Oliver Stone : une repentance éclair après des propos sur le lobby juif américain

Après une interview accordée au quotidien britannique le Sunday Times, le moins que l’on puisse dire est q

mardi 3 août 2010

 Oliver Stone : une repentance éclair après des propos sur le lobby juif américain

Après une interview accordée au quotidien britannique le Sunday Times, le moins que l’on puisse dire est qu’Oliver Stone, le réalisateur hollywoodien connu comme le loup blanc pour son franc-parler incisif, s’en est mordu les doigts !

S’il avait voulu s’épargner l’humiliation d’une repentance publique à la vitesse d’un éclair, Oliver Stone y aurait certainement réfléchi à deux fois avant de céder à son péché mignon : dire tout haut et sans fioritures ce que beaucoup pensent tout bas.

Au pays où tout, ou presque, se termine par un film, le célèbre metteur en scène engagé, impressionniste du 7ème art de la Grande Histoire américaine (Platoon, JFK…), n’a pas tourné autour du pot pour déclarer que si la culture occidentale met l’accent sur l’Holocauste c’est parce que les juifs "contrôlent les médias", glissant que "le lobby juif contrôlait la politique étrangère de Washington depuis des années".

Alors qu’il s’épanchait librement sur son futur projet de long métrage, déjà estampillé subversif par le choix de ses deux rôles titres, Hitler et Staline, et son angle d’approche portant sa griffe unique – les replacer dans leur contexte historique – les mots ont fusé, mordants pour mieux s’affranchir de tous les non-dits, et ont été tout aussi rapidement contrés, le contraignant à faire machine arrière, à avaler sa salive et à faire amende honorable.

Mêmes griefs, mêmes regrets, Oliver Stone emboîte ainsi le pas des remords sous la contrainte à Helen Thomas, la doyenne des correspondants à la Maison Blanche, et à Octavia Nasr, la journaliste limogée de CNN, affirmant sur le ton de la sincérité "regretter un amalgame maladroit sur l’Holocauste", avec cette petite phrase expiatrice qui l’a sauvé in extremis de l’opprobre général : "Bien évidemment, les juifs ne contrôlent pas les médias ou une quelconque autre industrie".

Pour bien prendre toute la mesure du volte-face fulgurant d’Oliver Stone, voici en substance les confidences auxquelles il s’était livré, certainement dans un excès de confiance qui a sous-estimé la puissance de la contre-offensive terrestre... :

"Il y a un lobby important aux Etats-Unis," insistait-il, soulignant "Ce sont des travailleurs. Ils s’assurent d’être informés de tout commentaire, c’est le lobby le plus puissant à Washington". Se référant à l’influence supposée du puissant lobby juif sur la politique étrangère Américaine, Stone affirma qu’Israël avait déformé "La politique étrangère des Etats-Unis depuis des années," jugeant la politique étrangère US vis-à-vis de l’Iran "horrible".

"Ce qui ne veut pas dire que l’Iran représente nécessairement ’les gentils", a-t-il renchéri, tout en concluant que les Américains "ne connaissaient pas toute l’histoire". Fermer le ban !

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