Samedi 11 février 2012

Musulmanes d’aujourd’hui entre responsabilités et engagements

Mohammed, le Prophète universel, aimait les femmes et n’avait pas de gêne à le rappeler. Il les aimait non simplement pour leur genre – c’est-à-dire pour le sexe féminin –, mais il montrait son attachement aux êtres qu’elles étaient, conscient de la part de beau, d’intelligence, et d’émotion qu’elles mettent dans ce monde.

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À une époque – heureusement révolue – où on se demandait encore si la femme était un être doté d’âme ou non, une époque où on enterrait des filles vivantes, être une femme était le comble de la honte et le destin qui prive de tout droit. Je pense à toutes ces femmes « d’avant », victimes d’une vision égo-masculine, vision dans laquelle le Créateur Beau et Juste était oublié et où Ses enseignements étaient soumis aux désirs aveugles des hommes. Ce ne fut que grâce à un retour vers Dieu l’Unique que des hommes se distinguèrent de cette vision injuste à l’égard des femmes pour lancer le processus du rétablissement d’une vision juste de la femme. Toute reconnaissance de la femme s’est conjuguée avec celle de Dieu qui est à l’origine de l’existence des deux sexes.

Dieu était et est toujours – pour l’éternité – le garant des droits de toute femme. Les hommes qui bafouaient les droits des femmes agissaient dans un rapport de force dénué de morale, pourtant dès qu’ils embrassèrent la foi en Dieu, ils se détachèrent de leur propre orgueil et cessèrent immédiatement ce traitement injuste à l’endroit des femmes. Le pouvoir du Miséricordieux sur les cœurs est incomparable. La musulmane forte de sa foi et fière de sa féminité sait qu’un jour appartenant au passé, ses semblables ont trouvé le respect, la dignité et le succès grâce à Dieu, à travers Ses nobles enseignements. Aujourd’hui, elle se trouve confrontée à d’autres formes de défi et doit lutter contre toutes les attaques qui tentent de la soumettre de nouveau aux désirs aveugles des ego masculins.

Si les femmes d’aujourd’hui s’éloignent – de plus en plus – d’une féminité authentique, celles d’entre elles qui continuent à résister à l’invasion du modèle imposé par la « norme » des médias se doivent de défendre ce qu’il y a de plus naturel chez une femme : sa différence à l’homme. Cette féminité naturelle et authentique s’exprime à travers une façon d’être, une manière de se concevoir et de concevoir l’autre.

Souvent, des futilités embrouillent cette vision et provoquent la confusion et, de là, le stress, la maladie du siècle. Depuis plus de cinquante ans, en Europe, aux Amériques et même dans le monde entier, on ne cesse de promettre aux femmes le paradis terrestre sous la bannière de l’émancipation. Des femmes ont brisé tout lien avec le passé pour se retrouver dans un isoloir les noyant dans une lourde solitude, surtout lorsque le bel âge leur tourne le dos. Aucune des promesses qui leur ont été faites ne s’est pleinement réalisée. Elles ne restent toujours, aux yeux de beaucoup d’hommes, que des êtres destinées à assouvir leur plaisir charnel. La beauté séductrice de leur corps voile l’ensemble de leurs qualités d’âme et d’intelligence.

Face à cette emprise du paraître sur l’être, cacher ce qui les voile devient donc un des modes d’expression de la féminité dans son ensemble. Cela ne signifie pas nier la beauté, puisqu’il ne vient pas à l’esprit que toute cette beauté ait été créée en vain. En effet, l’homme, comme la femme, rêve d’une intimité où les cœurs s’ouvrent et les corps s’entre couvrent et se consacrent à l’autre dans le respect mutuel. Mais les règles vestimentaires que présente l’islam aux adultes des deux sexes veillent à l’équilibre des sentiments dans le rapport à l’autre. Toutefois, l’habit ne fait pas le moine et ces règles n’ont jamais déterminé l’islamité d’une personne. Combien sont celles et ceux qui ne respectent pas ces règles, pourtant nul n’est en droit de les excommunier.

Musulmanes d’aujourd’hui, intitulé du livre que je préface, appelle à outiller ce devoir de défense pour qu’aucune femme ne se sente forcée de céder une part quelconque de sa féminité. Musulmanes d’aujourd’hui est une preuve de l’échec de ce modèle que certains cherchent à imposer, un modèle qui tend à faire de l’image de la femme un objet de commercialisation, un produit marketing.

Mohammed, le Prophète universel, aimait les femmes et n’avait pas de gêne à le rappeler. Il les aimait non simplement pour leur genre – c’est-à-dire pour le sexe féminin –, mais il montrait son attachement aux êtres qu’elles étaient, conscient de la part de beau, d’intelligence, et d’émotion qu’elles mettent dans ce monde.

Mohammed s’est marié à plusieurs reprises dans la transparence la plus pure, et jamais il n’a fait preuve d’infidélité. Même après la mort de celle-ci, il parlait de Khadija, son épouse, avec beaucoup d’amour et d’émotion. Le soutien et l’engagement de cette dernière furent tels qu’il nomma l’année où elle le quitta « l’année de la tristesse ». Il encourageait les femmes à s’instruire et à ne pas laisser la timidité les empêcher d’atteindre les sommets de la connaissance.

D’ailleurs, sa fille, Fatima, La rose, morte à l’âge de vingt-six ans, a instruit et éduqué ses deux enfants, Hassan et Hussein, de telle manière qu’ils devinrent, aux dires de tous, les plus doués et les plus jeunes savants de leur époque. Jamais sans leur mère, ils n’auraient pu être les hommes qu’ils devinrent par la suite.

Aïcha, la jeune épouse du Prophète, formée et éduquée par ses soins, devint la savante juriste à qui les plus grands savants parmi les compagnons du Prophète demandaient conseil. L’imam Zarkachi a même diffusé les critiques et corrections de Aicha à l’égard des avis juridiques de certains Compagnons en les compilant dans un ouvrage que Suyuti tentera de compléter plus tard. Ce ne fut pas auprès d’un mari ou d’un père opprimant, insensible et dénué d’amour pour le savoir que Aicha a pu s’épanouir.

Elle ne put le devenir que parce qu’elle était entourée d’hommes qui la respectèrent dans son être, dans son affirmation, dans ses erreurs aussi parfois, comme tout à chacun. Cela lui permit d’être une personne décomplexée, curieuse, stimulée intellectuellement, une femme pleine de foi, de savoir et d’amour. Sa vie fut ainsi la marque du succès et de l’exemplarité. Plus que cela, l’histoire nous rapporte qu’elle fut même général d’armée dans certaines batailles. Une femme accomplie, sans nul doute.

Hafsa, fille de Omar, fut considérée par les musulmans des premiers temps comme la secrétaire du Prophète ; c’est à elle que l’on confia le seul manuscrit de la première compilation du Coran, constitution de la société naissante. Une confidente, une femme d’exception qui, aux côtés puis après le Prophète, aida à la préservation de la Révélation.
Les épouses du Prophète ainsi que nombre d’autres femmes dont l’exemplarité est incontestable inspirent toujours les musulmanes d’aujourd’hui. Néanmoins, bien qu’il soit une foi embrassée par les cœurs des fidèles, l’islam est aussi un témoignage de tous les instants que l’on retrouve par l’expression et l’engagement.

L’essai de notre sœur Kella Kéla met certainement en exergue cette évidence, il facilitera aux lectrices et aux lecteurs l’aspect pratique, à travers le programme et les conseils qu’elle divulgue, pour plus d’harmonie et d’équilibre entre les différentes facettes des préoccupations de ces femmes qui ne demandent qu’à vivre leur féminité en adéquation avec une spiritualité choisie.


Dr Kéla Larabi, "Musulmanes d’aujourd’hui entre responsabilités et engagements", Ed. Clémence et Espérance
préface du Cheikh Zakaria Seddiki

Dr Kéla LARABI est médecin de santé publique. Elle a également suivi deux années de cours par correspondance à l’ex-IEIP (Institut d’Etudes Islamiques de Paris) actuel CERSI (Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Islam). Elle est mariée et mère de deux enfants.

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Commentaires

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Beaucoup accuse l Islam de misogynie !Voila qu on nous prouve le contraire avec des arguments valable !! merci oumma !!

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L’islam n’est pas misogyne, cheikh Zakaria le démontre clairement par les exemples cités de femmes épanouies parmi le salaf al-salih.

Cependant, les musulmans contemporains, majoritairement, le sont, misogynes, il n’y a aucun doute a cela.

D’ou tout l’interet de voir des femmes rédiger des livres pour conseiller musulmans et musulmanes quant aux meilleures manieres de corriger nos réalités a la lumiere des nobles ideaux de notre religion.

Merci donc a l’auteure et au préfacier. Sans oublier évidemment Oumma.com qui nous fait découvrir l’une et l’autre.

Aziz

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Toujours un plaisir de vous lire Cheikh

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Les "femmes d’aujourd’hui s’éloignent d’une féminité authentique"... lorsqu’elles s’enferment dans des sacs.

Une femme qui cache ses formes et ses cheveux se neutralise : elle n’est plus une femme. Elle ne doit provoquer aucun désir à l’extérieur de son domaine réservé : la maison du mari.

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Merci beaucoup Sheikh, pour ce très bel articel. Excellente journée à tous. Samia

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A lire Reno, la vocation des femmes est de provoquer le désir chez les hommes, tous les hommes, à l’extérieur de chez elles.

Mais kèkcéqu’cetype ?.

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Cet ouvrage a l’air intéressant et je le lirais bien volontiers. Seulement, il n’est fait mention d’aucune édition dans votre article, ce qui rend la possibilité d’en prendre connaissance assez réduite...

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A Réno et pourquoi voulez vous qu’Elle provoque du désir à l’extérieur de son domaine réservé ?

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Pauvre Réno qui confond féminité et provocation !!!!

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Dis moi Réno qu’est ce que tu t’en fous que ces femmes mettent des sacs et cachent leurs cheveux ? T’as femme ne met pas de sac et lache ses cheveux ça ne te suffit pas ?

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"A lire Reno, la vocation des femmes est de provoquer le désir chez les hommes," vous avez totalement raison et aprés il ira ecrire sur le forum d’oumma.com que ce sont nous les obsédés sexuels !!!!

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Merci à Réno de ne faire que renforcer notre foi par la qualité de vos interventions. C’est en vous lisant que je remercie Dieu de nous avoir guider vers l’islam, une religion qui permet à la femme d’être un être humain et non un tour de hanche et de poitrine !

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reno ,qu’est-ce que vous nous chantez là ? Vous oubliez que les critères de beauté ne sont pas universels et que la plus belle femme de l’Inde peut passer inaperçue au Sénégal ou en norvège. Il y a l’aspect intérieur et l’aspect extérieur pour chaque chose. La civilisation grècque a fait la synthèse de l’éthique et les romains celle de l’esthétique. Je vous laisse deviner qui des deux a le plus laissé d’empreinte sur le monde judéo-chrétien et même sur certains penseurs musulmans jusqu’à une certaine époque.
La femme est égale à l’homme mais si elle s’aventure à le mimer,elle devient un singe. Et réciproquement. L’efféminé ne peut jamais se prévaloir d’une quelconque féminité car c’est le propre de la femme authentique. Les charmes d’une femme ce n’est pas forcément ce qu’elle laisse apparaître mais ce que le mari découvre au fur et à mesure de leur vie intime.

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Je suis entièrement d’accord avec Djamel sur ce qu’il vient d’écrire plus bas à propos de reno et l’encourage dans ce sens à me remplacer le temps de mon absence. Vous allez me manquer mais je dois me ressourcer un peu. Prenez soin de reno et des autres “trouble-fêtes”, ils constituent le sel du débat et le ferment ou le levain de notre foi. Sans le respect que je leur dois, je dirais qu’ils mériteraient une prime car sans contradicteurs, il n’y a point de ...charme. Tout est question de respect.

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MashaAllah qu’est-ce que c’est bien parlé ;)

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RENO, vous êtes franchement sexuellement frustré !!!

Votre épouse ne vous suffit-elle pas ?
Vous êtes toujours là, à donner des lecons aux musulmans concernant leurs épouses, soeurs,etc.
Mais vous, les avez-vous un jour appliqué ces fameuses lecons ?

Pourquoi ressassez-vous éternellement cette envie de voir les charmes de femmes musulmanes couvertes ?

En tous cas, en vous lisant, je suis convaincu du bien-fondé du voile en Islam...

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As Salam Alaykoum,
ou peut on commander le livre ?
merci

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"La femme qui cache ses formes et ses cheveux se neutralise:elle n’est plus une femme."Très belle révélation !Ainsi ce qui fait l’être de la femme et par conséquent sa dimension humaine c’est le corps et sa réference au sexuel !En dehors de cette considération elle est "neutre" et tout autre aspect(moral, sentimental, intellectuel etc...)ne peut lui être attribué !Voici un sexisme d’un autre âge qui n’est pas sans évoquer, le passé d’une Europe en proie au machisme et à la mysoginie lorsque celle-ci se posait la question :"les femmes ont-elles ou non une âme ?"Apparement pour beaucoup la femme est avant tout une "femelle" plutôt qu’un être humain, égale et soeur jumelle de l’homme.

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Il serait bon que de temps en temps, il soit rappelé que le corollaire du port du voile est la pudeur de l’homme musulman, censé baisser son regard. S’il existe des dysfonctionnements dans les relations hommes/femmes au sein de la communauté musulmane, c’est aussi parce que trop souvent on pointe la femme du doigt et l’on oublie l’homme. Il a également sa part de responsabilité. Face à la tonne de livres islamiques qui traitent de la pudeur de la femme, j’aimerais voir fleurir autant d’ouvrages sur le comportement de l’homme vis à vis des femmes musulmanes, mais également et surtout vis à vis des femmes non musulmanes. Merci

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Pauvre Reno il confond une bagnole avec une femme !!!

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allo a tous ,moi jaurais une petite question. je fréquente pour la première fois un homme musulman qui vit ici au québec, on se fréquente depuis 4 mois déja et bon je comprend pas trop comment il voit la relation, je vous explique : pour moi depuis 4 mois c mon chum, mon amant,mon copain parce que on fait tout comme un couple fait dhabitude. mais il me dit que pour lui chum et blonde dans sa culture ca veut dire engagement et mariage mais il me dit qu’il nai pas prêt pour tous ca et c’est correcte moi non plus , mais je me demande si pour lui je suis sa copine ? parce quon se dit qon nai des amants fidèles jai rien contre se terme jaime bien ca dailleur. il ma expliquer qu’ il procède tjs comme ca ,puis apres ca deviens officiel ? il ma déja dit qu’il a fréquenter une fille comme amant fidèle pendant 1 an et apres il on été officiel pendant 7 ans qu’il avait des projet et tout ? mais bon je veut savoir si c’est un l’engage courant pour un musulman ? si’l me dit quil veut pas s’engager toute suite mais quon c’est promis d’être fidèle l’un a`l’autre c’est bon signe quil m’aime ? parce que moi je men sent vraiemnt comme ca copine ou blonde j’avoue que ca fait un peu jeu de mot et que dans le fond on nai ensemble ,mais bon jaimerais comprendre un peu le raisonnement de cette culture
merci et désolé de mon ignorance je veut que comprendre
jenny

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Très bon livre masha allah

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la seule chose que je peux vous dire c’est que en achetant ce livre vous ne serez pas déçu. Il parle de absolument tout.