Samedi 11 février 2012

N’est pas Salman Rushdie qui veut

J’entends de là hurler les bonnes âmes indignées : « Alors on ne peut RIEN dire sur l’islam ! » Qui na pas déjà entendu cela ? Cette exclamation est pour le moins étrange, car en fait on peut TOUT dire sur l’islam, et surtout des sornettes : reprenons les livres que j’ai critiqués sur ce site, ajoutons ceux d’Oriana FALACCI, les nombreux articles de la presse écrite ou les reportages de la presse audio-visuelle… Le pire est toujours dit, répété, encore et encore. « On ne peut rien dire… » signifie en réalité qu’il est scandaleux aux yeux de certains que ceux dont on parle puissent s’indigner de ce que l’on dit d’eux et nous le faire savoir, sortant de la posture de l’indigène à qui l’on demande de savoir tout juste assez de français pour dire de temps en temps : « oui, mon bon maître ! »

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L’histoire
pourrait commencer comme un conte de fées : Il était une fois, le
vénérable « sheikh al islam » d’un vieux royaume oriental – à moins
que ce ne soit le chef d’un Etat théocratique après tout – qui avait l’habitude
de donner régulièrement des avis à la ville et au monde ; un jour, il voulut
parler des chrétiens, qu’il ne connaissait que de loin mais dont les rapports
avec sa propre foi le préoccupaient : dans une qotba du vendredi, il se mit
à citer l’Evangile, rappelant les paroles du Christ : « Tu aimeras
ton prochain comme toi-même », pour préciser aussitôt, que ces propos
avaient été tenus à l’époque où le Christ se contentait de prêcher en
Palestine, qu’il était alors sans pouvoir et menacé, craignant pour sa vie, comme
la suite de son histoire, aussi bien, allait le montrer…

Mais
ce sheikh al islam cultivé connaissait aussi les pères de l’Eglise. Et il s’en
vint à citer Saint Augustin, dont le rapport entre ses textes et le christianisme
originel l’intriguaient car, comme je l’ai déjà écrit sur Oumma.com href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
,
si les tout premiers chrétiens, en effet, refusèrent
de porter les armes et furent persécutés par l’Empereur Dioclétien (285-305),
la conversion de Constantin, en 312, « donnant » l’Empire à l’Eglise,
allait amener celle-ci à modifier ses positions, compte tenu de l’actualité de
l’époque : il fallait défendre l’Empire contre les « barbares » - en l’occurrence les Germains, puisque le Sud, à l’époque, faisait partie du
monde civilisé.

Le sheikh al islam savait tout cela, et bien plus encore : Saint
Augustin (354-430) donc, qui venait justement d’Algérie, expliqua-t-il, fut
le premier à avoir théorisé la notion de « guerre juste » : « Sont
dites justes les guerres qui vengent les injustices, lors q’un peuple ou un
Etat, à qui la guerre doit être faite, a négligé de punir les méfaits des siens
ou de restituer ce qui lui a été ravi au moyen de ces injustices
 » - soit,
notons le, au moins deux siècles avant l’apparition de l’islam.

Il poursuivit pas Isidore de Séville (560-636), contemporain du
Prophète, qui ajouta à cette première définition : « Juste est la
guerre qui est faite après avertissement pour récupérer ses biens ou pour
repousser des ennemis 
 ».

En 1150 ces éléments furent repris dans un texte fondateur, le
« Décret de Gratien », qui est l’un des fondements du droit
canonique : « Une guerre est juste si elle est menée dans une
intention droite, sous la direction d’une autorité légitime et dans un but
défensif ou dans le but de reprendre un bien injustement pris
 »

Ce sont ces fondements qui servirent, entre autres, continua le
sheikh, à donner des bases juridiques et théologiques aux ordres religieux
militaires qui vont fleurir au Moyen Âge et que nous connaissons tous :
Templiers, Hospitaliers, Teutoniques… Ordres chevaleresques qui s’illustreront
particulièrement pendant les croisades.

Il conclut sa khotba en précisant que sur ce point, effectivement « Mahomet
n’a rien apporté de nouveau ! »

Bien entendu, après toutes ces citations, il prit le soin de faire
préciser à l’un de ses chargés des relations extérieures qu’il avait « à
coeur »
une « claire et radicale réfutation de la motivation
religieuses de la violence »…

Il aurait pu ajouter aussi, il le fit certainement, qu’ « agir
de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu » 
 :
Dieu en effet, n’appelle-t-il pas les musulmans la communauté du milieu, qui
doit pondérer ses sentiments et ses réactions, qui doit s’en tenir à un
équilibre de la pensée et du geste ?

Cette khotba trouva-t-elle un écho plus profond que
d’autres ? Le conte ne le dit pas ; elle suscita cependant des
réactions passionnées en pays chrétien, dont les fidèles estimèrent leur foi
insultée, quelques uns d’entre eux se livrant même à des excès sur de pauvres
musulmanes qui n’en pouvaient mais.

Il est un propre de la pensée que de se dégrader au fur et à
mesure qu’elle tombe. Celle-ci n’y manqua point. Quelques temps plus tard, un
grand journal d’un des pays voisin de celui du sheikh et longtemps qualifié de
fils aîné de l’islam, publia dans ses colonnes le point de vue d’un
« philosophe », qui ne dissimulait guère, sous cette appellation, son
tempérament djihadiste class=MsoFootnoteReference> style=';;color:black'>[2]
,
une ardeur guerrière et missionnaire s’étant, il faut le dire, emparée d’une
partie des populations de ces contrées.

Que disait-il ? Il s’indignait des réactions qu’avaient pu
susciter, chez les chrétiens, les propos de la qotba et, sachant qu’en islam
« l’encre du savant est plus précieuse que le sang des martyrs » il apportait
sa contribution à la science – du moins le pensait-il - d’un calame acéré comme
un poignard : « Les réactions suscitées par l’analyse du sheikh sur le
christianisme et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par ce
christianisme d’étouffer ce que l’Orient à de plus précieux et qui n’existe
dans aucun pays chrétien : la liberté de penser et de s’exprimer. Le
christianisme essaye d’imposer à l’Orient ses règles : mixité obligatoire
partout sauf dans son Eglise, interdiction de caricaturer cette religion,
exigence d’un traitement diététique particulier des enfants chrétiens le
vendredi, combat pour le maintien d’une école catholique à côté de l’école
laïque, accusation d’intégrisme contre ceux qui défendent l’égale liberté de
culte. […] Le christianisme tente d’obliger l’Orient à se plier à sa vision de
l’homme. […] Le recours à Jésus Christ renforce la haine et la violence. […] Le
christianisme est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans
certains de ses rites banals, exalte la violence et la haine. Haine et violence
habitent le livre dans lequel tout chrétien est éduqué, la Bible. Comme au temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées
par une idéologie à vocation hégémonique, le christianisme, pour poser sa chape
de plomb sur le monde. Le sheikh en souffre la cruelle expérience. »
Il
terminait par un véritable appel à une réactivation de la loi des suspects de
sinistre mémoire : « Les adversaires de ce “ monde
libre ”, fonctionnaires zélés de l’oeil de la Bible, pullulent en son sein. »

Mais l’histoire n’est pas un conte de fées…

Que s’est-il passé pour que les propos que j’ai pastichés en les
plaçant dans la bouche du sheikh soient en fait tenus par le Pape ? Est-ce
le décès d’Oriana Fallaci, qu’il avait reçue « discrètement », selon Libération href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""> class=MsoFootnoteReference>[3]
qui a pu troubler sa
pensée ? A-t-il voulu honorer la disparition de celle-ci par des
funérailles quasi royales en pastichant la formule « le Roi est mort, vive
le Roi » par un « Oriana Fallaci est morte, vivent les idées
éternelles d’Oriana Fallaci » ? S’est-il noyé dans l’oued de la
pensée de la journaliste, qui écrivait un peu distraitement à propos des
musulmans : « […] des messieurs qui, au lieu de contribuer au
progrès de l’humanité, passent leur temps avec le derrière en l’air, à prier
cinq fois par jour »
, distraitement car elle ne prenait pas garde que
cette position était la même que celle du défunt Jean-Paul II quand il
embrassait le sol des pays qu’il visitait… Est-ce un nouveau gage au
courant traditionaliste, avec lequel il entame des conversations en vue de
réintégrer dans l’Eglise ? Plus ironiquement, a-t-il voulu tester le degré
d’ignorance des dirigeants des pays musulmans, qui condamnent ces propos sans
savoir apparemment que chrétiens et musulmans ont dit souvent, sur bien des
sujets, les mêmes choses et qui se sont contentés de quelques phrases tirées de
sa conférence plutôt que d’examiner la position générale de l’Eglise catholique
sur la question ?

Plus sérieusement, comment expliquer ces propos lorsque l’on
connaît à la fois la qualité de la diplomatie vaticane, la fiabilité de ses
sources d’information et la haute culture de ses dignitaires ?

Condamner la guerre chez autrui, c’est bien ; la condamner
chez soi, c’est sans doute mieux : le Pape devrait savoir que le Christ a
dit aussi : « On voit la paille qui est dans l’oeil du voisin, mais
pas la poutre qui est dans le sien » title=""> style=';;color:black'>[4]
.
S’il est effectivement pleinement légitime de poser, pour toutes les
religions
, la question des rapports entre religion et violence, il m’a
toujours semblé préférable de faire le ménage chez soi avant d’aller le faire
chez les autres. Les propos de Saint Augustin sur la guerre juste, par exemple,
n’ont jamais été, à ma connaissance, condamné par l’Eglise.

De plus, si de fermes condamnations ont été prononcées, voici
quelques années, contre la théologie de la libération qui fleurissait en
Amérique latine, le soutien des Eglises locales aux dictatures sud américaines,
qui ne se sont pas fait connaître par des pratiques policières d’une douceur
évangélique ont été plus… timorées. De tels propos sur l’islam sont en réalité
aussi caricaturaux que les propos que l’on peut entendre dans certains milieux
musulmans sur « l’esprit de croisade » qui animerait, par exemple,
tous les orientalistes…

Certes, Mgr POUPARD a expliqué que Benoît XVI avait à coeur de « rejeter
les motivations religieuses de la violence » 
 ; je ne doute pas
que sur Saint Augustin, pour n’en rester qu’à lui, l’Eglise romaine ne
byzantinise avec délices, expliquant que les choses sont en réalité plus
complexes, qu’il faut comprendre ces propos dans leur contexte, etc… Ce qui est
d’ailleurs vrai. Mais c’est exactement la même chose avec le
« jihad » class=MsoFootnoteReference> style=';;color:black'>[5]
,
qui est un concept à la fois religieux, philosophique et sociologique, qu’il
convient de distinguer entre grand et petit jihad, le grand, répétons le une
fois de plus, étant l’effort personnel que doit faire le croyant pour
interpréter les textes et progresser vers un perfectionnement individuel, le petit
jihad étant, lui, régi par des règles strictes et, comme toute guerre « juste »
et non « « sainte », ne s’écarte guère en réalité de celles que
j’ai citées plus haut à propos du christianisme.

Tout cela me paraît clair. Je m’étonne que la mosquée de Paris
puisse encore réclamer des « clarifications »…

Que se passe-t-il ensuite pour que, dans le Figaro, Robert REDEKER
puisse écrire de telles insanités qui marquent une grave dégradation de
l’esprit public class=MsoFootnoteReference> style=';;color:black'>[6]
 ?
J’ai modifié son texte en remplaçant simplement islam par christianisme, où
certaines pratiques musulmanes par des pratiques chrétiennes comparables. Nous
avons là un bel exemple de cette littérature indigente, platement binaire, dont
la pauvreté saute à nos yeux d’Occidentaux lorsque nous appliquons ces propos à
notre religion, littérature qui fleurit de part et d’autre de la méditerranée,
préférant l’imprécation à une saine confrontation intellectuelle.

Le Coran un texte violent ? Ni plus ni moins que la Bible ; Livrons nous don au jeu des citations sorties de leur contexte et qui ne veulent
rien dire : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la
terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » href="#_ftn7" name="_ftnref7" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7]
, « tout abandonner, y
compris son père et sa mère », « L’homme qui commet l’adultère avec une
femme mariée : celui qui commet l’adultère avec la femme de son prochain
sera mis à mort, lui, l’adultère, et le femme adultère. » name="_ftnref8" title=""> class=MsoFootnoteReference>[8] 
 ; « Vous
poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous sous le glaive. » href="#_ftn9" name="_ftnref9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9]
 ; si « vous ne
m’écoutez pas [dit Dieu] vous mangerez la chair de vos fils et vous mangerez la
chair de vos filles. » class=MsoFootnoteReference> style=';;color:black'>[10] ;
« Et si elle [la ville] ne fait pas la paix avec toi et engage avec toi le
combat, tu l’assiègeras, et quant Yahvé, ton Dieu, l’aura livrée entre tes
mains, tu frapperas toute sa population même du tranchant du glaive. » href="#_ftn11" name="_ftnref11" title=""> class=MsoFootnoteReference>[11] ; « Lorsqu’un homme a
un fils rebelle et indocile, qui n’écoute ni son père, ni sa mère, et quand ils
le corrigent, ne les écoute pas, son père et sa mère le saisiront et le feront
sortir vers les anciens de sa ville, à la Porte de sa localité, et ils diront aux anciens de sa ville : « Notre fils que voici est rebelle et
indocile ; il ne nous écoute pas ; c’est un débauché et un
buveur. » Tous les hommes de sa ville l’assommeront avec des pierres et il
mourra. Ainsi tu balaieras le mal de chez toi… » name="_ftnref12" title=""> class=MsoFootnoteReference>[12] ;
passer, comme le fait
David, deux cents Philistins par le fil de l’épée et en rapporter les prépuces
comme preuve qu’on les a bien occis afin de pouvoir épouser la fille de Saül href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""> class=MsoFootnoteReference>[13], envoyer le mari de sa maîtresse à
la mort pour être enfin tranquille class=MsoFootnoteReference> style=';;color:black'>[14]

Je choisis volontairement mes exemples tant dans l’Ancien que dans
le Nouveau Testament, pour une raison bien simple : d’une part l’Eglise a
condamné l’hérésie marcioniste, qui affirmait la différence d’inspiration entre
l’Ancien et le Nouveau Testament : la Bible est un tout, est toute entière la parole de Dieu, – comme le Coran du reste. D’autre part, l’absence
systématique de références vétérotestamentaires dans les propos et articles
hostiles à l’islam me confirme dans la conviction que l’antisémitisme n’est
jamais très loin de l’islamophobie : l’occultation quasi systématique de
l’Ancien Testament est en soi révélatrice d’une difficulté à accepter le
judaïsme comme l’islam.

Les question réelles et non exprimées, toutes intimement liées, me
paraissent être les suivantes : pourquoi donc refuser à l’islam la même
complexité qu’au christianisme tout d’abord ? Pourquoi, ensuite, construire
avec autant d’acharnement la figure d’un bouc émissaire qui n’a que peu de
rapports avec ce que l’islam est réellement ? Pourquoi enfin refuser de
consulter ceux qui, musulmans ou pas, sont capables de parler de l’islam avec
pertinence, tout simplement parce qu’ils l’ont étudié et
préférer les discours incantatoires ?

Loin de moi l’idée de prêter à Benoît XVI l’intention que des
sauvages ne sauraient accéder à la complexité de la pensée : sur ce plan là, la
hiérarchie catholique est bien plus a fait de la question que le fidèle de
base, « qui voit les immigrés quand on lui parle du soufisme », comme
on me l’a dit un jour. Vouloir le dialogue, le rendre possible, ce n’est pas
redéfinir l’interlocuteur éventuel selon ce que l’on a envie qu’il soit, c’est
d’abord l’accepter tel qu’il est, tel qu’il se définit lui-même.

Sur ces bases, il est possible de discuter sans que cela soit un
monologue. Après, peut-être, les uns et les autres pourront modifier leurs
points de vues et examiner ainsi l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes chez les
autres, image effectivement souvent déformée et caricaturale. Cela permettrait
peut-être d’éviter, à propos de la religion de l’autre, une vision
essentialiste trompeuse. Trompeuse car ni le christianisme, ni l’islam du XV°
siècle ne sont le christianisme et l’islam d’aujourd’hui : tant les doctrines
que les pratiques ont évolué – ce n’est pas un jugement de valeur – qui ont
fait de ces fois les fois de leur temps, adaptées à des contextes qui ont
changé. Ainsi, si l’on examine
la
référence utilisée : un texte de l’Empereur Manuel II Paléologue (1350 –
1425), antépénultième Empereur byzantin, en lutte contre l’Empire ottoman en
pleine ascension et en négociation avec l’Eglise catholique en vue de réparer
le grand schisme. Peut-on dire que les positions officielles de l’Eglise post conciliaire
sur les Eglises non catholiques et les autres religions sont les mêmes
qu’alors ? Ce serait une grave erreur.

La
vision précisément a historique que développe Robert REDEKER dans son article
pose tout d’abord un problème d’ordre spirituel : comment se réclamer du
christianisme et oublier le commandement : « tu aimeras ton
prochain comme toi-même »
, second commandement, mis par le Christ à
égalité avec le premier, qui est d’aimer Dieu de tout son coeur, de toute son
âme et de toute sa pensée. class=MsoFootnoteReference> style=';'>[15]
Je
n’ai pas l’impression que M. REDEKER aime beaucoup son prochain musulman… mais,
après tout, Charles MAURRAS qui, lui, avait au moins du talent, avait montré
que l’on pouvait être catholique sans être chrétien : c’est peut-être son
cas. En toute hypothèse, cela ne m’intéresse pas ; ce qui m’intéresse
c’est de comprendre pourquoi ce ton d’inquisiteur, pourquoi cette construction
d’un islam imaginaire, opposé à un christianisme qui l’est ici tout autant.

Des
exemples. La violence exaltée : j’en prendrai une illustration, tirée d’un
hadîth. Un jour qu’il se battait, l’Imâm ‘Ali était sur le point de vaincre son
adversaire ; celui-ci lui cracha à ce moment là à la figure. L’Imâm alors
s’arrêta, remis son épée – Zulfikar – au fourreau, et dit à son
adversaire : « Désormais je ne puis plus te tuer : si je le
faisais maintenant, ce ne serait plus en combat loyal, ce serait une
vengeance. » Et il lui laissa la vie sauve. J’entends déjà un
objection : c’est une légende… Et alors ? Quand bien même c’en serait
une, ce qui est important est sa signification, l’enseignement que l’on a voulu
donner en la rapportant : la condamnation de la violence aveugle qui
n’aurait que soi, que la satisfaction de son ego pour justification.

Plus
généralement, comment expliquer qu’un texte prétendu aussi violent ait pu
servir de source d’inspiration à l’oeuvre d’un Rûmî, pour qui l’amour est la
voie de la connaissance de Dieu ? Comment expliquer, par exemple, cette
citation :

« Toi
qui es centre de l’existence, sache que la différence

« Entre
croyants, guèbres ou juifs est question de point de vue. name="_ftnref16" title=""> class=MsoFootnoteReference>[16]
 »

Comment
peut-on oser faire l’étalage d’une ignorance aussi crasse avec un tel aplomb ?
Cela montre bien que l’on peut TOUT dire sur l’islam, j’y reviendrai.

L’islam,
toujours selon ce même article, procèderait par violence et intimidation. Loin
de moi la tentation de nier l’existence et l’horreur des violences que certains
prétendent pratiquer au nom de l’islam : le meurtre de cette religieuse en
Somalie, après les propos de Benoît XVI, par exemple, est inexcusable ; le
terrorisme, la violence, n’ont aucune légitimité dans des régimes
démocratiques. Tout cela est clair. Pour autant, violence et intimidation
sont-elles propres à l’islam ?

Sans
rappeler les exactions dont ce sont rendues coupables certaines dictatures se
réclamant expressément du christianisme, le non droit dans lequel on maintien
en France la pratique de l’islam, la quasi impunité de ceux qui violent la loi
à cet égard, ne sont-ils pas eux aussi une violence faite à des citoyens ou des
résidents à qui est refusé la participation à l’Etat de droit ? Ainsi, je
participais récemment à un débat au cours duquel un intervenant déclarait avec
assurance que l’on ne pouvait appliquer « tel quel » le Code de
l’urbanisme aux porteurs de projets de mosquées, trouvant ainsi naturelle une
« suspension du droit », en l’occurrence le droit à construire, en
considération de la religion ou de l’origine ethnique personne (son propos
n’était pas très clair). 

L’intimidation,
les tentatives de délégitimation ? Tous les chercheurs sur l’islam sont
bien placés pour savoir qu’elles sont monnaie courante : des
exemples ? Ainsi, certains ont tenté d’expliquer à des journalistes les
positions sur la construction des mosquées d’un de mes collègues chercheurs – position
favorables, faut-il le dire ? – par une conversion supposée à l’islam, qui
délégitimerait ses propos : il ne ferait finalement que « prêcher
pour sa paroisse ». Il est catholique pratiquant : l’être tout en
étant favorable à la construction d’une mosquée semble être dans l’impensé de
quelques uns. Certains encore, tentent d’exploiter mon récent voyage en Iran
comme le signe d’un engagement islamiste : je ne serais pas proche des
musulmans, mais, en réalité, de dangereux et fumeux « groupes islamistes »…

C’est
ridicule ? Bien entendu. Mais « il n’y a pas de fumée sans
feu… » précisément ; toutes les ressources du prétendu bon sens populaire
sont appelées à la rescousse de ceux qui manquent d’arguments, qui prétendent
défendre le « monde libre » et les valeurs de l’Occident, mais qui ne
supportent pas l’indépendance de la recherche, l’existence d’un autre point de
vue que celui du sens commun. « Les experts sont les plus mal placés pour
parler de leur sujet » a-t-on même un jour osé me dire ! Dois-je en
conclure que pour savoir si on doit faire faire une opération du coeur il faille
aller chez son boulanger demander ce qu’il en pense ?

J’entends
de là hurler les bonnes âmes indignées : « Alors on ne peut RIEN dire
sur l’islam ! » Qui na pas déjà entendu cela ? Cette exclamation
est pour le moins étrange, car en fait on peut TOUT dire sur l’islam, et
surtout des sornettes : reprenons les livres que j’ai critiqués sur ce
site, ajoutons ceux d’Oriana FALACCI, les nombreux articles de la presse écrite
ou les reportages de la presse audio-visuelle… Le pire est toujours dit,
répété, encore et encore. « On ne peut rien dire… » signifie en
réalité qu’il est scandaleux aux yeux de certains que ceux dont on parle
puissent s’indigner de ce que l’on dit d’eux et nous le faire savoir, sortant
de la posture de l’indigène à qui l’on demande de savoir tout juste assez de
français pour dire de temps en temps : « oui, mon bon
maître ! »

Alors
effectivement, je suis d’accord avec Robert REDEKER quand il dit que certains
tentent de « poser une chape de plomb sur le monde » et que
l’on tente aujourd’hui d’empêcher ce qu’il y a de plus précieux dans le monde
entier : la liberté de penser et de s’exprimer. Mais le danger ne vient
pas toujours de là où on le croit. Ici, chez nous, il est chez ces inquisiteurs
autoproclamés, qui jugent sans connaître et entretiennent l’intérêt à la
méconnaissance, ne reculant devant aucune perfidie, comme je l’ai montré, pour
tenter de délégitimer ceux qui essayent de tenir un discours équilibré sur
l’islam, il est chez ceux qui revendiquent la liberté de penser au nom de nos
principes, et nous la refusent au nom des leurs.

On
ne peut pas avoir à leur égard la formule : « pardonne leur, mon
Dieu, ils ne savent pas ce qu’ils font » : ils agissent bien souvent
de façon parfaitement consciente, se faisant les complices d’un idéologie
porteuse de haine, montrant, par leurs propos, qu’ils ne croient pas à ce
qu’ils prétendent défendre, le christianisme et les lumières, le respect de
l’autre et le libre examen, l’Etat de droit et le débat démocratique. Il est
temps que tombent les masques et de n’être plus dupes de ce type de discours,
dont ceux qui les tiennent se prennent ensuite pour des victimes.

Je
ne cacherai pas mon pessimisme devant ce que j’ai appelé plus haut la
dégradation de l’esprit public, dont le quotidien me nourrit d’exemples. Que
reste-t-il ? Désormais nous ne pouvons qu’espérer, comme dans Parsifal,
que « Seule guérit la blessure l’arme qui la fit. »



class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[1]
Cf. « Une fois encore », 16.09.2004.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[2]
Au sens vulgaire et journalistique du terme, bien entendu…

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[5]
On peut lire à ce propos, notamment, l’interview qu’a donnée Rochdy ALILI sur
Oumma.com le 21 septembre dernier.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[15]
Cf. Evangile selon St Matthieu, XXII, 37-39

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[16]RÛMÎ
(Djalaloddîn), Mesnevi, livre III, vers 1257 - 1259

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Commentaires

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0 points

Splendide texte Jean Michel
Votre position me rassure et me réconforte surtout. Même si votre avis est sans doute minoritaire aujourd’hui en France, il n’en reste pas moins que la pertinence de vos propos peuvent agir tel un diluant. Je me félicite d’avoir lu un texte d’une telle qualité qui m’encourage à aller vers autrui plut♪t que de me recroqueviller sur moi même et sur ma communauté en criant à l’injustice. Les médias agissent comme une loupe sur des évenements incontestablement ignobles augmentant par écho ma frustration de musulman. Je puis vous assurer que votre lecture de cette réalité agit tel un baume apaisant qui m’emplit d’amour et de réconfort.

X
0 points

Salam
Jean Michel Cros fait une exellente réflexion sur l’islam le christiannisme,et a su mettre en évidence le rapport entre la religion et la violence(pour le judaisme,le christiannisme et l’islam).
Ce que je peux dire c’est tout simplement merci Mr Cros tout en regrétant les réactions sous forme de débats ou des analyses de nos savants (Arabie Saoudite,Egypte les pays du Maghreb)qui pourraient éventuellement informer et éloigner toutes ces manifestations violentes et stériles.

Salem

X
0 points

Bonjour,

"Comparaison n’est pas raison", non pas que vos propos soient faux mais parcequ’ils vont dans le sens de ceux que vous condamnez.
Ce que fait l’autre ne doit en aucun cas remettre en cause mes principes de fraternité, quant bien même l’autre voudrait m’anéantir. Le seul moyen de répondre à la violence (physique et verbale) est la sagesse. Répondre par le bien au mal ? C’est pour beaucoup une utopie et pourtant elle a été rapporté dans ce très beau Hadith, où le Prophète, à une personne qui était venue le voir à plusieurs reprises parce que victime de malveillance, le Prophète lui répondit :"Fais le bien, fais le bien, fais le bien jusqu’à ce que ton bien l’emporte sur son mal"
Pour le reste vous connaissez sans doute cette autre sagesse "Quand la caravane passe, les chiens aboient" ...

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0 points

Je suis tout à fait sur la même longueur d’onde que vous...et je ne suis ni une "convertie", ni une "catho- intégriste" qui veut, par un détour quelconque, défendre "sa croûte"  ;-)

J’ai toujours été impressionnée par le fait que chaque année, tout le monde parle de "l’épreuve de philo" et qu’apparemment en France, il est tout à fait courant d’étudier cette matière.

Mais je dois dire que mon admiration devient une grande inquiétude lorsque je lis des tribunes du type de celle de cet enseignant.

Si au moins il disait "JE trouve que", "JE pense que", "JE vois les choses de telle manière ou de telle autre".

Mais non, il se permet de parler au nom de tous les occidentaux ou alors de tous les non-musulmans , ou de tous les blancs ou peut-être de tous les chrétiens ou encore de tous les détenteurs de nos valeurs.

Je ne me permet moi-même jamais de parler au nom de toutes les femmes, au nom de toutes les mères, au nom de toutes les blanches ou roses, au nom de toutes les brunes au nom de toutes les occidentales, enfin bref...

Alors, de grâce, je prie instamment, monsieur le philosophe éclairé ainsi que bien d’autres, de ne m’inclure dans aucune de ces catégories et de m’exclure de vos discours.

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Bonjour a tous et merci a l’auteur de ce texte.Merci parceque rares sont de nos jours les textes guidés par un véritable esprit scientifique en quête de vérité.Merci également pour la non complaisance a l’egard de telle ou telle religion ou courant de pensée.Merci enfin de mettre face à face les deux monotheismes les plus ambivalents en treme de sentiments réciproques.Je suis d’accord avec vous sur le fait que la liberté d’expression n’est l’apanage de quiconque.En outre, on ne peut qu’approuver sans concessions que nul n’est autorisé à manifetster son désaccord avec l’opinion d’autrui sous la banière de la violence.La tribune de Mr Redeker vallant ce qu’elle vaut en substance,on ne peut réagir voir répliquer par la menace et l’intimidation.En effet ,n’est ce pas le propre de la loi du talion que d’enserrer la vengeance dans une stricte condition de proportionnalité.C’est une loi certes beaucoup plus complexe que cela et sur laquelle se penchent depuis des siecles des penseurs de tout rang.Néanmoins on ne peut nier le fait que la proportionnalité et la justice soient deux notions qui aillent de paire.Alors n’oublions pas que la Justice envers son frère a été l’un des "impératifs catégoriques"de tous prophètes et envoyés de dieu.Agissons mais agissons avec un esprit de justice...

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En tant que chrétien, je trouve le discours du pape particulièrement intéressant, il dit qu’il existe 2 exces dans le rapport entre la foi et la raison : le rationnalisme qui oublie Dieu (l’occident laique), et le fanatisme religieux qui oublie la raison. L’équilibre entre la foi et la raison et donc délicat.

Ensuite c’est vrai que parler de la religion des autres est difficile. Dans cet article les jugements de l’auteur sur le christianisme me paraissent par exemple assez erronés et inexacts, pleins d’ignorance sur ma religion. C’est somme toute le meme reproche que beaucoup de musulmans adressent à benoit 16 je crois.

Mais l’analyse ou la réflexion meme pleine d’ignorance ne doit pas etre prise pour une insulte.

Que Dieu soit avec vous.
un catholique.

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Du grand art, bravo Jean-Michel Cros

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Au delà du fait que le Pape ai pu faire dans le marketing : il est clair qu’il est efficace de parler de l’Islam pour faire parler de soit.

Les musulmans ne sont pas violents et les débats là dessus sont tous idéologiques.

Il s’agit d’une bataille médiatique permettant de justifier (aux pays de l’image) les massacres et les meutres, il ne s’agit pas de combattre la violence de l’Islam mais au contraire sa non-violence.

Par exemple, pour quelle raison, ceux (méprisables) qui accusent l’Islam de violence, observaient sans réaction, le massacre de la population sud-libanaise (enfants pour la plupart, et ciblée musulmane) ? Une des réponses est la différence démographique, colonne vertébrale de la haine occidentale pour l’autre en général et le musulman en particulier.

Alors que le sol libanais est encore fumant, que les palestiniens font encore les frais de la vengeance d’Israël humiliée, que l’Afghanistan et l’Iraq sont complettement anéanti et colonisés, que les Etats-uniens lancent des missiles sur des villages pour tuer des "terroristes" qui ne s’y trouvent pas (tout passe quand on controlle les médias, n’est-ce pas ?) que des tortures et dénis de droits sont perpettrés par ceux qui prétendent avoir "des valeurs" (la haine est une valeur ? Dans l’histoire occidentale, il semble que ce soit une constante), alors que les crimes commis au nom de la "civilisation" dépassent l’entendement, les bourreaux se disent victimes.

Dans ce contexte, l’action du pape est tout simplement criminel puisqu’elle conforte la théorie du choc des civilisations ainsi que Bush dans sa politique.

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Pour les donneurs de leçons : quelques extraits :

femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur.
Car le mari est le chef de la femme, tout comme le Christ est le chef de l’Église, lui le Sauveur de son corps.

[Lettre de Paul aux Ephésiens, 5:22,23]

 « Je vous le dis : à tout homme qui a, l’on donnera, mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera retiré. Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les devant moi. « 

[Evangile de Luc, 19:12-27]

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Je voudrais répondre au commentaire laissé par un "catholique", car je dois sans doute m’être mal exprimé : d’une part, je répète que je considère que l’extrait de citations, bibliques ou coraniques, de leur contexte ne signifie rien et les poser ainsi sans interprétation méconnaît les règles élémentaires de l’herméneutique. Je voulais simlement montrer que l’on peut appliquer ce jeu stupide aussi bien aux juifs, aux chrétiens qu’aux musulmans. En aucun cas, l’une de ces religions ne saurait être réduite à cela.

D’autre part, je sais parfaitement que le christianisme, en l’occurence le catholicisme, ne se limite pas aux propos tenus dans cet article. Je voulais simplement montrer l’effet que cela ferait si de tels propos étaient tenus sur une autre religion que l’islam : c’est bien en effet le fond du propos qui est choquant, et non le fait qu’il s’applique à une religion considérée. Que Dieu soit avec nous tous.

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Article d’une grande intelligence, bien argumenté, qui démontre la vacuité du discours de ceux qui font de l’Islam une cible obcessionnelle.

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Ah quand Jean-Michel Cros s’y met, c’est toujours un régal, un veritable délice à consommer avec modération en ce mois de Ramadan

Super !!!!

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Article d’un intellectuel authentique c’est-à-dire informé, honnête, exigeant et construisant sa réflexion sur des arguments précis et vérifiables. Contrairement à d’autres auxquels s’applique à merveille le "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme" , ces détracteurs à tout prix de l’Islam, qui sont incapables d’expurger de leur petite cervelle les clichés destinés à servir d’autres causes.

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Merci Jean-Michel Cros pour votre texte qui redonne espoir en des hommes pour qui la fraternité a un sens réel, une valeur indiscutable !

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Olmeta :
De la façon dont vous citer l’Evangile de saint Luc, le lecteur est amené à croire qu’il s’agit là d’un commandement de Jésus alors qu’il s’agit de la parole d’un personnage au sein d’une parabole.

Jean-Michel Cros :
Votre article est certe intéressant et intelligement construit, comme à votre habitude. En revanche, il ne faudrait peut-être pas que celà occulte le fait que l’image de non-musulmans à propos de l’Islam s’appuie malheureusement sur des exemples réels de déviances de certains musulmans.
Le Coran n’est pas facile à comprendre et cela peut conduire certains musulmans, il faut bien le reconnaître, à commettre des actes violents au nom d’une interprétation littérale.

Il y a dans la peur de l’Islam un message que nous devons entendre. Et, plutôt que de sempiternellement nous comparer aux chrétiens ou aux juifs, je pense que nous devons répondre à cette angoisse par nos actes en montrant que l’Islam est une religion de vérité, d’amour et de tolérance qui ne saurait admettre l’injustice et la haine.

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Quand Jean-Michel Cros écrit, on attend la suite avec impatience et à chaque fois , ont est jamais déçus, on est toujours aussi comblés :
Tank Yo amigo
Choukran Mister Cros

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Un seul commentaire : la chretiente est une reference culturelle de l’occident, pas la loi.
La reference des musulmans n’est pas la loi des hommes, mais celle de Allah.
C’est une difference enorme !
Je suis de tradition chretienne, marie a l’eglise, et mes deux enfants sont baptises a l’eglise. Au demeurant, je respecte avant tout l’etat de droit des hommes, pas celui de la bible.
C’est la raison pour laquelle l’argumentaire de M. Cros est ideologique et non avenu.
C’est une turpitude intellectuelle qui va dans le sens de vos lecteurs les moins alertes.

Pour en revenir au discours du Pape, il met l’accent sur la situation actuelle. La raison profonde de l’antagonisme grandissant entre un Occident de tradition chretienne, mais fortement laique et seculaire, et l’Islam n’est-il pas que ce derniers et ses sympathisants sont sans cesse tournes vers le passe ? Un passe d’ombre et de violence en Occident et de progres en terre d’Islam alors que le present est tout le contraire ? L’islam n’est-il pas une melancolie notalgique d’un passe a jamais mort et enterre ? L’avenir des pays muslmans est sombre : les combustibles fossiles ne sont pas illimites, l’education est pauvre, la production agricole est insuffisante, l’eau est d’une rarete deconcertante, les democraties n’exitent pas, la transition demographique est continue...

C’est cela au fond dont il faudrait parler, au lieu de ressacer le passe. Le present et l’avenir comptent, et pensez-vous, O musulmans, sur les bases de cet article, que l’avenir vous appartient ?

Cordialement,

Alban de M.

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Les trois livres sacrés des monothéismes abrahamiques contiennent leur dose de violence et de haine contre les autres, aucun n’est vraiment plus tolérant que les autres, il existe des religions qui sont moins marquées par la violence dans le monde, mais ce ne sont pas les plus répandues. Avec une belle compilation extraite de ces trois livres, on a de quoi devenir un meurtrier avec une bonne conscience ; ce n’est pas un hasard donc si, que se soit des juifs, des chrétiens ou des musulmans, on trouve de nombreux mouvement religieux animés par la violence, car elle est inclus dans les enseignements sacrés.
L’erreur grossière de reddeker c’est surement est d’avoir ciblé l’islam tout en défendant le christianisme qui a une trés longue histoire qui rime avec violence.
Pour réfuter les motivations religieuses de la violence il faudrait reécrire les trois livres sacrés, en enlever les passages les plus intolérants et les plus guerriers qui pourraient servir de mobile à des actions violentes au nom de dieu. Bon ça ferait de gros trous dans certains ouvrages.

Il est trés surprenant que Mr Cros soit surpris de la différence de traitement entre l’ancien testament et le nouveau testament par de nombreuses personnes critiquant l’islam, il faudrait un peu arrêter de jouer la paranoïa islamophobe/antisémite et réfléchir un peu et être un peu honnête. De nombreuses personnes on toujours été impressionnées par la différence de message entre l’ancien testament, surtout le pentateuque et joshue d’une part, et les évangiles d’autres part, à tel point que certains dont surement le marcionisme, se demandent comment celà peut être le même dieu qui s’adresse aux hommes, avec d’une part un dieu violent et archaïque d’un autre côté, et de l’autre un dieu plus compassionel plus bénéfique. Mais vu que l’Eglise catholique a gagné son combat en éliminant tous les mouvments considérés comme hérétiques par elle, alors que les premiers siècles foisonnaient de courants chrétiens, il a été décidé que l’ancien testament et le nouveau avaient une cohérence .

Et pour quelqu’un qui semble être de culture chrétienne et catholique, il semble oublié que la principale référence de nombreux chrétiens est avant tout le nouveau testament, encore plus pour les catholique que pour les protestants dont certains courants les plus fondamentalistes ont de profondes références à l’ancien testament. Et puis le nouveau testament c’est plus pratique pour critiquer l’islam, même si ce n’est pas exempt de défauts sur le sujet de la violence et l’intolérance, et hormis l’apocapypse, quel est le pourcentage de cathos connaissant l’apocalypse et s’y référant ? ce ne sont pas des livres guerriers, il y est beaucoup moins question de massacres et punitions divines mortelles que ce que l’on peut trouver dans l’ancien testament.

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Quelle caricature sont les posts de Alban et d’Odapa, quelle pauvreté dans l’argumentation, on eût dit une discussion du café du commerce après avoir visionné un match de rugby bien arrosé.

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Jean Michel Cros, comme beaucoup de gens sur ce forum, fait semblant d’ignorer le coeur du scandale.
Le coeur du scandale, ce n’est pas que des musulmans s’indignent VERBALEMENT d’un texte effectivement largement imbécile. Personne ne leur reproche.

Le coeur du scandale c’est que l’auteur de ce texte doit se cacher apres avoir été menacer de mort parceque des fanatiques VEULENT LE TUER. Et que ce n’est pas la premiere fois en Europe cette année.

Et là pas une ligne la dessus. Juste une explication de texte savante...

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En effet M.CROS, nest pas salman rushdie qui veut !!
M.REDEKER s’est dit menacé de mort par des "soi-disant fanatiques " à la parution de ses propos racistes dans le FIGARO,alors qu’en réalité il n’a recu que de simples pourriels,certes pleins d’intolérances et de méchancetés. Peut-on pour autant parler sérieusement de "fatwa" ?
Ne nous enorgueillissons pas d’avoir la "meilleure" religion mais essayons d’abord de comprendre l’autre car il est aussi la Vérité.
L’ignorance est un mal mais parler en son nom est un pêché !
Dieu vous éclaire M.CROS

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Pour une fois que je me connecte au site de " Oumma.com", je suis vraiment sous le charme de ce philosophe au sens plein du terme qu’est Jean Michem Cros. Ce qu’il a dit est très interessant et nous met du "baume au coeur" pour reprendre les termes d’un autre commentateur, particulièrement en ce mois sacré de Ramadhan. Effectivement, la violence n’est pas une fatalité et n’est pas inscrite dans les gènes de chaque musulman. Le monde a besoin d’hommes tel Mr Cros capables de montrer à tous, aussi bien chrétiens que juifs et musulmans, le chemin qui ne mène pas vers "le choc des civilisations".

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Je ne suis pas d’accord avec cet article, dans la mesure où tous les jours en France on dit beaucoup de mal des autres religions. Du reste j’ai lu sur AgoraVox de nombreux musulmans traiter les athées occidentaux de païens ou de fornicateurs, ce qui pour eux semblait particulièrement dépréciatif voire méprisant. Je l’accepte en tant qu’athée, ça ne me gène pas. Je ne vois donc pas pourquoi on ne serait pas tous logés à la même enseigne. Il me semble adulte de savoir accepter la critique sans être déstabilisé émotionnellement. Se sentir insulté à chaque reproche, à chaque critique, c’est de l’orgueil, pas de la sensibilité. Car une sensibilité exclusivement tournée vers soi c’est plutôt de l’ego-sensiblerie : bien loin de l’empathie.

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Faisons le bilan des guerres menées par le "monde libre et démocratique" , les propos "fallaciste" de ce prof de philo seront ridicules. Nul peuple n’a commis autant de destruction et d’asservisssement d’êtres humains que les "occidentaux". Révisez vos cours d’histoires !!!

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cleobule, je ne suis pas d’accord, tout est dit dans le titre de l’article.

Je croient déceller comme un essouflement chez ceux qui mènent ce genre de coup médiatique. Il semble qu’ils ne savent plus quoi faire pour détourner l’attention.

Il est temps de revenir sur du concret et poser les vrais questions : Que s’est-il réellement passé cet été ? Et quelles en sont les conséquences ? Que restent-ils des fameuses "valeurs" occidentales ? Peut-on encore se contenter de la vision obscurantiste : "les bons et les méchants" ?

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Pour en revenir à l’idée de philosophie :

Ce monsieur est un enseignant en philosophie mais non un philosophe.

La philosophie n’est-elle pas l’art de tout remettre en question ?

L’art de démonter.

L’art de déconstruire.

L’art de douter.

Or ce monsieur ne doute de rien, il affirme.

Alors on pourrait "l’entendre" (puis le juger d’une manière ou d’une autre selon sa propre vision), comme je le disais tantôt, s’il disait "voilà ce que JE pense" mais non s’il parle au nom d’un groupe.

Ce qui est donc terrible, je trouve, c’est qu’il est censé apprendre - et qu’il est payé pour cela par l’Etat - la critique, le démontage des idées, l’argumentation, la mise et remise en doute etc à ses élèves...

Et ceci est grave, à mon avis, car cela n’a rien à voir avec l’apprentissage d’une matière comme les maths ou une langue dont les éléments sont soit justes ou soit faux (pardon aux profs de math et langues car je carricature un tout petit peu).

La philosophie est une mise en abîme de la réflexion et on ne peut pas faire cela avec des affirmations martelées...pense-je...

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Quand tout va mal,un article comme le vôtre est une bouée de sauvetage.

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Oui à la liberté d’expression,non à celle d’insulter.Oui à une critique objective de l’islam,non à celle de stigmatiser.Le stéréotypage de l’islam est devenu banal.Sous couvert de la "liberté d’expression,il est encouragé et alimenté par des "intellectuels",des journalistes,des éditorialistes,des hommes politiques,dans un contexte de provocation voulu et orchestré.

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De même que l’occident dans son ensemble n’est pas responsable de la politique belliciste des Etats-unis,les musumans dans leur ensemble ne sauraient être tenus pour responsables des actes d’une poignée d’illuminés,eux-mêmes créés par les Etats-unis à des fins politiciennes.

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Comparée aux autres religions monotheîstes,l’Islam est une religion jeune,nous avons tous tendance à l’oublier.Laissons lui le temps de changer,comme nous avons mis du temps pour changer.

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Les lois contre le racisme existent,mais elles sont inopérantes quand la cible sont des musulmans.Il faut bien dire que nos médias se sont mués en défenseurs zélés de la politique atlantiste,avec toutes ses dérives et amalgames.Leurs pages sont largement ouvertes à tous ceux qui ont un discours dénonciateurs de l’Islam.Ce prêt à porter de la pensée n’admet aucun droit de réponse.C’est pour cette raison qu’un article comme celui de monsieur Cros ne paraîtra pas dans le figaro !

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Au risque de décevoir quelques uns,don le sieur Redeker,je trouve que les musulmans sont bien plus compatissants à l’égard des personnes âgées,de leurs parents et de leurs voisins.Une situation,à l’égard des personnes âgées, comme celle qui a eu lieu durant la canicule est impossible en terre d’islam.

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Pourquoi l’humoriste Dieudonné n’a pas bénéficié d’un tel soutien au nom de la liberté d’expression ?Il s’est passé exactement le contraire:Dieudonné fut ostracisé,diabolisé,agressé et même interdit d’antenne,alors que la justice n’a retenu aucun grief à son égard !!!Force est de considérer que la liberté d’expression est un concept à géométrie variable.

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Est-ce que ça n’est pas un peu simpliste, voire idiot de réduire certains évènements à des actes commis par des "illuminés" ?

Le monde change et ce changement provoque des craintes notamment chez ceux qui prèfèreraient que cela reste comme avant. Qui aspire au changement et qui en a peur ?

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Le problème avec Redeker est qu’il a agi en toute connaissance de cause, car il savait qu’il y aurait bien deux trois intégristes hystériques ou deux trois inadaptés sociaux qui réagiraient.
Certains individus qui adorent la notoriété ont adopté une véritable stratégie de promotion médiatique personnelle :
a) je provoque b) le journal ou les journaux publient c) je reçois des menaces d) mon journal ou l’État émettent une condamnation "ferme, posée et mesurée" des intégristes et de la violence e) mon journal et l’État se dissocient de mes propos agressifs et s’excusent auprès de la communauté musulmane. d) j’ai joué au provocateur, j’ai obtenu ce que je voulais : on a parlé de moi, et je suis protégé par la police, contre une menace qui est probablement plus un jeu pervers de quelques inadaptés qu’une menace réelle.
Le journal peut ensuite se poser en défenseur de la liberté d’expression, l’État, en défenseur de la démocratie, de la sécurité contre la violence intégriste et en même temps, en protecteur de la communauté musulmane (ne pas perdre de vue l’importance du vote des électeurs arabo-musulmans ...) ...
La provocation REDEKER va peut-être accélèrer le processus de prise de conscience : les gens comprennent de mieux en mieux que ces articles incendiaires sont littéralement devenus la manne pour certains. C’est un cirque qui renforce tous les intégrismes.
Les rédac en chef des journaux sélectionnent les textes, tout le monde le sait. La réponse des journaux, une fois l’étincelle allumée, est un chef d’oeuvre d’hypocrisie : ils prétendent, la bouche en cul de poule, qu’ils n’ont pas vraiment lu l’article qu’ils ont publiés. Un comble !
(Il ne faut pas oublier que certains journaux sont en très grave crise et ont perdu une grosse partie de leur lectorat et qu’ils ont tout intérêt à exploiter jusqu’à la corde le filon de la provocation et qu’ils le feront : c’est leur fonds de commerce.)
Les journaux publient, histoire de jeter de l’huile sur le feu. C’est bon : on vend un peu plus notre papier, ces jours-là, en même temps que la thèse du conflit de religion que nous avons contribuer à construire nous-mêmes, on se fend d’un commentaire modéré et pacificateur une fois que l’affaire est lancée et que l’article est repris et discuté partout.
C’est la Grande Tartufferie du show bizz des milieux de l’information.
Certains grands journaux pratiquent un degré de censure à l’égard du christianisme (en excluant les journaux satiriques), mais une censure totale en ce qui concerne la religion juive. Mais dans le cas de la religion musulmane, il est évident que le mot d’ordre est : "Aucune retenue. Nous publions systématiquement. Allez-y les gars !".
Certains grands journaux français minimisent systématiquement non seulement l’influence considérable de l’intégrisme religieux juif dans l’histoire d’Israel et de sa politique, mais aussi celle de l’intégrisme religieux américain dans la politique américaine, et le danger énorme qu’il représente. C’est pour mieux protéger ces intégrismes qu’on grossit l’autre. Et on renforce finalement les deux.
Autre point :
Redeker a dit être menacé par Al-Quaeda. Jamais rien EST dit sur le fait, par exemple, que des menaces de mort ont été proférées régulièrement contre un historien de la culture comme Edward Said, et que ces menaces ont été suivies par des actes réels : son bureau a sauté.) Pourquoi cela ne m’émeut pas : parce que les deux trois excités intégristes qui ont "réagi" à son papier intégriste ont tout intérêt à invoquer Al-Qaeda pour s’amuser un peu (comme on parle de Voldemor dans Harry Potter). Redeker n’a pas eu le moindre doute qu’il serait publié en pondant un article incendiaire de cet acabit. Au contraire, il savait qu’il serait automatiquement publié. Tout comme les agités intégristes qui lui ont répondu savaient qu’en prononçant le mot Al-Qaeda, ça ferait la nouvelle. On peut parler ici de JEU PERVERS (et ridicule) entre Redeker, mais plus encore entre les médias officiels et les anonymes intégristes.
La conclusion est que les Redeker et autres sont les propagandistes zélés du courant favorable au tout répressif en France et à l’option militariste israélo-américaine dans les pays du M-Orient et dans le monde ("guerres préventives" et "coups d’État démocratiques).
La subtilité de M. Redeker est d’ailleurs en passe de devenir légendaire : à ses yeux, ceux qui analysent l’exploitation et la marchandisation du corps humain par la publicité "se soumettent à la pression islamiste". Pour lui, les islamistes sont effectivement partout, puisque ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont des islamistes qui s’ignorent. Les nuances qui existe dans l’opinion lui cause visiblement des soucis.

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En ces temps sombres où la liberté d’expression est en train de reculer de manière dramatique en Europe occidentale...pardon...dans le monde civilisé, il est urgentissime de se doter de moyens permettant de suivre l’évolution dangereuse de ce phénomène, à l’instar de ce qui existe, par exemple, pour surveiller la pollution de l’air : Le "libertomètre" existe déjà, il suffit de s’en saisir. C’est le nombre d’articles, de tribunes libres (sic), d’émissions, et d’intellectuels qui ,dans un pays donné, insultent copieusement l’islam et les musulmans comme s’il existait UN ISLAM et UN MOULE DU MUSULMAN : l’ISLAMOCLAC. Ceci ne doit pas concerner les études sérieuses, documentées et constructives. Il suffit de demander à Mr REDDEKER les canons définissant ce genre de productions. Ainsi, un palmarès pourrait être établi, et des prix distribuées pour les plus méritants (l’autorisation de détruire une mosquée par prix ; le droit de violer le droit en expulsant une "charterée" de musulmans hors du pays...) Quant aux énergumènes qui, n’appréciant pas ce genre de propos, se mettraient à proférer des menaces : que la loi de la république s’applique. Mais il parait que la loi vient de changer en France : dorénavant il faut faire des pétitions pour voir s’appliquer la loi ! C’est étrange et navrant ! Mais réjuissons-nous, nous sommes dans le peloton de tête actuellement pour ce qui est de la liberté d’expression ! Quant à la majorité des concitoyens européens musulmans qui seraient gênés par l’expression sacrée de notre sacrée liberté d’expression à géométrie variable : désolés, vous n’êtes pas représentatifs ! D’ailleurs, que faites-vous ? Comment expliquez-vous votre silence complice lorsque tant d’horreurs sont commises au nom d’une religion que vous prétendez pacifique ? Pourquoi ne défilez-vous pas au rythme des massacres perpétrés en hurlant : "Pas en notre nom !" Ce silence signe votre complicité et la preuve que l’islam n’est pas tolérant ! Comment ? Vous dites que votre conduite prouve chaque jour votre modération et votre pacifisme ? Quoi ? Vous prétendez que la OUMMA ISLAMIQUE n’existe que dans la tête d’ufologues à la recherche de boucs émissaires ? Vous ne vous sentez pas concernés par les déclarations incendiaires des extrémistes se réclamant de l’islam ? Vous prétendez que vous n’avez délégué à personne le droit de vous représenter en masse ? Qu’entends-je : vous affirmez que votre absence des manifestations est la preuve que votre pratique religieuse est davantage individuelle inscrite dans la sphère privée et que CQFD ?
Désolé mais nous avons un besoin vital de disposer d’un adversaire compact, aux limites bien visibles, monochrome, de préférence vociférant et primaire, le plus éloigné possible de nos valeurs : ainsi nous pourrons frapper le plus durement et le plus fort possible dans le tas, avec tout ce que nous avons sous la main comme armes : les écrivaillons, les philosophards, les experts en promotion de la haine raciale. Vous comprendrez que le distinguo fâcheux que vous actez en apparaissant différents de l’image (scientifiquement établie et attestée par des normes draconiennes de notre bonne conscience de la supériorité européenne ISO 101) soit irrecevable.
Je propose donc aux internautes, en revenant à mon idée de départ, de participer dans la désignation du champion, forcément civilisé, de la liberté d’expression !
Freddy

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Puis-je me permettre ce modeste complément à l’excellent article de Jean-Michel Cros que je viens de découvrir ?

Dans Schmock ou le Triomphe du Journalisme (Seuil, 2001, p.33), Bouveresse écrit : "la seule de forme de liberté que la grande bataille pour la liberté de la presse a permis de conquérir est [...] contrairement à ce que l’on prétend, bien différente de la liberté de l’esprit, avec laquelle elle n’a plus guère de rapport, et se réduit en fait essentiellement à celle du marché, avec toutes les possibilités d’exploitation cynique de la crédulité de l’acheteur, de manipulation, de fraude, d’escroquerie et de tromperie sur la marchandise qui en résultent"(c’est moi qui souligne). Redeker a, de toute évidence, parfaitement compris comment tirer profits matériels et/ou symboliques du marché de la presse écrite et de la presse parlée, lui qui a signé pas moins de 469 articles ou émissions de radio depuis novembre 1993, dont 65 depuis le 1° janvier 2005 et 27 depuis le 1° janvier 2006 (source : http//www.robertredeker.net) ! Et comme il n’est guére de sujet qu’il n’ait abordé (du Tour de France à Internet, du coup de boule de Zidane à la Shoah, du film "les Choristes" à Antonin Artaud), la probabilité pour qu’il finisse par dire des conneries (ou plutôt des conneries lues par d’autres que lui-même) s’approchait asymptotiquement de 1. C’est ce que semble dire le Canard Enchaîné du 04/10/06 lorsque son éditorialiste commence son article (une Affaire Islamentable) par : "défendons le droit de dire des âneries". Or, dans le Figaro du 19/09/06, Redeker n’écrit pas des âneries ! Celui qui dit ou écrit des âneries ne maîtrise ni son sujet ni les règles de la communication de celui-ci, c’est un peu la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et qui enfle si bien qu’elle en crève. Aussi l’ânerie suscite-t-elle le branlement de chef ou le haussement d’épaules, mais pas l’indignation, encore moins les menaces de mort. Contrairement à ce que semble croire le Canard Enchaîné, Redeker n’est pas, au sens de Pascal un demi-habile, mais bel et bien un habile. Car c’est très habilement qu’il exploite avec un art consommé les trois leviers de l’efficacité médiatique que sont la démagogie, la malhonnêteté et le goût du martyre.

La démagogie. D’abord Redeker hurle avec la meute anti-Arabe qui se déchaîne notamment depuis les attentats du 11/09/01, et dont les leaders ont pour nom Fallacci, Houellebecq et Ratzinger. Fallacci écrit dans la Rage et l’Orgueil (Plon, 2002, p.105-106) : "Ils sont partout et les plus aguerris sont précisément chez nous. La Croisade à l’Envers dure depuis trop longtemps, mon cher. Et elle est bien trop nourrie par la faiblesse de l’Occident, par la timidité de l’Occident, par la non-clairvoyance de l’Occident […]. Ses soldats, ses croisés, ont désormais conquis leurs positions et les tiennent comme leurs ancêtres tenaient l’Espagne et le Portugal du IX° au XIV° siècle. Ils sont de plus en plus, ils seront de plus en plus, ils voudront de plus en plus, et ceux qui, aujourd’hui, vivent sur notre territoire ne peuvent être considérés que comme des pionniers. Donc, négocier avec eux est impossible. Raisonner avec eux impensable. Les traiter avec indulgence ou tolérance ou bien espoir, un suicide. Et qui croit le contraire est un pauvre con". Et Redeker (le Figaro du 19/09/06) : "Ce sont des faiblesses qu’il [l’Islam] veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même". Houellebecq affirme (Lire, septembre 2001, cité dans Geisser, la Nouvelle Islamophobie, la Découverte, 2003, p.43-44) : "La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré ... effondré ! La Bible au moins, c’est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire ... ce qui peut excuser beaucoup de choses. Du coup, j’ai une sympathie résiduelle pour le catholicisme, à cause de son aspect polythéiste. Et puis il y a toutes ces églises, ces vitraux, ces peintures, ces sculptures ...". Et Redeker : "Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine". Ratzinger explique (discours du 12 septembre 2006 à l’université de Ratisbonne, texte intégral sur www.Nouvelobs.com) : "L’empereur [Manuel II Paléologue]savait certainement que dans la sourate 2.256, il est écrit : "Pas de contrainte en matière de foi". Selon les spécialistes, il s’agit-là d’une des sourates primitives, datant d’une époque où Mahomet était encore sans pouvoir et se trouvait menacé. Mais l’empereur devait naturellement connaître aussi les instructions inscrites dans le Coran à une époque plus tardive, au sujet de la guerre sainte. Sans s’attarder sur les détails [sic !], telle que la différence de traitement entre les "Gens du Livre" et les "incroyants", il interpelle son interlocuteur d’une façon étonnamment abrupte au sujet des relations entre la religion et la violence en général, déclarant : "montre moi ce que Mahomet a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras rien que de mauvais et d’inhumain, tel que son ordre de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait." Après s’être exprimé avec tant de force, l’empereur s’attache à expliquer par le détail les raisons pour lesquelles propager la foi par la violence est absurde. La violence est incompatible avec la nature de Dieu et la nature de l’âme". Et Redeker : "Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran [...]. Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran". On voit bien que Redeker n’invente rien : sous couvert d’expertise (journalistique, littéraire, théologique, philosophique), les uns et les autres ne font que servir au public le discours sécuritaire dans lequel il se reconnaîtra et dont il leur sera reconnaissant, sinon en achetant leur camelote, du moins en se soumettant à leur autorité. Comme le dit Geisser dans la Nouvelle Islamophobie (p.64) : "ce qui apparaissait, il y a encore quelques années, comme l’émanation d’une pensée xénophobe et marginale [...] acquiert désormais une publicité, voire une notoriété qui s’exercent comme une forme de "contrainte sociale" : tout intellectuel français, homme public ou penseur médiatique, se doit d’avoir un discours "responsable" sur l’islam et les musulmans, au risque d’être taxé d’islamophilie ou d’angélisme". Discours "responsable" qui consiste ici à faire une analyse comparative des "produits" proposés au consommateur sur le marché des religions (le citoyen moyen qui se pense comme idéal-type de modernité rationnelle adore ça !) en concluant, comme par hasard, que le meilleur est le produit déjà majoritairement choisi par le public ciblé par le message !

La malhonnêteté. A l’orateur qui se vante de parler de manière plus persuasive que quiconque sur quelque sujet que ce soit, Socrate répond séchement que "la rhétorique n’a aucun besoin de savoir ce que sont les choses dont elle parle ; elle a découvert un procédé qui sert à convaincre ; devant un public d’ignorants, elle a l’air d’en savoir plus que n’en savent les connaisseurs"(Platon, Gorgias, 459b). Il a l’air d’en savoir plus que les connaisseurs, précisément, celui qui prétend que "les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer" en réduisant l’islam (que le public visé assimile déjà spontanément au monde arabe) à la violence et en passant sous silence l’extraordinaire richesse intellectuelle du monde arabo-musulman dans des domaines aussi différents que la poésie, la littérature, l’architecture, la médecine, les mathématiques ou la philosophie. Pour être libre de penser et de s’exprimer, encore faut-il avoir matière à penser et à exprimer, et il n’est pas du tout certain que celle-ci soit hic et nunc mieux partagée que dans les contextes historico-géographiques des Omeyyades et des Abbassides. Et d’omettre que si les musulmans d’aujourd’hui sont en effet très largement privés de liberté de penser et de s’exprimer, c’est aussi peut-être parce que "ce sont les hommes qui sont les producteurs de leurs représentations, de leurs idées, etc., mais ce sont les hommes réels, au travail, tels qu’ils sont conditionnés par un développement déterminé de leurs forces productives et du commerce qui leur correspond"(Marx et Engels, l’Idéologie Allemande). Malhonnêteté donc qu’insinuer sans gloire ni difficulté dans l’esprit d’un public tout prêt à y assentir, que c’est à cause du Coran que les musulmans ne peuvent ni penser ni s’exprimer, là où l’impérialisme occidental explique à soi seul tout à la fois le joug historique et la misère économique qui leur sont imposés. Cette malhonnêteté tourne au scandale lorsque Redeker n’hésite pas à souiller la mémoire de Rodinson, l’un des grands et des plus respectés islamologues de notre époque, en prétendant que "Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin". Ce qui a suscité cette réaction immédiate de Gresh, rédacteur au Monde Diplomatique : "quiconque connaît un peu l’oeuvre de Rodinson, sait à quel point ce résumé ne reflète absolument pas sa pensée. Rodinson, juif et agnostique, a écrit un livre sur le prophète de l’islam, Mahomet (Points, Le Seuil), dans lequel il tente d’expliquer l’action de Mahomet à travers une grille d’analyse matérialiste. Cet ouvrage, souvent censuré dans le monde musulman, n’en présente pas moins une vision respectueuse de l’homme que fut Mahomet, de son action. Rien à voir avec les raccourcis haineux de Robert Redeker"(www.monde-diplomatique.fr). A part le viol de sépulture, ce que Redeker pratique couramment, c’est l’oubli sélectif, par exemple que "la misère religieuse est à la fois l’expression de la misère réelle et, d’autre part, la protestation contre cette mi­sère [...] ; la critique de la religion est ainsi virtuellement la critique de la vallée de larmes dont la religion est l’auréole"(Marx, Critique de la Philosophie du Droit de Hegel). Autrement dit que si des déshérités sont prêts à se jeter dans quelque forme de fanatisme religieux que ce soit, c’est peut-être aussi parce que l’Islam est la seule institution sociale qui leur reste quand ils sont abandonnés par toutes les autres : n’est-il pas significatif que ce soit le Hezbollah (en arabe "parti de Dieu") qui assume toutes les fonctions d’un Etat libanais fantôme, y compris l’une des plus anciennes et spectaculaires, celle de faire la guerre ?

Le goût du martyre. Redeker stigmatise les Arabes et les Musulmans. Mais son statut d’intellectuel lui interdit d’ignorer qu’il s’expose à des réactions de la part de ceux qui, soit en raison de leur ignorance des processus institutionnels de recours contre la démagogie et la malhonnêteté, soit en raison de la confiance très limitée que ceux qui les connaissent leur accordent, ont toutes les chances d’être paroxystiques. Aussi compense-t-il ce risque, sans doute bien réel, en essayant de s’attirer la sympathie qui échoit naturellement à la victime et dont ne peut se prévaloir le bourreau. Dira-t-on que l’article incriminé est un brûlot islamophobe ? Pas si vite, car "un néologisme vient de tailler sa place de façon fracassante sur notre scène politique : " islamophobie ". Ce mot, proche accoustiquement de " xénophobie ", est autant destiné à faire peur - en évoquant subliminalement la haine, les persécutions, les discriminations - qu’à culpabiliser. Quelques uns voudraient le voir devenir synonyme de " racisme " et symétrique d’ " antisémitisme ""(la Dépêche du Midi, 21/09/03). Redeker commence par insinuer le doute : attention, "islamophobie" sonne comme "xénophobie", mais c’est l’effet Canada Dry, l’islamophobie a la couleur, l’odeur et le goût de la xénophobie, mais ce n’est peut-être pas de la xénophobie. La preuve ? "L’amalagame entre l’islamophobie et le racisme est destiné à se retourner contre toute critique de la religion, si importante dans notre culture depuis Bayle et Voltaire, si importante aussi dans l’élaboration de l’idée républicaine"(ibid.). Autrement dit, moi (Redeker), représentant de l’universalité an-historique qui culmine dans notre modèle juridico-politico-socio-économique, et, en tant que tel, mandaté par l’humanité pour la sauver de la barbarie qui la menace, je suis, certes, islamophobe. Mais "l’attitude accusée d’ islamophobie n’est pas du racisme dans la mesure où loin d’être la haine de tel ou tel peuple, elle est le refus véhément de ce que certains prêchent et veulent imposer au nom de l’Islam. Elle est le refus des aspects archaïques et incompatibles avec les valeurs républicaines que véhicule une certaine interprétation l’Islam"(ibid.). Donc : je suis islamophobe, mais je ne suis pas raciste. Ça ne vous rappelle rien, ça ? Souvenez-vous : "il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l’odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela"(Chirac, Discours, 19/06/91). Bien sûr que non ! A la limite même, c’est celui qui le dit qui l’est ! Mais alors, si ce n’est pas être raciste que de dire que les Arabes nous emmerdent, c’est que les accusations de racisme sont des manipulations idéologiques perpétrées par les barbares eux-mêmes qui avancent masqués : "l’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres"(le Figaro, 19/09/06). Le fin mot de l’histoire est lâché. Moi (Redeker), esprit libre devant l’Eternel, je suis victime d’un complot islamiste : "les islamistes voient dans la bataille du vocabulaire un enjeu d’importance. Le terme d’islamophobie cache le piège tendu aux institutions laïques par les intégristes musulmans pour empêcher la critique de la religion tout en soumettant des segments de l’existence sociale (spécialement celle des femmes) à une emprise totalitaire"(la Dépêche du Midi, 21/09/03). Et bien entendu, ce complot est d’une ampleur insoupçonnée ! Comme avant-hier les Juifs et hier les staliniens, aujourd’hui ce sont les islamistes qui infectent les esprits : "Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme"(le Figaro, 19/09/06). Bref, Redeker est un martyr. C.Q.F.D. Et comme déjà Fallacci, Houellebecq, Ratzinger, ou Chirac, sa fortune (ici-bas ou dans l’autre monde) est faite !

As-salâmu ’alaykum ! Que la paix soit sur vous ! C’est ainsi que se saluent les barbares !

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Bonjour Monsieur,
Je tiens à vous remercier de vos articles et à votrevision de l’Islam.
Biens à vous.