Samedi 11 février 2012

Néolibéralisme et autoritarisme : une spirale malsaine

Le « coup d’Etat sécuritaire » consiste à entretenir la peur et l’insécurité pour légitimer l’action d’une classe politique et d’un Etat discrédités par l’abandon de ses devoirs et prérogatives au profit de lobbys privés. Ici, le terrorisme prend une apparence institutionnelle et policée, et a pour but de modifier psychologiquement la nature du contrat social de nos sociétés. Le « deal » proposé est : moins de liberté pour plus de sécurité. On propose une définition plus élargie de la liberté économique, en échange duquel on diminue les libertés individuelles.

Partagez :

L’actualité regorge de contradictions
mêlant désir de liberté et pulsions autoritaires. Comment comprendre ce
phénomène mondial, qui consiste à échanger de la liberté contre de la
sécurité ? On se propose ici de décrire brièvement ce phénomène, avec ses
tenants et ses aboutissants. Sans vouloir faire la part trop belle à l’analyse
marxiste, qui interprète l’histoire comme celle d’un perpétuel conflit entre
classes économiques présumées antagonistes, le monde d’aujourd’hui ne pourrait
être compris sans reconnaître l’importance de la préservation des intérêts
privés du capitalisme mondial. C’est pourquoi aujourd’hui, compte tenu de leur
influence prépondérante dans le cours des événements, il convient d’abord de
comprendre les tendances animant le système capitaliste mondial.

Disons les choses clairement, nous
assistons à l’émergence d’un fascisme international et élitiste, pour lequel
les forces créatrices d’une société ou d’un ensemble de sociétés sont placées
sous contrôle et mises au service d’une partie minoritaire de la population la
constituant. Ce phénomène a déjà pu être observé lors de la colonialisation,
mais sa particularité aujourd’hui est de ne pas être circonscrit à quelques
nations ou à trois continents (Afrique, Asie, Amérique du Sud) mais élargi à
l’ensemble de l’humanité, incluant les populations européennes. De ce fait, un
front mondial d’opposition peut se créer, indépendamment des frontières
nationalistes qui ont tant affaibli les mouvements anti-colonialistes et
anticapitalistes par le passé.

A la base, le système financier usuraire créé des
tensions entre les intérêts des différents acteurs économiques, c’est-à-dire
des facteurs de production. Ces tensions incompressibles se traduisent par un
rapport de force instable entre acteurs économiques en ce qui concerne la
rémunération des facteurs de production. Aujourd’hui, ce rapport est en faveur
de la classe capitaliste mais étant injuste, il est aussi instable. Le système
capitaliste tente donc de trouver les expédients efficaces pour préserver ce
rapport de force.

Le « néo-libéralisme » est une réponse à
ces tensions, en appliquant la loi de la sélection naturelle (concurrence,
compétitivité) permise par une déréglementation de la scène économique
nationale et internationale (marché des capitaux, marché des biens et service,
marché du travail), un déséquilibre des rapports de l’échange commercial ainsi
qu’une réduction du rôle de l’Etat en tant qu’acteur économique et protecteur
de l’intérêt général.

Le secteur financier est à la fois le déclencheur et le
pionnier dans la « libéralisation », car le système survit grâce au
déséquilibre du rapport de force entres facteurs de production, en faveur du
facteur capital. Le système financier actuel est un système aspirant les
capitaux depuis la périphérie (tiers monde) vers le centre (Etats-Unis et
Europe) class=MsoEndnoteReference> style=';'>[1]
,
rentier plutôt que productif, manipulant les valeurs monétaires à son profit href="#_edn2" name="_ednref2" title=""> class=MsoEndnoteReference>[2].
En découle des relations financières, économiques et commerciales déséquilibrées.

Situation injuste et insupportable car les
« règles du jeu sont truquées » et ne permettent plus l’émergence de
nouvelles puissances économiques : nous sommes dans une situation inadmissible
et hautement contradictoire puisque le nouveau « libéralisme »
aboutit à sa contradiction même. Le prix à payer pour maintenir cette situation
de rente sont le sous-développement de régions entières, la paupérisation,
l’immigration clandestine (attention il existe une immigration régulière
style=';;'>voulue style=';;'> par
l’Etat car répondant à un besoin de main d’œuvre), l’acculturation, le
déracinement et finalement une montée de l’insécurité. Le proverbe ne dit-il
pas que « celui qui se satisfait du malheur de son voisin est un idiot »
car il en perdra lui-même tout sentiment de sécurité.

Il y a alors, suite à la « trahison des
clercs » et une certaine lâcheté politique, une sorte de coup d’Etat
sécuritaire
. Le pouvoir politique, ayant cédé à l’appel des lobbys privés
pour déléguer son pouvoir économique, a oeuvré à l’indépendance des banques
centrales et au retrait de l’Etat de la sphère économique au niveau
institutionnel et réglementaire. La crise identitaire de l’Etat, caractérisée
par un délaissement de son devoir de protection économique et réglementaire de
la population, se traduit par un repli sur sa compétence de « protection
physique » des citoyens et sur le monopole de l’usage de la force.

Eventuellement, l’Etat pourra être transformé en
Etat-police, au service du système financier qui le finance, afin de réprimer
toute opposition au système. Dans cette perspective, l’Etat libéral convient le
mieux à cette mission, car son action se limite à l’exercice de compétences
minimales, dites régaliennes, nécessaires à l’ordre public (c’est-à-dire pour
les libéraux de faire respecter les droits des citoyens et de protéger les
libertés individuelles) class=MsoEndnoteReference> style=';'>[3]
.
Notez qu’on ne parle pas ici du bien-fondé théorique de l’Etat libéral, toutes
choses étant égales par ailleurs, car ce n’est pas ici l’objet de ce
développement.

Le « coup d’Etat sécuritaire » consiste
à entretenir la peur et l’insécurité pour légitimer l’action d’une classe
politique et d’un Etat discrédités par l’abandon de ses devoirs et prérogatives
au profit de lobbys privés. Ici, le terrorisme prend une apparence
institutionnelle et policée, et a pour but de modifier psychologiquement la
nature du contrat social de nos sociétés. Le « deal » proposé est :
moins de liberté pour plus de sécurité. On propose une définition plus élargie
de la liberté économique, en échange duquel on diminue les libertés
individuelles.

La « guerre contre le terrorisme » s’inscrit dans
ce cycle malsain, comme une diversion et une tentative pour sauvegarder un
rapport de force découlant d’un système financier en faillite. La guerre contre
le terrorisme est une guerre contre un ennemi invisible, que l’on ne définit
pas à dessein, afin de justifier tout type de mesures exceptionnelles. Et si
l’on a tendance à assimiler la guerre contre le terrorisme à une guerre contre
la civilisation islamique, cela ne peut être vrai que dans la mesure où le
système économique et politique islamique pose un défi au système financier
capitaliste dégénérescent. En ce sens, la guerre contre le terrorisme est bien
une guerre économique sous couvert d’idéologie tronquée.

L’oligarchie, qui peut prendre plusieurs noms
(synarchie, aristocratie financière…) a donc tout intérêt à créer une diversion
afin d’effrayer les populations et par ce biais d’imposer les changements
désirés au pacte social. Ces changements incluent la fin de l’Etat-nation au
profit d’une entité mondiale, la fin de l’Etat - providence au profit d’un
système libéral de marché, l’affaiblissement de la classe moyenne au profit
d’une oligarchie financière, la privatisation de l’activité étatique (jusqu’aux
forces armées).

Pour appuyer notre propos, citons Henry Kissinger :« Aujourd’hui,
l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los
Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants ! Ceci est
particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit
réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde
demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes
craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels
seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être
assuré par le gouvernement mondial
 » title=""> style=';'>[4]
.

Pour reprendre les termes de Kissinger, la guerre contre le
terrorisme doit être une guerre contre l’inconnu. A titre d’exemple, le réseau « Al-Qaida »
est difficilement identifiable car sa mission est avant tout de ne pas être
identifié. D’où le mystère entourant cette organisation, qui met en échec
l’objectif affiché des renseignements américains de le neutraliser depuis le
début de la guerre d’Afghanistan en 1979 tout en ayant des sites internets
actifs et régulièrement mis à jour.

L’équation étant ainsi posée, le
 néo-libéralisme aboutit inéluctablement à sa contradiction sociale ;
la crispation intellectuelle, l’autoritarisme politique et la pénalisation de
comportements qu’il secrète par lui-même, sans qu’ils ne résultent d’une
« anormalité » ou d’une « rupture avec la société ». On constate
alors une pénalisation croissante de comportements démontrant la faillite du
système financier et international, en contribuant à sa remise en cause
effective, parallèlement à une dépénalisation de comportements sociaux
pathogènes liés à la morale et contribuant à l’insécurité générale tels la
prostitution, le trafic de drogue, les crimes de sang, l’immoralité et la
violence sexuelles, d’où un sentiment d’injustice et d’insatisfaction sociale
croissant.

L’opinion publique est toutefois plus informée que
jamais, et le but non avoué d’une partie de nos élites sera d’autant plus
difficile à atteindre que les peuples seront conscients des enjeux qui se
jouent. A ce titre, le front médiatique érigé contre la religion islamique et
la sainteté de cette religion n’apparaît que comme une diversion puissante,
basée sur une haine nourrie par un imaginaire faussé et soigneusement entretenue
au sein de l’opinion publique. Il serait dommage que cette polémique couvre
les vrais enjeux, les vrais intrigues qui se nouent aujourd’hui sous nos yeux
et menacent les fondements même de la paix civile.



href="#_ednref1" name="_edn1" title=""> style='font-size:10.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[1] lang=EN-GB style='font-size:10.0pt;'> SOROS.G, The
Crisis of Global Capitalism : open society endangered
, 1998

href="#_ednref2" name="_edn2" title=""> style='font-size:10.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[2] style='font-size:10.0pt;'> RUEFF.Jacques, Le pêché
monétaire de l’Occident
, 1972 ;

style='font-size:10.0pt;'>PALMA.N, Introduction à
la théorie et à la philosophie de l’Economique,
200 ?

href="#_ednref3" name="_edn3" title=""> style='font-size:10.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[3] style='font-size:10.0pt;'> C’est ce que href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Bastiat"
title="Frédéric Bastiat">Frédéric Bastiat résume dans ses Harmonies
Economiques
de 1850 : « N’attendre de l’État que deux
choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de
les perdre toutes deux, en demander une troisième
 ».

style='font-size:10.0pt'> style='font-size:10.0pt;'>[4] style='font-size:10.0pt;'>Henry Kissinger, Membre du lang=EN-GB style='font-size:10.0pt;'> href="http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Organisations/Bilderberg.html"
target=Bilderberg>Groupe de Bilderberg style='font-size:10.0pt;'>, de la Commission
Trilatérale et du CFR

Publicité Oumma Media

Commentaires

X
0 points

C’est un article formidable ! A lire abolument !

Merci Mr.PELISSIER de nous avoir livré cette magnifique « vue d’ensemble ».

X
0 points

A ceci pres que les musulmans a travers le monde donnent le baton pour ce faire battre, et qu’ils sont des marionettes revees pour ces puissances financieres qui, il faut bien le dire, ont invente de toute piece cette "guerre contre le terrorisme", justifiant les lois les plus liberticides aux US (Patriot Act) mais aussi en Europe...

Si les musulmans refusaient de jouer a la baballe, et qu’ils adoptaient un profil plus en phase avec les coutumes de la diplomatie internationale (voir la maniere ridicule avec laquelle l’Iran essaie d’avoir une assise sur le Moyen Orient), les musulmans seraient plus respecte, et donc mieux ecoutes, car proposant un systeme ou l’usure ne serait pas le levier des puissants, et ou la justice sociale serait un moyen et non un but !

Ainsi, les musulmans, leurs dirigeants, sont les larons d’une farce putride, et seuls quelques nantis en profitent, scelant une fois pour toute la responsabilite des musulmans dans cette spirale infernale de la pauvrete, de la guerre, de la misere, de la pauperisation et de la perte de liberte individuelle.

J’ajouterais enfin que les propos sur la moralite ne sont pas les bienvenus, puisqu’ils font allusion a une echelle de valeurs qui ne sont pas partages par tous, et qui peuvent naturellement enfreindre la liberte individuelle, si chere a l’auteur.

Cordialement,
Reza.

X
0 points

Tout d’abord, je tiens à dire que cet article est très bon, car il est de ceux qui nous donnent une grille de compréhension des phénomènes mondiaux actuels qui autrement sont inexplicables, ou sensés relever de la seule personnalité perverse de certains dirigeant. Mais je relève deux passages que je ne comprends pas.

D’une part, j’ai le plus grand doute concernant le fait que « le système économique et politique islamique pose un défi au système financier capitaliste dégénérescent ». Avez-vous en tête ici le système qui consiste, l’usure étant prohibée, à remplacer le taux d’intérêt par le tour de passe-passe "Halal" qui rémunère une activité virtuelle, et qui fait la fortune de quelques banquier, islamiques certes, mais surtout hypocrites et malins ?

D’autre part je ne vois pas ce que vous évoquez quand vous parlez d’une « dépénalisation de comportements sociaux pathogènes liés à la morale et contribuant à l’insécurité générale tels la prostitution, le trafic de drogue, les crimes de sang, l’immoralité et la violence sexuelles ». Cela me semble complètement en dehors du sujet, et faux. Mais il faudrait, pour pouvoir en discuter, que vous précisiez ce que vous entendez par là.

X
0 points

Le 12/11/06, Benoît XVI a lancé -lors de la prière de l’Angelus- un appel qui pour les catholiques est autrement important que l’anecdotique discours de Ratisbonne :

"éliminer les causes structurelles liées au système de gouvernement de l’économie mondiale, qui destine la majeure partie des ressources de la planète à une minorité de la population"

J’ai alors envie d’évoquer un article de M. Tariq Ramadan datant du 27/07/05 :

"Il ne s’agit pas d’avoir les mêmes idées, les mêmes idéaux, les mêmes espoirs. Dieu a voulu la diversité : pluralisme et respect mutuel il doit donc y avoir. (...) Il ne faut pas se tromper d’ennemi et il devient impératif de faire alliance avec toutes celles et tous ceux pour qui la vie d’un être humain a un sens et une valeur"

Pour nuancer la conclusion de cet article, je dirai donc que "le front médiatique" cherche abant tout à dresser les religions opposées au néolibéralisme les unes contre les autres, pour faire une "diversion puissante"

L’Islam est certes en première ligne depuis le 11/11/01, mais d’autres subissent également des attaques, afin que tous soient décrédibilisés.

Travaillons ensemble au lieu de jouer le jeu de nos vrais adversaires.

X
0 points

il ne faut un nouveau Marx pour nous dire qui sont c’est lobbys qui gouvernent le monde

X
0 points

il y a quelqu’un qui a dit :
"ceux qui sacrifient des libertés essentielles contre de la sécurité ne méritent ni l’un ni l’autre"
Les néo conservateurs méritent ils la sécurité ? alors que c’est leur politique qui génère, l’insécurité intra-nationale avec la délinquance créée par la violence des inégalités sociales, et l’insécurité internationale avec une politique internationale basée sur les tensions économiques et politiques entre les pays développés et les pays du tiers monde.
Méritent ils la liberté dont ils de font les hérault dans les médias internationaux mais dont ils sont les premier à la "poignarder dans le dos" avec des lois fondamentalement liberticides.
Ce n’est pas une bataille du bien contre le mal à laquelle on assiste mais à une bataille pour l’hégémonie économique et culturelle, avec un gros avantage pour les états-unis et leurs caniches préférés comme blair.
Quand aux adversaires orientaux des états-unis la seule chose qu’ils ont à opposer c’est encore plus d’autoritarisme et de répression policière, d’ailieurs même ceux alliés aux états unis ne sont pas meilleurs que leur voisins du "camps du mal" que l’on peut parfois se demander ce qui vaut cette étiquette pour certains pays et pas d’autres.

X
0 points

AND

Réponse à Dalans :

"je relève deux passages que je ne comprends pas.

D’une part, j’ai le plus grand doute concernant le fait que « le système économique et politique islamique pose un défi au système financier capitaliste dégénérescent ». Avez-vous en tête ici le système qui consiste, l’usure étant prohibée, à remplacer le taux d’intérêt par le tour de passe-passe "Halal" qui rémunère une activité virtuelle, et qui fait la fortune de quelques banquier, islamiques certes, mais surtout hypocrites et malins ?"

Votre doute me semble recevable dans la mesure où votre raisonnement s’appuie sur la pratique aujourd’hui acceptée du principe de partage du profit et des pertes d’un système financier non usuraire, qui peut, comme vous le soulignez, et à notre grand regret, ne faire qu’emprunter un "label" juridique, pour légitimer religieusement un mécanisme financier qui en réalité n’est pas conforme, à mon sens, aux exigences de ce "label" (la licéité jurisprudentielle). Mais le potentiel du système non usuraire est probablement bien supérieur à ce que l’on observe aujourd’hui dans l’industrie de la finance dite "islamique" et c’est en ayant à l’esprit ce potentiel présumé que je fais l’assertion que vous mettez en doute.

"D’autre part je ne vois pas ce que vous évoquez quand vous parlez d’une « dépénalisation de comportements sociaux pathogènes liés à la morale et contribuant à l’insécurité générale tels la prostitution, le trafic de drogue, les crimes de sang, l’immoralité et la violence sexuelles ». Cela me semble complètement en dehors du sujet, et faux. Mais il faudrait, pour pouvoir en discuter, que vous précisiez ce que vous entendez par là."

Votre critique me semble acceptable car ce sujet requiert une explication. Pour aboutir au résultat précité, les prémisses suivantes sont nécessaires sans toutefois construire le syllogisme permettant de valider la conclusion :

"le libéralisme moral est considéré comme un élément important de la modernité et s’impose donc comme un acquis irrépressible"
"le capitalisme sait profiter du libéralisme moral"
"le capitalisme, s’il le juge profitable, peut lutter contre l’Etat-Providence"
"le phénomène d’inflation des libertés individuelles nuit in fine au bon fonctionnement d’une société car il affaiblit l’intuitu societatis’"
"l’affaiblissement du lien social diminue la capacité de résistance d’une population et peut favoriser l’asservissement (économique par exemple) des populations"
D’où l’objectif affiché de "dépénalisation de comportements sociaux pathogènes liés à la morale et contribuant à l’insécurité générale tels la prostitution, le trafic de drogue, les crimes de sang, l’immoralité et la violence sexuelles ".

Cela mérite un développement plus mûr et plus construit sDv.

Réponse à Reza :

"J’ajouterais enfin que les propos sur la moralite ne sont pas les bienvenus, puisqu’ils font allusion a une echelle de valeurs qui ne sont pas partages par tous, et qui peuvent naturellement enfreindre la liberte individuelle, si chere a l’auteur."

Ce passage n’a pas pour but d’avoir le consensus des lecteurs et il vous appartient d’avoir une évaluation différente de celle exposée dans ce texte à partir du moment où vous pouvez l’argumenter.

X
0 points

Ah voilà un article qui fait bien plaisir à lire. Pour ceux qui serait passé au travers de la note sur Kissinger et le lien d’information sur le Bilderberg, consulter le lien, et aussi bilderberg.org si vous comprenez bien l’anglais. Tous les ans ces joyeux Bilderbergeur se rencontrent pour discuter de l’avenir du monde sans qu’aucun journal grand public ne dègne nous en informer (bienvenue en democratie), alors que quelques semaines après le G8 fait tout un tapage médiatique pour rien... Et quand en 2003 le comité Bilderberg c’est tenu à Versaille, Kissinger bien évidement présent n’a pas été inquiété par le mandat d’arret qui pèse sur lui en France après les plaintes porter par les Chiliens du à son role dans l’assassinat d’Allende... mais non il trone plutot au milieu de l’elite politico-economico-mediatique francaise, qui ecoutent les plans de leur maitres.
Merci Julien Pelissier.

X
0 points

mr reza
quand vous mettez les arabes et leur dirigents dans le meme sac ; ce n est pas trés juste de votre part : les populations arabes n ont aucun pouvoir ; ce sont leurs dirigents qui les couvrent de honte parceque ce systeme financier et capitalise leur a jeté un os
quand a l iran c est tout a fait de son droit d etre une puissance ; c est plutot positif pour un pays musulman : quand on ajoute a cela que deux de ses voisins ont une arme nucleaire c est une raison de plus et dans sa demarche il est quand meme soutenu par la chine et la russie je ne vois pas en quoi cela vous gene____ ider

X
0 points

Commentaire de Philippe,
Félicitation pour votre remarquable article. Il dit de manière structurée beaucoup de choses, ce que beaucoup recentent d’une manière réfléchie ou intuitive de façon plus désordonnée. Par contre, Je suis d’accord avec les commentaires selon lesquels, il ne faut pas confondre les peuples musulmans et les états et dirigeants de ces pays riches aux habitants pauvres, qui les représentent contre leur gré. D’autre part, il existe trop de "musulmans" qui dirigent des strucutures économiques et se comportent comme les tenants du système néolibéral dont ils font partie que ces structures soient grandes ou petites... avec en réalité l’instrumentation de l’homme pour le profit...

X
0 points

Bonjour Mr Pelissiern, toujours un plaisir de vous lire. Serait-il possible d’échanger avec vous, notamment sur vos recherches concernant le système financier usuraire.
A. Patel
patel2p@yahoo.fr

X
0 points

En fait, le capitalisme en mutation permanente et selon les cycles, se maintien ou se développe en forgeant les idées qui justifient ses mutations. Le fascisme correspond à une période de son histoire et à un cycle de son développement et à ses contradictions. La phase actuelle de mondialisation est une étape supplémentaire vers l’impérialisme suprême . La vieille démocratie bourgeoise n’est plus adaptée aux enjeux à venir et naturellement l’autoritarisme se développe. La nouvelle justification par son idéologie dominante traditionnelle, ne correspond plus, au même titre que la vieille démocratie. Ce que l’on désigne par néo libéralisme, testé à partir de 1973 au Chili par les "chicagos boys" n’est que le bon vieux national catholicisme modernisé. Le fascisme avait besoin des masses, la national catholicisme est une affaire d’élites et n’a pas besoin des masses, qui contrairement au fascisme , sont à combattre. Corporatisme, religion et "grands d’Espagne" sans oublier Opus Déi et tout ce que cela représente et son pendant de politique caritative et compassionnelle . Le mérite de celui qui se lève tôt et la vie pipeul d’un ABC des années 50. Le néo libéralisme n’a rien inventé mais il lui faut justifier ses mutations récentes par un corps idéologique et pratique. L’idéologie dominante évolue au rythme de celui de la façon de produire. Comment réduire la démocratie aux besoins des marchés et des profits, tels sont les futurs enjeux. La politique sociale est celle de tous les autoritarismes, puisée dans la doctrine sociale de l’église, chez les néos libéraux comme chez les sociaux libéraux de la troisième voie blairiste, actuellement majoritaires dans la social démocratie européenne.