Nous retrouvons ici Mariame, qui nous racontait dans les deux précédentes parties le long conflit qui l’avait opposée aux autorités de son lycée, et qui avait abouti à un « semi-dévoilement ». Elle nous raconte maintenant son parcours « post-bac », ses velléités d’entrée à « Sciences-Po » puis en « Hypokhâgne », « l’obstacle du foulard » qui s’est à nouveau dressée contre elle, et finalement son choix d’intégrer l’Université où, pour la première fois depuis des années, elle a pu vivre et étudier de manière un peu plus tranquille… et participer au « Mouvement anti-CPE ».
Sciences-po, l’hypokhâgne et la fac…
style=''>Nous retrouvons ici Mariame, qui nous
racontait dans les deux précédentes parties le long conflit qui l’avait opposée
aux autorités de son lycée, et qui avait abouti à un
« semi-dévoilement ». Elle nous raconte maintenant son parcours
« post-bac », ses velléités d’entrée à « Sciences-Po » puis
en « Hypokhâgne », « l’obstacle du foulard » qui
s’est à nouveau dressée contre elle, et finalement son choix d’intégrer
l’Université où, pour la première fois depuis des années, elle a pu vivre et
étudier de manière un peu plus tranquille… et participer au « Mouvement
anti-CPE
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[1] ».
style=''>Nous avons finalement toutes eu notre
bac, et moi, j’ai aussi été admissible à Sciences Po. C’était ma prof
d’histoire qui m’avait poussé à suivre l’option Sciences Po
name="_ftnref2" title="">
class=MsoFootnoteReference>[2].
Mes sœurs n’étaient pas très enthousiastes : elles considéraient que
Sciences-Po, c’était un peu de la frime, que c’était prestigieux mais qu’au
niveau des contenus, c’était beaucoup plus superficiel que la fac. Mais elles
m’ont dit : « Si tu veux le faire, vas-y. Tu verras bien ».
style=''>Une autre m’a dit : « De toute
façon, tu ne seras pas prise ». Après-coup, j’ai compris qu’elle me
préparait psychologiquement, parce qu’elle se doutait qu’on ne m’accepterait
pas avec mon foulard. Pour l’épreuve d’admissibilité, je devais présenter un
dossier que j’avais préparé avec l’aide de ma prof d’histoire. Mon sujet était
l’Ukraine. Le jour de l’examen, au lycée, on aborde la question de l’entrée de l’Ukraine
dans l’Europe. Et là, le sous-préfet, qui faisait partie du Jury, me
demande :
« Et la Turquie ?
- Quoi, la Turquie ? »
style=''>En fait, je comprenais très bien. Je
m’attendais depuis le début à une question sans rapport avec mon sujet, mais en
rapport avec l’Islam…« À votre avis, qui mérite le plus de rentrer dans
l’Europe : la Turquie ou l’Ukraine ? » J’ai fait une réponse la
plus neutre possible, sans prendre parti pour un pays ou l’autre. Il m’a
relancé : « Vous voulez connaître mon avis ?
style=''> C’est l’Ukraine. Car nous avons un
héritage chrétien en commun avec l’Ukraine, et pas avec la Turquie. ». Et
il s’est mis à me sortir des références historiques « à deux
balles », comme Napoléon… En sortant de la salle, je me suis mise à
pleurer. J’avais le sentiment que ça ne s’arrêtait pas, qu’on ne me laisserait
jamais tranquille.
style=''>Une semaine après, j’ai appris que
j’étais admissible. Mon nom a été affiché dans la salle des profs, et là,
bizarrement, tous les profs sont devenus gentils ! Des profs que je ne
connaissais pas, mais qui se permettaient de me gueuler dessus dans les
couloirs à cause de ma capuche, venaient me voir pour me féliciter. La
proviseure aussi s’est révélée plus sympa qu’au début de l’année.
style=''> Elle m’a dit : « Rassurez
vous, je n’ai rien dit à Sciences Po concernant votre voile. Si vous vous
présentez avec un simple bandana, ils ne remarqueront rien car ils ne sont pas
au courant. ». J’ai donc passé mon oral à Science Po, en juillet, avec un
bandana bien assorti à ma jupe !
style=''>Mais ça s’est mal passé. Dans le Jury, il
y avait un représentant de la BNP, deux profs de Sciences Po et une femme
d’origine maghrébine, qui représentait le ministère de l’intégration. Ils ont
commencé à me poser des questions sur mon dossier de presse, puis tout un tas
d’autres questions.
style=''>Sur le référendum du 29 mai 2005, ils
voulaient savoir si j’étais pour le « Oui » ou pour le
« Non ». J’étais pour le « Non », mais je ne voulais pas le
dire, car je me doutais que ça pouvait leur déplaire. J’ai donc fait une
réponse assez vague. Ils m’ont ensuite demandé : « Que pensez-vous de
la réélection de George Bush ? » Je m’en suis sortie à nouveau avec
une réponse-bateau : « C’est la souveraineté du peuple américain, je
n’ai pas à me prononcer ». Et puis ils me sortent une photo de la gay
pride et me demandent ce que ça m’évoque. Je réponds que c’est la gay
pride, mais ils insistent :
« Que pensez-vous de l’homosexualité ?
style=''>-Je considère qu’on est dans un État de
Droit, et que chacun a le droit de disposer de son corps comme il l’entend…
style=''>- Mais vous comprenez ce que vous
dites ? Ce qui se passe en Espagne, le mariage homosexuel, vous
approuvez ?
style=''>- Écoutez, on est en train d’accorder des
droits aux animaux, on peut donc en accorder aussi aux êtres humains,
non ? Les homosexuels sont des citoyens à part entière, comme tout le
monde !
style=''>- Mais le mariage ? »
style=''>Je comprenais ce qu’il voulait entendre.
Il avait deviné que j’étais voilée, et il voulait des propos homophobes.
Quelques semaines plus tard, j’ai appris que j’étais recalée. J’étais déçue,
car mon oral n’était pas prodigieux, mais franchement, comparé aux autres
candidats, c’était une prestation honorable. J’ai appelé, et on m’a résumé le
compte-rendu du Jury au téléphone : « Nous avons beaucoup hésité,
vous êtes quelqu’un de très intéressant, mais nous avons estimé que vous n’êtes
pas en mesure de faire face au stress de Sciences Po, car le jury a
perçu en vous quelqu’un de faible, de fragile, de trop sensible. Vous êtes
apparue aussi ambiguë au moment des questions : parfois ouverte, parfois
fermée ». J’ai pris ça comme une grande claque. J’ai demandé à avoir ce
compte rendu du jury, on m’a promis de me l’envoyer, mais je n’ai jamais rien
reçu. Après coup, je regrette d’avoir postulé. Je ne savais pas vraiment ce que
c’était que cette école.
style=''>La proviseure du lycée m’a alors proposé
de rester à « Saint-Ex » pour faire une classe préparatoire
(« hypokhâgne »). Elle m’a bien précisé : « On ne vous fera
pas de problème : bandeau-capuche comme l’an dernier. » J’ai accepté.
Sauf que le jour de la rentrée, elle m’intercepte au portail et me dit :
« Marianne, il faut qu’on se parle : il y a certaines choses qui ont
changé. ».
style=''> Dans le couloir, le CPE me prend à
partie devant toute ma classe : « Marianne, ta tenue n’est pas
laïque, tu es habillée comme une musulmane ! » Alors que j’avais mis
une jupe et une paire de Converse ! Enfin, la proviseure me
dit : « Maintenant que vous êtes majeure, nous ne sommes plus dans
l’obligation d’assurer votre éducation, il va donc falloir que vous preniez une
décision. Mais désormais, c’est ni bandanas, ni capuches, plus
rien ! ». Cette fois-ci, je n’ai pas attendu : je suis partie et
je me suis inscrite en fac d’économie et de sociologie à Nanterre.
style=''>À la fac, je n’ai pas eu de problèmes. Je
m’entends bien avec les étudiants. Avec les profs aussi, même si, lors des
premiers cours, certains profs ont parfois eu l’air de me prendre pour une
demeurée. Je le sentais dans leur manière de s’adresser à moi.
style=''>Mais une fois passé le premier contact,
quand je discute avec eux, et quand ils voient mes résultats, le regard change.
Le principal changement, depuis que je suis à la fac, c’est que j’ai davantage
d’amis qui ne sont pas de confession musulmane. C’est une autre mentalité, une
autre ambiance. Il y a toujours des musulmans et des musulmanes parmi les
étudiants, il y a d’autres filles voilées, mais ce n’est plus autant un critère
d’affinités. Les critères sont plus politiques, autour notamment de la lutte
anti-CPE, ou plutôt la lutte contre toute la « loi sur l’égalité des
chances », et la loi CESEDA sur l’immigration.
style=''>Avec ces nouveaux amis, la religion n’est
pas un lien, c’est même plutôt une barrière à franchir : pour eux, la
religion c’est « l’opium du peuple »
title="">
style=';'>[3] !
Il y a des anarchistes, des communistes, des maoïstes, des situationnistes,
mais tous sont anticléricaux. Donc au départ, je faisais un peu tâche dans le
groupe, mais nous arrivons à discuter, et certains reconnaissent qu’ils avaient
des préjugés, et que je les ai fait changer de regard. Moi, de mon côté, il est
évident que je me politise aussi à leur contact. Je me positionne à gauche, et
même très à gauche.
style=''>Disons que je me définis plus comme
anti-capitaliste que comme alter-mondialiste (sourire), et que s’il s’agit de
simplement aménager le capitalisme, ça ne m’intéresse pas. Par exemple, les
Verts sont trop soft pour moi. Et même la LCR, en tout cas les militants
que j’ai cotoyés sur la fac de Nanterre, pour moi ce sont des
« jaunes »
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[4] !
(rires). Je dis cela parce qu’ils se sont alignés sur les positions vraiment soft
de l’UNEF.
style=''>Pendant la lutte anti-CPE, je me suis
sentie proche de certains « anars » sur Nanterre, de leur radicalité,
mais au fond, la seule chose que je peux dire avec certitude, c’est que je suis
de gauche, que j’ai de gros doutes sur le vote, et que je ne me sens pas
représentée, par qui que ce soit. Pour le reste, je suis encore en plein
questionnement.
style=''>Je n’arrive notamment pas à déméler ce
qui se rattache à la question de classe, à la question d’origine et à la
question religieuse. Ce que je subis, mais aussi ce que je fais,
je ne sais jamais si c’est en tant que fille d’ouvriers, en tant que fille
d’immigrés maghrébins ou en tant que musulmane voilée. C’est souvent mêlé. En
tout cas, pour moi, l’Islam ne peut se décliner qu’à gauche. L’Islam, c’est la
justice sociale, donc pour moi, on ne peut pas être musulman et de droite. Si
on l’est, on se trompe.
style=''>Quant à mon avenir, j’ai bien sûr des
projets professionnels, même s’ils sont encore assez flous. J’aimerais faire de
la recherche en sociologie ou en géopolitique. J’espère que le voile ne posera
pas de problèmes. Je chercherai peut-être dans le privé. Je sais qu’il y a de
la discrimination partout, mais je connais aussi des copines qui ont trouvé des
postes dans certaines boîtes, avec un bandana.
style=''>Cadre chez Peugeot, par exemple. Trois de
mes soeurs ont suivi des études universitaires, elles ont des diplômes, mais
elles ne travaillent pas, à cause du voile, ou plutôt à cause des employeurs
qui refusent le voile. La première a un doctorat en sociolinguistique, la
deuxième une maîtrise d’anglais et un DEA de sciences de l’Education, et la
troisième un DEA de sciences politiques et un DESS d’architecture et
d’urbanisme.
style=''>Elle a beaucoup de propositions, mais
comme on lui demande d’enlever son voile, elle n’a aucun emploi. C’est la même
chose pour les deux autres : elles ont assez vite « lâché
l’affaire », du coup elles sont femmes au foyer, et elles font du
bénévolat. Je les trouve un peu défaitistes : si ça m’arrivait, je me
renseignerais pour savoir si l’entreprise a le droit de me refuser pour cause
de voile, et j’essaierais de porter plainte.
Il y a
enfin les regards dans la rue. J’ai fini par m’y habituer, mais parfois, ce
sont mes copines qui les remarquent. Tout dépend en fait du lieu où je me
trouve. À Mantes-la-Ville, nous sommes dans un quartier résidentiel où il y a
pas mal de retraités. Eux, ils ont tendance à nous scruter, à nous dévisager
comme si nous étions des femmes à barbe !
Dans
leur cas, je trouve leur réaction compréhensible : ils ont fait toute leur
vie sans croiser de femmes voilées, et puis sur le tard, elles arrivent. Alors
je leur souris, et je chantonne des chansons de cirque ! (rires). Sinon,
il y a des regards plus agressifs, ou suspicieux. Quand je vais à la fac, c’est
très net : de Mantes-la-Jolie à Saint Lazare, ça va ; de Saint-Lazare
à la Défense, ça ne va pas ! Et puis quand j’arrive à Nanterre, ça va à
nouveau !
Il y a
aussi les remarques et les injures : « Rentre chez toi ! »,
« On n’est pas en Iran ! », ou bien « Tiens, voilà les fous
de Dieu ! ». Ces propos, je les ai entendus une dizaine de fois. On
m’a même traité de « connasse » une fois, comme ça, gratuitement. Il
m’est arrivé de répondre : « On est chez nous ! ». Ou
bien : « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche
colombe ! » (rires). Ça les calme ! Mais le plus souvent, je
n’use même pas ma salive à répondre. La solution que j’ai trouvée, c’est de
tout ignorer. Je mets mon MP3 sur mes oreilles, et je n’entends plus rien. La
solution, c’est le MP3 ! (rires). Sauf qu’un jour, une copine qui porte
aussi le voile voulait régler le son de son MP3, elle a passé sa main sous sa
tunique pour tourner le bouton, et sa voisine a sursauté en criant « Mon
Dieu ! ». Elle croyait qu’elle allait sortir une arme ! Bref,
les gens ont peur !
style=''>Pour conclure, si je devais résumer en
une phrase mon expérience de jeune femme musulmane portant le voile dans la
France de 2007, je serais tentée d’emprunter le titre du livre de Farid
Abdelkrim, qui résume assez bien ce que je peux ressentir : « Na
al bou la France ! » (« Maudite soit la
France ! »). Il y a vraiment du racisme, et j’ai l’impression que ça
s’aggrave. Mais pour rester courtoise, je dirai plutôt ceci : en plein
« pays des droits de l’Homme », je suis obligée de mener un combat
quasi-quotidien pour préserver ma liberté de culte et mon droit à l’éducation.
style=''>Mon message à la société française est
donc le suivant : c’est parce que les hommes et les femmes sont différents
et que leurs convictions sont multiples qu’on se doit de les respecter, quelle
que soit leur orientation politique, sexuelle ou religieuse. Mon hijab
est ma liberté, et cette liberté doit être respectée. Je suis fatiguée de devoir
en permanence m’expliquer et me justifier là-dessus, j’aimerais vivre
normalement, et discuter un peu d’autre chose. C’est ça qui m’a fait tant de
bien pendant la lutte anti-CPE : mon voile passait au second plan, nous
étions tous mobilisés par autre chose. Je ne demande aucune place
particulière : je voudrais juste qu’on me fiche la paix.
Propos recueillis par Pierre Tevanian à
Paris, le 24 janvier 2007. Cet entretien est extrait du recueil Les filles
voilées parlent, édité à La Fabrique par Ismahane Chouder, Malika latrèche et
Pierre Tevanian, et que nous recommandons vivement.
name="_ftn1" title="">
style='font-size:10.0pt;'>[1]
style='font-size:10.0pt;'> CPE :
« Contrat première embauche », contrat précaire créé à destination
des jeunes par le gouvernement Villepin en janvier 2006, et supprimé au mois
d’avril après un très long mouvement de protestation initié par les étudiants,
et rejoint par les lycéens.
name="_ftn2" title="">
class=MsoFootnoteReference>[2]« Option sciences Po » : nom
couramment donné à la « Convention ZEP » passée entre l’Institut
d’Etudes Politiques de Paris et des lycée de ZEP, ayant pour but de recruter, hors-concours,
des élèves issus de ces établissements.
Commentaires
Comme les deux précédents ; je trouve ce témoignage très intéressant , avec beaucoup de maturité ; que ça soit sur l’état d’esprit de mariame que sur la société française . Mais là ou je ne suis pas d’accord avec elle , c’est quant elle dit << on ne peut pas être musulman est de droite ! et ceux qui le sont se trompent !!! Il faut qu’elle relise le coran et les hadiths >> Fraternellement / moha
bravo mariame,je te felecite pour ton courage,je ne te connais pas mais je suis fiére de toi, malheuresement nous vivons dans un pays de droits ou tout le monde est libre de choix sauf la femme voilée !.si tu etais tête vide mais nue(sans voile)tu serais bien vue et accéptée mais ton histoire et ta personalité prouvent que le voile tu l’as sur ta tête et non dedans.
Absurdité de ces discriminations fondées ( ?) sur l’appartenance relgieuse. Aucune démocratie ne peut fonctionner sans tolérance et respect de l’autre. Sans doute : tout cela paraîtra dérisoire à nos descendants. Mais, aujourd’hui, les conséquences peuvent être graves !
Ainsi, de la même eau, l’attitude "vertueuse" de ces gignols qui ont quitté l’assemblée de Durban II, plutôt que discuter une approche qui n’était pas la leur (peut-on refuser le débat ?).
J’ai passé plusieurs concours, donc celui de Sciences Po. Je suis bretonne, blanche, et pas musulmane (ce qui ne m’a pas empêchée d’apprendre l’arabe et d’habiter plus tard dans des pays du Moyen-Orient).
Ce qui est décrit dans l’article est tout à fait normal. Tu parles de l’entrée de l’Ukraine dans l’Europe, il est quasi-certain qu’une des questions d’ouverture soit la Turquie dans l’Europe. Et ce pour une bonne raison : les deux sujets sont des sous-sujets de la question de l’élargissement de l’Europe. Ne pas le comprendre c’est déjà ne pas avoir sa place à Sciences Po, où de fait la formation est généraliste.
C’est ce qui se passe avec TOUS les candidats. Pour information, il y a des filles voilées à Sciences Po. Et pas voilées version fichu sur la tête ou capuche, non non : version hijab, l’authentique comme on le voit au Caire ou à Damas.
Je représente normalement les français "ouverts sur l’islam", et je me suis d’ailleurs mariée avec un musulman. Et à mon avis : accuser en permanence la société (comme par exemple dans cet article) et jouer de la théorie du complot, voilà le drame de l’islam de France.
Je n’ai pas envie de me cacher la tête pour circuler dehors ! Je ne sens pas mauvais, je n’ai aucune honte à être une femme, je n’ai aucune raison de cacher mon corps. Mon corps est à moi !
Dieu n’a pas de corps. Demandez-lui son avis.
Heu, je suis musulman et plutôt de droite. Je ne vois pas où cela est contradictoire.
"En tout cas, pour moi, l’Islam ne peut se décliner qu’à gauche. L’Islam, c’est la justice sociale, donc pour moi, on ne peut pas être musulman et de droite. Si on l’est, on se trompe."
Si Marianne est libre de se sentir profondément de gauche, c’est son droit le plus absolu et c’est sa vérité que nul ne pourra lui enlever. C’est d’ailleurs l’une des seules choses que l’on ne lui ôtera jamais, ni à un être humain...
Pour autant, j’aimerai discuter ses affirmations (syllogisme) concernant la position de l’islam sur l’échiquier politique, si tant est qu’il y ait un sens à cette question...
(Par ailleurs, cette question avait failli être la "QUESTION DE LA SEMAINE" sur… ce même site, voilà quelques mois.)
Si je suis d’accord avec sa prémisse majeure ("L’Islam, c’est la justice sociale"), je le suis nettement moins avec la mineure (selon laquelle seule la gauche aurait le monopole de la justice sociale), donc et de surcroit encore moins avec la conclusion : "on ne peut pas être musulman et de droite. Si on l’est, on se trompe".
Je ne dis pas qu’il n’existe pas de justice sociale à Gauche. Je ne dis pas non plus que la bonne solution serait d’être musulman de droite, ou musulman sans étiquette…
En effet, l’erreur serait de croire que la notion de justice sociale s’inscrirait dans la pensée de gauche inclusivement. Au demeurant, il serait également fallacieux de s’imaginer que la justice sociale puisse se définir par rapport à une tendance politique exclusivement. La notion de justice sociale relevant d’une valeur universelle et intemporelle, elle ne peut s’inscrire dans le champ politique appartenant à notre univers de référence, étant entendu que ce dernier date de 1789 (système représentatif français, gauche et droite, né des Etats généraux).
Si l’islam prône la justice sociale, son modèle n’est certainement pas celui qui est issue d’un modèle politique.
A gauche, comme à droite, la justice sociale fait l’objet de définitions dont la grille de lecture est à géométrie variable, parfois tendancieuses (sur certains aspects) et donc quelques fois opposées à celle proposée par l’islam.
Autrement dit, l’on peut être de droite comme de gauche et viser plus de « justice sociale », ou encore être de gauche ou de droite et n’avoir aucune inspiration. Pour autant, il n’est pas faux de penser que cette notion de justice sociale à un rapport variable aux différentes tendances politiques selon qu’il s’agit de justice au regard des salaires, de l’acquisition des savoirs et des connaissances (entrée à l’ENA, Science Po, Saint Cyr…), des libertés de base pour tous, du droit à une Justice équitable pour tous, du recrutement, de l’octroi de logement, de la représentation de TOUTES les composantes de la société dans certains postes et au parlement, etc. A cet effet, je laisse à chacun le soin de rattacher à une tendance politique un domaine d’application à travers lequel elle excellerait… Car « l’injustice sociale » est la conséquence de règles, de procédures, d’institutions mis en place par la droite, comme par la gauche, autrement dit par les pouvoirs en place.
Maintenant, si l’idée de justice sociale est de promouvoir l’égalité la plus parfaite entre les citoyens à TOUS LES NIVEAUX, cette idée renvoie plutôt à une forme d’utopie (anar…).Il y aura toujours des mieux lotis que d’autres en fonction de certains critères objectifs et défendables. C’est la régulation qui permettra un rééquilibrage sain, afin d’éviter les dérives que l’on connait
Ce qu’il faudrait, c’est une projection vers une société plus juste à travers des réajustements (parfois une révolution) d’ordre social, financier et culturel.
« L’islam, c’est la justice sociale » et cette prémisse est bien vrai, répétons le.
Pour autant dirait Alexandre et ses « alter ego » : en islam il est fait référence à l’aumône obligatoire, autrement dit il y a des riches et des pauvres, un patron bien payé et des employés, moins bien, etc ! Je réponds : c’est aussi vrai. Et c’est grâce à une cette redistribution des richesses qu’est l’aumône, que l’on créé moins de disparité… Et je parle d’islam, pas de pays arabo-musulmans.
voile le matin, voile a midi, voile au souper, et au coucher, les musulmans ont il que le voile "dans la têtes " alors qu il n est même pas obligatoire,petite info les filles savez vous que si vos représentant avez des le départ affirmer que le voile n est pas une obligations religieuse on aurais jamais pue invoquer le principe de la laïcité, mais non vous avez insister en pensant être investit d une noble mission .
je crois que dans votre coran il ya un verset qui dit qe DIEU ne regarde pas vos apparence mais vos coeurs a bon entendeur slt
franchement je suis a sience po et je peux vous dire que des filles voilée il yen a ,cet fille délire complètement son article et d une mauvaise "foi" c hallucinant ,c plein de sous entendue ,et la turquie, et toi de répondre "quoi la turquie" c du niveau CE2 , la fac c mieux c sur quand on descend de 5 étage l air et plus respirable ,le haut niveau ce n est pas donner a tout l monde mais pleurer c facile
@lise qui déclare : "Je représente normalement les français "ouverts sur l’islam"(...) Et à mon avis : accuser en permanence la société et jouer de la théorie du complot, voilà le drame de l’islam de France."
C’est cool, vous représentez les français ouvert sur l’islam...Vous êtes donc notre caution, notre boué de sauvetage. Merci, Merci beaucoup !!!
Vous dites que "les musulmans accusent la société" : FAUX. Quand il s’agit de dénoncer , ceux qui font l’objet d’accusation sont bien nommés, à l’instar de Science Po, ou d’autres (sinon, cela s’appelle de la victimisation, là où vous voulez visiblement nous emmener...) ; de plus, pourquoi dire "accuser la société" puisque LES musulmans en font partie de CETTE société ( à moins que vous ne dissociez les 2 ; shéma binaire)
"Jouer de la théorie du complot" : Quel complot ? Qui a parlé de complot ? Pour le coup, c’est de vous que viennent ces eternelles accusations bien connues (et ici reconnues)
De plus, "c’est pas bien, vous la protectrice des musulmans, vous niez l’islamophobie qui existe en France : "Accusation mensongaire de la part des musulmans, théorie du complot..."
J’aime voir comment vous n’arrivez pas à garder votre ligne de conduite initiale (Ami des musulmans). Cette bienveillance (condescendance oui !) de dominant à dominé qui revient toujours au galot !
Toujours le même refrain...
OUPS PARDON ! Vous allez me répondre qu’ "on la fait pas à vous ! Vous qui parlez l’arabe et êtes mariée à un Arabe..."
Oui, je sais, c’est la suite du refrain, toujours les mêmes alibis (sérieux, le fait de dire tout ces bêtises n’avait rien à voir avec le sujet, non ?) : "Mon meilleur ami s’appelle Kader, j’adore le couscous avec beaucoup d’harrissa (c’est important l’harrissa, ça donne du piment aux arguments), je suis allée au Maroc, blablablabla...
Même refrain, même mobile, même alibi, même mode opératoire, il n’y a que le corps du délit qui varie.
Je ne réponds même pas sur le fond, vous ne le meritez pas. Je vais me coucher !
Bonne nuit
Faisant echo a JEAN MOULIN, il me parait tres reducteur de vouloir calquer l’ethique musulmane a tout mouvement politique, a fortiori lorsqu’il sagit d’ exclure toute orientation politique qui ne correspond pas a ses convictions comme etant "anti-islamique"
Mariame, l’islam est au dessus des partis poltiques (gauche-doite-centre...).
je suis voilée, je suis ingénieur et j’ai obtenu un DEA et un doctorat en thermique. j’ai longtemps cherché du travail...et je vous assure que ce que dit mariame est très proche de la réalité...car quand j’arrive à un entretien, on me regarde comme si j’étais un zombi ! je n’ai jamais pu décrocher de travail..Total...EDF..GDF..j’ai essayé une centaine de boites. certains ont été francs concernat la question du voile ! Quand aux regards dans la rue, c’est vrai que c’est pesant !! à la pharmacie on s’adresse à moi "avez vous la petite carte verte"...car portant le voile je risque de ne pas connaitre ce que carte vitale signifie ! à la boulangerie j’ai demandé ce qu’était le type de pain à côté des baguettes et la réponse fût :"du pain avec des petits points" !!! car pain aux céréales c’est trop dûr à comprendre !!! moi aussi j’en pleure des fois, heureusement je n’ai que des garçons...car si j’avais une fille et qu’elle décidait elle aussi de porter un jour le hidjab, je m’en voudrai toute ma vie de lui faire vivre ce que je vis !!!
Née et ayant grandi en France, j’ai choisi de porter le voile il y a déjà 10 ans, c’est simple depuis ce jour je ne reconnais plus mon pays tout simplement...Mépris, humiliation, arrogance, condescendance, violence verbale et physique...
Un jour y’en a un qui m’avait demandé en public de retirer le voile je lui ai répondu "Oui à condition qu’il retire son pantalon..histoire qu’il pige un peu et encore je ne suis pas sûre !!
IL faut comprendre une chose une bonne fois pour toute "demander à une femme de retirer le voile c’est un acte violent, psychologiquement insupportable et surtout très douloureux"
Les situations que Mariame a pu rencontrer et toute la violence qu’elle a endurée, toutes les femmes musulmanes le vivent. J’ai trop d’histoire à raconter mais je n’en ai pas le temps ici...Beaucoup serait choqué. Et ces expériences traumatisantes nous ont rendu parano au point qu’avant toute démarche on préfère parfois lacher l’affaire plutôt que d’affronter parce que affronter on l’a trop fait, beaucoup trop fait...
Alors certaines malgré leur potentiel elles préfèrent se planquer dans les banlieues donner des cours de soutien, la voie de la facilité en somme quoi de plus humain vous allez me dire et d’autres et bien elles font des concessions histoire de sortir la tête hors de l’eau, sauver sa peau,trouver du boulot en clair. A partir de là et bien elles s’inventent une vie, un humour, un style histoire d’être en phase avec les collègues qui viennent d’horizons qui n’ont rien à voir avec le leur bien evidemment.
En plus du voile, nous portons également en nous le souvenir de nos parents eux aussi tant de fois humiliés
J’avance mais j’oublierai jamais...
est ce qu’il serai préférable d’ôter le voile et aller à l’école ou au travail ?
Ou bien est ce mieux l’inverse, est ce qu’il serai préférable de mettre le voile et de ne pas aller au travail ?
Certes tout dépend des conditions. Mais lequel d’entre les deux-cad le voile ou le savoir- a le plus d’importance ?
En disant cela, je ne signifie pas qu’il faut cesser la lutte afin de voir un jour la loi sur le voile être abrogée, détruite pour plus de liberté
salam amarianne
Tu racontes l’histoire de toutes les filles voilée dont je fais partie. Mais qq chose est sûre, à force de nous repousser on devient plus fortes car on est obligée de viser tjrs plus hauts. On a un niveau plus haut que nos camarades, car on est tjrs obligées de montrer qu’on n’est pas des demeurés. Moi je fais un doctorat en littérature française et je suis la seule de ma promos qui est allée jusque-là. Je veux dire ici à toutes les filles voilées, il faut continuer à forcer ces portes fermées même si on sait d’avance qu’ils nous rejettront. On ne doit pas baisser les bras, il faut qu’on soit là avec nos foulards et qu’on les oblige à nous repousser. Car pour eux c’est un grand échec qu’on tienne à notre foulard en renonçant à une carrière brillante. On finira par les fatiguer, car ils sont seuls et on a Allah avec nous...
a Najelk
personne ne te demande de te cacher, tu es libre de faire ce que tu veux de ton corps. Les musulmanes ne demandent pas aux autres de le faire. Mais elles, elles l’ont choisi et ça ne vous regarde pas, car il s’agit de LEUR corp et pas du VOTRE. LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ DE CHOISIR CE QU’ON VEUT ÊTRE ET NON PAS ÊTRE CE (conforme aux normes européennes).
Najelk vraiment à côté de la plaque,qui te dit qu’une fille voilée a honte de son corps ou d’être une femme et puis personne ne te demande de te cacher car ce serait une atteinte à ta liberté sauf que vous(toi et tes semblables),vous osez insulter et juger des femmes qui sont libres comme toi et qui leur corps leur apartient et elles ont le droit d’en faire ce qu’elles veullent (fini l’apartheid !!!).
J’ai demandé à un de mes amis, ex-patron d’une Sciences Po, aujourd’hui en retraite, de lire cet article pour connaître sa réaction.
Les questions posées à l’auteur ne l’ont pas vraiment étonné. Il est navré qu’elle ait eu le sentiment qu’elle décrit dans son article, mais, selon lui, les questions posées sont souvent pour ne pas dire toujours des questions d’actualité, délicates, sujettes à interprétation ou débat. Le but étant d’appréhender chez les candidats leur capacité à faire des analyses indépendamment de leur propre sensibilité. C’est un peu l’objectif de ce type d’études. Ce ne sont pas des questions orientées, mais des questions concernant de vastes courants d’opinion contradictoires, donc de beaux sujets politiques.
Formidable message de SOPHIA qui transforme un handicap (la perception du hijab en France) en un atout !
@ELSA. « accuser en permanence la société (comme par exemple dans cet article) et jouer de la théorie du complot, voilà le drame de l’islam de France. » Pouquoi cautioner cette affirmation en ajoutant que vous representez « les français ouverts sur l’islam », vous etiant « mariée avec un musulman », si ce n’est pour masquer la pauvreté de vos arguments ?
De quelle société parlez-vous ? A quel complot vous référez-vous ? En mentionant l’Islam, parlez-vous de la religion ou des Musulmans ? Les Musulmans en France souffrent t-ils plus de délire de persécution que le reste de la population ? Dans la France de 2009 il serait interessant de définir ce qu’ est un « Francais ouvert sur l’Islam. »
Un ami algérien était marié a une Francaise non-musulmane “ouverte sur l’islam”. Leur relation conjugale fonctionait bien jusqu’au moment … ou il a commencé a faire la priere ( salat) et arrêter de boire du vin.
Salam chère Mariamme.
Que Dieu -Exalté Soit-Il- reste toujours proche de ton coeur ma soeur, inchAllah.
Ne soyez pas étonnes que les gens de vous critiques de toutes parts : vous marchez sur des sentiers qui n’ont presque pas été battues.
Vous trouverez les prosélytes laicards et athées comme toutes sortes de Musulmans pour vous dire que vous avez tort.
Soit votre Islam est trop islamique, soit il est insuffisant, soit il n’est pas le bon.
Et vous vous ferez aussi dire que vous vous plaignez pour rien, que vous faites la victime ou que sinon, vous méritez le traitement qu’on vous donne.
Dans tous les cas, vous ne méritez pas qu’on vous traite normalement.
La "Droite", mesdames et messieurs, en tant que concept politique, a pour origines les défenseurs de la Monarchie.
Défense de la monarchie, de l’ordre établi et donc des privilèges.
C’est ça que veulent conserver les conservateurs
Ce concept, d’origines française, est aujourd’hui applicable -à différent degré et dans des modalités variées- partout dans le monde.
Si l’Islam a quelque chose a conservé c’est certainement pas les privilèges et les inégalités, héréditaires ou structurelles.
En associant l’Islam à la Gauche vous touchez quelque chose d’essentiel, Mariamme.
L’Islam n’égal pas la Gauche et la gauche veut dire bien des choses pour bien des personnes et moi-même ne me situe pas dans une logique de l’attaque frontale contre toutes les institutions ou croyances du passé ou du présent.
Néanmoins, réduire l’Islam au culte et l’utiliser pour justifier les inégalités et les privilèges est contraire à l’Islam.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant.
sally chapeau bas.
après les épreuves la récompense c aussi simple que ca.tenez bon ne lachez rien.
ceci est un viol des liberté un viol psychologique.
mais les prophètes ont subis pire que ca et d’autres parmi nos soeurs et freres meurt aujourd’hui pour leurs croyances
et pourtant ils ne lachent rien.
que dirons nous face à eux qd ils seront temoins contre nous et que eux n’ont pas craqué ni travesti et vendu leur religion pour quelques bien d’ici bas.à méditer.....
sachez qu’il y a 3 sortes d’épreuves
1-comme punition de notre desobéissance
2-pour expier les peche et etre élevé en degré
3-pour atteindre un niveau que mm si on oeuvrait toute notre vie à faire le bien on ne pourrait l’atteindre.
ne craquez pas et ne vendez pas votre religion à vil prix.
si l’intégration consiste a entré dans le moule ou sont donc les valeurs qu’il prêche (liberté égalitée fraternité) ?
salut et paix a vous,je pense a mon avis que la solution au problème concernant le hijeb ou tout autres pratiques religieuses serai de sensibilisé les gouvernements musulmans sur l’humiliation et la frustration que nous vivons afin qu’ils mettent en place les moyens nécessaire pour l’aide au retour
tous le monde y trouvera son compte ,nous dans notre pratiques religieuse,les pays arabes pour ce que nous pouvons apporter sur le plan du développement technique et pratique
et enfin, assouvir le désir de certaine personne a la vision réduite (les islamophobe)
Salam Tesnim, tant de sollicitude dans vos propos : "’les gouvernements musulmans mettent en place les moyens nécessaire pour l’aide au retour tous le monde y trouvera son compte"...
...Sauf moi et la très grande majorité des musulmans de France !
Un retour suppose au préalable un départ de "là-bas", ce qui n’est ni mon cas, ni celui de 80% des musulmans. Soit que l’on soit d’ici depuis plusieurs générations, soit qu’ils soient nés dans ce pays. Auxquels cas la "hijra" ne fait pas partie de notre vocabulaire !
Mais de grâce, "messieurs de là-bas", ce n’est pas parce que nous partageons la même foi, que nous avons la même nationalité.
Un poisson d’eau douce dans une eau salée...
En outre, et quand bien même des personnes "venant" de pays majoritairement musulmans vous lisaient, j’aimerais que vous soyez un peu plus attentif au sens de votre présence en France et plus largement en Europe (en réalité notre présence dans ce monde même) : "wama khalaqnakum oummatan wassata litakunu shuhada a’alanass..."(Et Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu, afin que vous (en) soyez les témoins devant les hommes). [Désolé de ne pas mentionner les références, je ne les ai pas sous la main]
Maintenant, si pour vous la persécution a atteint son paroxysme avec la question du hijab au point d’évoquer un hypothétique retour, comment appréhender les persécutions vécues par nos prédécesseurs ou d’autres musulmans contemporains ? Que fait-on de l’entrave à la liberté de culte , de pensée, d’association... dans les pays évoqués ?
La verité, c’est que tout ce passe(ra) ici, pour le meilleur comme pour le pire.
Se battre au nom du Droit pour nos droits, au nom de notre dignité.
Pour nous, pour notre descendance.
Pour la mémoire.
Incha Arrahman.
Fraternellement
marime tient bon dieu t’aide mieux que n’impoorte qui bon courage
Pensez aux femmes qui vivent dans les pays musulmans et qui voudraient bien ne pas se voiler...
Najelk,donc pour toi je dois rennoncer à mes convictions et ma liberté pour soutenir les femmes qui ne veulent pas se voiler dans les pays musulmans c’est vraiment tordu et deplacé !!!
@tesnim "la solution au problème concernant le hijeb.....afin qu’ils mettent en place les moyens nécessaire pour l’aide au retour".
Tesnim , ton discours est trés choquant et on devine aisemment ou tu veux en venir !.
Définition de la laicité:Au sens contemporain, elle est le principe d’unité qui rassemble les hommes d’opinions, religions ou de convictions diverses en une même communauté.
Je dirais plutot que la France ne respecte pas du tout la laicité surtout quand il s’agit de l’islam .En quoi cela vous derrange la vue d’une fille voilée.Une personne majeure , vaccinée et qui fait le choix du port du voile ne nuit à personne sauf à ceux qui ont des préjuges sur les musulmans.
Non, tu ne renonces pas à tes convictions mais tu renonces à ta liberté.
Et tu ne rends pas service à celles qui voudraient faire l’inverse.
Je suis musulman partisan de l’islam des lumières mais la je désaprouve complétement le port du foulard à l’université, le port de la burka, tchador et niqab qui ont largement contribué à l’islamophobie. Il y a 5ans encore le port du foulard était quasi inexistant dans les facs, et les filles n’étaient pas moins musulmanes que maintenant. Le problème est qu’une poignée d’obscurantisme s’est approprié l’Islam. Ils n’arrivent pas a faire un pas devant l’autre sans se demander si c’est Hallal ou Haram. Petit à petit la communauté musulmane s’isole, on ne boit pas on ne mange pas et bientot on ne s’habille pas comme les autochtones, il ne faut pas s’étonner qu’on nous regarde comme une 5ème colonne. Quand au port du foulard il ne me parait pas obligatoire en dehors des prières. Le voile fait du tord en particulier aux hommes musulmans soupçonnés à juste titre ou non de contraindre leurs femmes, leurs soeurs à le porter. A l’heure ou les chinois et les indiens envoient des hommes dans l’espace, nous musulmans nous les regardons et nous nous demandons si on doit porter ou non le foulard....desesperant...Qu’ALLAH nous aide...
A Najelk, crois tu que toi tu rends service à celles qui veulent disposer librement de leur corps, non certes non, d’ailleurs tu n’as rien compris au principe de liberté, qui consiste à choisir l’un ou l’autre, mais pour toi, c’est à sens unique et ça ce n’est pas la liberté mais la tyrannie !!!
Assia, je reprendrais bien tes arguments pour arriver au résultat radicalement inverse !
A Najelk : inverse de quoi !?à court d’arguments, vous transposez vos positions sur les autres.Pour ma part chacune a le droit de choisir entre porter ou non le voile, ce qui n’est pas votre cas, d’où l’expression "tyrannie", d’ailleurs bien justifiée !
@MEDI. Effectivement, les Musulmans de France « s’isolent » d’avantage, non seulement ils ne boivent pas ; ne mangent pas comme les « autochtones » ; se font remarquer par leur tenu vestimentaire ; mais ils osent prier 5 fois par jour ; et vont passer des vacances...a la Mecque !, « desesperant...Qu’ALLAH nous aide... »
Assia, le principe de liberté signifie que l’on dispose de son corps librement.
Combien de mariages "arrangés" pour plaire à la famille et à la tradition ?
Parle-t-on du principe de liberté dans bon nombre de pays que tu connais certainement ? La notion même est-elle connue ?
Nous sommes là, à parler de liberté dans une région du monde où il est possible de le faire. Et ailleurs ?
Si tu veux cacher ton corps, fais-le. Chacun peut s’enfermer s’il le désire et c’est son droit le plus strict, à condition que la liberté des autres soit garantie. Mais que dans les pays musulmans règne aussi la même liberté qu’ici.
Décidemment Najelk vous confondez et mélangez tous.Nous parlons de liberté de s’habiller comme bon nous semble( avec ou sans voile, cela relève également de la liberté à disposer de son corps au cas ou vous ne le sauriez pas)et vous deviez, les arguments vous faisant défauts, vers...les mariages arrangés !Quelle tour de passe-passe !Complétement hors sujet, vous sautez du coq à l’âne et comme si nous approuvions cela, vive les préjugés et les clichés !Vous dîtes chacun est libre de "s’enfermer" à condition que cette même liberté soit garantie ailleurs.Doit-je comprendre que notre liberté à tous dépend de ce qui se passe à l’étranger ?Sommes nous comptables des actes de ces régimes ?Décidemment, et une fois n’est pas coutume, vous et vos semblables, nous servez toujours cette rengaine(sur ce site même), lorsque les discriminations et les disfonctionnements de notre pays sont soulevés :"regardez ailleurs c’est pire", pour mieux occulter ce qui se passe chez nous !
p.s:dorénavant tachez plutôt d’apporter une analyse concréte et objective au lieu de vous lancez dans des considérations puérils et peu convaincantes !
@Medi,merci pour l’information,je ne savais pas qu’il existait un islam de lumiére et un autre d’obscurité !!
tu te prends pour qui et tu te bases sur quoi en disant que le foulard n’est pas une obligation en dehors des priéres(verset,hadith) ?,ce qui est drole c’est quand rencontre même des femmes juives avec un petit voile sur la tête mais jamais personne n’ose les critiquer tu sais pouquoi ?car eux ils ne se dechirent pas entre eux comme c’est le cas dans notre oumma.et je ne crois pas que c’est le voile d’une musulmane qui peut nuire à ton image mais tout simplement car tu es musulman même si tu es partisan de l’islam de lumiere comme tu le dis.
@medi : Fadela on t’a reconnu sors de ce corps ! Non mais c’est vrai nous autres barbus et foularisées sommes du côté obscur...même darkvador porte le Qamis !
"Quand au port du foulard il ne me parait pas obligatoire en dehors des prières."...ou quand certains croit que leur vision doit s’imposer aux autres et s’improvise ’alim...
J’ai pas bien saisi le rapport entre fusée et foulard...ah oui ! l’étoile noire (obscurantisme) faut aller la combattre ! C’est ça ?
Enfin, je ne vois pas pourquoi vous vous demandez si on doit porter le foulard ou non...étrange pour un homme ! Je crois que pour vous il serait mieux de vous demander qui vraiment combattre au lieu de vous en prendre à des femmes qui ne vous ont rien demandé. Elles sont françaises (pour la plupart) et parfaitement au courant de leurs droits donc laisser cette question aux soeurs qui n’ont pas besoin de vos sempiternelles interventions sur la question du foulard. Vous êtes le comble de la misogynie, elles ont un cerveau !!
Pour ceux qui nous parle des pays étrangers : je suis FRANCAIS et je ne comprends pas de quoi vous parlez !! je ne comprend pas non plus pourquoi vous critiquez ces pays là si c’est pour en imiter le fonctionnement.
Assia, je renonce à vous convaincre. Dans nos têtes, nous vivons dans deux mondes différents très éloignés l’un de l’autre. Même si nous nous côtoyons dans le même pays.
Au-revoir. Ne passez pas votre vie avec une prison sur la tête.
Idem je pense qu’en effet on vit dans deux mondes distincts, je regrette que ce site et ce qui nous sert d’autorité religieuse ne soient pas plus clair contre le port de la burqa du tchador et du nikab qui stigmatise l’ensemble de la communauté musulmane. Idem avec le port du voile à l’université, il crée un tord irreversible, en particulier aux francais d’origine maghrebine de france. c’est aux musulmans de s’adapter à l’environnement dans lequels ils vivent, votre argument selon lequel le fait de la porter ces tenues relevent du libre choix a des conséquences sur l’ensemble de toute la communauté, vous vous tirez une balle dans le pied et nous avec, et je parle pas de vos enfants. Si vous voulez vivre au 7ème siécle, soyez cohérent ne vous contentez pas des tenues, allez dans un bout de desert et arretez les portables, voitures et même internet ;)
A Najelk
Je ne vis avec aucune prison sur la tête( là encore bonjour les préjugés et les clichés !)Je vous remeercie tout de même.
Par contre vous, c’est dans votre tête qu’est la prison, ce qui est encore pire !Pauvre de vous !
Ce qui est certain, c’est que les esprits colonisés sont les premiers responsables de la montée de l’islamophobie, ces personnes là pensent qu’en se suicidant culturellement et en sacrifiant leurs valeurs tout en s’inclinant devant les diktats les plus discriminants, se verront reconnaitre par leurs maîtres.Ne leur parlez surtout pas de loi ou de Droit, il ne savent même que ça existent !Il confondent minorité culturelle ou religieuse avec citoyenneté.
Je me souviens avoir lu qu’en Algérie, assez récemment, des personnes convertis au protestantisme avaient écopé de 4 ans de prison parce que des flics avaient trouvé des bibles sur eux ....
je sais ce que vous allez me répondre " oui mais nous sommes en France.....etc".
Mais tu vois , c est ça le fond du problème : tant qu’il n y aura pas de liberté de culte dans les pays musulmans dans lesquels, souvent, les lois découlent du Coran, les non musulmans occidentaux n accepteront pas le "kit" des musulman(e)s sur leur sol. c est pour ça qu ils te conseillent d aller vivre en Iran
la burqa, le niqab et le tchador n’ont jamais fait partie de ma culture, c’est ton esprit qui a été colonisé par l’Iran et la doctrine rétrograde wahabiste. Je rêve d’une société musulmane mixte où l’on enverrait aux jeux olympiques par exemple des femmes et des volleyeuses non voilées et qui nous ramaneraient des medailles. Les pays musulmans sont absents dans tous les domaines : sport, économie, recherche, mode...et ça en devient frustrant on est loin de l’esprit d’Averroes, Al Khwarzimi etc... Quant au racisme il a toujours existé, lorsque les italiens, espagnols, portugais polonais ou chinois sont arrivés en france ils ont été très mal accueillis et regardez le resultat a présent ! nous regardons toutes les communautés progresser et passer devant nous, vous nous rendrez un grand service si vous alliez vivre en Iran ou en Arabie saoudite.
Mais tu vois , c est ça le fond du problème : tant qu’il n y aura pas de liberté de culte dans les pays musulmans dans lesquels, souvent, les lois découlent du Coran, les non musulmans occidentaux n accepteront pas le "kit" des musulman(e)s sur leur sol. c est pour ça qu ils te conseillent d aller vivre en Iran
Quelle analyse ! Le mot n’est pas "conseillent" mais plutôt, "gueulent." Je dirais que ce sont des connards intolérants, mais je ne veux pas être méchant.
La justice est la même partout ; et elle ne souffre pas d’exception.
D’ailleurs, votre justification est pathétique. Les Musulmans ne sont pas tous collectivement et individuellement responsables de tout ce qui peut se faire, partout, en leur nom, ou dès que quelqu’un utilise le Coran pour justifier quelque chose, quoi que ça puisse être.
La liberté de culte n’est pas un privilège que l’on accorde, sous condition. C’est un droit naturel inaliénable.