Marine Le Pen se la joue « Marine contre Diam’s » dans le Var

La vengeance est un plat qui se mange froid. Un vieil adage que Marine Le Pen a repris à son compte contre l

vendredi 9 juillet 2010

La vengeance est un plat qui se mange froid. Un vieil adage que Marine Le Pen a repris à son compte contre l’audacieuse rappeuse qui a osé l’égratigner en musique dans le passé, en soutenant de tout son poids d’héritière du parti de papa la demande du FN du Var d’interdire Diam’s de festival, celui du Château de Solliès-Pont.

Provocateurs-nés, les frontistes de la commune de Solliès-Pont ont haussé le ton, éructant injures et calomnies, dans la grande tradition Lepéniste, à l’encontre de Diam’s qualifiée de « rappeuse vulgaire, aux déclarations inacceptables et aux propos vulgaires dans plusieurs chansons ». Un veto organisé qui masque une réalité pitoyablement terre à terre, marquée par l’amertume de s’être vu priver d’un festin à la mode Facebook : le fameux apéro saucisson et pinard qui n’a cessé d’essaimer en quelques semaines sur le territoire national.

Pas d’agapes cocardières, alors de là à boycotter Diam’s, la chanteuse voilée et engagée, en signe de représailles, il n’y avait qu’un pas que les militants du FN du Var ont franchi tels des lourdauds du terroir avec leurs gros sabots. Une effervescence locale qui n’est pas sans irriter la mairie de Solliès-Pont, qui a affirmé que Diam’s se produira bien sur scène le 15 juillet prochain, les frontistes du cru étant priés d’aller calmer leurs ardeurs chauvines dans un autre théâtre que celui de la politique de caniveau.

Au micro de RMC, Marine Le Pen, future tête pensante du FN, n’y est pas allée de main morte pour discréditer l’artiste et son choix de vie, fredonnant la rengaine anti-voile et anti-musulmans, sur le petit air lancinant d’une revanche qui se la joue « Marine contre Diam’s ».


"Diam’s déverse sa haine dans ses chansons." Marine Le Pen

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