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Articles
Mohammad Abdouh au cœur de la Nahda (1/2)
vendredi 29 août 2008 - par Souad Khaldi
A l’aube du XIXème
siècle le monde musulman qui végétait depuis plusieurs siècles du fait de
sa propre sclérose, fut confronté à un Occident offensif et conquérant. En
Europe la bourgeoisie qui venait d’arriver au pouvoir en Angleterre et en
France, cherchait à contrôler de nouveaux territoires afin de mettre la main
sur les matières premières dont ses usines avaient besoin et pour trouver de
nouveaux débouchers pour ses produits. Le capital
pour assurer son processus d’accumulation et de reproduction avait besoin de
s’étendre outre-mer. De ce fait,
durant la seconde moitié du XIXème siècle l’Egypte était sous
domination anglaise et dans le même temps la majorité des pays du monde
arabo-islamique étaient sous domination Occidentale[1]. Les visées expansionnistes des nations
occidentales, depuis l’expédition de Bonaparte en Egypte (1798), obligèrent le
monde arabo-islamique à se poser la question de son
" infériorité " technique, intellectuelle et scientifique
face à un Occident en plein essor. L’invasion de l’Egypte par les troupes
françaises provoqua une véritable " crise occidentale dans la pensée
arabe "[2]. En réaction à
la supériorité et à la domination de l’Occident, les sociétés arabo-islamiques
sentirent le besoin de se réformer afin de répondre aux problèmes qui se
posaient à elles. Ce mouvement qui commença au XIXème siècle, fut
appelé la Nahda. Ce fut un vaste mouvement de
réforme intellectuelle et sociale. En Egypte,
Mohammad Ali (1805-1848) et puis le Khédive[3] Ismaïl (1863-1879) encourageaient toutes
les actions réformistes susceptibles de permettre à leur pays de relever les
défis lancés au monde arabo-islamique par l’expansionnisme européen. Arrivé au
pouvoir, Mohammad Ali chercha à impulser une réforme de la société égyptienne.
Il envoya des missions d’étudiants en France afin de se familiariser avec la
pensée et les techniques occidentales. Parmi ces étudiants se trouvait l’une
des grandes figures de la Nahda, Rifa’a al-Tahtawi (1801-1873). Ce
fut son maître, Hassan al-’Attar (1766-1835),
considéré comme le précurseur du réformisme en Islam[4], qui lui fit obtenir sa nomination d’imâm
accompagnateur de la première mission scolaire en France. Hassan al-’Attar fut le premier savant musulman à poser le
problème de la réforme et du renouveau de l’Egypte et du monde arabo-islamique.
Il pensait qu’il fallait passer par la réanimation de la culture
arabo-musulmane, et ce en mettant en relief ses richesses en matière
religieuse, littéraire et scientifique. Son élève, Rifa’a al-Tahtawi séjourna
en France durant cinq années (1826-1831) au cours desquelles il se consacra à
l’étude de la pensée occidentale alors qu’il avait été envoyé comme simple
imâm. Ainsi, il se familiarisa avec la langue et la littérature françaises. Il
fut impressionné par les idées des philosophes des Lumières tels que Voltaire,
Rousseau ou Montesquieu. De plus, il rencontra les principaux orientalistes de
son époque qui vivaient en France comme Sylvestre de Sacy
et Coussin de Perceval[5]. A son retour de
France, et toute se vie durant, al-Tahtawi a été au
service de son maître et de sa politique réformatrice tout en introduisant la
pensée occidentale en Egypte. Il fonda une importante école de traduction dans
laquelle ne furent traduits pas moins de deux mille ouvrages scientifiques,
ainsi que des ouvrages de droit et de géographie[6]. Peu après son
retour de France, il publia sa rihla (récit de
voyage), takhlis al-ibriz
fi talkhis bariz, dans
laquelle il décrivit la vie en France : mœurs, institutions, lois et
organisation. Son regard était celui d’un personnage fasciné par la
civilisation européenne, et dont le souci premier était de tirer pour l’Égypte
les éléments d’une " modernisation " permettant à son pays
de relever les défis de son temps[7]. La pensée des
Lumières influença fortement al-Tahtawi. On pouvait
remarquer cette influence dans ses écrits, notamment à travers deux
idées : tout d’abord l’idée que le peuple devait participer au processus
de décision du gouvernement et c’est pourquoi il fallait l’éduquer ; et
que les lois devaient être changées et adaptées à chaque époque[8]. Ces deux idées
se retrouvèrent dans la pensée de Mohammad Abdouh
bien que sa pensée avait des sources différentes. En effet, face à la tendance
" moderniste libérale ", dont Rifa’a
al-Tahtawi fut le chef de file, « qui
cherche dans les révolutions de l’Europe moderne des sources d’inspiration, le
fondamentalisme islamique, initié par Mohammad Abdouh,
se tourne vers l’islam, fondement de la tradition nationale de l’univers idéel
depuis le VIIème siècle »[9]. Ainsi, selon
Mohamed Tahar Bensaada, « deux voies
intellectuelles correspondant à deux stratégies sociales s’offraient à l’époque
aux intellectuels arabes et musulmans. La première, représentée par un Tahtawi, consistait à tourner le dos au patrimoine culturel
local et à embrasser purement et simplement la pensée rationaliste et libérale
européenne. C’est la voie de l’occidentalisation qui correspond aux intérêts de
la bourgeoisie compradore qui s’est développée dans le sillage de la
campagne bonapartiste et de la tentative de modernisation exogène initiée par
Mohammed Ali. La seconde consistait à tenter une réforme intellectuelle ouverte sur les
acquis de la révolution bourgeoise européenne mais basée sur une renaissance
des éléments rationalistes et humanistes de la culture classique
arabo-musulmane »[10]. Mohammad Abdouh fut le principal animateur de la seconde tendance
qui cherchait à répondre au défit du monde contemporain en puisant dans la
tradition islamique. Une vie consacrée à la Nahda Fils de Abdouh Khayr Allah[11], cultivateur de la Basse Egypte, l’Imam
Mohammad Abdouh naquit en 1849. Il grandit dans un
petit village de la campagne égyptienne appelé Mahallat
Nasr. Il reçut d’abord une éducation
religieuse à l’école coranique du village où il apprit le Coran qu’il
mémorisa entièrement au bout de deux ans, auprès d’un hafiz
(maître qui enseigne la psalmodie du Coran)[12]. En 1862, son
père l’envoya à la Mosquée d’as-Sayyid Ahmad al-Badawi, dite aussi Mosquée Ahmadite,
afin d’apprendre à psalmodier le Coran. Ce n’est que deux ans plus tard qu’il
commença à assister aux autres cours, et ce pendant environ un an et demi. Il
dit plus tard à propos du mode d’enseignement dispensé : « Nos professeurs
nous déroutaient littéralement par une terminologie juridique et grammaticale
que nous ne connaissions pas et qu’ils ne se donnaient pas la peine de nous
expliquer »[13]. Il s’enfuit
alors chez un oncle maternel, auprès duquel il resta environ trois mois avant
que son frère ne vienne le chercher et ne le raccompagne à la Mosquée Ahmadite. Face à l’insistance de ce frère qui voulait
absolument qu’il reprenne ses études, Mohammad Abdouh
expliqua qu’il voulait plutôt se tourner vers l’agriculture comme le faisait le
reste de sa famille. Il finit par convaincre son frère qui le laissa rentrer au
village où il se maria vers 1865 afin d’échapper aux études[14]. C’était sans compter la persistance de
son père qui, quarante jours après son mariage, le renvoya à la Mosquée Ahmadite. Sur le chemin du retour vers Tanta,
Mohammad Abdouh fugua à nouveau, mais cette fois-ci
dans un village où vivait son grand-oncle paternel le Cheikh Darwich Khadr. Ce dernier, de
tendance soufie, influença fortement la vie du Cheikh Mohammad Abdouh. Il appartenait à la confrérie soufie Sanusiyya. Selon Mustapha Alameddin,
« la Sanusiyya fut un mouvement réformiste
dans le cadre socio-religieux de l’époque. Elle
prêchait un retour de l’orthodoxie musulmane, retour de nature à purifier la
religion des innovations qui avaient masqué son vrai visage »[15]. Le Cheikh Darwich Khadr lui transmit le
goût des études après lui avoir expliqué de manière simple les textes
difficiles qu’il n’avait pas compris auparavant. Par la suite,
Mohammad Abdouh retourna à la Mosquée Ahmadite. Il comprenait enfin ce qu’il étudiait et aidait
ses camarades avant le début des cours[16]. En 1866, il
intégra la prestigieuse université d’al-Azhar qui était alors l’aboutissement
auquel rêvait tout étudiant car elle était le centre le plus important des
sciences islamiques sunnites. Cependant Mohammad Abdouh
restait très critique face à l’enseignement dispensé dans l’université cairote.
Selon Osman Amin, « À part certaines études traditionnelles essentiellement
théologiques et linguistiques, tout fut négligé. Les textes même du Coran et
des traditions d’Al-Bukhari n’étaient pas enseignés
autant que les commentaires et les sur-commentaires sur ceux-ci »[17]. L’étudiant
n’était pas satisfait de l’enseignement qu’il recevait. Plus tard, il
affirma : « On y surchargeait la mémoire des élèves d’un fatras de
connaissances grammaticales très embrouillées et de subtilités théologiques
faites pour rétrécir l’esprit et l’empêcher de se développer »[18]. Alors qu’il
étudiait à al-Azhar, Mohammad Abdouh traversa une
crise intérieure qui le poussa à se couper du reste du monde. Il menait une vie
ascétique et multipliait les lectures mystiques. Ce fut à nouveau le Cheikh Darwich Khadr qui l’en sortit. Le
mysticisme demeura un temps son champ d’étude préféré, et fut l’objet de son
premier ouvrage écrit en 1874 Risalat al-waridat (L’épître des inspirations mystiques). Ce fut durant
cette période que Mohammad Abdouh rencontra Jamal al-din al-Afghani, la deuxième personne qui eut une grande
influence sur lui. Jamal al-din al-Afghani était un révolutionnaire qui cherchait à
unir tous les peuples musulmans sous un même califat pour les émanciper de la
domination occidentale. Il voulait réveiller les musulmans de leur torpeur.
L’œuvre d’al-Afghani fut marquée par un caractère social et politique tranché.
Dans sa pensée, la théologie islamique était directement mise au service de la
lutte de libération nationale et sociale des pays musulmans. Dès 1870, Jamal al-din al-Afghani avait suscité l’irritation du Cheikh
al-Islam d’Istanbul en parlant notamment de la fonction sociale des Prophètes[19]. Arrivé en Egypte, il réussit à rallier
à sa cause une partie de l’élite intellectuelle du Caire[20]. Durant quinze
ans (1872-1886), le Cheikh Mohammad Abdouh fut le
disciple et le plus proche collaborateur de Jamal al-din
al-Afghani. Auprès de lui, il trouva ce qui lui manquait dans la formation que
lui avait dispensée l’université d’al-Azhar. Avec son maître, il partageait un
certain nombre d’idées notamment la nécessité de réformer les sciences
religieuses et la lutte contre la présence étrangère dans les pays musulmans. Sous
l’impulsion de Jamal al-din al-Afghani, Cheikh
Mohammad Abdouh se détourna définitivement des
pratiques ascétiques et il se consacra à l’étude de science
diverse tels que la philosophie, les mathématiques, l’histoire, le kalâm (science qui s’apparente à la philosophie
islamique mais qui relève aussi de la théologie et de la dogmatique) ou la
science politique. Ce fut encore
sous l’influence de son maître qu’il commença à écrire des articles dans divers
journaux dont al-Ahram qui parut pour la
première fois en 1876[21].
Ses articles concernaient essentiellement la réforme morale et sociale. Le Cheikh
Mohammad Abdouh acheva ses études à al-Azhar, en
1877, en obtenant le diplôme d’al-’âlimiyya (diplôme qui rendait apte son
titulaire à enseigner). Il décida de se consacrer à la lutte pour la
propagation du savoir et pour la revivification de la culture arabo-islamique.
Il enseigna la logique, la philosophie et les sciences de l’Unicité divine à
l’Université d’al-Azhar. De même, il dispensa des cours d’histoire à l’Ecole
Supérieure de Dar al-’ouloum (la Maison des
Sciences), et de littérature à l’Ecole des Langues. Cheikh Mohammad
Abdouh fut nommé, en septembre 1880, rédacteur en
chef du Journal Officiel par Riad Pacha, responsable du Parti Libéral.
Pour rédiger ce journal, il s’entoura alors des intellectuels qui étaient de
l’école de Jamal al-din al-Afghani en Egypte,
notamment Saad Zaghloul. Dans les colonnes du
journal, il continua à prôner la réforme. Au début des
années 1880, alors que la présence anglaise pesait de plus en plus sur la
société égyptienne, un mouvement de protestations fut déclanché
par des officiers nationalistes menés par Urabi
Pacha. Muhammad Abdouh, qui avait toujours été opposé
à la présence étrangère en Egypte, appuya le mouvement des officiers
nationalistes. Ainsi, avec Jamal al-din
al-Afghani, il devint rapidement l’une des personnes les plus influentes
de la révolution de 1882[22].
L’objectif des
révolutionnaires était d’instituer une République et de libérer l’Egypte de la
tutelle britannique. Le colonel Urabi Pacha accéda au
pouvoir. Toutefois, les Anglais, soutenus par les Français, intervinrent
militairement en juin 1882 pour mettre fin à une révolution qui menaçait leurs
intérêts. Mohammad Abdouh fut alors accusé de complicité avec les
révolutionnaires et condamné à trois ans d’exil par les autorités coloniales
britanniques. Il s’installa
d’abord à Beyrouth avant de se rendre à Paris, en 1884, où son maître Jamal al-din al-Afghani qui avait lui aussi été expulsé d’Egypte
par les autorités britanniques en raison de ses liens avec la révolte Urabi Pacha, l’avait invité à le rejoindre. Ensemble ils
fondèrent une société secrète et une revue du nom d’al-’Urwat
al-Wuthqa (Le Lien Indissoluble). Cet
hebdomadaire politique qui était dédié à la diffusion des idéaux panislamismes,
appelait à la défense des peuples musulmans contre la domination occidentale en
générale et contre la colonisation anglaise en Egypte en particulier[23]. Significativement, comme le fait
remarquer Mohammed Tahar Bensaada, le choix du nom de
l’association et de la revue, qui fut inspiré d’un verset coranique, rappelait
directement l’opposition entre la foi et le Taghout
(le despote)[24].
Ce fut le premier journal arabe qui fut édité en Europe[25]. Cependant, le journal disparut au bout
de huit mois, et la publication de dix-huit numéros, car il inquiétait les
autorités britanniques. Après avoir
participé à l’édition de ce journal, Mohammad Abdouh
retourna à Beyrouth où il enseigna à l’Ecole Sultaniyya.
Là, il donna un cours de théologie qui servit de base à son Traité de
l’Unicité Divine.[26] Bien que sa
condamnation à l’exil ait été de trois ans le Khédive Tawfiq (1879-1892) ne lui
permit de rentrer en Egypte qu’en 1888 grâce à l’intercession de certaines personnalités tel que Saad Zaghloul. A son retour en
Egypte, Mohammad Abdouh souhaitait reprendre
l’enseignement mais le Khédive n’était pas de cet avis. Il le nomma juge aux
tribunaux indigènes, puis magistrat en 1895, avant d’accéder au poste de Moufti d’Egypte en 1899. Dans son rôle
de magistrat, Mohammad Abdouh professait des idées plus modérées que celles
professées par ses prédécesseurs et il était réputé pour son souci d’équité[27]. Son poste de
Grand Moufti lui permit de réformer les tribunaux
religieux et l’administration des awqaf (legs
pieux). De plus ses fatawa lui permirent
de réinterpréter les lois religieuses en accord avec les besoins de son temps.
Quelques-unes de ses fatawa déclanchèrent la colère des conservateurs qui s’opposèrent
résolument aux décisions du Grand Moufti. En Egypte,
Mohammad Abdouh fut à l’origine d’une action de
réforme sociale. Ainsi, il participa à la fondation de la Société Islamique de
Bienfaisance dont le but était « de propager l’instruction et
d’apporter une aide matérielle et morale aux classes pauvres »[28]. La réforme de
l’université d’al-Azhar était l’une de ses priorités. Il chercha à promouvoir
une réforme de la célèbre université égyptienne sous le Khédive Tawfiq mais il
se heurta à l’opposition des azharistes qui
entravèrent son action. En conséquence, il ne put mettre en place que des
réformes secondaires. En 1895, il
réussit à convaincre le Khédive Abbas II (1892-1914), qui avait été éduqué en
Europe et qui était plus enclin aux réformes, de doter al-Azhar d’un Conseil
d’Administration. Il mit à profit les dix ans, durant lesquels il fut membre du
Conseil d’Administration, pour « renouveler et relever le niveau
matériel, culturel et moral d’al-Azhar »[29]. Cheikh Mohammad
Abdouh mit en place de nombreuses réformes jusqu’au
jour où il finit par perdre la confiance du Khédive. Un groupe d’opposition,
appuyé par le Khédive, se forma à al-Azhar et l’empêcha de poursuivre son oeuvre. Ce groupe présenta des requêtes critiquant le
travail du Conseil d’Administration. A cela s’ajoutèrent les réactions hostiles
suite à ses fatawa. Désespérant
d’avoir gain de cause face à toutes ces oppositions, Mohammad Abdouh démissionna du Conseil d’Administration de
l’université d’al-Azhar, le 21 mars 1905 peu avant sa mort qui survint le 11
juillet 1905. Il mourut sans avoir eu le temps ni les moyens d’accomplir tous
ses projets de réforme.
[1] Instauration de la domination occidentale
directe sur certains pays musulmans : Algérie 1830 ; Tunisie
1881. [2] En référence au célèbre ouvrage de Claude
DIGEON, La crise allemande dans la pensée française 1970-1914, Paris,
PUF, 1992. L’ouvrage traite des conséquences de la défaite française de 1870
dans la pensée française. [3] Khédive était le titre porté par le
vice-roi d’Egypte au XIXème siècle. [4] Mustapha ALAMEDDIN, La pensée
réformiste musulmane en Egypte, Syrie et Liban (1883-1935), Paris,
Université de Paris-Sorbonne Paris IV, 1978, page 4. [5] Ibid.,
page 8. [6]Viviane COMERRO, « Islam et
modernité, quelques jalons d’un parcours historique », http://eduscol.education.fr/D0126/religions_modernite_comerro.htm
, 1 août 2004. [7] Cf. Rifa’a
AL-TAHTAWI, L’Or de Paris, Paris, Sindbab, 1988. [8] Albert HOURANI, La pensée arabe et
l’Occident, Paris, Editions Naufal, 1991, page
69. [9] Anouar ABDEL-MALEK, La dialectique
sociale, op. cit., page 207. [10] Mohamed Tahar BENSAADA, « Approche
socio-historique des théologies islamiques de la libération », in. Théologies
de la Libération, Paris, L’Harmattan, 2000, page 168. [11] Mohammad ABDOUH, Al-A’mâl
al-kamila lil-imâm
al-cheikh Mohammad Abdouh, op. cit.,
t.2, page 313. [12] Ibid., page 320. [13] Mohammad ABDOUH, Rissalat al-Tawhid. Exposé de la religion musulmane, traduction française et introduction B. Michel et Cheikh Mustapha Abdel Razzik, Paris, Geuthner, 1965, p.
XXXI. [14] Mohammad ABDOUH, Al-A’mâl
al-kamila lil-imâm
al-cheikh Mohammad Abdouh, op. cit.,
t. 2, pages 320-321. [15] Mustapha ALAMEDDIN, op. cit., page 20. [16] Mohammad ABDOUH, Al-A’mâl al-kamila lil-imâm al-cheikh Mohammad Abdouh, op. cit., t. 2, page 324. [17] Osman AMIN, Muhammad Abduh. Essai sur ses idées philosophiques et religieuses,
le Caire, Imprimerie Misr SAE, 1944, page 201. [18] Ibid.,
page 4. [19] Sur Jamal al-din
al-Afghani cf. Homa PAKMAN, Djamel ed-Din Assad dit Afghani, Paris,
Maisonneuve et Cie, 1969 ; Tariq RAMADAN, Aux
sources du renouveau musulman, Paris, Bayard Editions/Centurion, 1998,
pages 50-93. [20] Osman AMIN, op. cit., page 4. [21] Le journal al-Ahram a été fondé au Caire en 1876 par deux
frères libanais. [22] Osman AMIN, op. cit., page 6. [23] Aḥmad AMIN, Zu’amâ’ al-iṣlâḥ fīl-’aṣr al-ḥadîṯ, Beyrouth, Dâr al-kutub al-’ilmiyya, 2005, page
263. [24] Le nom de l’association et de la revue al-Urwat al-Wuthqa est inspiré
du verset coranique qui dit : « Celui qui ne croira pas à Taghout et croira en Dieu aura saisi un lien indissoluble ».
Cf. Mohamed Tahar
BENSAADA, op. cit., page 168. [25] Osman AMIN, op. cit., page 9. [26] Ibid., page 4. [27] Ibid., page 16. [28] Ibid., page 17. [29] Ibid., page 16. Mots clésSouad KhaldiDu même auteur, à lire sur oumma.com :
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