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Mardi 9 Février 2010
Articles
Matthieu Grimpet : « La présence de l’islam dans le paysage religieux change la France »

mardi 17 avril 2007

Que représente l’identité communautaire pour les religieux ?

Tout dépend, bien sûr, de la religion à laquelle on s’intéresse. Mais les quatre grandes religions dont je traite dans mon livre - le judaïsme, le catholicisme, l’islam et le protestantisme - répondent toutes, selon des modalités certes très différentes, à l’appel de Dieu sur toute sa Création et en particulier sur les hommes ses enfants. Dieu, dans ces quatre religions, a un dessein de rassemblement sur les hommes. Il les veut unis dans l’amour.

On ne peut donc séparer religion et communion, comme l’a d’ailleurs récemment montré Régis Debray. Or, quelle est la traduction concrète d’une communion ? C’est une communauté. Envisager la question religieuse sans tenir compte de la dimension communautaire de chaque religion, c’est passer à côté de la vraie problématique. Comment cette dimension communautaire de la religion se traduit-elle au plan sociologique  ? Par une identité particulière, dont les médiations sont extrêmement variées d’une religion à l’autre, mais sont aussi parfois de type commun : l’attachement, par exemple, à une communauté locale de croyants - la paroisse, la synagogue, la mosquée, le temple - et la participation à ses activités spirituelles, caritatives, culturelles... C’est pourquoi la question religieuse, par essence, ne peut être considérée comme une question strictement individuelle et privée.

En dehors de son propre foyer domestique, le foyer d’un croyant, c’est la communauté de ses coreligionnaires, dans son village ou son quartier. Surtout à une époque de confusion générale des identités - qu’on soit français depuis trente générations ou seulement depuis trois générations - où l’âme humaine, plus que jamais, cherche à satisfaire son besoin "le plus fondamental", comme dirait Simone Weil, c’est-à-dire l’enracinement. L’homme étant un être naturellement religieux, il n’est pas anormal qu’il recherche des racines dans les communautés religieuses qui s’offrent à lui, ou celles de ces ancêtres, et qu’ensuite il fasse tout pour en défendre l’identité. C’est comme défendre sa maison.

Quelles sont les principales revendications des religions ?

Elles sont de deux ordres : des revendications de contenu et des revendications de participation. Les revendications de contenu consistent en des convictions précises - principalement liées aux moeurs, à la liberté religieuse, au soutien envers les plus pauvres - qu’on essaye de mettre en avant, dont on fait la promotion auprès des responsables politiques. Les revendications de participation consistent à réclamer "une place à la table" comme disaient les chrétiens américains conservateurs dans les années 70 : être reconnu comme acteurs de la vie en société, sur un mode particulier, celui de l’appartenance spirituelle et religieuse.

Aujourd’hui, certaines religions brandissent des revendications de contenu parce qu’elles se croient suffisamment installées dans le paysage pour pouvoir négliger les revendications de participation : c’est le cas des catholiques, qui n’ont pas encore pris conscience de leur situation de minorité parmi les minorités, car ils ont toujours été habitués à représenter 90 % de la population. Certaines religions, en revanche, mettent l’accent sur les revendications de participation, alors qu’elles pourraient oeuvrer davantage à promouvoir des revendications de contenu, compte tenu de leur poids politique et démographique croissant : c’est le cas de l’islam, qu’on n’entend pas beaucoup sur les questions de moeurs par exemple.

Qu’apporte la présence de l’islam dans le paysage religieux en France ?

Il n’y a pas à tergiverser ou à se voiler la face comme le font tant d’observateurs : l’arrivée massive, en deux ou trois décennies, de millions de musulmans sur le territoire français constitue un phénomène démographique et sociologique - je ne parle même pas de religion ! - comparable à la crise arienne du Vème siècle ou à la réforme protestante des XV° et XVI° siècle. Bref, un événement comme il en arrive un ou deux par millénaire. Tous ceux qui veulent minimiser ou détourner la réelle portée de ce phénomène - soit pour diluer la question de l’identité musulmane dans la mystique grotesque de l’intégration républicaine, soit pour alarmer les "bons français" sur la prétendue "invasion" - sont des irresponsables et des malhonnêtes.

La présence de l’islam dans le paysage religieux change la France, un point c’est tout. Un discours et une pratique politiques responsables consisteraient à tenir compte de cette réalité et à engager les réformes qui permettront à toutes les religions de vivre dans le respect et la paix civile. En ce moment, on est en train de couvrir le chaudron de la question religieuse avec le couvercle de l’idéologie républicaine laïcarde. Je le répète, c’est irresponsable.

Les religions ne sont-elles pas absentes des débats présidentiels ?

Hélas, la question religieuse - dont Azouz Begag disait il y a quelques mois qu’elle était au coeur des problèmes auxquels nous sommes confrontés, parce qu’elle au coeur du problème de l’identité, dont tous les candidats parlent aujourd’hui à qui-mieux-mieux - a été complètement évacuée de la campagne. Pour ma part, je regrette que Nicolas Sarkozy, dont je me sens par ailleurs assez proche, n’ait pas continué sur la voie qu’il avait ouverte, de manière certes maladroite et perfectible, avec son travail auprès des musulmans et son livre sur la République et les religions. Il a versé depuis le début de l’année dans un discours populiste et électoraliste à relents anti-musulmans qui n’est pas digne de lui. Mais il y a dans son entourage un lobby laïcard particulièrement néfaste, notamment autour d’Henri Guaino, ancien commissaire au plan.

Y a-t-il un vote religieux ? Si oui comment ce vote se répartira-t-il sur les différents candidats ?

Je ne pense pas qu’il y ait un vote religieux au sens où les différentes communautés ne voteraient comme un seul homme. Mais les discours qui consistent à dire qu’il n’y a pas de vote juif, pas de vote musulman, pas de vote catholique me font bien rire ! Tout le monde sait qu’il y a de grandes tendances et qu’il faut analyser, non le vote de tous ceux qui se réclament vaguement de l’une ou l’autre de ces religions, mais le noyau dur de chaque religion, c’est à dire les croyants les plus engagés, les plus "cohérents" comme dirait le théologien catholique Jean Miguel Garrigues. Les juifs intellectuels plus ou moins assimilés - mais il y en a de moins en moins en raison de la "séfaradisation" de la communauté juive - votent plutôt à gauche, mais le gros des troupes votera Sarkozy, c’est sûr. Un récent sondage de La Croix montrait que le noyau dur catholique voterait massivement à droite.

Les archéo-protestants libéraux voteront certainement au centre ou à gauche, tandis que les néo-évangéliques privilégieront sans doute les candidats de droite. Quant aux musulmans, difficile à dire car, il faut le reconnaître, ils sont assez stigmatisés par une classe politique qui, toute considération idéologique mise à part, ne se rend pas compte de l’importance d’intégrer cette population dans sa réflexion stratégique électorale. Il y a fort à parier, tout de même, qu’ils rejettent la gauche, qui les a instrumentalisés et lobotomisés pour qu’ils sacrifient leur identité religieuse sur l’autel de l’intégration républicaine - qui n’existe pas, on le sait bien. Mais je crois que de nombreux musulmans - et de nombreux croyants en général - attendent une nouvelle classe politique qui aura enfin intégré les nouvelles réalités du siècle qui vient de s’ouvrir. Inch’Allah ! Fiat voluntas suas !

Une alliance entre les religions sur des questions de société est-elle possible en France ?

Non seulement elle est possible - comme l’a récemment montré la déclaration commune sur le mariage homosexuel des responsables religieux de la région lyonnaise, à l’initiative du Cardinal Barbarin - mais elle est souhaitable. Les croyants de toutes confessions doivent comprendre - et je parle en tant que catholique - que la cause à défendre, aujourd’hui, est celle de la présence de Dieu et des religions dans le domaine public.

Propos recueillis par la rédaction

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Vos réactions et commentaires sur cet article

18 avril 2007
katia a dit :

Salam, Bonjour,

Pour tous ceux qui ont l’air de défendre un certain Bayrou N’oubliez pas que c’est lui qui nous a contraint à retirer le voile à l’école avec sa fameuse loi et il ne faut pas se fier au apparence il est là pour détourner les gens de la gauche et de Le Pen et faire passer sarko avec qui il est de mèche.

18 avril 2007
Souad a dit :
Bravo Mathieu Grimpet pour vos propos pertinents, vous affirmez des vérités incontestables.
18 avril 2007
Mohamed a dit :
Mèrci à Salim32 pour sa clairvoyance ;je suis français musulman ,diplomé univèrsitaire et...Rm’iste.En tous cas je voterai Bové. Mohamed.
18 avril 2007
sultane a dit :
je pense que chaque musulman votera pour le candidat qui tolérera la religion qu’est l’islam, il est sur que ce candidat ne sera ni sarkozy ou encore ségoléne royal, c’est à nous de faire le bon choix pour notre foi et notre pays car nous sommes aussi français et nous comptons bien nous faire entendre.
17 avril 2007
Waglioni a dit :

Je suis assez désolé que vous donniez écho à ces propos de quelqu’un qui se dit "proche de Sarkozy", et qui en développe les idées. Déclarer comme son mentor, que l’idéologie "laïcarde" est dépassée, pour promouvoir une vision qui fait la part belle aux "communautés", en bref, faire la promotion du modèle américaniste, c’est tout simplement irresponsable et ne peut que conduire la société française à une sorte de chaos.

C’est d’ailleurs bien ce chaos que souhaitent les américanistes et leurs agents ici en France. Aussi je m’étonne que Oumma.com s’en fasse le relais, je m’étais habitué à mieux de la part de ce site.

Quant à l’auteur de l’article, la pauvreté d’une réflexion telle que : "On ne peut donc séparer religion et communion, comme l’a d’ailleurs récemment montré Régis Debray. Or, quelle est la traduction concrète d’une communion ? C’est une communauté." suffit pour le disqualifier. Je suis bien au regret de le dire. Et ce n’est pas en citant le nom de Simone Weil au détour d’un adjectif que l’on démontre une culture de la mystique au-delà du simple jeu de mot. La communion est une notion et une réalité bien plus haute que celle que recouvre le concept social de "communauté". Il suffit d’évoquer ici la "communion des saints", ou la Walayiat (au sens d’Ibn ‘Arabi), pour en mesurer la distance.

17 avril 2007
Salim32 a dit :
Pour ma part, j’ai la très nette impression qu’il existe bel et bien un vote musulman, ou plutôt deux. Le premier consiste à voter "utile", c’est à dire Bayrou, pour barrer la route à Sarkozy qui s’est mis à dos aussi bien les musulmans peu pratiquants que ceux dont les opinions résultent de principes religieux. Le second, qui sera surtout un vote "pratiquant", se fera très probablement au profit de José Bové. Il y a chez ce dernier une idée maîtresse qui est en parfaite conformité avec un principe islamique : l’antiproductivisme. L’islam enseigne la modération et la discretion en matière de consommation. De plus, Bové est le seul candidat à avoir pris une position courageuse à l’égard de la politique israélienne. Je pense donc qu’il y aura un vote anti-Sarkozy et un autre pro-Bové parmi les musulmans. Toutefois, ce que dit monsieur Grimpret est vrai : les musulmans restent ignorés des politiques, quand ils ne sont pas carrément stigmatisés et utilisés comme "chair à canon électorale". La démocratie étant "le pire des systèmes à l’exception de tous les autres", c’est-à-dire que, n’étant pas parfait, il reste le pouvoir de la majorité, dans un pays où les musulmans demeurent une minorité. Voilà pourquoi nous ne pourrons pas grand chose face au déplacement des pièces à l’extrême-droite de l’échiquier politique, d’autant que la gauche n’a jamais rien tenté pour intégrer la population française musulmane, bien au contraire, ses idéaux laïcards, ses préjugés sur la "diversité culturelle" du genre "le charme du couscous, du tieb et du thé à la menthe", ainsi que son paternalisme, les en ayant toujours empêché, contribuant même à "décomplexer" la droite. Comme le dit très justement Tariq Ramadan, ce dont les musulmans ont besoin, c’est qu’on leur donne la possibilité de s’intégrer é-co-no-mi-quement, ce qui est loin d’être envisagé par les politiques, aucun n’y ayant intérêt.
17 avril 2007
Shana a dit :
A méditer :"La meilleure façon de détruire la confiance des gens est de constamment établir un lien entre eux et leur foi avec la violence.Ils se sentiront victimes et soumis à des attaques.Sentant qu’il y a conspiration contre eux ils deviendront plus extrêmes". Cette stratégie politico-médiatique est une folie globale.Seuls les esprits doués de raison sauront faire face.
17 avril 2007
libre a dit :
quand les musulmans de France et de Navarre oublieront qu’ils sont musulmans et qu’ils sont d’abord français , c’est à ce prix qu’il serviront leur foi (en privé) et leur communaité (en public) dont la légitime présence n’est nié que par les imbéciles et les tordus cérébraux
17 avril 2007
Mounya a dit :
Vous avez raison de dire que la stigmatisation des musulmans rend leur choix électoral difficile.C’est précisément cette stigmatisation dénuée d’objectivité qui force au vote "musulman".En ce sens que les musulmans comme tous les citoyens soucieux de la paix civile votent pour le candidat d’une France unie et tolérante.
17 avril 2007
Mouss a dit :

Je pense que les musulmans croyants et non pas "laics" voteront en masse pour François Bayrou qui ne stigmatise pas les musulmans et se dit catholique ou josé bové qui a déclaré sur ce site qu il était contre la loi sur le voile,contre les caricatures et pro palestinien !!

Je pense qu on ne doit pas voter pour Besancenot qui lors de la polemique sur la loi sur le voile a sorti cette formule ambigue(Ni loi ni voile) Le meilleur vote c est bayrou qui est également le seul qui peut battre l islamophobe sarkozy !

17 avril 2007
Lisa a dit :
Une chose est sûre:Les citoyens de confession musulmane s’intéressent de plus en plus à la vie politique en général et à celle du pays ou ils vivent en particulier. Les moyens de communication et la circulation des idées ne sont pas étranger à cette prise de conscience citoyenne au sens large.
17 avril 2007
abdelkader a dit :

« L’homme étant un être naturellement religieux »

Cette phrase du Professeur Grimpet est assez signifiante car elle reflète le hadith du prophète Muhammad (que la bénédiction et le salut d’Allah l’accompagnent) qui dit que tout nouveau-né est par essence muwahid (monothéiste, unificateur) et ce n’est que par la suite, en fonction de la société où il évolue que l’altérité prend éventuellement le dessus.

« C’est pourquoi la question religieuse, par essence, ne peut être considérée comme une question strictement individuelle et privée. »

C’est là que nous nous trouvons en conflit avec la laïcité française qui veut confiner la religion à une sphère individualiste, l’aliénant de la vie publique et la réduisant à des manifestations cultuelles et culturelles. Le paysage démographique de la France de 2007 prouve les limites du prosélytisme laïcisant d’une République qui est tourmentée par le doute. Il n’est nullement déshonorant de reconsidérer ses positions en se basant sur des données réelles et non sur des présupposés révolus et archaïques. Accueillir l’autre n’implique pas nécessairement le dénuer de ses principes, et puis cet autre n’est qu’un état temporaire dans une société plurielle. Il faut du courage, de l’honnêteté et de la persévérance aux politiciens qui veulent réellement améliorer la situation de leurs prochains. Il est également essentiel de se rappeler que l’Islam n’est pas seulement une religion. Un intellectuel libanais du siècle dernier ne s’empêcha pas d’affirmer à propos de son identité : « Je suis chrétien de par ma foi et musulman de par ma civilisation ». Je vous laisse réfléchir quant à la portée d’une telle pensée. Wassalam

17 avril 2007
peptine de Pomme a dit :

salam ahlikoum,

Le vote "musulman" à mon avis sera un vote de conscience, le candidat qui défend les faibles, qui n’hésite pas à se fâcher avec tout le monde sur les questions cruciales comme l’emploi, les discrimination, le proche-orient.... Celui là sera susceptible d’avoir des voix.

salam ahlikoum

17 avril 2007
Laurent a dit :
Les religions sont en effet absentes du débat religieux et on ne peut que le regretter. La France connaît des dérives ultra-laïcistes qui cantonnent les religions à un espace privé pour mieux les marginaliser. Les religions sont porteuses d’humanisme et de repères dans des sociétés happées par la marchandisation.
17 avril 2007
fraid a dit :

"Les croyants de toutes confessions doivent comprendre - et je parle en tant que catholique - que la cause à défendre, aujourd’hui, est celle de la présence de Dieu et des religions dans le domaine public"

Au sujet du domaine publique, Emile Poulat Historien et sociologue, ecrit dans Notre laïcité publique : "On sépare des institutions l’Eglise et l’Etat par decret ; on ne decrete pas la separation de la societe et de l’Eglise : elle s’établit dans les moeurs et les mentalités pour des raisons qui ne sont pas d’abord juridiques" Un travail de longue haleine est necessaire pour changer les mentalités françaises et les préparer à cotoyer les religions dans l’espace publique surtout lorsu’il s’agit de religion musulmane. On a vue des banques (sous pretext de sécurité), des hopitaux, des medecins dans leur salles d’attente interdire au nom de la laïcité le port du voile pour les femmes musulmanes ... et des enseignants interdire à des parents portant le voile d’accompagner les enfants lors de sorties à l’exterieur de l’établissement scolaire ... Un médecin a affiché en region parisienne "Je suis tès choquée par le nombre de femmes voilées, surtout de la part de celles qui depuis longtemps en france avaient le visage découvert. L’INTEGRISME a fait beaucoup de mort dans le monde. je remercie les femmes voilées de retirer leur voile dans le cabinet" elle n’a pas été jusqu’a dire aux barbus de se raser avant de venir au cabinet ... !!

si on depasse ces petites frictions engendrées par le débat politique et la scene internationale, la présence des citoyens de confessions musulmane aurait pu permettre un débat intelligent et dépassionné sur la laïcité qui est un élément de l’identité française mais certainement mal compris. Très peu de Français ont lu les textes sur la laïcité l’affaire du voile a été l’occasion pour certains de s’y plonger ... Voila un exemple d’apport positif de la presence musulmane en France

17 avril 2007
Malik a dit :
Il est bien sûr difficile d’évaluer le vote musulman, mais je pense beaucoup parmi les musulmans ne voteront ni pour Royal ni pour Sarkozy. Quant à savoir où iront ces votes, très difficile en effet.
17 avril 2007
Farouk a dit :
Je suis tout à fait d’accord avec cet entretien qui reflète tout à fait ce que je pensais depuis des années.
17 avril 2007
Madou de Périgueux a dit :

Je ne crois pas très sincèrement que les Français "musulmans", soient aussi attentistes comme décrit dans votre article.

Malgré l’absence de relais, et malgré cette discordance volontairement entretenue, je crois très fort qu’ils disposent d’une profonde " vision tacite ? " . La preuve en est leur divorce définitif avec la gauche, dejà en 2002 ! Et si Chirac était en bonne position dès le premier tour, c’était en grande partie grâce aux Français musulmans, qui ne voulaient plus jamais de Jospin et de la gauche.

Cette fois-ci, dans cette ambiance de folie de 2007, et malgré la complaisence avérée des instituts de sondages et des média, un vote massif pour Bayrou était depuis longtemps décidé ! Et ceci, aussitot confirmé le retrait de De Villepin et de Alliot-Marie.

Donc, et contrairement à votre article, malgré la sigmatisation des Français "musulmans", et cette volonté acharnée de les pousser hors-jeu de la vie politique, il n’en demeure pas moins que ces derniers n’attendent pas les bras croisés. Et disposent déja d’une volonté acharnée, pour être des acteurs à part entiere , afin de définir et participer au destin de leur pays. La France.

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