Obama et la Palestine

Barack Obama toujours muet sur le dossier palestinien Invité dimanche 7 décembre de l’émission “Meet t

mardi 9 décembre 2008

Barack Obama toujours muet sur le dossier palestinien

Invité dimanche 7 décembre de l’émission “Meet the press” , sur NBC, le président élu américain, Barack Obama, n’a pas mentionné une seul fois le conflit israélo-palestinien lorsqu’il a été interrogé sur sa politique étrangère.

Sa seule évocation a concerné le Hamas, “organisation terroriste” financée par l’Iran au même titre que le Hezbollah. M. Obama avait procédé de la même manière lors du premier débat télévisé avec son adversaire républicain John McCain, le 26 septembre.

Pendant ce temps, les spéculations sur les orientations de cette politique tant attendue continuent en Israël, comme en témoigne cette note de l’Institut pour les études de sécurité nationale en date du 23 novembre. Elle met en avant les potentielles frictions entre Israël et la prochaine administration américaine. L’opinion exprimée, assez minoritaire aujourd’hui, n’engage évidemment que son auteur, Roni Bart, qui met en avant trois problèmes éventuels pour les autorités israéliennes :

1) Les conseillers historiques de Barack Obama, comme Susan Rice (contrairement à ceux qui l’ont rejoint plus tard, comme Dennis Ross) privilégient les droits de l’homme et la coopération internationale. “Cette posture” débouche sur le constat que “l’intransigeance israélienne est le problème principal” du conflit israélo-palestinien.

2) Barack Obama se situe à la marge du consensus américain sur Israël : “il n’a pas exprimé son soutien à la clôture de séparation”, érigée en Cisjordanie. Il a recours à l’expression “cycle de violence” pour décrire la situation sur le terrain au lieu du vocabulaire habituellement retenu par les amis d’Israël : “violence palestinienne et réponse israélienne”.

3) Après l’échec du sommet de Camp David (juillet 2000), Barack Obama a critiqué l’administration Clinton pour son soutien incontionnel et partisan à Israël. Il demande aujourd’hui à l’Etat juif “de prendre sa part pour sortir du statu quo”, ce qui est considéré par l’auteur de la note comme l’expression diplomatique d’une pression sur l’Etat juif.

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr

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