Samedi 26 mai 2012
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Mohammad Abdouh au cœur de la Nahda (2/2)

Jamal al-din al-Afghani et le Cheikh Mohammad Abdouh sont considérés comme les deux fondateurs du mouvement de renouveau islamique. Le point de départ de leur réflexion était la décadence sociale et culturelle du monde arabo-islamique. Ils contribuèrent à libérer l’esprit arabo-musulman sclérosé par des siècles d’immobilisme intellectuel.

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style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>Le rôle de Mohammad
Abdouh dans le mouvement réformiste

Jamal al-din al-Afghani et le Cheikh
Mohammad Abdouh sont considérés comme les deux fondateurs du mouvement de
renouveau islamique. Le point de départ de leur réflexion était la décadence
sociale et culturelle du monde arabo-islamique. Ils contribuèrent à libérer
l’esprit arabo-musulman sclérosé par des siècles d’immobilisme intellectuel.

Alors qu’il était étudiant, Mohammad
Abdouh se rendit compte de " l’engourdissement " 
intellectuel de la société égyptienne ainsi que de son retard par rapport à un
Occident conquérant. Son sentiment d’insatisfaction le poussa à chercher les
causes de ce retard et à trouver des remèdes permettant de faire face à
l’impérialisme occidental. Il battit sa réflexion autour de deux problèmes qui
furent au centre de son action réformiste : « l’état
d’ignorance et de paresse intellectuelle des musulmans » name="_ftnref1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
, et la lutte
contre l’impérialisme occidental.

Le Cheikh Mohammad Abdouh souhaitait
principalement œuvrer à trois réformes : la réforme religieuse, la réforme
de la langue et la réforme politique class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[2]
.

Cependant, il abandonna très vite la
réforme directement politique. A la suite de l’échec de la révolution égyptienne
de 1882 et de la répression qui la suivit, Mohammad Abdouh proposa à Jamal
al-din al-Afghani « l’idée que nous délaissions la politique et que
nous nous retirions dans un endroit éloigné de la surveillance des pouvoirs et
que nous enseignions et que nous éduquions des élèves que nous aurions au
préalable choisis selon nos critères. Il ne se passerait pas dix ans que nous
n’ayons tant et tant d’élèves qui nous suivraient et seraient prêts à quitter
leur patrie pour aller de part le monde pour répandre la réforme exigée qui se
diffuserait ainsi de la meilleure façon » title=""> lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[3]
.

Totalement opposé à l’idée
d’abandonner l’action politique au profit de l’enseignement, Jamal al-din
al-Afghani lui aurait répondu : « Tu es écœurant ». href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""> class=MsoFootnoteReference>[4]

Le maître et le disciple étaient en
désaccord sur les moyens et les modalités du changement. Alors que Jamal al-din
al-Afghani prônait l’action révolutionnaire, Mohammad Abdouh envisageait une
réforme sur le long terme qui prendrait plusieurs décennies. Il pensait
qu’aucun changement profond ne pouvait se réaliser sans un bouleversement des
mentalités. Il accordait une place centrale à l’instruction et à l’éducation du
peuple : « celui donc qui veut le bien de son pays doit porter
tous ses efforts sur l’amélioration de l’éducation ; à la suite de
l’amélioration il réalisera toutes les autres réformes, à condition que
celles-ci soient légitimes, sans fatigue de l’esprit et sans effort de l’âme. » href="#_ftn5" name="_ftnref5" title=""> class=MsoFootnoteReference>[5]
.

Mohammad Abdouh estimait que le
progrès ne pouvait être assuré qu’en passant par une réforme de l’éducation, et
plus particulièrement de l’éducation morale et religieuse : « Nous
voulons surtout attirer l’attention des pères de famille, que Dieu les guide,
de ne pas donner à leurs enfants une éducation qui aboutisse à troubler leur
esprit et à mettre du désordre dans leur pensée » name="_ftnref6" title=""> class=MsoFootnoteReference>[6]
.

Au contraire style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>Jamal al-din
al-Afghani était un révolutionnaire pour qui il s’agissait avant tout de
renverser l’état des choses. Son but premier était de provoquer une révolution
libératrice permettant au monde musulman de s’émanciper de la tutelle
occidentale. Il pensait que les peuples musulmans, une fois la révolution
accomplie, «  trouveraient en eux-mêmes, dans leur conscience et leur
histoire, les éléments nécessaires pour réaliser un état meilleur 
 » href="#_ftn7" name="_ftnref7" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7]
.

Dans son autobiographie, le Cheikh
Mohammad Abdouh définit les priorités dans son projet de réforme :

style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>« J’élevais
surtout ma voix pour réaliser deux grandes tâches : la première consistait
à libérer l’esprit des chaînes du taqlīd ; à comprendre la religion comme
la comprenaient les premiers musulmans, avant que les dissensions n’eussent
surgi entre eux ; à remonter à ses sources premières ; à la présenter
comme une balance que Dieu nous a donnée pour éviter les exagérations de la
raison humaine et diminuer ses erreurs ; et pour nous permettre
d’atteindre l’état que Sa sagesse divine a assigné à l’humanité. […]. En
lançant cet appel, je m’éloignais tout aussi bien du parti qui voulait que
seules les sciences religieuses fussent enseignées que de celui qui ne s’intéressait
plus qu’aux sciences modernes ; et ces deux grands partis se partageaient
la nation.

style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>Ma seconde tâche
avait pour but de régénérer la langue arabe, tout aussi bien celle qui était
employée dans les documents officiels échangés entre les ministères et les
grandes administrations que celle qui était employée par les journaux dans
leurs articles et leurs traductions, ou par les simples particuliers dans leur
correspondance privée ; car à cette époque il n’y avait que deux genres de
style et tous les deux offensaient le bon goût et reniaient l’esprit arabe.

style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>Et je lançais aussi
un appel en faveur d’une autre réforme que les gens ignoraient et dont ils ne
semblaient même pas comprendre la portée, cependant cette réforme est la base
de la vie sociale et les Egyptiens ne sont tombés en décadence, et n’ont été
humiliés par leurs voisins, que parce qu’ils l’avaient négligée. Elle consiste
à tracer une ligne de démarcation bien nette entre les droits qu’a le
gouvernement sur le peuple, et c’est le droit d’obéissance, et ceux qu’a le
peuple vis-à-vis de son gouvernement, et c’est le droit de la justice. » href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""> class=MsoFootnoteReference>[8]
.

A travers ces quelques lignes, nous
pouvons remarquer que Cheikh Mohammad Abdouh s’était d’abord engagé dans une
réforme religieuse. Cette réforme devait se concrétiser dans l’éducation de la
population. Sa préoccupation de la maîtrise de la langue arabe n’était qu’un
prolongement de cette réflexion. En effet, l’enseignement de la langue, moyen
de libération, lui paraissait prioritaire. Ainsi dit-il : « Réformer
notre langue est un moyen de réformer nos croyances. Et si les musulmans
adoptent des dogmes et des croyances corrompus, c’est qu’ils ne comprennent pas
les textes arabes de leur religion et cela est dû, sans doute, au fait qu’ils
ignorent leur langue et qu’ils méconnaissent la richesse scientifique et
littéraire qu’elle contient. » class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[9]
.

Mohammad Abdouh estimait que la
langue arabe classique, riche, claire et souple, avait été corrompue par la
décadence de la culture arabe. Lui et son disciple Saad Zaghloul, entre autre,
ont œuvré pour la renaissance de la langue arabe notamment dans leur
participation à la rédaction du journal al waqa
style='font-size:10.0pt;font-family:"TITUS Cyberbit Basic","serif"'>’ lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>i lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>’ lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>
al-misriyya.

Ils y expliquaient que l’art du bien écrire consistait à écrire simplement et
clairement.

Le but de Cheikh Mohammad Abdouh
était de promouvoir une réforme sociale et morale des sociétés
arabo-islamiques, et plus particulièrement de la société égyptienne href="#_ftn10" name="_ftnref10" title=""> class=MsoFootnoteReference>[10]
. C’est pour cette raison
que toute sa vie il a cherché à combattre les coutumes, les mœurs, les
croyances populaires, les abus sociaux, et surtout à réformer l’enseignement à
al-Azhar. Ainsi, il affirma alors qu’il était Moufti : « Le but de
la réforme religieuse est de diriger la foi du Musulman dans sa religion, de
manière à le rendre meilleur, d’améliorer ainsi sa condition sociale. Redresser
les croyances religieuses, mettre fin aux erreurs, conséquences de
l’incompréhension des textes religieux, si bien qu’une fois les croyances
purifiées, les actes soient conformes à la morale, telle est la tâche du
réformateur musulman. » class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[11].

La religion était donc pour lui la
meilleure méthode pour effectuer une réforme sociale et morale. Il fallait donc
commencer par réformer la religion pour réformer l’ensemble de la société.

Il ne cessa de critiquer l’enseignement
traditionnel, notamment celui dispensé à al-Azhar qu’il chercha à réformer. Au
cours d’un échange avec le Cheikh al-Bahiri qui défendait l’enseignement
traditionnel dispensé à l’université d’al-Azhar, Muhammad Abduh lui
répondit : « Si j’ai une parcelle de savoir authentique
aujourd’hui et dont il vaille la peine de faire mention je ne l’ai eu qu’après
avoir, pendant plus de dix ans, balayé de mon esprit les saletés d’al-Azhar et
jusqu’à ce jour je n’ai pu atteindre la propreté que j’aurais souhaitée
 ». href="#_ftn12" name="_ftnref12" title=""> class=MsoFootnoteReference>[12]

Il estimait que l’éducation était la
seule voie capable de sortir les pays arabo-musulmans de leur ignorance et de
les libérer de l’occupation étrangère. Cependant, il ne concevait pas une
éducation qui soit basée sur autre chose que sur les principes de la religion href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""> class=MsoFootnoteReference>[13]
.

Nombre des reproches de Mohammad
Abdouh visaient les
oulama style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'> (littéralement lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>" lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>savants lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>" lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>mais a
aujourd’hui pris le sens de savants dans le domaine des sciences de la religion
musulmane). Il souffrait beaucoup de leur attitude conservatrice et il disait
d’eux qu’ils « enchaînaient la pensée par les coutumes et
l’asservissement par les coutumes » title=""> lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[14].

Son attitude face à l’orthodoxie
musulmane de son époque peut être résumée en trois points : le refus de
l’autorité des madhahib (écoles de jurisprudence musulmane), le rejet du
taqlid (imitation " aveugle " des prédécesseurs), et
l’importance de l’ijtihad (Le mot ijtihad dérive du verbe ijtihada
qui signifie littéralement
" style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'> faire des
efforts 
" lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>. Ce terme
est rapidement rentré dans la terminologie du droit islamique pour désigner « l’effort
en vue de formuler un jugement indépendant sur une question légale » href="#_ftn15" name="_ftnref15" title=""> class=MsoFootnoteReference>[15])
. Il contestait
l’autorité des madhahib qui reposait sur l’ijma lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>’ lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'> lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>(le
consensus) car il estimait qu’il était impossible de renfermer toute la
religion dans quatre écoles class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[16].

De plus, il considérait aussi que
ses contemporains musulmans ne pouvaient pas vivre avec une législation établie
à peu prés au troisième siècle de l’Hégire title=""> lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[17]
.
Il fallait concevoir un islam en accord avec chaque époque. C’est pour cette
raison qu’il rejeta toute sa vie le taqlid  et qu’il exigea de tout
musulman un ijtihad. A travers l’ijtihad, il entendait remonter
aux premières sources de l’islam, au temps des salaf, les premiers
musulmans, avant que n’apparaissent les dissensions. De plus, le Cheikh
Mohammad Abdouh accordait une grande importance à l’usage de la raison et à la
relecture des textes sacrés.

 

 



name="_ftn2" title=""> class=MsoFootnoteReference>[2]
Mohammad IMARA, al-imâm Mu
ammad ’Abduh
mujaddid al-islâm
, Beyrouth, Ed. al-mu’assasa
al-’arabiyya li-d-dirâsât wa-n-nashr, 1981, page 47.

name="_ftn3" title=""> class=MsoFootnoteReference>[3]
Tariq RAMADAN, op. cit., page 105.

name="_ftn5" title=""> class=MsoFootnoteReference>[5]
Mohammad ABDOUH, Rissalat al-Tawhid. op. cit., page 30.

name="_ftn9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9]
Osman AMIN, op. cit.,  pages 212-213.

name="_ftn15" title=""> class=MsoFootnoteReference>[15]
Mohammed IQBAL, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, Monaco,
Editions du Rocher/Editions Unesco, 1996, page 149.

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Commentaires

X
0 points

A Zinou, je crois que nous avons dans notre communauté des intellectuels dignent de ce nom, sur qui nous pouvons compter pour un eventuel essor de la Oumma. le problème n’est pas tant le manque d’intellectuels,qui pose problème dans notre communauté ce serait un problème de masse. La masse est -elle prête au changement ? Est elle prête à se remettre en question ? Est elle prête à accepter un réforme en profondeur de la pratique de l’islam ? J’ai un doute. Les quelques intellectuels à l’image d’IBN Khaldoun ou d’Avicennes ont été bannis, conspués par leur propre communauté pour avoir osé sortir des sentiers battus. Pour avoir osé pointé du doigt nos vices, nos coutumes barbares, nos défauts, notre conception dépassée du clan et de la tribu. IBN Khaldoun a été "descendu" intellectuellement parlant.
La question est : qui est prêt aujourd’hui à se voir banni de sa communauté, pour éveiller les consciences des gens de notre communauté ? Qui est prêt a être ce "Leader" ?

X
0 points

Salam,
A Amazone,
Si pour les ulémas l’éducation est primordiale dans la réforme,ils sont donc eux mêmes éduqués.Ma question concerne certains intellectuels et les dirigents,si on peut encore compter sur eux pour un eventuel essor de l’oumma.
Par ailleurs je partage votre avis concernant le mélange de coutumes non islamiques et préceptes religieux qu’on transmet à nos enfants,j’ajouterai cependant qu’on ne leur apprend surtout pas la culture de la reflexion et la remise en cause de soi,du coup cette idée de trahir les parents se perpétue.
Salam

X
0 points

Je crois que la cause de notre enlisement est cet amalgame que nous faisons entre nos coutumes ancéstrales et parfois barbares et l’islam. Nous confondons coutume et religion. Nous inculquons à nos enfants des préceptes, des idées, des croyances qui n’ont majoritairement aucun rapport avec l’islam mais tirés exclusivement de nos coutumes. Parce que nous en avons hérités de nos parents nous croyons à ces préceptes comme s’ils émanaient de l’islam. Or, nous n’avons jamais remis en cause ces croyances comme si nous avions peur de trahir nos parents ou nos origines.

Les coutumes sont une chose, l’islam en est une autre.

Une femme de 40 ans, qui demande un jeune homme de 20 ans en mariage c’est choquant, indécent dans notre culture arabe par exemple mais n’est ce pas ce qui est arrivé au Prophète ?

Ce sont nos coutumes, nos croyances d’un autre temps qui nous ont freinés dans notre évolution.
Nous vivons comme au siècle dernier car nous ne nous sommes pas "débarassés" de nos "mauvaises pratiques". Tant que nos coutumes auront le dessus sur notre religion alors nous ne progresserons jamais.

X
0 points

A Zinou : Il serait interessant de savoir ce que vous entendez par élite musulmane ? Sont ce les intellectuels ? Les Ulémas ? Les Dirigeants ?

X
0 points

Bravo, Souad Khaldi, pour une excellente présentation de la vie et des idées de Mohammad Abdouh.

J’espère que vous écrirez d’autres articles de cette qualité sur Oumma.com

X
0 points

Merci Amazone. Je ne voudrais pas polémiquer en ce mois sacré. j’ai relevé une contradiction dans votre réponse.

Je dois dire, qu’en fait c’est la grande question de l’ infallibilité , c’est-à-dire de la distinction entre la vérité et l’ erreur et donc d’ autorité , de légitimité qui m’interpelle et ceci, à la lecture des quelques derniers articles parus sur ce site.

Mais peut-être que j’en demande trop à Oumma.com, quelques bons livres pouvant m’apporter peut-être des réponses satisfaisantes.

Quand on est francophone (je peux lire l’arabe mais ne comprend pas tout) il est difficile d’avoir des réponses valables sur des questions fondamentales.

Bon Ramadhan.

X
0 points

Salam,
L’extraordinaire travail du Cheikh et des autres réformistes musulmans n’a donné les résultats éscomptés au sein de l’oumma.Depuis deux siècles on en est encore au même point de gel et de passivité.
Quellles sont les raisons ?comment y remedier rapidement car il ya urgence ;les autres nations sont déjà trés en avance.
La base de la réforme est effectivement l’éducation,l’élite musulmane est-elle éduquée et comment pourrait-elle influencer les peuples ?
Merci et Salam.

X
0 points

A Lola : vous demandez si " Un musulman de son époque pouvait(...) égaler en foi, en connaissance, en pureté bref en tous points les qualités des premiers musulmans ?." Il n’était pas question d’égaler qui que ce soit à l’époque, il était question de ne pas altérer par des interprétations "corrompus" à l’époque, la religion musulmane. De retourner vers une interprétation plus juste de l’islam. Pour ce qui est de la connaissance j’ose espèrer que les musulmans de l’époque en avaient acquis plus que n’en avaient les premiers musulmans.

X
0 points

l’ijtihad a mon avis donne dans la continuité et le renouveau de la pensée islamique.
Les paroles de DIEU dans son Livre descendu représentent les fondations inaliénables de l’esprit islamique et l’ijtihad est la nourriture nécessaire à son épanouissement.
Seulement nous sommes prisonniers et soumis à la seule matière qui nous rend paresseux et nous empêche de réfléchir. Il nous faut sortir de cette prison chimérique ,reprendre le travail ,là où il s’est arrêté et assurer enfin la pérennité du message Divin.

X
0 points

Il y a aussi cette citation qui m’interroge beaucoup :

Med Abdou voulait "réaliser deux grandes tâches : la première (...) comprendre la religion comme la comprenait les premiers musulmans" .

Un musulman de son époque pouvait-il égaler en foi, en connaissance, en pureté bref en tous points les qualités des premiers musulmans ?.

X
0 points

Je suis d’accord avec le commentaire d’Amazone concernant la langue arabe.

En revanche, il serait utile de faire une évaluation sur le deuxième volet de sa réflexion : la lutte contre l’occident impérialiste.

Autrement dit : En quoi et dans quel domaine les réformistes ont-ils réussi dans la lutte contre l’impérialisme occidental ?.

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0 points

Salam,

un très bon texte mais évidemment les idées d’un progressiste sont toujours très critiquées voire rejetées dans les cercles des savants musulmans et dans les écoles juridiques.
Tariq Ramadan en est un bon exemple.
Quand il parle de religion, de débattre avec des intellectuels occidentaux. Tout va bien mais à partir du moment où il essaie de poser des questions sur des sujets qui peuvent évoluer sans être en contradiction avec les Textes, on le rejette, on le bannit.

On est très frileux de pouvoir changer les mentalités. On pense que plus on est dans la littéralité du texte, plus on est dans le bon.
Plus on respecte les avis des 4 Imams ; plus on est dans la vérité.

Effectivement, on nous a tout mis sur un plateau, pourquoi changer les choses ?

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0 points

Bravo, j’adhère complétement à cette phrase et qui pour le malheur de notre communauté est on ne peu plus d’actualité :" Et si les musulmans adoptent des dogmes et des croyances corrompus, c’est qu’ils ne comprennent pas les textes arabes de leur religion et cela est dû, sans doute, au fait qu’ils ignorent leur langue et qu’ils méconnaissent la richesse scientifique et littéraire qu’elle contient. »[9].
A cela ne faudrait-il pas ajouter que la remise en question se fait rare dans notre communauté ?

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0 points

assalamou alaykoum

J’invite les lecteurs a etudier de tres pres les liens entre Mohamed abdouh et al-afghani et la franc-maçonnerie (le Grand orient de France), de meme pour leur descendant qu’est la confrerie(sic) "al-ikhwan al-mouslimun" ("les freres musulmans).

ramadhan moubarak

X
0 points

Salam

Pour Said, 27 septembre 2008.

Crains Dieu en accusant des chouyoukhs d’appartenance aux francs-maçons, ou les frères musulmans. Celui qui recherche la vérité sincèrement, Dieu le guidera. Et celui dont la seule préoccupation est de ternir la réputation de ses frères, et principalement les savants, qu’il sache que ce qui l’attend dans le futur risque d’être trop désagréable.

Le Prophète dit : "Que suffise comme mensonge pour l’individu de répéter ce qu’il a entendu." c’est-à-dire sans vérification aucune. Crains Dieu pour toi et pour ton futur.