Morez (Jura) - Interdite d’être témoin lors du mariage de son frère

Le samedi 10 septembre 2005 la famille Chliah se présente à la mairie de Morez afin de célébrer le mariage

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lundi 26 septembre 2005

Le samedi 10 septembre 2005 la famille Chliah se présente à la mairie de Morez afin de célébrer le mariage de leur fils. La petite sœur du marié était ravie d’avoir été choisi par sa belle sœur comme témoin. Mais Mme Camelin secrétaire à la mairie en décida autrement en le lui interdisant gâchant ainsi l’un des plus beaux jours de sa vie.

Deux mois avant le mariage toutes les démarches avaient été engagées afin que Naouel soit enregistrée à la mairie comme témoin. L’ensemble du dossier étant à jour, le mariage a été fixé au 10 septembre dernier.

L’ensemble de la famille se rend à la mairie pour entamer les festivités attendues de tous. Joie et bonne humeur entouraient l’évènement. Alors que l’assistance prenait place dans la salle où devait avoir lieu la cérémonie, Mme Camelin interpella Naouel afin de savoir si cette dernière était l’un des témoins. Répondant par l’affirmative, cette dernière s’est vue retourné un refus de la secrétaire de l’accepter en hijab prétextant une pseudo loi se trouvant dans le code civil.

Dans son bon droit, Naouel refusa de retirer son voile et demanda à voir cette fameuse « loi ». Bien évidemment, la secrétaire n’a pas pu produire un tel document mais a en plus exiger qu’une autre personne s’avance pour remplacer Naouel comme témoin.

Ne souhaitant pas gâcher la cérémonie Naouel a fait appel à sa sœur Amel afin qu’elle la remplace. Mme Camelin demanda à Amel de produire une pièce d’identité, chose qu’elle n’a pu faire étant donné qu’elle ne l’avait pas sur elle. Mme Camelin « experte » en droit lui indiquait que ce n’était pas grave et qu’elle pouvait la produire plus tard.

L’avenir nous montrera ce qui a réellement motivé cette attitude discriminatoire à l’égard de Naouel. Mais d’emblée elle suggère quelques remarques sur les pratiques des services publiques à l’égard des musulmans pratiquants que le CCIF ne cesse de dénoncer.

Comment un agent administratif peut en toute impunité refuser le témoignage d’une personne qui a délivré l’ensemble des pièces nécessaires, alors qu’elle accepte celui d’une personne qui ne peut prouver son identité ?

Le juge tranchera car Naouel a décidé de porter son cas devant les juridictions compétentes avec l’aide du CCIF.

Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

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Auteur : le CCIF

Collectif Contre l'Islamophobie en France

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