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Moqtada Sadr, un scalp idéal pour George Bush en fin de mandat
lundi 14 avril 2008 - par René Naba
Moqtada Sadr, Le plus emblématique opposant à l’occupation américaine de l’Irak, un scalp idéal pour George Bush en fin de mandat Pour la deuxième fois depuis l’invasion américaine de l’Irak, il y a cinq ans, le pouvoir irakien, puissamment secondé par les Américains et les Britanniques, a engagé le combat contre Moqtada Sadr, au printemps 2008 à Bagdad et Bassorah (sud de l’Irak), en vue de mettre au pas ce jeune dignitaire nationaliste chiite, dans une quête désespérée d’un succès politique et militaire qui gommerait d’un coup la pire catastrophe géostratégique du monde occidental depuis la chute de Saigon (1975) et du Chah d’Iran (1979), il y a trente ans. Les pertes militaires américaines en Irak s’élevaient au 7 avril 2008, à 4.023 soldats tués, 430 suicides au sein des militaires en activité, un nombre sensiblement plus élevé parmi les anciens combattants, soit un taux de suicide chez les fantassins de l’ordre de 17,3 sur 100.000 soldats contre 11,10 pour l’ensemble de la population américaine, selon le « Departement of Veteran Affairs », avec en arrière-plan un surcoût financier de 420 milliards de dollars et des dommages collatéraux substantiels de 200.00 civils irakiens tués, près d’un million de blessés et trois millions de déplacés. Face au bilan calamiteux américain en Irak aux effets corrosifs sans doute comparables à la défaite soviétique en Afghanistan (1980-1989), Moqtada Sadr, le plus emblématique opposant à l’occupation américaine, apparaît, au même titre que Cheikh Hassan Nasrallah, chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, comme le scalp idéal qui justifierait a posteriori l’équipée américaine en Irak et légitimerait toute la stratégie américaine au Moyen-Orient. I- La bataille de Najaf en 2004 En Août 2004, à Najaf, ville sainte chiite, l’administration néo-conservatrice avait caressé le projet de défaire le chef religieux dans son propre sanctuaire, en pleine campagne présidentielle américaine visant à la reconduction du mandat du Président George Bush. Dans la foulée de la destruction du fief sunnite de Falloujah (avril 2004), la bataille de Najaf, marquée par l’intervention massive des mercenaires de la firme américaine « Blackwater » avait constitué la première épreuve de force entre Américains et les adversaires chiites de l’occupation américaine de l’Irak, regroupés autour de Moqtad Sadr. Par son ampleur, la combativité des miliciens sadristes, et son dénouement, Najaf est apparue rétrospectivement comme fondatrice d’une nouvelle légitimité de Moqtada Sadr, le propulsant au centre du jeu politique irakien, surclassant de loin les autres protagonistes. Les combats avaient en effet cessé par suite de l’intervention de l’Ayatollah Ali Sistani, l’autorité suprême chiite en Irak, qui redoutait un désaveu de ses coreligionnaires surpris par son silence qu’ils assimilaient à une complicité passive. L’ayatollah Sistani s’était en effet envolé vers Londres à la veille des combats et n’était retourné que pour ordonner un cessez le feu. En Avril 2004, qui passe pour avoir été l’un des points les plus chauds de la confrontation américano-irakienne, 80 mercenaires avaient été tués dans les batailles de Falloujah, de Bagdad et de Nadjaf, dont 14 dans la première quinzaine d’Avril. C’est d’ailleurs la capture et la mutilation de quatre mercenaires à proximité de Falloujah, dans le secteur sunnite de l’Irak, qui a déclenché les batailles d’avril. Récidiviste, Blackwater s’illustrera trois mois plus tard dans la deuxième grande bataille d’Irak, la bataille de Najaf, dans le sud de l’Irak, lieu saint chiite et fief de Moqtada Sadr. La firme avait assuré la protection du quartier général de la coalition provisoire irakienne à Najaf. Le Washington Post avait affirmé à l’époque que la défense du bâtiment avait été assurée par des hommes de Blackwater et qu’au plus fort de la bataille, les mercenaires s’étaient fait ravitailler en munitions par trois de leurs propres hélicoptères, s’attirant les félicitations publiques du général en charge des opérations de sécurité en Irak, alors que les mercenaires ne font traditionnellement pas partie de la chaîne de commandement de l’armée américaine. II - La bataille de Bassorah en 2008 Quatre ans plus tard, la bataille de Bassorah, en Mars-Avril 2008, intervient dans un contexte radicalement différent, alors que le 2me mandat de George Bush touche à sa fin et que l’administration américaine fait l’objet de pressions multiples visant au retrait du corps expéditionnaire d’Irak. Coïncidant avec l’envoi d’une flottille navale américaine au large de Beyrouth et la démission de l’Amiral William Fallon, commandant du théâtre des opérations du Moyen-Orient, la bataille de Bassorah tend à accréditer l’hypothèse d’une action militaire contre l’Iran ou la Syrie, les deux obstructeurs à l’hégémonie israélo-américaine dans la zone, à tout le moins à faire monter d’un cran la tension régionale, sur fond de grandes manœuvres militaires syriennes et israéliennes dans la zone frontalière des deux pays et d’informations de presse faisant état du renforcement de la coopération militaire russo-syrienne. La reprise des hostilités en Irak survient en outre sur fond de tension syro-saoudienne résultant tant du blocage de l’élection présidentielle au Liban que des suspicions nourries par la Syrie sur une éventuelle connivence des Saoudiens et des Jordaniens avec les services israéliens dans l’assassinat, en mars à Damas, d’Imad Moughnieh, le chef militaire du Hezbollah, faisant craindre un règlement de compte entre Chiites et Sunnites à l’échelle régionale. Plus précisément son objectif vise à briser l’emprise du dignitaire chiite et son prosélytisme religieux sur cette métropole située à la jonction stratégique du Koweït et du Chatt el Arab, la voie d’eau séparant l’Irak de l’Iran, de sécuriser les gisements pétroliers du sud de l’Irak, de même que l’axe routier Bagdad-Koweït long d’un millier de km par où transite le ravitaillement des troupes américaines via cette ville portuaire qui constitue avec le terminal de Fao, l’un des deux débouchés maritimes de l’Irak. Né en 1973 à Koufa, ville sainte proche du sanctuaire de Najaf, disposant du titre de Sayyid qui signe son appartenance à la descendance du prophète, Moqtada Sadr occupe une place singulière dans l’échiquier irakien. Frappé d’un triple sceau de légitimité -spirituelle, nationaliste et populaire-, il est le seul dirigeant irakien d’envergure nationale à n’avoir jamais transigé sur ces principes, encore moins pactisé avec ce qu’il considère être ses « ennemis », contrairement aux autres factions irakiennes Si les Kurdes passent pour les supplétifs des Américains et les Chiites inféodés à l’Iran, notamment les partisans de M. Abdel Aziz Hakim, chef de l’Armée Islamique du Salut, les Sunnites paraissent, eux, partagés entre partisans du mouvement clandestin « Al-Qaeda » et sympathisants de la guérilla baasiste épaulée par d’anciens agents des services irakiens. Moqtada Sadr émerge, lui, du lot en tant que dirigeant religieux nationaliste, disposant d’une large autonomie qui le place à l’abri d’une allégeance contraignante, à la remorque d’aucune puissance. De par son profil et son parcours, il est le scalp idéal irakien d’un président américain en fin de mandat, une « prise de guerre » à l’effet de magnifier le bilan de sa « guerre mondiale contre le terrorisme », à l’effet de magnifier son bilan présidentiel tout court. Les combats de Bassorah ont fait 700 morts dans les rangs sadristes en mars et 40 autres à Sadr City, la banlieue populeuse du Nord-Est de Bagdad, et l’un des fiefs de chef chiite, dimanche 6 avril et lundi 7 avril, à la veille de la grande manifestation commémorant le 5me anniversaire de la chute de la capitale irakienne aux mains des Américains. A la veille de cette manifestation, le premier ministre Noury al-Malki a menacé de bannir Moqtada Sadr de la vie politique irakienne si le dignitaire religieux n’ordonnait pas la dissolution de sa milice, forte de 60.000 combattants et regroupés au sein de « l’Armée du Mahdi ». Se voulant comme une démonstration de force contre l’occupation américaine en même temps qu’un plébiscite populaire en faveur du dignitaire religieux, une manifestation prévue pour le 9 avril, commémorant le cinquième anniversaire de la chute de Bagdad, a été annulée. En réplique, les partisans du chef chiite ont dressé des barricades sur la route menant à leur fief de « Sadr-city »et menacé de rompre la trêve qui les lie au gouvernement central depuis Août 2007. Près d’un millier de soldats gouvernementaux ont préféré rallié les rangs de l’Armée du Mahdi » plutôt que de réceptionner la reddition des armes des insurgés. Le scénario pourrait donc se dérouler selon un schéma contraire à celui conçu par les stratèges républicains : D’abord, Moqtada Sadr n’a pas pour vocation d’être une victime sacrificielle que l’on immole pour apaiser la colère des dieux, selon les rites anciens des sociétés primitives, ou dans le cas d’espèce, pour satisfaire les ambitions post-présidentielles de George Bush. Ensuite, Moqtada Sadr n’est pas un « Imam radical », comme la presse occidentale se plait à qualifier quiconque s’oppose à l’hégémonie américaine. C’est un religieux chiite, dont la famille par le double assassinat de son père (2000), l’Ayatollah Mohamad Sadek as-Sadr, et de son oncle (1989) a payé un lourd tribut à son opposition à Saddam Hussein, l’ancien protégé des Occidentaux. Non un « exilé de l’extérieur » mais un résistant de l’intérieur tant à Saddam qu’aux Américains. La dénomination de la banlieue populeuse du sud de Bagdad du nom patronymique de sa famille « Sadr-city » témoigne de la ferveur populaire dont il bénéficie au sein des classes défavorisées de la société irakienne. Moqtada Sadr est en somme le contraire des nouveaux dirigeants irakiens, notamment les kurdes et une fraction des chiites, tel le banquier Ahmad Chalabi, venus au pouvoir dans les fourgons de l’armée américaine. Au regard des états de service de sa famille, l’assassinat de deux dignitaires religieux, son patriotisme ne saurait souffrir la moindre suspicion. Il ne saurait prêter même à la moindre contestation, contrairement à bon nombre de nouveaux dirigeants y compris chiites, tel l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, ancien militant bassiste, opportunément reconverti dans la collaboration avec les services occidentaux, dont il a été un agent attitré, à l’instar de M. Ahmad Chalabi. Enfin, Moqtada Sadr, dans la léthargie arabe, est certainement un agitateur d’idées, certainement pas un perturbateur. Le jeune chef rebelle, fougueux, est le grand perturbateur de la mise au pas américaine de l’Irak. C’est le principal grief qui peut lui être adressé. Les nouveaux dirigeants irakiens, tant Chiites que Kurdes, pensaient pouvoir glaner le pouvoir à Bagdad, dans le sillage docile de l’occupation américaine. Mais l’arrogance, la corruption et les erreurs dont ils ont fait preuve et qui constituent la marque caractéristique du zèle des opportunistes, a nourri un mécontentement populaire et grossi d’autant les rangs des partisans de Moqtada. Sa légitimité religieuse est autant sinon plus authentique que celle des dignitaires religieux chiites, les exilés de l’extérieur, planqués à Londres au temps de la répression. Sa légitimité se nourrit d’ailleurs directement, paradoxalement, de l’illégitimité de ses contestataires. Car il n’est pas sain de développer, depuis son lieu d’exil londonien, toute une littérature sur les Droits de l’Homme et les injustices dont a pâti le chiisme irakien à travers l’histoire du pays, pour finir par apporter sa caution à l’assaut des forces américaines contre un des hauts lieux saint de l’Islam chiite, le sanctuaire de Najaf. Une telle attitude d’incohérence discrédite le discours de son auteur. Cela a été exactement le cas des trois chiites commis d’office par les Américains au premier gouvernement de l’Irak post-saddam : Le premier ministre Iyad Allaoui, le ministre de la défense Hazem Chaalane, ainsi que le conseiller pour la sécurité Mouaffac Al-Roubai, tous trois titulaires d’un doctorat en médecine, tous trois d’anciens membres actifs des comités irakiens des Droits de l’Homme depuis leur exil londonien et prosateurs des souffrances des chiites irakiens. Face à l’assaut américain contre le sanctuaire de Najaf, défendu par Moqtada Sadr en Août 2004, la seule protestation émise a émané des organisations en lutte contre l’hégémonie israélo américaine, le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, la confrérie des Frères musulmans en Egypte, ainsi que les chefs des mouvements islamistes du Maroc et de Tunisie respectivement Cheikh Yacine et Rachid Ghannouchi. Un mutisme comparable à celui observé à l’égard du Hezbollah, en 2006, lors de la guerre destructrice d’Israël contre le Liban. Un mutisme identique à celui observé au printemps 2008 face à l’assaut américain de Bassorah. A trop laisser la place vacante aux islamistes sur le champ de bataille, à déserter le terrain, la vacance finit par se prendre et avec elle la direction des opérations d’autant plus aisément que l’Amérique a renoncé depuis longtemps à son rôle d’« honnête courtier » entre Israël et les Etats arabes et que face à une démission arabe quasi-généralisée, les combattants islamistes, tant sunnites que chiites, demeurent, par les armes, au péril de leur vie, les seuls contestataires du nouvel ordre américain. Mots clésRené NabaAncien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information. Rene Naba est l’auteur des ouvrages suivants : "La Libye, la révolution comme alibi" Editions du Cygne septembre 2008 « Liban : chroniques d’un pays en sursis » Editions du Cygne janvier 2008 , « Aux origines de la tragédie arabe » - Editions Bachari 2006. "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002. « Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000). « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998). Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article23 mai 2008
tamara a dit :
je ne vois pas mon texte ,etais ce derangeant pour vous !? une francaise vivant a Baghdad (Lire la suite)
16 avril 2008
Merci Mr Naba pour cet article et d’autre que vous écrivez. Celui-ci me permet de confronter les faits et les paroles. En effet, en lisant dans la presse officielle les "infos" sur les opérations à Sadr City et les derniers évènements je (...) (Lire la suite)
16 avril 2008
Une chose est sure... L’être humain évolue, et l’histoire se répète. Elle est faite pour se répéter. Les guerres, les oppressions, la tyrannie, .....Mais aussi les soulèvements, et la victoires des opprimés.
Essayez juste de (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Amazone, tu n’as pas à avoir honte de l’Islam au contraire, malheureusement la colonisation dont nous sommes responsable nous a pris bien plus que de l’or : la foi.
Sur le reste tu as raison, il est évident que la guerre du (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Bon je sais qu’on n’est pas sur un Forum économique, mais l’actualité se crée d’elle même. On assiste depuis un an à une augmentation des prix des MP (énegrie, minerai, produits alimentaires de base...)
Qui en profites (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Juste une mise au point :
Voici un lien Wikipedia sur la démocratie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_d%C3%A9mocratique
Cela en explique les origines. Les occidentaux, n’ont pas le monopole de la démocratie, c’est un (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Les Etats Unis doivent se mordre les doigts d’avoir envahi l’Irak pour son pétrole. En effet, nous apprenons aujourd’hui que le Bresil vient de découvrir un gisement de pétrole de 33 milliards de barils soit la consommation de (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Amazone a dit :
Monsieur Naba conclu "A trop laisser la place vacante aux islamistes sur le champ de bataille, à déserter le terrain, la vacance finit par se prendre et avec elle la direction des opérations d’autant plus aisément que l’Amérique a (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Sahnez a dit :
Ce qui est sûr c’est que malgré leurs puissances militaires et économiques les Etats Unis sont entrain de s’embourber dans une guerre sans fin en Irak. Une guerre qui leurs coûte trés chers en hommes mais surtout en argent et en (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
J’entends souvent ici et ailleurs la démocratie comme une invention occidentale . Que les occidentaux le pensent c’est tout à fait normal . Mais quand un musulman le dit et le confirme ; cela me fait dire qu’on est vraiment (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Tout à fait d’accord avec le dernier commentaire posté. On appelle cela de la mauvaise foi, de l’hypocrisie...ou peut être tout simplement le "je suis le plus fort, je fais ce que je veux et je vous emmerde"...
ON va essayer de se (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Lisa a dit :
A ceux que le mot "américains " offusquent, précisons donc que l’état américain a basculé dans la violence sous le mandat de Bush. C’est toujours les états qui décident de basculer dans la violence.Les peuples sont plutot rétiçants (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Urluberlu a dit :
Didier a tout à fait raison il faut toujours nuancer ses propos, mais il ne faut pas non plus que sa posture l’empêche de dénoncer des crimes avérés et de demander des garanties pour que le coupable ne récidive pas.
Les USA ne peuvent pas (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Si le Hezbullah a pu mettre en déroute Tsahal (mais à quel prix), c’est avant tout dû à la volonté de ses combattants, et de la solidité de leur cause. Une guerre ne se gagne pas seulement par le feu mais également par la foi... Quelle foi (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Fany a dit :
Durant des annees les dirigeants nord americains ont soutenu les dictatures les plus sanguinaires en Amerique latine.Ils ont fait de ces pays un champ de desolation ou regne encore la culture de la violence.C’est ce qu’il faut (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Je tiens à signaler que je n’ai aucune sympathie pour Saddam (ainsi que tous les dirigeants arabes d’ailleurs). Mais... Au début de l’invasion Américaine en Irak, Saddam a dit "Vous verrez comment l’Irak sera le tombeau (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Rachid ZANI a dit :
Didier,je comprend parfaitement votre position non dénuée de sagesse je dois l’avouer mais reconnaissez tout de même quelques abus avérés de la part de nos soi disant prétendus libérateurs. Et quand je parle d’abus , je modère mes (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Bagdadforever a dit :
Le mot "démocratie " est le prétexte derriére lequel se camoufle une real politik qui compte sur notre peur pour la soumission et notre haine pour la cohésion.Osons lui opposer le langage de la raison, de l’amour et de la paix ! Ne parlons (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Tsahal a perdu la guerre contre ce qu’on appelle une "milice" beaucoup plus intelligente et organisée qu’on veut bien le laisser croire.
Pour le reste et l’illégitimité des dirigeants, on est d’accord cela a été dit plus (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Didier a dit :
A Rachid ZANI, qui me pose une question.
Je suis bien obligé de répondre que c’est bien ce genre de propos qui me déconcerte. C’est à dire un acte d’accusation (comme au tribunal) où sont recensées et listées les fautes (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Armée libanaise ? je ne savais pas qu’il y en avait une... Armée arabes ? aucune n’a les moyens, ni la logistique, ni les méthodes tactiques pour pouvoir rivaliser avec Tsahal...alors même pas la peine d’essayer de se mesurer (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Nawel a dit :
Créomio ecrit "On critique la politique américaine, auriez-vous voulu le maintient au pouvoir d’un dictateur sanguinaire comme Saddam Hussein ? " interessante question...parce que vous pensez que Bush est un humaniste (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Ideal a dit :
Tout à fait d’accord avec vous Lisa dans le texte et dans les médias en général il est question de guerre alors que le terme exact serait "massacre" plus approprié dans le cas de l’Irak. Mais comment les Etats Unis peuvent-ils (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Lisa c’est bien là le problème, il s’agit d’une guerre déséquilibré mais il y a bien guerre car la destruction de l’Irak s’incrit bien dans un plan plus globale. C’est la même chose pour le sort réservé aux (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Duck et les autres, vous remarquerez que les personnes auxquelles vous répondez ne répondent à rien de ce qui est dit ni dans le texte ni dans les réactions, vous vous adressez à eux et eux continuent dans la même mécanique.
Le discours mis en (...) (Lire la suite)
15 avril 2008
Lisa a dit :
Comme tous les observateurs, René Naba utilise le mot "guerre" pour parler de ce qui se passe en Irak ou en Afghanistan.Or une coalition d’états surarmés face à des civils et des groupes, sans armée donc, ne peut aboutir qu’ a des (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Duck a dit :
Henry,durant ces dix dernieres annees,citez moi un seul pays arabe qui a fait la guerre a un autre pays arabe:Reponse AUCUN.On voit que dans l’imaginaire occidental fantasmatique les arabes passent le temps a se battre.Ce qui est archi (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Amazone, on dit islamistes aujourd’hui comme on disait mahométans hier, c’est juste une façon de désigner les musulmans, il n’y a pas de quoi s’en offusquer (la caravane...) au contraire.
A part ça, on serait tenté de se (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Rachid ZANI a dit :
J’aimerai poser une question à Didier s’il me le permet : Qu’on fait les états-unis de si grand pour l’humanité ? qu’ont-ils inventé ou crée ? La démocratie ? Que n’ont-ils jamais apporté de paix partout dans (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Duck a dit :
Ceux qui parlent d’anti-americanisme face a l’indignation vehemente et legitime de ceux qui refusent la guerre perpetuelle contre des civils,lisez ce qui suit : Selon les estimations des Nations Unies, la guerre états-unienne (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
amazone a dit :
Didier : Je partage assez les points développer dans votre intervention et je les partagerai tous si votre vision s’appliquait aux musulmans. En effet, si l’on ne faisait pas circuler cette immonde idée selon laquelle derrière chacun (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Fany a dit :
Didier dit que les propos tenus sur les USA sont "agressifs" ! N’y-a-t-il pas de quoi lorsqu’on voit l’etendue des crimes de guerre des USA en Irak ! plus d’1 millions de morts,des milliers de deplaces,la torture,les (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Didier a dit :
Beaucoup d’internautes ont réagi avec force en affirmant qu’ils n’étaient pas anti-américains primaires. C’était très important et nécessaire de le dire aussi clairement.
Je lis régulièrement ce forum, pour connaître (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Signe a dit :
D’autres pays avant l’Irak ont été colonisés pendant des années voir un siècle pour d’autres. D’autres nations ont été sous le joug des colons aussi féroces et déterminés. D’autres peuples ont été détruits, spoliés, (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Tiens vous saviez que l’Elysée avait mis en place des services pour surveiller le net et intervenir sur les forums pour détourner ce qui s’y disait (comme si ça allait changer quelque chose !)
Décidemment alors que le pouvoir (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
bonjour jamais ils ne mettront les musulmans à terre.et le jour viendra ou chacun devra rendre compte de ses crimes qu’ils soient passifs par le silence ou actif par l’attaque.henry je te prends au mot de nous donnez tes chiffres sur (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Shanez ils ne sont convaincus de rien, ils ont la trouille c’est tout.
Tous ces gens sont bien plus conscient que quiconque des carnages qu’ils commettent, ont commis ou cautionnent, c’est d’ailleurs en filigrane dans (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
ramo a dit :
Ouais, le plus marrant avec l’insulte ’’anti-Americain primaire’’ c’est a quel point il abonde dans les bouche des ’’ pro-Americains primaire’’ (Lire la suite)
14 avril 2008
ça devient pathétique tout de même. Certains ont entendus ’anti américanisme primaire’ à la télé et le répètent à tout va sans réfléchir.
Si le soit disant "antiaméricanisme" qui est qualifié de primaire se basent au contraire sur (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Shanez a dit :
Merci Monsieur Naba de nous dévoiler les dessous des cartes de ce conflit pas si simple à comprendre. Merci aussi de nous permettre de voir la vraie face de cette grande nation que sont les Etats Unis une fois le masque, de démocrates et de (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Julien a dit :
A tous ceux qui défendent bec et ongle sans discernement la politique coloniale des Etats Unis, nous les renvoyons à la grandeur de ce pays qui a crée Guantanomo, les prisons avec les tortures d’Abou Graib, les tortures et les enlévements (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Henry oui tout à fait. Juste un problème dans ton intervention, c’est que tu penses que nous sommes contre les US et pour les régimes en placent dans les pays arabes.
C’est faux nous sommes contre les deux.
Les deux sont liés, les (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Sophia a dit :
Créomio : vous avez des arguments dignent de Paris Match ou du Magazine Elle. Vous arrive t-il de lire quelques livres d’un niveau un peu plus élevé ? Vous devriez car vous manquez cruellement d’arguments. Mais il est vrai que (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Les propos ce certains sur ce forums nous éclairent sur le lavage des cerveaux qu’a réussi à faire la NEO-CON TV euuuhh pardon TF1...
On tient les irakiens pour responsable de ce qui leurs arrive.
J’aimerai juste rappeler à nos (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
amazone a dit :
Créomio : Votre intervention est dénuée de logique. Les Français qui vivent en Chine et critiquent la colonisation du Tibet vivent en contradiction ? Nos gouvernants qui dénoncent les crimes commis par la Chine sur les Tibétains mais qui signent (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
salam aleykum, les milices de moktada ont assassinés plusieurs savants irakiens, tués plusieurs imams sunnites et ont combattu auprès de l’armée américaine et irakienne dans la bataille de fallouja contre la résistance irakienne ( et (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Crémio quand les gens vont vivre aux US ou en Europe on dit que c’est de l’invasion, ...
Ensuite personne ne souhaite aller vivre aux US en particulier il y a ceux qui fuient la misère et la guerre. D’ailleurs une grande (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Il est évident que la politique étatsunienne est un échec retentissant, que l’invasion de l’Iraq s’est faite sur des prétextes fallacieux et des mensonges, de la magouille. De plus, quand on voit Guantanamo, les massacres de (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Papa a dit :
Salam. Excellente analyse. Il est intéressant de s’apercevoir que la résistance n’est faite que "d’islamistes". (Lire la suite)
14 avril 2008
Créomio a dit :
Amazone, on ne peut pas à la fois dénoncer les horeurs des USA, et vouloir vivre dans ce pays comme le veulent une grande majorité des musulmans du Proche-Orient. C’est paradoxale et contradictoire, je sais que c’est embarrassant (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Henry a dit :
Les guerres entre pays musulmans ont fait autant de morts pour ne pas dire plus que les guerres organisées par les Etats-Unis. Je n’ai pas envie d’entrer dans une comptabilité macabre, ni justifier les attaques américaines contre le (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Urluberlu a dit :
Oui bien sur Martine, Créomio et Laurent, et la marmotte elle emballe le chocolat dans le papier d’alu.... (Lire la suite)
14 avril 2008
amazone a dit :
@Créomio : Vous mélangez tout et n’importe quoi. Dénoncer les horreurs dont les Etats Unis sont à l’origine ne relèvent aucunement d’un anti américanisme, pas plus que de dénoncer les horreurs commises par les dictateurs arabes (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
OHHH vous etes aveugles ou sourds ? Martine Laurent et Créomio, ça vous arrive de lire ce que l’on écrit avant de réagir ???? L’intéret de ce genre d’article c’est justement d’avoir une vision et un son de cloche (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Créomio a dit :
L’anti-américanisme primaire de certains intervenants de ce forum ( comme Amazone) amène à un aveuglement inquiétant en tenant un discours simpliste et loin de la réalité. Pourtant beaucoup de musulmans au Proche-Orient rêvent de (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
ideal a dit :
Chacun sait que si les Etats Unis ont frappée l’Irak c’est pour imposer une jolie démocratie et sortir le peuple irakien des griffes du méchant dictateur Saddam Hussein. Chacun sait que les Etats Unis ont toujours protégés les plus (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
amazone a dit :
@Créomio : j’adore ce genre d’argument qui consiste à justifier les horreurs de la guerre en Irak par le fait que tout ceci vaut mieux que le maintien au pouvoir de Saddam Hussein. Je vous rappelle que ce dictateur sanguinaire était (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
max a dit :
sous le regime de saddam y avait il des centaines de morts par jour ? (Lire la suite)
14 avril 2008
Matine245 a dit :
Il est facile et toujours commode de jeter la responsabilité sur l’Amérique encore et toujours. La guerre civile en Irak est due à une rivalité entre sunnites et chiites, mais pas du tout à l’engagement américain. Les irakiens sont (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Laurent a dit :
Moqtada Sadr est un pion de l’Iran. Moqtada Sadr ne représente que lui-même. Par son appartenance religieuse, il est une source de division et de conflit permanente. Moqtada Sadr c’est l’anti-démocrate (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Merci pour cet article très informatif. L’analyse présentée dans ce texte est intéressante, il est vrai que l’information en France est difficile de par le contrôle des médias.
Créomio, tu peux vénérer les étatsuniens, jour et nuit, (...) (Lire la suite)
14 avril 2008
Créomio a dit :
On critique la politique américaine, auriez-vous voulu le maintient au pouvoir d’un dictateur sanguinaire comme Saddam Hussein ? (Lire la suite)
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