Alors que la fin du mois de Ramadan approche, il m’est agréable de vous adresser, selon une tradition désormais bien établie, les vœux cordiaux du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. Durant ce mois, des chrétiens proches de vous ont partagé vos réflexions et vos célébrations familiales ; le dialogue et l’amitié se sont renforcés. Dieu en soit loué !
CONSEIL PONTIFICAL POUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX
MESSAGE POUR LA FIN DU RAMADAN
‘Id al-Fitr 1429 H / 2008 A.D.
Chrétiens et musulmans :
Ensemble pour la dignité de la famille
Chers Amis musulmans,
1. Alors que la fin du mois de Ramadan approche, il m’est agréable de vous adresser, selon une tradition désormais bien établie, les vœux cordiaux du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. Durant ce mois, des chrétiens proches de vous ont partagé vos réflexions et vos célébrations familiales ; le dialogue et l’amitié se sont renforcés. Dieu en soit loué !
2. Mais, comme par le passé, ce rendez-vous amical nous donne aussi l’occasion de réfléchir ensemble sur un thème d’actualité susceptible d’enrichir nos échanges et de nous aider à nous mieux connaître, avec nos valeurs communes et nos différences. Pour cette année, nous avons pensé à vous proposer le thème de la famille.
3. Un des documents du Concile œcuménique Vatican II, Gaudium et Spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, affirme : « La santé de la personne et de la société tant humaine que chrétienne est étroitement liée à la prospérité de la communauté conjugale et familiale. Aussi les chrétiens, en union avec tous ceux qui font grand cas de cette communauté, se réjouissent-ils sincèrement des soutiens divers qui font grandir aujourd’hui parmi les hommes l’estime de cette communauté d’amour et le respect de la vie, et qui aident les époux et les parents dans leur éminente mission. Ils en attendent en outre de meilleurs résultats et s’appliquent à les étendre » (n. 47).
4. Ces paroles nous rappellent opportunément que le développement de la personne et de la société dépend en grande partie de la prospérité de la communauté conjugale et familiale ! Combien sont-ils ceux qui portent, parfois durant toute la vie, le poids des blessures d’une situation familiale difficile ou dramatique ? Combien sont-ils ceux et celles qui sombrent dans l’abîme de la drogue ou de la violence, cherchant à combler, en vain, une enfance meurtrie ? Chrétiens et musulmans, nous pouvons et nous devons œuvrer conjointement à la sauvegarde de la dignité de la famille, aujourd’hui et demain.
5. Dans ce domaine, nous avons eu maintes fois l’occasion de collaborer, tant au niveau local qu’international, d’autant plus aisément que chrétiens et musulmans ont une haute estime pour la famille. La famille, lieu où l’amour et la vie, le respect de l’autre et l’hospitalité se rencontrent et se transmettent, est vraiment la « cellule fondamentale de la société ».
6. Chrétiens et musulmans, ne doivent pas hésiter à s’engager, non seulement pour venir en aide aux familles en difficulté mais aussi pour collaborer avec tous ceux qui ont à cœur de favoriser la stabilité de l’institution familiale et l’exercice de la responsabilité parentale, en particulier dans le domaine de l’éducation. Il n’est pas superflu de rappeler ici que la famille est la première école où l’on apprend le respect de l’autre, dans son identité et dans sa différence. Le dialogue interreligieux et l’exercice de la citoyenneté ne peuvent donc qu’en bénéficier.
7. Chers Amis, alors que votre jeûne prend fin, purifiés et renouvelés par les pratiques chères à votre religion, puissiez-vous connaître avec vos familles et ceux qui vous sont chers, une vie sereine et prospère ! Que le Dieu Très-Haut vous comble tous de sa miséricorde et de sa paix !
Jean-Louis Cardinal Tauran
Président
Archevêque Pier Luigi Celata
Secrétaire
Commentaires
Puissent nos cœurs Monseigneur,nourrir l’amour nécessaire pour unifier notre Foi et recevoir la Miséricorde du TOUT-PUISSANT.
Merci pour ce message chaleureux.
Bonne fin de Ramadan à tous.
André Comte-Sponville, philosophe, nous l’a redit à satiété : le capitalisme ne peut pas être moral, ni contre la morale. Il est tout simplement amoral.
L’économie et la morale relevant, au sens pascalien, de deux ordres différents, tenter de conjuguer les deux ensemble relève du « barbarisme », rappelle l’auteur de l’excellent essai Le capitalisme est-il moral ? (éditions Albin Michel).
Mais même pour ceux qui ne croient pas à l’ordre divin, quelle tentation, au moment où le pape est en visite en France, de chercher quelques repères sur l’économie dans les textes du Vatican.
Notre chroniqueur Robert Rochefort, qui cache derrière ses fonctions de directeur du Crédoc un attachement à la tradition des chrétiens sociaux, n’a pourtant rien trouvé de très récent en provenance de Rome (lire page 61). Rien en tout cas de très important depuis 1991, quand Jean-Paul II s’était essayé à l’économie dans son encyclique Centesimus annus, et qu’il y avait donné une justification du profit du bout de la crosse : la pierre angulaire du capitalisme y était reconnue tout au plus « comme un bon indicateur du fonctionnement de l’entreprise ».
En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c’est plutôt le Coran qu’il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n’en serions pas là .
Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l’argent ne doit pas produire de l’argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques ; oubliés, les ABS et CDO que personne n’est capable de comprendre. Autrement dit, l’argent ne peut être utilisé que pour financer l’économie réelle. Il n’y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c’est qu’elles n’y sont pas entrées.
Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l’argent, qu’il s’agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n’ont ainsi pas le droit de s’endetter au-delà de leur capitalisation boursière ; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement.
Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle, Benoît XVI aura du mal à faire des sermons davantage puisés dans l’actualité.
Paru sur challenges.fr
Je suis content que le Pape souhaite partager des idées, des valeurs avec les musulmans. Comme il est dit dans l’Islam, il me semble, S’il y a différents peuples c’est fait pour s’entreconnaître. Par ailleurs c’est une occasion pour les musulmans de démontrer à la fois à quel point l’Islam permet d’améliorer les rapports familiaux et que les médias ont souvent pour objectifs uniquement de diaboliser les musulmans
les ecris restent et les paroles s’en vont portées par le vent.que Dieu dans sa grande misericorde reunit tous les coeurs qui lui sont fidels ,sinceres et cherchant LA PAIE. AMINE YA RAB AL ALLAMINE.MES VOEUX LES PLUS SINCERES A TOUTE AME CROYANTE SUR CETTE TERRE.
un truc de fou !