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OTAN : la servitude volontaire
par Maxime Dublanc - le jeudi 26 mars 2009
Ainsi la France, toute honte bue, retourne au bercail atlantiste. Comme si l’intégration militaire était notre état naturel, l’indépendance gaullienne une simple parenthèse, et l’alignement sur les Etats-Unis le « destin » de la France. Bernard Kouchner se pâme littéralement à la perspective de ces noces atlantistes. Il martèle un oxymore de son invention avec la foi du charbonnier. « La France dans l’OTAN, écrit-il, c’est le choix d’un destin ». Au delà de cette étrangeté métaphysique, nous voilà sommés d’entonner un refrain éculé : les Etats-Unis, nos sauveurs d’hier, « nous ne pouvons les décevoir » demain. (« Le Monde », 17/03/09) Peu importe que les Etats-Unis, en l’occurrence, ne nous aient rien demandé. Et l’argument selon lequel on ne peut refuser à Barack Obama ce qu’on eût mégoté à George W. Bush est d’autant plus curieux qu’Obama est davantage susceptible de comprendre la position française. Entre une hypothétique déception américaine et celle, inévitable, des peuples du Sud, le tandem Sarkozy-Kouchner a donc fait son choix. Celui de sceller, jusque dans les réunions d’état-major, notre mariage contre-nature avec une Amérique dont le rêve néoconservateur, au même moment, s’effondre avec fracas. Celui de célébrer d’émouvantes retrouvailles avec un Oncle Sam dont l’Amérique latine, de son côté, commence enfin à desserrer l’étreinte mortifère qui l’opprime depuis plus d’un siècle. Celui de s’aligner sur un impérialisme en crise fauteur de chaos au Moyen-Orient, au lieu d’assumer la vocation naturelle de la France, celle de partenaire privilégié d’un monde arabe hostile à la tutelle étrangère. Au fond, c’est comme si on oubliait l’essentiel : le commandement intégré de l’OTAN est une machine de guerre. On nous présente comme une évidence la nécessité d’en faire partie. Mais pour quoi faire ? Le débat sur les avantages supposés de notre intégration n’est pas seulement fastidieux : il n’a aucun sens. A quoi bon obtenir des postes pour quelques généraux français si c’est pour servir de supplétifs ? Quel intérêt présente le débat technique sur les moyens si l’on n’est pas d’accord sur les fins ? Barack Obama veut sortir son pays du guêpier irakien : fort bien. Mais il veut aussi poursuivre la guerre en Afghanistan, tout en confessant son échec face aux talibans. Cette hésitation stratégique de la première puissance mondiale devrait inciter à la prudence. Rien n’y fait : sous l’effet d’un réflexe pavlovien, on a hâte de rallier la bannière étoilée. Dans un vibrant plaidoyer pour l’intégration atlantique, Bernard Kouchner avance que la participation française eût été plus efficace, au Kosovo, si nos militaires avaient été associés aux « vrais centres de commandement ». Mais la question est plutôt de savoir si, demain, notre participation à un nouveau Kosovo sera opportune ou pas. Occulter cette question, c’est considérer comme allant de soi l’embrigadement de la France, au nom de l’OTAN, dans des opérations militaires étrangères aux impératifs de la défense nationale. « Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres », souligne justement Jean-Pierre Chevènement. Et cette erreur, qui risque fort d’être commise au nom de la lutte contre le terrorisme, « nous mettra à la merci de ceux qui tireront partie de ces assimilations abusives pour nous frapper, y compris sur notre sol » (« Libération », 11/02/09). Une alliance militaire n’a de sens que si les alliés ont une vision commune de la menace qu’il s’agit de conjurer. Est-ce le cas aujourd’hui ? Il est stupéfiant de voir à quel point nos gouvernants ont oublié - ou plutôt veulent qu’on oublie - la signification profonde de la décision prise par le général de Gaulle en 1966. Le sort du monde était suspendu à l’affrontement entre les blocs, l’Amérique engagée au Vietnam, le Tiers Monde en effervescence. En sortant la France de la gangue atlantique, de Gaulle voulait conjurer les affres de la bipolarité et tendre la main aux peuples du Sud. La France reconnut la Chine populaire, dénonça l’intervention américaine en Asie (discours de Phnom Penh), amorça la détente avec l’URSS. Sortir de l’Alliance ? De Gaulle n’y a jamais songé. Mais en refusant de laisser les forces françaises sous commandement américain, il donnait sa crédibilité à une politique étrangère indépendante et à son plaidoyer pour un monde multipolaire. A entendre les partisans de l’intégration, les choses ont fondamentalement changé depuis les années 60. Maniant le truisme avec brio, ils nous expliquent que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Assurément ! Le pacte atlantique puisait sa légitimité dans la perception d’une menace venant de l’Est. Fruit de la guerre froide, l’OTAN enrôlait l’Occident sous la bannière américaine. Son véritable moteur, c’était la peur : celle du communisme et de son incarnation historique, l’ours russe. C’est pourquoi de Gaulle s’employa doublement à secouer ce carcan : en dialoguant avec Moscou et en quittant le commandement intégré. Aujourd’hui, quelles menaces justifient cette alliance militaire ? A l’affrontement des blocs, nous dit-on, se serait substitué la menace diffuse exercée par le terrorisme d’inspiration jihadiste. Mais en quoi l’appareil militaire de l’OTAN permet-il de le combattre ? Si la solution au problème était militaire, il y a belle lurette qu’on l’aurait trouvée. Le fiasco afghan illustre cette contradiction. Le retour de la France au bercail atlantiste, qui plus est, a lieu au pire moment. Loin de consacrer une réforme de l’Alliance dictée par la fin de la guerre froide, il conforte une dérive désastreuse. Embourbée en Afghanistan après avoir matraqué la Serbie, l’OTAN apparaît comme le bras séculier d’un Occident vassalisé par une hyperpuissance en crise. « Les circonstances ont bel et bien changé, observe Nicolas Dupont-Aignan. Mais cela souligne l’audace visionnaire du général de Gaulle : l’émergence d’un monde multipolaire. Il serait donc complètement contre-productif pour la France, qui a vu juste avant tout le monde, de se renier, notamment face aux pays émergents trop souvent qualifiés d’adversaires par la doctrine américaine du choc des civilisations » (« Le Monde », 20/02/09). L’on ne cesse de s’interroger, au demeurant, sur le périmètre et les missions de l’Alliance. « On peut résumer la problématique, explique l’historien Frédéric Bozo, en se demandant si les alliés voudront continuer dans la voie qu’ils suivent depuis quelques années et qui est celle d’une double globalisation, géographique (élargissement à des pays comme l’Ukraine et la Géorgie, mise en place de partenariats avec des pays non européens comme le Japon) et fonctionnelle (élargissement des missions de l’OTAN au delà de la stricte défense collective) ». (« Le Monde », 11/03/09) En d’autres termes : faut-il, oui ou non, que cette alliance militaire continue à intervenir tous azimuts, dans le sillage d’une Amérique convaincue de sa mission planétaire ? Et faut-il qu’elle s’implique davantage dans une lutte contre le terrorisme dont la définition est délibérément extensive ? Paradoxe qui n’est qu’apparent, ce débat ressemble à s’y méprendre à celui de 1966. « Que l’Alliance atlantique se perpétue dans l’hypothèse, de moins en moins vraisemblable, d’une agression soviétique, soit. Mais qu’elle entraîne la France dans toutes les aventures où pourront s’engager les USA, c’est ce que refuse le général de Gaulle. Car, grisés par leur puissance militaire et suivant leur chemin habituel, les Etats-Unis entendent faire régner partout leurs conceptions », lit-on dans « Combat » le 12 mars 1966. Mais le choc des civilisations, lui non plus, n’est pas une idée nouvelle. Dans « Le Figaro » du 11 mars, André François-Poncet dresse l’inventaire hallucinant des menaces qui pèsent sur l’Occident : « Mao-Tsé-Toung est un autre Hitler. A sa place peut surgir un Gengis Khan, un Tamerlan, un Mahomet qui, muni d’armes atomiques, entraînera les populations affamées d’Asie et d’Afrique à l’assaut des peuples nantis et prospères, à l’assaut des Blancs et de leur civilisation. » Le plus cocasse, c’est que cet enrôlement de l’Alliance au service d’une croisade mondiale a aussi pour effet de ressusciter la guerre froide. De la « révolution orange » à la crise géorgienne en passant par le bouclier anti-missiles, Washington a réussi cet exploit : relancer la course aux armements avec Moscou. La Russie, qui réarme à grande échelle, n’a pas manqué de le faire savoir à la veille du sommet de l’OTAN. Et c’est le moment choisi par Paris pour annoncer la réintégration des forces françaises ! Crédité d’une certaine sympathie pour Vladimir Poutine, le président français pourra-t-il infléchir les positions de l’Alliance ? Il faut être naïf pour le croire. Comme le rappelle Hubert Védrine, « on ne peut pas citer de cas au cours des dernières décennies où un pays autre que les Etats-Unis ait eu une influence importante dans l’Alliance parce qu’il était intégré » (« Le Monde », 17/03/09). A supposer bien sûr que l’exécutif français en ait la volonté, au risque de « décevoir » nos amis américains. La désillusion sera également au rendez-vous s’agissant d’une « réforme de l’Alliance » dont on parle depuis quarante ans sans en avoir vu la couleur. Formule lancée par Kennedy, « l’Alliance à deux piliers » est restée lettre morte. Elle suppose que les Européens (le second pilier) soient en mesure de définir une position commune sur des sujets qui sont de véritables pommes de discorde. Le tropisme atlantique de la Grande-Bretagne rendait déjà l’exercice quasiment impossible. L’élargissement de l’UE aux pays de l’Est en a fait une véritable gageure. Pour rendre l’Alliance plus européenne, encore faut-il esquisser une « Europe de la défense ». Mais la plupart des Etats-membres, ayant renoncé à tout effort militaire, préfèrent la protection du parapluie américain. Et ce n’est pas en rendant l’Europe plus atlantique qu’on rendra l’OTAN plus européenne. L’exécutif français veut nous bercer de cette illusion, mais personne n’est dupe, et surtout pas les Américains. Reste à se demander, du coup, quelles sont les raisons profondes du réalignement français. Un argument souvent invoqué fait valoir que le président actuel parachève une évolution amorcée sous ses prédécesseurs. Ce n’est pas totalement inexact. La SFIO était viscéralement atlantiste et François Mitterrand dénonça la décision du général de Gaulle en 1966. Elu président, il emprunte des accents gaulliens lors du discours de Cancun (1983), mais se rallie à la coalition onusienne à direction américaine lors de la guerre du Golfe (1991). Simultanément, « en 1990-1991, il a testé auprès des Américains l’idée d’une réforme de l’Alliance préalable à tout changement de la position française, soit le contraire de ce qui est fait aujourd’hui » (Hubert Védrine). « Pour François Mitterrand, résume l’universitaire Louis Gautier, le retour complet de la France dans l’OTAN se résumait à une formule : « Nous bougerons quand l’OTAN changera ». Après 1995, Jacques Chirac tente une autre approche : « Nous allons bouger pour faire changer l’OTAN ». Il conditionne alors la réintégration de la France au rééquilibrage de l’Alliance en faveur des Européens. Les Français réclament le commandement Sud. C’est un échec. Enfin, pour Nicolas Sarkozy : « Nous bougeons puisque l’OTAN ne change pas ». Il n’est plus question de revendication ni de contrepartie » (« Le Monde », 20/02/09). Morale de l’histoire : Nicolas Sarkozy ne s’inscrit pas seulement dans une continuité, mais il infléchit sensiblement la position française. La réintégration de la France est bien un préalable et la transformation de l’Alliance un vœu pieux. Quoi qu’il en soit, la question essentielle demeure en suspens : à quoi sert l’OTAN ? Le débat sur le partage des responsabilités n’a d’intérêt que si la France a l’intention de faire valoir sa vision du monde. Mais celle de M. Sarkozy est-elle différente de celle de l’administration américaine ? Pour le président français, l’Europe et les USA communient dans les mêmes valeurs, appartiennent à ce monde féérique où règnent la liberté et la démocratie, et combattent avec la même ardeur vengeresse l’hydre islamo-terroriste. Certes, pour faire avaler la pilule de l’intégration militaire, nos dirigeants préconisent une France « alliée mais pas vassale » et « fidèle mais pas soumise » [sic]. Sans faire de psychanalyse, on constatera simplement que s’ils le disent, c’est qu’ils y pensent. Cette dénégation est trop insistante pour ne pas s’apparenter à un aveu. Et puis on les croirait volontiers, si l’on n’avait déjà éprouvé la signification particulière qu’ils donnent à l’indépendance nationale. Une France ni « vassale » ni « soumise » ? Mais une France, en tout cas, qui s’empresse de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN après avoir expédié davantage de soldats en Afghanistan, qui a pratiqué une absurde surenchère belliciste à l’égard de l’Iran, généreusement absous Israël de toute responsabilité dans la tragédie de Gaza, contribué à la diabolisation du Hamas et du Hezbollah, jeté de l’huile sur le feu dans le conflit du Darfour, fait quasiment amende honorable pour sa rébellion à propos de l’Irak et, bien sûr, relayé la paranoïa américaine face à « l’Axe du Mal ». Mais il est vrai que ni M. Sarkozy ni M. Kouchner n’ont besoin de se forcer pour assumer ce rôle historique. « French Doctor qui aime l’Amérique » (« Paris-Match »), Bernard Kouchner n’a jamais fait mystère d’un atlantisme béat. Depuis trente ans, il parcourt la planète en brandissant le « devoir d’ingérence » de l’Occident civilisé, y compris lorsque Washington y voit le droit du plus fort à l’écrasement des plus faibles. Du Biafra au Darfour en passant par le Kosovo et la Somalie, il s’est toujours placé du côté du manche, quitte à vanter les mérites de la démocratie importée et la vertu roborative des B 52. Son étonnante popularité, il l’a bâtie sur une posture répétitive, celle de l’indignation emphatique, laquelle coïncide toujours, comme par enchantement, avec les options de l’oncle Sam. Ajoutée à sa prédilection pour les solutions militaires, son obstination à repérer partout des bons et des méchants est conforme au manichéisme américain, à tel point que sa rhétorique ampoulée paraît la fidèle traduction du moralisme hypocrite d’outre-Atlantique. Moins porté sur la doctrine, Nicolas Sarkozy est également un inconditionnel avéré de l’hyperpuissance. Lui aussi, il aime l’Amérique et il s’en vante. Son amour pour les Etats-Unis traduit avant tout sa fascination pour un modèle américain, plus fantasmé que réel, dont la vertu est de faire ressortir l’archaïsme français dont il prétend nous débarrasser ( c’est « la rupture »). Si les Européens (et surtout les Français) vous dénigrent, aime-t-il déclarer aux Américains, c’est parce qu’ils sont jaloux de votre réussite et de votre puissance. Et il ne viendrait pas à l’esprit de Nicolas Sarkozy de douter de la réalité de ces succès, ni a fortiori de s’interroger sur la pertinence du « rêve américain » : « J’aime l’énergie et la fluidité de l’Amérique. Ce sentiment que tout est possible. Cette impression -peut-être artificielle- que des sagas sont possibles, qu’on peut partir du bas de l’échelle et monter très haut, ou bien le contraire ». (« Le Monde », 10/09/06). On pourrait rétorquer que les Etats-Unis eux-mêmes pourraient aussi tomber de très haut, et nous avec. Cette allégeance proclamée induit une attitude inimaginable chez ses prédécesseurs. On en citera deux exemples. M. Sarkozy a fini par reconnaître que la France avait eu raison, en 2003, de refuser la légitimité onusienne à l’expédition américaine contre Saddam Hussein. Mais en septembre 2006, bien avant son élection, il fait le procès rétrospectif de l’opposition chiraquienne aux visées moyen-orientales de George W. Bush. « J’ai toujours préféré l’efficacité dans la modestie plutôt qu’une grandiloquence stérile, déclare-t-il devant la French American Foundation. Et je ne veux pas d’une France arrogante et pas assez présente ». La messe est dite. Il percevra, le moment venu, les dividendes de cette contrition en célébrant, une fois élu, des retrouvailles atlantiques dont l’ostentation devra beaucoup à la générosité de ses amis milliardaires. Tout aussi significatif, le deuxième épisode concerne la crise du nucléaire iranien. Résumant la situation en août 2007, le président français se contente d’une traduction littérale de l’antienne des néoconservateurs américains : « Iran Bomb or Bomb Iran ». Incroyable surenchère belliciste, alors que la France fait partie du trio diplomatique censé explorer les voies d’une solution pacifique à la crise. Toujours prompt à en rajouter, son ministre des affaires étrangères s’exclame deux semaines plus tard, face à des journalistes lui demandant s’il est vrai que nos états-majors préparent des plans d’attaque : « Mais Monsieur, c’est la guerre ! ». On atteint le summum du ridicule lorsque paraît en novembre le rapport du renseignement américain montrant que la menace nucléaire iranienne est largement surestimée. Que les ardeurs guerrières de l’exécutif français soient battues en brèche par le gotha des services secrets d’outre-Atlantique, voilà qui ne manque pas de sel. Ni « vassale » ni « soumise » ? D’un zèle admiratif jusqu’à la surenchère, en tout cas, et décidée à jouer le rôle du premier de la classe dans la cour atlantiste. Nul doute que ce réalignement français soit une catastrophe sur le plan symbolique : il signe le reniement d’un héritage qui conférait à la France une aura singulière. Mais ce renoncement aux attributs de la souveraineté militaire pourrait aussi nous entraîner dans une course à l‘abîme. Engluée dans le bourbier afghan, l’Amérique aura peut-être la tentation de la fuite en avant. Que feront les troupes françaises sous commandement américain ? Rééditant le fiasco irakien, les Etats-Unis ne peuvent ni déserter ce théâtre d’opérations ni l’occuper indéfiniment. Décidés à jouer les supplétifs de l’US Army dans cette nouvelle guerre coloniale, les Français vont-ils continuer de se jeter dans la gueule du loup ? On connaît la réponse de nos dirigeants : c’est oui. Puisque l’Amérique est un modèle indépassable, les démocraties occidentales en danger et l’ennemi islamo-fasciste à nos portes, le reniement du gaullisme n’est ni une erreur d’appréciation ni une faute politique. C’est un choix cohérent. Si nous partageons tout avec les Etats-Unis, pourquoi ne pas partager aussi leurs aventures militaires ? L’indépendance affirmée il y a quarante ans par un général sourcilleux n’a plus cours. Cette « illusion d’une grandeur passée » dénoncée par Bernard Kouchner ? Bonne à jeter dans les poubelles de l’histoire ! Et peu importe que l’Amérique soit dirigée par Bush ou Obama, puisque son leadership mondial est aussi naturel que la gravitation universelle. Rallions-nous, puisque nous n’avons pas le choix et que c’est bon pour la France dès lors que c’est bon pour l’Amérique. La France dans l’OTAN ? C’est la servitude volontaire. Mots clésMaxime DublancDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article2 avril 2009
baraa a dit :
Mais tout l’Occident capitaliste s’écroule de toute part, alors il est normal que les puissants encore pour un petit moment se raccrochent au gendarme faiblissant mais qui est le dernier, puisqu’ils ne peuvent plus se défendre eux-mêmes. Il n’y a plus qu’une seule (faible) puissance capitaliste, les USA. mais comme on le sait, la bête blessée est encore plus dangereuse que la bête en bonne santé.
28 mars 2009
poildecarotte a dit :
Prier, c’est nécessaire mais insuffisant. Il faut agir et combatre intellectuellement et l’outil internet est une arme redoutablement efficace dans la propagation des idées d’éveil. Pour paraphraser un certain aventurier du siècle passé,le capital, en mettant internet entre nos mains, il nous a donné gentiment la corde pour le pendre.
28 mars 2009
littlehorn a dit :
Un exemple typique : leur cinéma qui montre "le méchant Indien" qui attaque à la hâche "le gentil cowboy", alors que tout le monde sait que ce sont les cowboys, envahisseurs de l’Amérique, qui ont attaqué les premiers et massacré les peuples pacifiques des Indiens. Certaines tribus étaient pacifiques, d’autres étaient guerrières. Le fait est que cette terre n’appartenait pas aux Américains, et c’est dans l’idée contraire que réside leur folie. 28 mars 2009
poildecarotte a dit :
J’ai lu quelque part que les étanusiens ont sauvé l’Europe du nazisme. C’est faux pour deux raisons : 1) C’est L’Armée Rouge qui a vaincu le nazisme, vérité historique établie par les historiens les plus sérieux depuis longtemps. 2) Les étasuniens sont venus en Europe occupée par l’Allemagne hitlérienne, non pas par amour pour les Européens, mais parce qu’ils ont été entraînés malgré eux dans la guerre par l’Empire nippon. Les étasuniens excellent dans l’art de la falsification de l’histoire. Un exemple typique : leur cinéma qui montre "le méchant Indien" qui attaque à la hâche "le gentil cowboy", alors que tout le monde sait que ce sont les cowboys, envahisseurs de l’Amérique, qui ont attaqué les premiers et massacré les peuples pacifiques des Indiens. 28 mars 2009
Lola a dit :
Il y a eu les "Trente Glorieuses" puis viennent de se terminer les "Trente Piteuses" pour laisser place aux "Trente Odieuses". Piteuses : les années de "déréglementation" où l’Occident, en fait, détruit ses propres valeurs. Odieuses : Rapine et Tyrannie inégalées. Pourquoi ?. Refus du dialogue, refus du partage. Prions. 27 mars 2009
littlehorn a dit :
Incroyable article ! Rien à redire, tout est très juste. "Les Etats-Unis sont une grande démocratie, ils ont contribué à libérer l’Europe d’une nazisme. Que la France soit ax côtés de l’allié américain, rien de plus normal.Les Etat-Unis sont nos amis." Argument faible, orthographe mauvaise. L’URSS a aussi contribué à libérer l’Europe du nazisme. Est-ce que nous nous allions avec la Russie pour autant ? Plus important, c’était il y a plus de 60 ans, les choses ont changé. L’Amérique a changé. Et même si elle n’avait pas changé, cela ne justifie pas que nous devenions ses vassaux. Les intérêts de l’Amérique ne sont pas les nôtres. Egalement, l’Amérique est trop puissante pour avoir des amis. Il est impossible d’avoir des relations d’égal à égal avec elle. Soit on est un bon toutou, et alors on bénéficie de la gentillesse du maître ; soit on résiste, et il faut se préparer à souffrir. C’est ce qui est arrivé à la France, lorsque Chirac a menacé de mettre un véto. On ne se souvient peut-être pas de toutes les insultes xénophobes ? De la haine ? Des attaques sur l’économie française ? Des boycotts ? Enfin, l’Amérique est une République, et non pas une Démocratie. Cette République est morte depuis quelque temps. Vous pouvez le voir dans le nombre de dissensions entre le peuple et l’élite dirigeante. Le temps des pères fondateurs est loin, très loin. "L’Amérique est une grande démocratie," c’est un cliché éculé. 27 mars 2009
jeanmoulin a dit :
Reno, C’est parce que, animé d’un esprit de justice, de vérité et de juste nécessité que je croyais bon de rétablir les choses (suite à ce que je croyais être une méprise de ma part) C’était sans compter sur une de vos interventions dans l’article de Ian Hamel, dont je n’ai eu connaissance qu’aujourd’hui, et dans lequel vous m’interpelez comme suit : "Ne pourriez-vous pas faire le ménage dans le monde musulman au lieu de venir nous reprocher sans cesse ce que de toute façon on ne peut pas faire chez vous ?" Eu égard à mes précédents messages dans lesquels je vous demandais de qui vous parliez lorsque vous employiez de manière intempestive et péremptoire les pronoms personnels "nous" et "vous", considérez donc mes questions comme inutles, car vous nous donnez là réponse en même temps que l’étendue de votre pensée...Affilgeant !!! CQFD ! Que savez de moi, pour être aussi affirmatif dans le fait de m’exclure du champs du "NOUS" pour m’inviter à rejoindre celui du "VOUS" ? Car vous faîtes une grande et grave erreur en avançant aussi sûr de vous. A moi, .... ?!?! Manifestement, peu vous importe l’état, la qualité, l’origine , ou la nationalité de ceux que vous exécrez plus que tout ; l’essentiel étant que, dès lors qu’étant musulmans, ils ne sont pas Français, car l’Autorité que vous représentez les a illégitimement déchu de leur statut. Elle est belle la démocratie que vous représenteriez... "Je suis musulman, donc je ne suis pas..." "Nous sommes sur oumma, donc nous ne sommes pas Français !" Cordialement, Votre compatriote et concitoyen Jeanmoulin qui vous met au défi de maintenir votre position devant une caméra PS : c’est de l’aplomb qu’il faut pour relever le défi. Pour le moment c’est du plomb que vous avez dans la tête 27 mars 2009
jeanmoulin a dit :
A Reno, Pour faire suite à mon intervention, il m’est apparu (trop tard) que votre commentaire pouvait avoir été adressé à Maxime Dublanc. Si tel était le cas, au temps pour moi, et je vous prie de considérer mon interpellation comme non avenue. Cordialement Jeanmoulin 27 mars 2009
Ne pas oublier que ceux qui ont approuvé le projet de constitution européenne en 2005, puis le traité de Lisbonne ont approuvé cette intégration dans l’OTAN.
26 mars 2009
jeanmoulin a dit :
Reno a écrit : "Je pourrais vous dire que ce qui serait le mieux pour nous Européens, ce serait un pouvoir européen et un gouvernement européen et une armée européenne, mais ce n’est pas votre problème du tout je crois". Vous êtes trop vague et j’aimerai que vous exprimiez le fond de votre pensée. A moins que vous ne soyez adepte du vieil adage : "si je n’affirme pas d’avantage, c’est que je crois l’insinuation plus efficace". Décidemment, cette propension à la sournoiserie qui vous caractérise tant... A qui vous adressez-vous lorsque vous dîtes "votre problème" ? Est-ce à dire que les personnes visées ne se sentent pas concernées parce qu’elles ne s’occuperaient que de questions relatives à l’islam et délaisseraient le concept de l’Europe de la Défense ? C’est un peu le thème de ce site, non ? Allez donc sur l’équipe.fr ou sur n’importe quel site, et essayez donc de formuler aux forumistes le même reproche ! Ou alors, vous vouliez dire qu’elles ne se sentent pas concernées car tout simplement étrangères à l’identité européenne ? Et là... En tout état de cause, et peu importe ce que vous vouliez démontrer, l’essentiel est que nous vous voyons évoluer hypocritement sur ce site depuis un bon moment. Vous gagneriez en respectabilité si vous faisiez montre d’une plus grande franchise à l’égard de vos COMPATRIOTES. Sachez en effet que lire vos avanies, ne nous émeut guère. Ce qui nous embête le plus, c’est cette manie de ne pas assumer vos positions, les plus intenables soient elles. "Je pardonne aux gens de n’être pas de mon avis, je ne leur pardonne pas de n’être pas du leur" (Talleyrand). Cordialement. 26 mars 2009
Donneur de leçon a dit :
Amis américains !? Ils nous ont aidés ou ils se sont aidés ?? Mais pourquoi ?! la 2nde Guerre Mondiale avait comencé depuis 1939...Quand est-ce qu’ils sont devenus nos "amis" ?! quelques années plus tard... et pourquoi ? parce qu’ils n’avaient pas le choix ! Et l’opportunité était trop belle ! Et à quel prix ? Nagasaki et Hiroshima on fait semblant de l’oublier parce qu’ils nous ont "sauvés" ? Arrêtez de fantasmer à l’hollywoodienne avec vos pseudos-sauveurs au bon coeur c’est faux et entièrement faux. Je ne verrai jamais une armée ayant fait tant de massacre comme des amis, une démocratie ne s’impose pas, un modèle ne s’impose pas ! 26 mars 2009
présence a dit :
Pierre c’est sarkosy qui a exprimé ce point de vue. D’ailleurs d’un point de vue géographique la Turquie est occidentale Mais il faudra penser à le rappeler au boss de la république bananière de france quand on reparlera de l’adhésion de la Turquie à l’UE. J’ajoute que l’europe tient ses racines de Constantinople, qui régna sur celle-ce pendant plus de mille ans. Autre chose, tes propos sont très très "limites" concernant "mon freres hi hi 75 millions de musulmans vive la libre circulation ,vivement le souk". Supposerais-tu que l’europe est une "terre chrétienne" et donc que les musulmans qui y vivent devraient regner leur foi ou la quitter ? Supposerais-tu qu’un turc est moins "civilisé" qu’un espagnol ? Je te rappelle que le mode de vie turc est très proche de celui des grecs, qui ne semble pas poser de problème.Je te rappelle également que la Turquie est un état laïc, allié indeffectible des états-unis, qui laisse survoler son espace aérien par les avions militaires israeliens en toutes circonstances. Ce qui me permet de revenir au débat car il est évident qu’un rapprochement entre la France et la Turquie - pressée d’entrée en UE- devra s’opéré pour le plus grand intéret de...La Turquie.
26 mars 2009
presence a dit :
Que dire sur ce sujet quand l’opposition condamne unanimement la position française et qu’une partie de la majorité muselée s’y serait volontier opposée ? Que dire quand on sait que la majorité de nos concitoyens sont opposés au retour de la France dans ce commandement militaire ? Que dire quand tous les experts sérieux en géostratégie n’y voient aucun intérêt véritable ? Comment peut-on engager le destin d’une nation entière dans une voie aussi contestée ? Comment est-ce possible en sachant qu’à coup sûr on aura du sang sur les mains et que ce sang coulera à l’étranger et peut-être sur le sol national ? C’est tellement obscur que s’en devient clair ! C’est tellement trouble que s’en est limpide ! Il ne peut y avoir que trois réponses : la pression des amis...La pression des complexes militaro-industriels...La pression des destructeurs de paix au proche-orient.
Hélas, bien souvent ce sont les mêmes avec plusieurs casquettes ! C’est désespérant...Vraiment.
26 mars 2009
pierre a dit :
@jean francois la famille occidental dit tu ou il a dit ,donc la turquie dans l europe mon freres hi hi 75 millions de musulmans vive la libre circulation ,vivement le souk
26 mars 2009
ideal a dit :
A Jean François : En gros vous regrettez que la France ne ce soit pas engagée aux côtés des USA dans la guerre en Irak ?
26 mars 2009
Souleymane a dit :
La théorie du complot fait flores,l’Occident domine le monde,c’est un fait.Il n’y a aucun complot dans cette réalité.C’est l’Occident c’est a dire l’Europe et les USA qui ont la plus forte économie du monde.La Chine commence a pointer son nez,ainsi que l’Inde dans les puissances montantes.Une économie puissante est toujours accompagnée d’une puissance militaire,l’OTAN est l’instrument de cette puissance.La France n’a qu’un porte avion toujours en panne,Les USA 25 portes avions.Le monde Arabo Musulman malgré un Milliard de personnes ne représente rien sur le plan économique et militaire.Avec la chute du prix du pétrole l’avenir est sombre .
26 mars 2009
Reno a dit :
Pas d’accord. De même que l’Angleterre, après avoir combattu l’idée européenne, a souhaité entrer dans l’Europe en 1973 pour mieux contrôler (et paralyser) les choses, de même il est possible de peser sur les décisions de l’Otan, mais cette fois-ci de l’intérieur. N’oubliez pas que les décisions au sein de l’Otan sont prises à l’unanimité et qu’il n’est pas question d’envahir tel ou tel pays... Je pourrais vous dire que ce qui serait le mieux pour nous Européens, ce serait un pouvoir européen et un gouvernement européen et une armée européenne, mais ce n’est pas votre problème du tout je crois. 26 mars 2009
El yacoubi a dit :
Bravo Mr maxime Dublanc ..vous avez vu juste et vous l’avez exprimé , on ne peut plus clairement. Le monde marche sur la tête et réfléchit avec les pieds .
Le monde vit une contre-mutation et va inéxorablement dans le mur .
Il ne faut JAMAIS faire la guerre à ceux qui n’ont rien à perdre ...les Anglais en Afganistan au XIX ème siècle ,les Français en Indochine et en Algérie , les Américains au Viètnam , les Russes , toujours , en Afganistan..etc...etc
À quoi sert l’étude de l’histoire ? À répéter les mêmes erreurs ?
Je ne comprends pas .
26 mars 2009
Reneabel a dit :
Réingration absurde et, surtout, inutile. A quoi sert l’OTAN ? A assurer la domination américaine sur l’Europe. A rien d’autres. Que neuf fois sur dix, nous soyons en accord avec les américains, ne signifie pas dix fois sur dix ! Faut-il être complice de Guatanamo, d’Abou Ghrayb, de Bagram, de l’agression (fondée sur un mensonge) contre le peuple Irakien ?
26 mars 2009
Karim B., Montréal a dit :
Salam aleykoum L’OTAN n’a aucune raison d’être légitime. Ce n’est que le bras armé d’une conception chauvine, agressive et conquérante de l’Occident. L’OTAN est une machine de guerre occidentale qui sert a contourner le principe de la démocratie onusienne pour maintenir la domination étasunienne et occidentale sur le reste de la planète. Sarkozy accepte avec enthousiasme que la France prenne ses ordres de Washington dans ses visées d’hégémonie mondiale. Mais Dieu -Exalté Soit-Il- Est le meilleur témoin de ce qu’ils font. 26 mars 2009
Orialli a dit :
Les USA constitue une chance pour la France qui doit s’inspirer du modèle américain, qui fait montre d’un grand dynamisme économique et politique. Le système américain est également très ouvert sur les minorités. Soutenons-nous donc la France qu’il faut féliciter d’avoir rejoint l’Otan.
26 mars 2009
Hani a dit :
Il est normal que la France soit aux côtés des USA, ils nous ont aidé face au nazisme et à la menace URSS. Mais être aux côtés de l’Amérique ne veut pas dire être vassalisé ou supplétif. La meilleure façon d’aider nos amis américains est, non pas de s’opposer à eux de façon spéctaculaire, mais les guider par la voie du bon sens. N’oublions pas également que le boulot de Sarko est de défendre les intêrêts de la France .... pas ceux du monde arabe. (Pour ceux qui parce qu’ils l’oublieraient.) 26 mars 2009
Abdelkader DEHBI a dit :
Dommage - pour cette analyse lucide et excellemment argumentée -, que M. Maxime Dublanc n’ait pas cru devoir soulever un autre pan – et pas des moindres – de cette problématique d’un Atlantisme va-t-en-guerre. Je veux parler de l’influence patente et dévastatrice des lobbies sionistes, d’une part sur les complexes militaro-industriels américains, dont ils contrôlent les capitaux et, d’autre part, sur les Institutions politiques des Etats-Unis, dont ils financent en permanence – les sources d’influence essentielles comme le Congrès américain. Car, la subite vacuité géostratégique entraînée par la disparition de l’ennemi potentiel qu’était l’URSS a pu un moment, menacer de démantèlement pour cause d’"obsolescence", de la machine de guerre atlantiste. Il fallait immédiatement réagir, c’est-à-dire trouver le nouvel "ennemi" et à défaut, le fabriquer. Le 11 Septembre signera l’Acte I, l’acte de naissance de la "Lutte internationale contre le terrorisme islamiste"….Cherchez l’erreur sur le dessin représentant la Crise financière…. A moins que nous ne soyons tous enfermés dans un jeu de poupées Russe. Je veux dire, à moins que cette crise financière elle-même, ne constitue que l’Acte suivant, de la Grande Conspiration qui semble se dessiner.
26 mars 2009
Romuald a dit :
J’ai pris un plaisir certain à lire cet article. Merci Maxime Dublanc !
26 mars 2009
Angusia a dit :
Les Etats-Unis sont une grande démocratie, ils ont contribué à libérer l’Europe d’une nazisme. Que la France soit ax côtés de l’allié américain, rien de plus normal.Les Etat-Unis sont nos amis.
26 mars 2009
Je n’ai pas encore lu l’article mais le commentaire de Jean-François me fait réagir. On comprend bien que la réintégration de la France dans l’OTAN réjouissent beaucoup de français. Il ont peur des "barbares". Bon. Ainsi, après avoir imposé son modèle partout dans le monde, les dirigeants français, craignant des retombées auxquelles ils ne peuvent plus faire face, réintègrent une forteresse "Occident". Est-ce à dire qu’ils iront semer le chaos ailleurs ?. Mais une forteresse, ça protège ou ça emprisonne ?. Savent-ils que si le "Mal" ne peut percer les murailles d’une forteresse, il pourrait tout de même pénêtrer par le ciel ou par les entrailles de la Terre ?. Je ne le souhaite pas. 26 mars 2009
poildecarotte a dit :
L’intégration de la France dans l’OTAN fait partie d’un vaste plan étasunien qui consiste à créer un gouvernement mondial, incarné par l’OTAN et qui obéit au doigt et à l’oeil aux multiniationales américaines. Les sratèges étasuniens, conscients de la décadence inéluctable de leur empire, veulent ainsi le doter d’une institution militaire capable de mobiliser des forces à tout moment et n’importe où, pour "corriger" ou "avertir" tout pays qui refuse l’hégémonie de la maison blanche. Ainsi, en cas de "correction" effective, la France, par sa participation aux forces de l’OTAN, partagera avec les étasuniens, les frais des opérations militaires et l’impopularité à travers le monde. Les stratèges étasuniens sont à l’oeuvre ! 26 mars 2009
Jean-François a dit :
Je me réjouis de la réintégration de l’Otan par la France dont la vocation est de rejoindre la famille occidentale ainsi que l’ a rappelé Nicolas Sarkozy.
26 mars 2009
Georges a dit :
Cette analyse est tout simplement époustouflante et montre on ne peut mieux combien le choix pour la France d’avoir intégrer l’Otan est une erreure statégique.
26 mars 2009
jeanmoulin a dit :
Très belle analyse d’une position française dogmatique ! Néanmoins, il est bon de rappeler que même si la France devait prendre en charge tout ou partie d’une mission en théâtre extérieur, elle ne pourrait l’accomplir faute de l éclatement de ses capacités militaires... Ajouter à cela l’amateurisme de ses généraux, la France ne peut, non plus penser une stratégie militaire digne de son nom. L’on dit souvent que Kouchner est le conseiller militaire spécial de Nicolas Sarkozy : "Docteur Général Kouchner" Ce dernier a proposé récemment l’envoi de gendarmes en Afghanistan, dans le but d’y éradiquer la corruption des forces de l’ordre ! Des ateliers tel que la présentation de brigades territoriale s (comme dans nos campagnes) seraient à l’étude. Donc, c’est de la transmission d’un savoir faire dont il s’agira effectivement . La lutte contre la corruption, c’est l’éthique, le savoir être. Et cela demande autre chose que des pauvres gendarmes... 26 mars 2009
très bien construit cet article, merci pour cet éclairage au style plaisant.
26 mars 2009
lotfi a dit :
il n y a pas de surprise de voir la france sous la houlette de sarkozy d intégrer a nouveau l otan !Nous connaissons tous la vision du monde qu a le chef de l état en matiere de politique d etrangeres !
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