Monde arabe : Les chaînes satellitaires poussent comme des champignons !

Par centaines, les chaînes satellitaires émettant en langue arabe prolifèrent depuis une dizaine d’année

vendredi 25 juin 2010

Par centaines, les chaînes satellitaires émettant en langue arabe prolifèrent depuis une dizaine d’années dans la galaxie arabe, faisant de l’audiovisuel un secteur phare, à la percée fulgurante.

Pointant le bout de leur nez dans les années 90, l’offre de chaînes thématiques, fourmillante et diversifiée, donne le tournis aujourd’hui, les chaînes musicales se taillant la part du lion, talonnées par leur concurrentes généralistes, elles-mêmes suivies de très près par leurs consoeurs dédiées au cinéma. L’arrivée en force des chaînes d’information constitue un nouveau challenge économique, à la conquête de nouveaux annonceurs publicitaires.

Véritable Mecque de l’information, Dubaï bénéficie d’un environnement privilégié pour travailler. C’est dans un cadre idyllique que la Media City est sortie de terre, au cœur d’une zone franche créée spécialement pour attirer les médias internationaux.

Dans cette "Sillicon Valley" télévisuelle, les chaînes de renom mondial se côtoient : CNN, BBC, ou encore le gigantesque groupe MBC et sa chaine d’info Al-Arabiya. Des labels prestigieux de l’information en continu coexistent avec de moins connus, et de plus récents, au cœur de cible différenciant : ainsi, Decision Maker TV a vu le jour voici seulement 4 ans. Ce nouveau-né emploie 85 personnes pour un budget de 5 millions de dollars, et vise un public trié sur le volet composé de jeunes et riches entrepreneurs.

Les chaînes pleuvent sur le monde arabe, montées en un rien de temps, mais peinant cependant à atteindre une pleine rentabilité. Loin de décourager la génération de nouveaux entrepreneurs d’un secteur qui a le vent en poupe, les télévisions fleurissent à un rythme époustouflant, presque mensuellement, et seraient au minimum 500 à se partager le gâteau audiovisuel, qui n’est pourtant pas extensible à loisir. Autant dire qu’il n’y en aura pas pour tout le monde…

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