Michel Platini, président de l’UEFA, critique l’obligation de chanter la Marseillaise

L’omerta n’est pas de mise dans le football français qui, plusieurs mois après une bérézina afrikaner

mardi 7 décembre 2010

L’omerta n’est pas de mise dans le football français qui, plusieurs mois après une bérézina afrikaner surréaliste tournant au psychodrame national, continue de régler ses comptes par médias interposés, à travers des saillies verbales qui n’y vont pas par quatre chemins.

C’est avec ses tripes que le président de l’UEFA, Michel Platini, s’est exprimé dans une interview à So Foot, au sujet d’un Mondial inimaginable même dans les plus noires prédictions, dont il ne se remet toujours pas si l’on en croit sa violente charge contre la relative clémence qui anime Laurent Blanc et la fédération française : « L’image de l’équipe de France, ça ne se négocie pas. Moi j’aurais été beaucoup plus dur avec les joueurs qui ont fait grève, je les aurais suspendus à vie. C’est nul, c’est des cons ».

Une critique cinglante qui, compte tenu de sa prestigieuse fonction, a une résonance internationale, et qui s’est accompagnée d’une appréciation toute personnelle, et non moins acerbe, que ne renierait pas Anelka, contre l’obligation de chanter l’hymne national en signe de loyauté au drapeau : "Aujourd’hui, paraît-il, si tu ne chantes pas la Marseillaise, c’est que tu n’aimes pas la France. Moi la Marseillaise, je ne l’ai jamais chantée, et pourtant j’aime la France. C’est un hymne guerrier qui n’a rien à voir avec le jeu, la joie du football".

Un gage lyrique de patriotisme que Michel Platini, l’ancienne icône du football, n’a pas donné, en son temps, à la France, sans que personne ne trouve à y redire, et contre lequel le président de l’UEFA se dresse aujourd’hui, face à l’hypocrisie du conservatisme ambiant qui se réclame des intonations révolutionnaires de Rouget de Lisle comme jamais...

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