre plus laicard que les laiques. maintenant personne n’a dit qu’il fallait tous voter pour la meme personne et chacun est libre de dire ce qu’il veut et peut etre approuvé ou pas ; c’est cela la démocratie.
Salam, Ce texte et les réactions qu’il provoque sont très interessantes. Si je résume un peu tous ce que j’ai lu, ce qui en ressort révèle bien mes propres hésitations face à ce vote : Ma compréhension des sources de ma religion,(le coran, la tradition et l’histoire du prophète (saw)), ont construit chez moi un sytème de valeurs auxquelles je vais me réferer pour voter (choisir la personne qui va remodeler la société dans laquelle je vis). Je comprends que mes frères et soeurs ont des systêmes de valeurs plus ou moins différents car ils peuvent avoir eu une compréhension différente du message divin et de l’exemple du prophète(saw). Mais je crains fort que comme moi, AUCUN des candidats en liste ne leur inspire assez confiance pour une tâche si importante. J’en viens donc à penser que la gamme politique française est trop étroite, qu’il manque des couleurs, des choix possibles. J’envie de plus en plus nos voisins européens qui peuvent voter pour des partis "social-chrétiens". Comme je n’ai pas envie de choisir le ’moins pire’, dimanche prochain, je ne voterai pas.
le frere omero a tout à fait raison de souligné ceci. l’exemple des mahorais est flagrant à ce sujet.Je ne voterai pas à gauche ni bové parce qu’il ne propose rien DE concret en ce qui concerne l’avenir de notre ile.il n’y a que la droite, le centre et l extreme droite qui se sont réelement engagés pour ça.allez vous me qualifier de kuffar ou d’apostasie si je vote l’extreme droite ou sarko. Il faut que vous ayez un esprit trop étroit pour celà.Je deffends l’interet de mon ile et quel qu’il soit le candidat un point c’est tout.Le contexte ici joue bien son role.vous vous souvenez des alliances faites par certains responsable musulmans pendant la 2 emme guerre mondiale ?ça vous dit quelque chose non ?
au lieu de se poser la question pour qui on doit voter pourquoi ne creons nous pas notre propre parti politique et que l’on ne presenterais pas notre candidat qui defendrait nos valeurs et ainsi on sera dispense de choisir entre la peste et Ebola
Pour répondre à Djil, l’UOIF ferait mieux d’éviter de s’ingérer dans la chose politique. L’UOIF n’est pas représentative des musulmans de France. Le "vote musulman" est disloqué, on ne peut exiger de 5 millions de musulmans qu’ils votent comme un seul homme vers une seule direction politique. C’est utopique !
salam,
je dois avouer que ce texte n’apporte pas beaucoup au débat et cela pour plusieurs raisons :
il est évdent que l’islam ne supprime aucunement les divergences politiques et les differents choix citoyens. Je pense qu’en France on a en bonne partie dépassé cette vision simpliste.
Cependant on peut chacun basé son choix à partir de sa compréhension religieuse. il ya donc des fondements religieux qui motivent nos choix comme l’a bien souligne un des internautes ( justice, liberté de culte, redistribution...)
il est naif de penser que l’on ne vote pas en fonction de critères communautaires. La plus part des citoyens vote pour des intérêts communautaires. La France est composé de communautés : les patrons votent pour des libéraux, les chasseurs votent pour la ruralité, les juifs pour le parti le plus concilent avec Israel...Les musulmans ne vont pas etre plus royalistes ( sans jeu de mot) que le roi. Ils vont voter pour le candidat qui leur parait le moins " agressif" envers les musulmans sans toutefois négliger les enjeux sociaux, économiques, écologiques...
l’UOIF n’a nullement émis de fatwa mais a suggéré des critères permettant à ceux qui veulent bien l’entendre ( chacun étant libre) de choisir le moins pire des candidtas. je rajoutte que certains critères ne concernaient pas uniquement les musulmans ( droit de vote au niveau local, solidarité par exemple).
Brillante analyse rigoureuse. Bravo Omero Marongiu.
Oméro a décidé de voter pour celle qui assimilé les fêmmes voilées au fêmmes violées, c’est son droit le plus absolu.
Mais ce qui me chagrine c’est qu’il est en train de faire la même chose que ceux qu’il critique.
Quand à moi je vote Bayrou, à défaut d’être un moindre bien, il est le moindre pire.
Très heureux de vous entendre dénoncer un pseudo vote musulman dans lequel nous serions tenté de nous enfermer alors qu’il n’en est rien dans la réalité. Vous semblez nous accabler de quelque chose qui n’existe pas (malheureusement ! et à mon grand regret) et que finalement vous "generer" avec votre point de vue pseudo scientifique. Sans doute poursuivez vous en ce moment une thès de doctorat sur le fait religieux afin de rejoindre cette batterie de "pseudos experts" du monde musulman qui voudraient parler en notre nom et nous expliquer comment nous comporter (j’y vais fort je le reconnais mais cela me rappelle un peu l’idéologie de la colonisation : civiliser les sauvages). Monsieur Omero, l’union fait la force et la constitution d’un lobby musulman serait la meilleure manière de nous faire entendre et d’exiger un retour sur investissement auprès de nos candidats. Nous ne sommes evidemment pas couper des considérations sociales et matérielles de ce monde mais sachez que ce ne sont pas nos SEULES préoccupations. Nous sommes avant tout une communauté spirituelle dont le but est d’adorer son seigneur et de créer les conditions de cette adoration. Se constituer en vote musulman c’est mettre fin à l’instrumentalisation de la "menace musulmane" sur la démocratie et autre mouton dans la baignoire et c’est, par écho, mettre fin à une discrimination qui à des conséquences en cascades sur l’emploi et le logement. Encore une fois monsieur Omero, j’y suis aller fort mais mon message est à l’image de votre texte : sévère !
Mon cher Omero D’abord je te remercie pour cette analyse qui montre l’inanité de vouloir justifier un choix électoral, ou une opinion politique précis au nom de l’Islam. Lorsque je consulte le sondage effectué sur le site de la Mosquée de Raismes, je constate, sur un panel de 211 personnes, que non seulement l’ensemble du spectre politique est couvert, mais que les résultats correspondent globalement aux grands sondages effectués sur des échantillons non confessionnels ou confessionnels. Une analyse fine permet de déterminer, dans chacun des sondages prenant en compte la religion pratiquée, l’influence confessionnelle par rapport aux tendances nationales : elle confirme qu’il n’y a pas de vote confessionnel qui soit particulièrement marqué. Je me permettrai d’y ajouter quelques remarques : Il faut faire une nette distinction entre l’opinion politique et la conviction religieuse ou philosophique. Pour paraphraser Max Weber, la première relève du relatif et de l’éthique de responsabilité, la deuxième de l’absolu et de l’éthique de conviction. Pour une personne qui a des convictions, il vit en tension permanente entre ces deux pôles en posant les questions de l’agir : « Que dois-je faire ? » « Ai-je le droit de faire ? » alors que l’éthique de conviction pose la question du sens de la vie. Nous sommes ici au cœur de notre grandeur de créature divine, ayant en lieutenance la gestion du monde, et de notre servitude spatio-temporelle : la réalité est rarement toute noire ou toute blanche, elle est souvent grise et nous devons choisir très souvent le moindre mal et non entre le bien et le mal. Il arrive que ce conflit soit particulièrement aigu sur des sujets sensibles, il faut, dans ce cas, impérativement subordonner ses opinions, et éventuellement les modifier, à ses convictions. Dans le domaine politique, cela signifie le rejet des extrêmes dont les formes ultimes furent à gauche le bolchevisme et à droite le nazisme, ce qui n’est pas une mince mise en garde. Cela signifie aussi de se méfier de tout discours qui prend la religion en otage pour justifier des orientations politiques : il faut être vigilant à l’égard d’hommes politiques qui justifient leur discours politiques (domaine de l’opinion) par la religion (domaine de la conviction). Cela signifie enfin de ne pas oublier que Dieu nous a donné l’intelligence réflexive ou esprit critique pour l’exercer à l’égard de quiconque dans quelque domaine que ce soit, en d’autres termes nous ne devons être soumis qu’à Dieu et à Dieu seul et ne pas prendre notre volonté pour Sa Volonté qui est que nous apprenions à vivre en paix dans le respect et l’amitié mutuels.
Amitiés fraternelles, Pierre
Il y a des votes de musulmans en effet, mais pas de vote musulman. Les musulmans ne sont pas monolithiques. Et c’est tant mieux. La richesse est une qualité.
L’islam n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre. L’islam est avant tout une spiritualité qui n’exclue certes pas l’engagement citoyen. Les frères musulmans comme l’UOIF sont traditionnellement de droite, c’est leur droit. D’autres musulmans se revendiquent de gauche, c’est leur droit aussi. Mais qu’on ne vienne pas nous raconter en balançant une fetwa ou je ne sais quoi que les musulmans devraint voter pour celui plus qu’un autre. Le vote est un acte citoyen et non religieux.
Je souscris à ce texte. Je distingue le musulman que je suis du citoyen. Quand je vois, l’UOIF qui après avoir été des fervents supportes de Sarko qui les a depuis méprisés, tenter de faire croire que les musulmans doivent voter pour tel ou tel. L’UOIF comme le CFCM ne sont pas qualifiés pour nous dire pour qui voter. L’UOIF comme le CFCM sont des religieux qui gèrent des mosquées, qu’ils se contentent donc de s’occuper des mosquées. Les musulmans n’ont que faire de leurs conseils. Les musulmans voteront en leur âme et conscience pour le candidat qu’ils auraont choisi.
Merci Monsieur Marongiu, lorsque vous dites : "Aujourd’hui, on trouve par exemple ce type de dérive dans le discours de certains musulmans engagés dans l’action alter-mondialiste, qui peinent à concevoir qu’un musulman digne de ce nom puisse faire des choix situés sur l’autre versant de l’échiquier politique". Je supose que vous pensez à Tariq Ramadan.
Chacun son avis.
Je suis totalement opposé aux arguments de ce texte.
Tous les "blocs" et "lobbys" votent "uni" (les chasseurs, les professeurs, les agriculteurs,...) : chacun défend son bifteak.
Il faut la jouer stratégique, envoyer un signal fort. Pour celà, c’est l’unité (comme nous l’inculque notre religion). Notre principal probleme en tant que musulman, c’est la pratique de notre culte, les discriminations que l’on subit !! demandons déjà "l’égalité" avant de nous immiscer dans la "politique economique" pour lequel l’égalité est déjà de mise.
Notre religion nous interdit la division. Par ailleurs, les savants autorisent le vote à condition qu’il y ait un bien "islamique" en retour (ou bien "le moins pire"). Sinon, il faudrait rejetter ces "lois des hommes". la prochaine fois, il serait "utile" de mettre les dalils qui permettent la critique de l’UOIF et du choix uni des musulmans, sans quoi ce texte n’a aucune valeur islamique.
Avec ce texte, les musulmans voteraient Bové ou Besancenot....On leur apporterait 4% environ, et on disparaitra durant les 5 prochaines années encore...
Et pourtant...
Il y a bel et bien des principes politiques et économiques en islam, le nier serait une preuve de bien piètre connaissance de cette religion.
L’islam est EN PARTIE fondé sur les principes suivants :
1. Propriété privée des moyens de production.
2. Redistribution des richesses.
3. Sobriété en matière de consommation, simplicité du mode de vie.
4. Exhortation faite aux "forts" d’aider les "faibles".
On pourrait citer bien d’autres principes, tels que la tolérance en matière de pratiques religieuses, etc.
L’islam, à mon sens, exclut les votes à l’extrême droite et à l’extrême gauche.
Ces "principes" ne sont pas extrêmement différents de ceux du christianisme, et il me semble que ce n’est pas sans raison que deux des principaux leaders du centre soient des catholiques attachés aux valeurs de cette religion (François Bayrou et Jacques Delors), contrairement à d’autres.
J’ajoute que le fond des propos d’Omero Marongiu me déplaît assez. Il semble refuser l’idée d’une sensibilité politique musulmane fondée sur l’identité religieuse, soit qu’il ne souhaite pas qu’il en soit ainsi, soit qu’il ne la croie pas possible, soit encore qu’il ne la considère pas comme légitime... Quoi qu’il en soit, il est évident que beaucoup de musulmans ne peuvent rester indifférents aux discours de certains politiques farouchement pro-israéliens (Dominique Strauss Khan, pour ne citer que celui dont le discours est un des plus explicites à ce sujet). Il est également évident que beaucoup de musulmans ne peuvent non plus rester indifférents aux discours quasi-ouvertement racistes du candidat du Front National (le racisme étant - en principe - incompatible avec l’islam). Il me semble aussi que le discours de Philippe De Villiers ne recueillera pas non plus beaucoup de suffrages parmi les musulmans. Je signale encore que le PT (parti des travailleurs), anciennement Parti Communiste International, qui soutient Gérard Schivardi, est on ne peut plus laïcard et antireligieux (à un point que ceux qui connaissent mal ce mouvement peuvent difficilement imaginer).
De fait, il existe un certain nombre de partis et de personnalités dans lesquels beaucoup de musulmans ne peuvent se reconnaître, certains représentant même l’antithèse des valeurs religieuses de l’islam. Et je ne vois pas ce que cela a de choquant ou de déplorable.
