Nora Berra vs Anne Sinclair : une pantalonnade politicienne sur fond d’islam…

Ni l’une ni l’autre ne fait illusion, la première encore moins que la seconde, aucune des deux ne nous f

jeudi 24 février 2011

Ni l’une ni l’autre ne fait illusion, la première encore moins que la seconde, aucune des deux ne nous fera prendre des vessies pour des lanternes, et leur joute sur ordre n’y changera rien : la pantalonnade politicienne, à laquelle Nora Berra et Anne Sinclair se livrent, n’abusera personne, ni sur le fond, ni sur la forme.

Dans une réponse du berger à la bergère, c’est à Nora Berra, la secrétaire d’Etat à la Santé, qui se défend d’être une énième icône de la diversité promue par Sarkozy, qu’est pourtant revenue la tâche de monter au front pour contrer la fougue d’Anne Sinclair, en plaidant le bien-fondé du débat électoraliste par excellence : celui, obsessionnel, sur l’islam.

Face à elle, la célèbre journaliste de 7 sur 7, Anne Sinclair, épouse de celui qui est devenu l’homme fort du FMI grâce au fabuleux coup de pouce élyséen, est sortie de l’ombre en portant le fer, elle aussi sur commande, sur le perfide cheval de Troie du Sarkozysme, censé rassembler alors qu’il sème la division, et qu’elle fustige en lui reprochant vertement de « jouer avec le feu ».

Dans ce règlement de compte au féminin, et par blogs interposés, la très zélée Nora Berra accuse Anne Sinclair, la compagne non moins dévouée qui se rêve en première dame de France, de se faire la « porte-parole officielle de Dominique Strauss-Kahn », la taxant de « lâcheté et de cynisme », en réponse à sa critique cinglante contre le débat de trop sur l’islam, susceptible de remettre en selle le FN.

Chacune a rempli sa mission, mais le leurre grossier ne prend plus... Nora Berra, quant à elle, serait bien avisée d’ouvrir les yeux sur son exploitation médiatico-politique qui la confine précisément au rôle d’alibi de l’immigration qu’elle réfute à grands cris, tout en méditant les méfaits d’un débat délétère qui devrait à tout le moins titiller ses origines, même profondément enfouies…

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