Miss monde arabe ou le plagiat de l’Occident dans ce qu’il a de plus tapageur

Le monde arabe s’en défend, mais ses contradictions criantes parlent d’elles-mêmes : la tentation est g

mardi 4 janvier 2011

Le monde arabe s’en défend, mais ses contradictions criantes parlent d’elles-mêmes : la tentation est grande de plagier l’Occident dans ce qu’il a de plus tapageur, voyeur, consumériste, et futile, tout en assurant que la tradition sera sauve.

Certains voudraient peut-être y voir un pont entre les cultures, alors qu’en réalité cela a tout du podium superficiel en équilibre sur les différences ! C’est au Caire que le titre de Miss Monde arabe s’est livré à un délicat exercice de style, à mi-chemin entre des perceptions de la beauté radicalement opposées, peut-être trop subtil pour ne pas trahir des valeurs que l’on prétend défendre. Dix-huit prétendantes à la couronne ont défilé dans le cadre d’un somptueux salon d’un palace cairote, devant un jury qui n’avaient d’yeux que pour elles, les déshabillant du regard pour percevoir des formes qu’ils ne pouvaient guère qu’imaginer…

Perchées sur des talons aiguilles, mais revêtues d’amples tenues, les candidates, dont trois voilées, se sont prêtées à cette périlleuse exposition, où la pudeur détonnait sur la scène de l’exhibitionnisme par excellence. L’incompréhension a laissé place à un malaise général, mais seules les jeunes filles en fleur omanaise et koweïtienne désertèrent le podium, ne souhaitant pas s’effeuiller davantage là où elles pensaient concourir pour leur grandeur d’âme et leurs connaissances culturelles. Grande lauréate d’un concours à nul autre pareil, la Tunisienne Rim el-Tounsi a décroché le titre suprême.

Il y a des couronnes scintillantes qui sont pleines d’épines… Aux royaumes de la duplicité et de l’hypocrisie, le rigorisme des despotes arabes semble ne vouer un culte qu’aux travers de l’Occident : l’argent roi et le miroir aux alouettes des apparences…

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