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Articles
“Le croissant et le chaos “ d’Olivier Roy
vendredi 19 octobre 2007 - par Ian Hamel
Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, cultive un talent très appréciable : celui de décrire en peu de mots une situation complexe. Dans « Le croissant et le chaos » (1), ce spécialiste de l’islam politique raconte la déconfiture totale du néoconservatisme américain depuis 2001. Le drame, c’est que ces néoconservateurs n’ont jamais cessé de peser sur les choix stratégiques de George Bush, provoquant la mort de milliers de personnes innocentes, en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, et dans l’ensemble du monde musulman. Dans son l’introduction, Olivier Roy rappelle qu’au soir du 11 septembre 2001, le gouvernement des Etats-Unis disposait d’un blanc-seing pour lancer sa guerre totale contre le terrorisme. L’opinion américaine était mobilisée, le monde extérieur, était solidaire ou silencieux. Or six ans plus tard, c’est un échec total. Aucun des objectifs n’est atteint. « Ben Laden est toujours vivant en 2007, ainsi que le chef des talibans, le mollah Omar », souligne le chercheur, « les actions terroristes n’ont pas cessé, et la situation s’est dégradée dans tout le monde musulman », ajoute-t-il. Des Etats « faibles » mettent en échec la puissance américaine en l’acculant à l’impasse ou à des choix impossibles. Personne ne peut renverser le président Assad en Syrie ou le général Musharraf au Pakistan, « alors qu’on sait que ces deux pays servent de sanctuaire ou de soutien à des groupes terroristes ou à des mouvements radicaux, simplement parce que leur disparition serait pire que leur capacité de nuisance actuelle », écrit l’auteur du « Croissant et le chaos ». Pourquoi cette invraisemblable déconfiture ? Comment expliquer que la plus grande puissance du monde ne parvienne pas à mettre la main sur l’homme le plus recherché de la planète, dont la tête est mise à prix des dizaines millions de dollars ? Et qu’Oussama Ben Laden, que l’on présente comme un troglodyte, planqué dans une caverne dans les zones tribales pakistanaises, puisse s’offrir le luxe de narguer l’Occident dans une cassette vidéo diffusée le jour anniversaire du 11 septembre. A ces questions essentielles, Olivier Roy livre un élément de réponse. Début novembre 2001, il est reçu à Washington par Paul Wolfowitz, alors secrétaire d’Etat adjoint à la Défense. La discussion porte sur les conditions concrètes de l’intervention en Afghanistan.
Cette révélation explique en grande partie l’échec de la traque contre le fondateur d’Al-Qaida. En fait, les Américains ne sont intervenus en Afghanistan que pour une raison purement conjoncturelle. Leur vrai objectif était l’Irak et le renversement de Saddam Hussein (et cela bien avant le 11 septembre 2001). « Les Américains considéraient Oussama Ben Laden comme un épiphénomène. Ce n’était donc pas la peine de lui courir derrière sérieusement. Ils étaient persuadés qu’Al-Qaida ne pouvait pas agir seul, qu’il y avait forcément un Etat derrière, en l’occurrence l’Irak », souligne Olivier Roy. On connaît la suite : l’administration Bush a refusé d’admettre l’absence de rapport entre le régime de Saddam Hussein et le terrorisme international. « Dès lors, Washington s’est lancé dans une fuite en avant idéologique, définissant l’ennemi - le « terrorisme international » - dans des termes de plus en plus vagues et idéologiques (l’« islamo-fascisme »), se privant ainsi de tout instrument d’action sur le réel », constate le directeur de recherche au CNRS. Il est surprenant que la presse française n’ait pas fait plus de cas de cet entretien surréaliste avec Paul Wolfowitz. Dans un ouvrage récent, Catherine Durandin, directeur de recherches à l’Iris, et auteur de « CIA, cinq années de colère » (2), révèle que dès le 12 septembre, les deux têtes directrices du Pentagone, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, lorgnent déjà sur l’Irak. Les deux néoconservateurs avancent deux hypothèses, comme s’il s’agissait de certitudes. « Primo, Saddam Hussein dispose d’armes de destruction massive qu’il a l’intention d’utiliser contre les Etats-Unis ; secondo, Saddam Hussein est lié aux réseaux d’Al-Qaida qu’il protège et soutient », écrit Catherine Durandin, professeur à l’institut des langues et civilisations orientales. Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz ne seront pas totalement suivis par George Bush dans son discours du 14 septembre 2001 à la National Cathedral de Washington (cérémonie donnée en l’honneur des victimes du 11 septembre). Le président américain désigne Oussama Ben Laden, mais ne nomme pas Saddam Hussein. Toutefois, il ajoute que l’Afghanistan « ne sera pas le seul champ de bataille ». « Ce n’était absolument pas l’analyse de George Tenet, le patron de la CIA. Les Américains avaient en Afghanistan des forces paramilitaires depuis 1998 et ils pensaient être en mesure de mettre la main sur Ben Laden. Mais la CIA n’était pas écoutée par les néoconservateurs qui n’avaient qu’un objectif : celui de renverser Saddam Hussein », commente l’auteur de « CIA, cinq années de colère ». 1. Olivier Roy, « Le croissant et le chaos », Hachette littératures, 188 pages. 2. Catherine Durandin, « CIA, cinq années de colère », Armand Colin, 189 pages. Mots clésIan HamelJournaliste, publie “L’énigme Oussama Ben Laden” aux Editions Payot le 5 novembre 2008, auteur également du livre « La vérité sur Tariq Ramadan, sa famille, ses réseaux, sa stratégie » aux éditions Favre, préface de Vincent Geisser. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article20 octobre 2007
mohamedgidicem a dit :
En Juillet un ancien secrétaire d’état Pakistanais au Affaires étrangèrs Niaz NAIK avait déclaré à la BBC qu’une intervention américaine en Afghanistan était programmée. Voire l’article extrait de BBC News http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/1550366.stm Tout autre commentaire est superflu.... 19 octobre 2007
Iprétré a dit :
Je préfère Clinton à Bush. Clinton a favorisé le Soft power (Pouvoir attractif) aux dépens du Hard power (Pouvoir coercitif, notamment les moyens militaires). Ce concept de Soft power, qui est « la capacité d’arriver à ses fin par un pouvoir de séduction et d’attirance, plutôt que par la menace ou la marchandage. », a été défini par Joseph S. Nye, secrétaire adjoint à la Défense de 1994 à 1995. Il s’appuyait notamment sur la coopération internationale et donc le multilatéralisme.
Le soft power repose sur le rayonnement du modèle politique, économique, culturel et technologique des Etats-Unis. Il s’agit d’amener le reste du monde à partager leur point de vue, sans recourir à la carotte ni au bâton. Cette politique s’appuie sur la capacité de doser aide et négociation, incitation et coopération pour amener d’autres États à coopérer.
19 octobre 2007
Charlie a dit :
Vous me faites sourire. Citez moi un pays qui ne défend pas ses intérêts. Les Etats-Unis défendent leurs intérêts, c’est logique non. Les relations entre les Etats sont ainsi faites. On n’ y peut rien, une politique ne se construit pas avec des beaux principes déclinés la main sur le coeur. La loi du plus fort prime souvent dans les relations internationales. On peut le regretter, mais c’est comme ça !
19 octobre 2007
Baudouin a dit :
Sous couvert de « communication », tous les gouvernements pratiquent peu ou prou la désinformation. La manipulation de l’information devient monnaie courante en temps de guerre, quand tout est bon pour mobiliser la population : la diffusion de demi-vérités, de mensonges, par omission ou non, de rumeurs invérifiables. La guerre est présentée comme étant « juste », « inévitable », « défensive ». Elle devient « préventive » quand un Etat prend l’initiative du conflit, en violation des conventions internationales destinées précisément à bannir la loi de la jungle dans les relations interétatiques.
La désinformation a ses règles. La crise précédant le conflit est poussée à son paroxysme, l’Etat ennemi est diabolisé : son chef est présenté comme un être foncièrement malfaisant, au choix un « aventurier », un « psychopathe » un « communiste » ou un « nazi ». Les contestataires, les réfractaires à la propagande, les partisans d’une solution diplomatique sont aussitôt étiquetés de « munichois » ou, au mieux, de « naïfs ». Le débat est ainsi vite escamoté.
Jamais, depuis la fin de la guerre froide, des moyens aussi considérables n’avaient été mis en oeuvre pour préparer l’opinion à la confrontation militaire avec l’Irak. Maîtres incontestés des technologies de l’information, les Etats-Unis se sont révélés orfèvres en la matière. Une multitude de « départements de la communication » au sein de l’administration - de la Maison Blanche au Pentagone, en passant par la CIA et le département d’Etat -, sans parler des consultants de « relations publiques » recrutés à prix d’or, se sont employés, selon la terminologie officielle, à « gagner les coeurs et les cerveaux » à la stratégie du président George W. Bush visant à « normaliser » l’Irak par la force.
19 octobre 2007
Pékin a dit :
La Chine et la Russie œuvrent de pair pour refouler l’hégémonie américaine au Moyen-Orient notamment, en soutenant et en armant la Syrie et l’Iran. La Russie vient d’annuler 10 milliards de dollars de dettes que lui devait la Syrie. Elle a récemment vendu à Damas des avions de chasse, des systèmes antimissiles et des missiles parmi les plus performants au monde et a annoncé le prochain déploiement d’une base navale russe sur la côte syrienne. Les échanges syro-chinois dépassent les 1,2 milliard de dollars, ce qui prémunit Damas contre les sanctions américaines. La Chine est le premier client de l’Iran dans le domaine pétrolier. Un oléoduc reliant les deux pays est en phase de construction, un défi de taille pour Washington.
19 octobre 2007
Kasmataru a dit :
La plus grande partie des preuves documentaires à l’effet que l’Irak avait fabriqué des armes de destruction massive est arrivée après la défection en août 1995 du général Hussein Kamel, l’ancien directeur de la Société d’Industrialisation Militaire de l’Irak, qui était responsable des armes de l’Irak. Le président Bush et le Secrétaire d’État Colin Powell ont à plusieurs reprises fait beaucoup de bruit avec le fait que dans les derniers mois c’était de cette source que le programme d’armes de l’Irak avait été découvert sous lequel plus de 30,000 litres de charbon et d’autres agents biologiques ainsi que quatre tonnes de l’agent de nerf mortel VX avaient été produit. Mais les autorités des États-Unis n’ont jamais sorti l’information que la même source avait annoncé qu’il avait ordonné la ‘destruction de toutes les armes chimiques. Toutes les armes - biologiques, chimiques, missiles, nucléaires étaient détruites ’. Cette information a seulement atteint le public par le journal Newsweek dans sa publication du 3 mars 2003 et n’a pas été mise en évidence dans les médias impérialistes.
19 octobre 2007
René a dit :
La stratégie américaine se refuse à tout enfermement dans le cadre de la légalité internationale. Il s’agit pour l’administration républicaine d’en nier le contenu et l’utilité au nom d’une morale internationale plus malléable. Il s’agit aussi de restreindre la compétence des Nations Unies à des fonctions subordonnées de type caritatives et humanitaires chargées exclusivement d’accompagner l’unilatéralisme hégémonique des Etats-Unis et de leurs alliés satellisés. La seconde guerre du Golfe consacre ainsi un profond recul du droit international jusqu’à un stade proche de ce qu’il était au XIXe siècle et au début du XXe.
19 octobre 2007
Dr. Abdallah a dit :
Ah, ce bon vieil Olivier Roy, je me souviens de lui alors qu’il était encore prof de lycée.... Ca ne nous rajeunit pas tout ça hein ! Lui qui se dit bien introduit auprès des services pakistanais ne peut ignorer que l’invasion de l’Afghanistan était également programmée par les américains avant le 11/09, suite aux échecs en juin-juillet 2001, des négociations avec les talibans sur le projet d’oléoduc et de gazoduc traversant l’Afghanistan vers l’Océan Indien.... Ca ressemble plus à du stratégique qu’à du conjoncturel ça, non ? La stratégie des néo-cons était publiée dès 1998 dans le document "Project for a new american century", qui prévoyait un remodelage complet du Moyen Orient en commençant par l’Irak mais visant également l’Arabie Saoudite et l’Iran.... Rien de moins ! Une classique relance économique américaine par la guerre. Pour le moment, rien ne prouve que les néo-cons considèrent que leurs objectifs stratégiques n’ont pas été atteints en Irak et tout prouve qu’ils n’ont pas renoncé à renverser le régime islamique en Iran.... Comme d’habitude, je suis loin de partager les analyse de ce bon vieil Olivier Roy. Bien le bonjour chez lui ! Dr. Abdallah 19 octobre 2007
Djamila a dit :
Les Américains ont accumulé les erreurs en Irak. La guerre a été une tromperie, fondée sur des allégations mensongères. Le remodelage de la carte du Moyen-Orient a toujours été un rêve géopolitique sans aucune base dans la réalité. La démobilisation de l’armée irakienne, a été à l’origine des plus graves ennuis. En renvoyant chez eux 150 000 officiers sans solde, on a créé une réserve de talents et un fonds de rancoeur qui ont alimenté la résistance. Adopter la tactique israélienne de la main de fer - bouclage des villes et des villages, destruction des maisons, entraînement de forces spéciales pour assassiner les activistes - est le meilleur moyen de se faire haïr et de perdre la « bataille des coeurs et des esprits ». Menacer l’Iran et la Syrie de sanctions et pire, au lieu de chercher leur appui pour stabiliser l’Irak, est une autre erreur stratégique. Ces deux pays voisins ont des actifs considérables en Irak qu’ils n’hésiteront pas à utiliser contre les États-Unis si leurs intérêts vitaux sont menacés.
19 octobre 2007
Expertise a dit :
La domination actuelle de l’économie mondiale par le dollar américain est fondée sur le fait que c’est la réserve internationale pour les transactions pétrolières du monde. Les dollars Imprimés des États-Unis sont employés par les pays dans le monde entier pour acheter le pétrole des pays de l’OPEP, ces pétrodollars retournent alors aux EU dans la forme de Bons du trésor, d’actions Américaines, d’immobilier et d’autres actifs Américains. L’établissement du pouvoir de l’OPEP, le cartel exportateur du pétrole après 1973, est symbiotiquement lié aux réserves du dollar américain qui produisent un excédent de comptes de capital pour les EU qui financent à leur tour le déficit du commerce des EU. Le déficit du compte courant aux EU se situe à $450 (américains) par an ou à 4 % du Produit Intérieur Brut. Le budget du gouvernement des EU a significativement changé de l’excédent au déficit (200 milliards de $ au moins Américain) qui augmentera avec le coût de la guerre de l’Irak. Les EU sont la nation débiteur principal dans le monde. La dette nationale américaine en avril 2002 atteint 6 trillions de $ Américains grossièrement contre un produit intérieur brut de 9 trillions de $ Américains.
19 octobre 2007
Christophen a dit :
La guerre contre l’Irak est compatible avec la nouvelle Stratégie de la Sécurité nationale adoptée par l’administration de Bush, par laquelle les États-Unis feraient tout dans son pouvoir pour maintenir sa suprématie militaire primordiale et n’ont pas hésité à agir seuls et s’engager dans l’action de préemption dans son ’autodéfense’. Conformément à la doctrine de Bush la souveraineté des États-Unis a la priorité sur celui de tous les autres états et sur les traités internationaux. Le plan stratégique élève le libre-échange et les marchés libres pour être un principe moral de liberté réelle pour les mécanismes de l’Organisation mondiale du Commerce, le Libre Acte Commercial des Amériques, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale 19 octobre 2007
Marco a dit :
Les États-Unis et les Britanniques se sont lancés dans une guerre agressive et injuste contre l’Irak. Cette guerre est une guerre illégale comme la loi internationale et La charte des Nations Unies reconnaissent seulement deux raisons légitimes pour aller à la guerre:l’autodéfense en cas d’une attaque ou une action autorisée par le Conseil de sécurité des Nations-Unies comme une réponse collective à une menace à la paix. La dernière a au cours des années été la base légale pour les guerres de Corée, du Golfe et des Guerres de l’Afghanistan.
19 octobre 2007
l est évident qu’une guerre de l’envergure de celle engagée par les USA contre l’IRAK (qui n’est qu’une partie d’un projet qui englobe tout le Moyen-Orient à mon avis) ne s’est pas décidée en quelques jours suite à l’invasion du Kuwait. Et l’attaque des 2 tours du 11 septembre 2001 ne sont qu’une formalité qui a profité aux américains. Et les pays arabes, ont des ennemis intérieurs (Ben Laden, Sadam Hussein, Al-Qaida)qui, quoi qu’ils entreprennent servent toujours les intérêts des ennemis de leurs nations. Quand un dirigeant est bon pour son pays et qu’il défend des projets ambitieux mais qui ne vont pas dans le sens des intérêts américains, son élimination est rapide et intervient sans délai (je pense à Massoud). Quand je pense que les fléaux qui vont ravager une partie du monde dans quelques années (Pas en Europe, ni aux USA rassurez-vous !) se décident aujourd’hui dans les anti-chambres du monde civilisé, ça me donne froid dans le dos. Bien que ce que l’on mange à un goût de nourriture, notre estomac ne s’emplit que de la souffrance et de la chair d’êtres humains. Bon, il suffit de bien mâcher avant d’avaler tout en fermant les yeux, c’est tout, quoi ? A bon entendeur Salam.
19 octobre 2007
Elan a dit :
Il est évident que l’attaque contre l’Irak était dans les tuyaux depuis bien lontemps. Tout comme l’attaque contre l’Iran est prévu et se fera.
19 octobre 2007
Anonyme a dit :
Encore une fois lisez,lisez et lisez.Ne nous fions pas aux images simplistes alors que ce monde est complexe.En lisan au moin t’as le temps de réfléchir par toi meme alors qu’a la télé d’autre réfléchisse à ta place et t’impose leur idéologie.D’autant plus qu’on sait que c’est un petit groupe des gens qui controlent les médias et au dépend de leurs interets personnels.
19 octobre 2007
Alain Jacques a dit :
Merci pour m’avoir informé à propos du livre d’Olivier Roy, sans doute l’un des plus serieux spécialistes des questions traitant du Moyen Orient et au delà. Avec lui on est loin des "lieux communs" des médias et de ce nous révèle la réaction sympathique de Taremaiillac que par ailleurs je respecte. Salut Alain Jacques 19 octobre 2007
Taremaillac a dit :
Je lis deja les reactions des habitues d’Oumma : Oh, les mechants Americains bla bla bla. Arretons-nous un instant et reflechissons deux minutes. Pour beaucoup, ca ne sera pas excessif. Oui, les USA ont berne Saddam Hussein en le poussant a une guerre contre l’Iran (et en fournissant et l’Iraq et l’Iran en armes), en lui suggerant que l’invasion du Koweit serait occultee (avant de se retourner contre lui en prenant la tete d’une armada internationale), en boycottant le pays pendant 10 ans (grace a Bill Clinton et la famille Kofi qui se sont enrichit grace au programme Oif for Food), en utilisant le pretexte du 11 septembre pour finalement envahir un Irak exhangue et controler le petrole du Moyen Orient afin d’ammadouer les puissances asiatiques (Chine et Inde en tete, toutes deux assoiffees d’energie fossile en depit du changement climatique) et finalement en gagnant peu a peu leur pari d’un Irak "stabilise". Les USA ont agit dans ce qu’ils pensaient etre leurs interets majeurs, dans l’interet de leur avenir, de leur leadership et de leur "national security". C’est de cela qu’il faut parler. Un tres bon film documentaire realise par John Pilger et intitule War on Democracy (en opposition au fameux War on Terror de Bush et compagnie) explique le mentra des administrations US. La bande annonce est disponible a l’adresse suivante : http://www.youtube.com/watch ?v=J1zZNbqi53o Tant que les auteurs de ces livres n’auront pas compris cela, il perdront leur tant a ressasser des lieux communs. Ils doivent expliquer que les USA pensent comme la France, comme l’Iran, la Chine ou le Kenya : quel est mon interet national dans tout ca ? Les morts, les guerres ne sont que la consequence de ces politiques d’interet national. L’interet national des USA n’est un secret pour personne. Pour defendre, ou contester un interet, il faut la force. On en revient toujours a la meme chose : depuis que le monde et monde, c’est la puissance economique et militaire qui permet de defendre, d’imposer ses interets a tous. N’est-ce pas ? Salut, Taremaillac. |
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