Obama, Sarkozy, Brown se liguent contre l’Iran

Unis dans une déclaration commune, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont, lors d’une allocution

vendredi 25 septembre 2009

Unis dans une déclaration commune, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont, lors d’une allocution en marge du sommet du G20 de Pittsburgh, accusé l’Iran d’avoir dissimulé pendant des années un deuxième site d’enrichissement de l’uranium, une activité classée "incompatible" avec un programme nucléaire civil.

Alors que Nicolas Sarkozy s’est enferré dans une opposition frontale très présomptueuse à Mahmoud Ahmadinejad, dont les joutes verbales font certes les choux gras des médias, mais se révèlent totalement contre-productives dans la libération de la française Clotide Reiss, cette incursion tripartite des puissances occidentales sur la scène internationale pour contrer l’empêcheur de tourner en rond iranien arrive bien opportunément.

Exigeant d’une seule et même voix une enquête sur un dossier qualifié « d’inquiétant », les Etats-Unis et la Grande-Bretagne souhaitent que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) diligente une investigation sur-le-champ, tandis que Nicolas Sarkozy a cru bon de renchérir en menaçant : « si d’ici décembre, il n’y a pas de changement profond de la politique iranienne, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité ».

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s’est associée à cette initiative, a, pour sa part, insisté sur une concertation élargie à la Russie et la Chine, au moment même où Téhéran a répliqué par une première fin de non recevoir, en indiquant que son projet d’usine est en tout point conforme à la réglementation de l’AIEA.

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