Mercredi 23 mai 2012
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Mariage mixte : Que dit vraiment le Coran ? (2/2)

Entretien coranique avec le Dr Al Ajamî

Mon propos est précis : aucune parole humaine, fut-elle celle de l’ijmâ’a -en réalité expression la plus anonyme qu’il soit- ne peut se substituer à la "Parole de Dieu" et ou de Son Prophète. Le Droit musulman n’a de valeur canonique que lorsqu’il se fonde explicitement sur ces deux références. Au-delà il est spéculation contingente que l’on peut accepter, refuser, critiquer. Lorsque ce "Droit" s’oppose au Coran ou à la Sunna on ne peut que le rejeter.

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"Ne méditent-ils pas le Coran ! Ont-ils le cœur verrouillé !" S4.V82.

Pour résumer l’entretien précédent, nous dirons qu’à la lecture argumentée du Coran que vous nous avez proposée, il apparaît clairement que l’on ne peut, au nom du Coran, interdire le mariage d’une musulmane avec un juif ou un chrétien. Mais qu’en ont dit les commentateurs classiques ?

Concernant les trois versets de référence que nous avons étudiés, les commentaires sont remarquablement uniformes sur le fond, ce qui nous permettra de ne présenter qu’un résumé des faits les plus saillants.

Pour S2.V221 : "Ne prenez pas pour épouses les polythéistes à moins qu’elles ne deviennent croyantes. Une esclave croyante est préférable à une polythéiste, quand bien même vous émerveillerait-elle. Ne prenez pas pour époux des polythéistes à moins qu’ils ne deviennent croyants. Un esclave croyant est préférable à un polythéiste, quand bien même vous émerveillerait-il. Ils vous appellent au Feu alors que Dieu, par Sa permission, vous invite au Paradis et au Pardon. A cette fin, Il expose clairement Ses versets aux gens afin qu’ils se les remémorent."

At-Tabarî, par exemple, après avoir cité des divergences sur la définition du terme "femmes polythéistes" (ex : s’agissait-il d’y inclure les chrétiennes et les juives, nous avions précédemment évoqué cela) conclut que la Communauté est unanime à considérer licite pour un musulman le mariage avec une juive ou une chrétienne. Ibn Kathîr cinq siècles plus tard établit la même constatation. Mais, étant lui-même châfi’ite, et pour étayer la pensée très restrictive en la matière de cette école juridique, il fournit à l’appui plusieurs hadîths "daïf" dont l’objectif manifeste est de déconseiller le mariage des musulmans avec des Dames des Gens du Livre.

Notons qu’il ne tire pas ses arguments de l’analyse du Coran mais de propos de circonstances. De fait, et plus avant, il rapporte un propos attribué à Umar ibn Al Khattâb : " المسلم يتزوج النصرانية ولا يتزوج النصراني المسلمة" c’est-à-dire : "Le musulman peut épouser les chrétiennes mais le chrétien ne peut épouser une musulmane". Le procédé est assez fréquent : lorsqu’on veut obtenir un raidissement ou une restriction juridique, on invoque l’ombre tutélaire du grand Umar ibn al Khattâb.

Ce propos est bien évidemment sans aucun fondement du point de vue des critères des sciences du Hadîth, mais il indique clairement, qu’à cette époque, ce concept juridique était parfaitement inscrit dans la pensée exégétique et dans la société.

Pour S60.V10 : « Ô croyants, lorsque des croyantes ayant émigré vous rejoignent, examinez leur situation. Seul Dieu connaît réellement leur foi, mais si vous les jugez croyantes ne les renvoyez pas vers les dénégateurs (kuffâr). Elles ne leur sont plus licites et réciproquement. Dans ce cas rendez leur ce qu’ils avaient dépensé (en guise de dot). Nul grief à ce que vous les épousiez après les avoir à nouveau dotées. De plus, ne retenez pas par les liens du mariage les dénégatrices (kawâfir). Demandez alors ce que vous leur aviez donné comme dot, tout comme ils réclament ce qu’ils avaient dépensé. Tel est l’arbitrage décidé par Dieu s’appliquant entre vous, car Dieu est Savant et Sage. »

Nous avions signalé l’existence d’une circonstance de révélation permettant d’identifier les dénégateurs aux polythéistes Mecquois. Az-Zamakhcharî par exemple identifie clairement les dénégateurs (kuffâr) et les dénégatrices (kawâfir) aux polythéistes. S’en suit une liste d’épouses polythéistes que les musulmans répudièrent à l’occasion de la révélation de ce verset, lesquelles informations sont rapportées par des historiens tel Ath-Th’alabî et Al Baghawî sans aucune chaîne de transmission (isnâd).

Quelques siècles plus tard, Ar-Razî reprend lui aussi les circonstances historiques en synthétisant les gloses antérieures et en citant nombre de sources infondées. Cette prolifération de récits pseudo historiques est assez représentative des commentaires traditionnels. La corrélation de sens en ce verset est forte, il y est interdit sans conteste le mariage des musulmans et des musulmanes avec des polythéistes. De fait, il n’offre quasiment aucune possibilité d’interprétation autre.

Pour S5.V5 : « A ce jour vous est permis ce qui est excellent. La nourriture des Gens du Livre vous est permise tout comme la votre pour eux. De même les Dames respectables d’entre les croyantes et les dames respectables d’entre ceux qui reçurent le Livre avant vous, à condition que vous leur remettiez leur dot. Cela en hommes respectables, sans débauche ni libertinage. Quiconque dénie la foi détruit ses œuvres et sera dans l’au-delà du nombre des perdants. »

Il s’agit en quelque sorte d’un verset bilan et, de fait, les "classiques" y ont repris les discussions des deux versets précédents, lesquelles n’ont que peu de rapport avec le sujet principal de notre étude. On note donc d’abondantes digressions quant à la léïcité des viandes. La définition des "Dames vertueuses : sont-elles de condition libre ou esclaves ? Est-ce la chasteté qui les définit  ? Une dévergondée repentie entre-t-elle en cette catégorie ? De même pour les "hommes respectables. Qui sont les Gens du Livre.

Sur ce dernier point un des derniers "classique" le contemporain Ibn ’Achur apporte une précision novatrice. Il définit les Gens du Livre au sens le plus large qu’il soit. Pour lui peu importe qu’il s’agisse de ceux qui suivirent la prédication de Moïse ou de Jésus en leurs temps ou postérieurement à leurs prédications.

Il rappelle que des arabes se judaïsèrent et que de nombreuses tribus adoptèrent le christianisme et furent de toujours considérés juifs ou chrétiens. Mais il rapporte également, sans le commenter, le témoignage de Ach-Châfi’î qui émet un jugement bien différent  : "Les Gens du Livre sont ceux qui vécurent avant l’avènement de l’Islam. Ceux qui professent ces religions, judaïsme et christianisme en autres, après la prédication de Muhammad, il ne sera agrée d’eux que l’Islam. On n’acceptera pas d’eux l’impôt de capitation, la jizyya, ils ne pourront être "protégés "dhimmî", ils sont tels des polythéistes." Ce point de vue, nous l’avons débattu, outrepasse la totalité des références coraniques.

At-Tabarî émet un autre type de réserve, il considère qu’un musulman peut épouser une juive ou une chrétienne à condition qu’il soit sûr que ses enfants pourront être de religion musulmane. Ce verset, pas plus que les deux autres, ne mentionne cette condition, mais on la perçoit comme religieusement et socialement cohérente.

Par là même, At-Tabarî indique qu’il est préférable d’épouser ces femmes parmi les "dhimmî". En effet, si ce couple vit dans un environnement majoritairement musulman (les gens du Livre y sont alors dhimmî) il est aisé d’imaginer que leurs descendants seront musulmans. A l’inverse, s’il vit dans un milieu essentiellement judéo-chrétien (il n’y a donc plus de statut de dhimmî) cette possibilité est réduite. On comprend dès lors la portée de cette remarque à notre époque.

Au total : Dans leur ensemble les commentateurs sont restés fidèles au sens obvie, apparent, du Coran. Ils n’ont pas détecté en ces textes d’éléments en faveur d’une interdiction coranique du mariage des musulmanes avec les Gens du Livre. Conclusion logique au demeurant, ces versets n’offrant aucune possibilité d’interprétation rationnelle, objective et construite, qui permettrait d’aboutir à une telle affirmation.

Exception notable, nous l’avons cité, Ibn Kathîr fait état de cette interdiction faite aux musulmanes sans pouvoir naturellement s’appuyer sur le Coran mais sur un récit sans fondement aucun, malheureusement attribué au calife Umar. Toutefois, nous constaterons que cette intervention juridique impromptue alieu uniquement en S2.V221. Ce verset est effectivement celui où est inscrit formellement pour les hommes comme pour les femmes l’égalité et la réciprocité de principe pour ce type de mariage, droits et limitations. On comprend dès lors le choix ayant présidé à cette tentative de détournement de sens.

Les commentateurs ne fournissent donc aucun matériau en faveur de la thèse juridique. Par contre, on perçoit nettement une volonté partagée de limiter, si ce n’est de réglementer, l’union des musulmans avec des non musulmanes. Ceci étant, la symétrique n’est jamais envisagée ni mentionnée. Il existe de facto un consensus juridique non-dit, justifiant qu’il n’ait pas été recherché d’indications textuelles indiquant que ce type de mariage est tout aussi permis aux musulmanes.

Nous vous concédons donc que de par le Coran, qu’il s’agisse de votre analyse ou des commentaires traditionnels, votre position reste parfaitement cohérente et argumentée. Mais, de ce qui précède, ne pressent-on pas que l’interdiction faite aux musulmanes de se marier avec des non musulmans découle de la Sunna ?

Effectivement, selon la méthodologie que nous suivons, après avoir analysé les versets coraniques et consulté les commentateurs, on se doit d’interroger les propos ou la pratique du Prophète SBSL en la matière. Ce chapitre sera bref : il n’existe aucun hadîth authentifié attestant que l’Envoyé de Dieu ait précisé ou spécifié ces références coraniques.

Ajoutons tout de même, qu’ont été conservées traces du fait que certains Compagnons répudièrent sine die leurs épouses polythéistes conformément à S60.V10. D’autre part, des sources plus imprécises indiquent qu’ils épousèrent des Dames parmi les Gens du Livre. Rien de plus, aucun récit ne fait mention de musulmanes ayant épousé des juifs ou des chrétiens.

On peut en conclure que ce cas ne se produisit pas, ce qui en soi n’a rien d’étonnant quand on sait le statut des femmes musulmanes en ces temps là ; autonomie et indépendance n’étaient réellement pas de mise, et ce type "d’échanges matrimoniaux interreligieux" se faisaient la plupart du temps à titre de butin de guerre ! Autre hypothèse, si le cas se produisit, il faudrait alors envisager qu’elles puissent avoir été sélectivement non transmises.

Ce silence est révélateur, la question ne fut jamais envisagée du temps du Prophète SBSL. De plus, faut-il le rappeler, une interdiction ne peut procéder d’une absence de formulation ! Cette non-possibilité s’inscrit tout simplement dans le droit fil d’une réalité sociologique jamais démentie, bien au contraire, au point que l’on n’eut quasiment pas recours à la forgerie de "propos" de circonstances, ce que d’aucun qualifie de hadiths daïfs ou d’apocryphes. En la circonstance, le consensus implicite fut pleinement efficace.

Donc la Sunna ne se prononce pas sur la question.

Exactement, et j’ajouterais qu’a priori, ce qui n’est pas interdit par le Coran ou la Sunna est par essence licite ou permis.

Vous l’aviez stipulé en introduction, le Droit musulman, le fiqh, est quant à lui sans ambiguïté et énonce clairement qu’une musulmane ne peut épouser un non musulman, fut-il juif ou chrétien. Qu’en est-il donc exactement ?

C’est un fait indéniable, comme l’est axiomatiquement la validation tacite de ce que l’on considère comme étant la troisième référence du système de pensée spécifiquement islamique, le fiqh. Nous prendrons à titre d’exemple un auteur contemporain le Dr Al Qardâwî. Ses positions, en la matière, tout comme son argumentaire sont parfaitement représentatifs de ceux des juristes antérieurs, et c’est à ce seul titre que nous le citerons[i]. On relève en sa présentation quatre axes de démonstration :

1- Il postule en premier lieu qu’il est interdit à une musulmane d’épouser un non musulman que celui-ci soit polythéiste, juif ou chrétien.

2- Il affirme que cette interdiction résulte de la lecture des versets S60.V10 et S2.V221.

3- Il conclut que tel est le point de vue de l’unanimité des ulémas, al ijmâ’a.

4- Il étaye ses déclarations par une série d’arguments d’ordre sociologique.

1- Classiquement en "islam", on inverse la logique de démonstration, la conclusion figurant en prémisse ! Qu’en rhétorique cela se puisse admettre, passe, mais en Droit !

2- Nous avons suffisamment détaillé le sens des dits versets, tout comme rappelé les commentaires classiques, pour n’être ici qu’interloqué !

A quel sens est-il fait référence, mystère ? D’autant plus qu’à titre de justification de cette "interprétation" il assène que cette "vérité coranique" provient du fait que l’homme à autorité sur sa femme ! De plus, nous constatons qu’il est fait systématiquement l’impasse sur le troisième verset des trois, S5.V5, ce dernier contenant comme nous l’avons montré des indications quant à la possibilité de tels mariages pour les musulmanes. A ce stade on ne peut même plus considérer qu’il s’agisse là d’un biais méthodologique. Confirmation d’un aphorisme connu ; le texte coranique n’est plus ici que prétexte.

3- Au demeurant, peu importe la méthode, semble-t-il confirmer, puisque l’unanimité, l’ijmâ’a des savants[ii], confirme ce point de vue. Je suppose en premier lieu qu’il faille exclure de la catégorie des doctes la totalité des d’interprètes du Coran, ces derniers n’ayant jamais produit de tels commentaires. Corollairement, il ne peut donc s’agir que des jurisconsultes, exclusivement. Nous avons ici un parfait exemple de l’utilité d’un concept tel que l’ijmâ’a : que vous ne disposiez d’aucun argument coranique, d’aucune indication de par la Sunna peu importe, l’unanimité fait Loi !

4- Signalons au préalable que notre auteur ne retient aucun propos censé avoir été prononcé par le Prophète SBSL ou ses Compagnons. Ce faisant il infirme indirectement, et avec raison, les dires de Ibn Kathîr que nous avions ci dessus rapportés. Il préfère argumenter selon une ligne de conceptions classiques d’ordre "théologico-sociologique", dont l’origine même semble se perdre dans la nuit des temps. On relèvera les trois points suivants :

-Le "consensus" ou présentement un de ses synonymes, "l’islam", admet que l’homme est le maître de la maison et a autorité sur sa femme. Par conséquent il peut épouser une juive et une chrétienne et imposer sa propre religion à ces enfants. En ce cas la femme est cantonnée au seul rôle de génitrice, elle n’est censée ne transmettre aucune culture, aucune éducation.

-Ce même "consensus" nous apprend que dans la religion chrétienne ou juive il n’est pas octroyé à la femme de religion différente de liberté de conscience ou de religion, le mari imposerait donc à la musulmane sa propre religion. Il semble que l’on ait là retourné l’argument précédemment évoqué. Ce qui est mauvais pour l’autre serait donc bon pour nous.

-Il nous explique aussi que les juifs ou les chrétiens n’ayant aucun respect pour leur propre religion, ils ne sauraient respecter celle de leurs épouses musulmanes ! De même, il est affirmé que le non musulman ayant naturellement lui aussi autorité sur sa femme musulmane il ne saurait respecter l’Islam, double fausse symétrie fallacieuse.

Vous semblez ne pas reconnaître la validité de l’ijmâ’a. Est-ce en ce cas précis ou de manière générale  ?

Que l’on allègue que l’ijmâ’a soit le troisième pilier des ’usul al fiqh, fondement du Droit, j’en conviens, on ne saurait douter de son application redondante ni de sa simplicité d’emploi. Que l’on soutienne que cet ijmâ’a soit d’origine coranique ou s’appuie sur trois hadîths prétendument authentifiés du Prophète SBBSL j’aurais, plaise à Dieu, l’occasion de démonter qu’il n’en est rien[iii].

Q’un ijmâ’a puisse s’opposer au Coran et la Sunna est en soi une aberration. Présentement, je rappellerais que, puisque selon le fondement même de l’ijmâ’a, la Communauté du Prophète ne pourrait être unanime sur une erreur, il serait donc impossible qu’un tel ijmâ’a se produise en opposition avec un énoncé coranique, sauf à qualifier le Coran d’erreur !!!

Le seul ijmâ’a rationnellement loisible de retenir, serait l’unanimité quant à l’unanimité…sauf que ceci n’a jamais existé, ni en théorie ni dans les faits. Il conviendrait donc de parler plus justement de consensus des docteurs de la Loi, les jurisconsultes. Mais il faudrait alors accepter que ces derniers soient les seuls membres de la Communauté du Prophète.

Nonobstant ces remarques, qui n’ont pour elles que d’être logiques, nous conviendrons qu’en le cas que nous débattons, nous sommes effectivement en face d’un tel consensus.

Les arguments évoqués sont donc consensuels, pourquoi les rejeter ?

Ces concepts patriarcaux millénaires sont censés être représentatifs de la réalité sociologique actuelle. Il est permis d’en douter, le monde présent parait ne plus être régi par les mêmes règles, et une part de l’humanité peut concevoir et vivre le couple selon des conceptions de l’harmonie différentes de celles transmises par certains types de sociétés traditionnelles.

L’immuabilité face au temps risque bien de laisser les voyageurs d’un autre âge sur les quais de l’Histoire, sauf à ignorer et refouler la réalité pour avoir l’impression d’être en phase avec son temps ; il en est bien qui prétendent soigner de nos jours par un arsenal thérapeutique abandonné depuis des siècles. Ce que l’on nomme "l’islam", nous avons discuté de l’imprécision de ce terme en introduction de notre sujet, est pour le moins en ce cas précis souffrant d’un profond décalage d’avec notre temps ; état de fait dont on ne peut taxer ni le Coran ni la Sunna, c’est-à-dire l’Islam avec un I majuscule.

Nous ne discuterons guère plus du bien fondé des raisons invoquées, elles sont pas cultuelles mais culturelles, chacun étant libre des ses opinions. Que l’on souhaite s’interdire ce type de mariage, voire l’interdire, ne pose pas en soi de problème. Les hommes ont toujours inévitablement et fondamentalement bénéficié de la latitude nécessaire à la gestion de leurs affaires d’ici bas. Cependant, il faut encore le répéter car là est l’essentiel, qu’on le fasse au non de "l’Islam ", ou plus explicitement encore au nom du Coran, est le cas présent inacceptable. L’ijmâ’a vaudrait-il chez nous l’infaillibilité de l’imam ?

On est en droit de se le demander. Notons que cette tendance légaliste et contraignante naît d’un autre discours : "l’islam" légiférerait et réglementerait sans exception tous les aspects de la vie du croyant et, conséquemment, les juristes seraient dans l’obligation "au nom de l’islam" d’intervenir en de nombreux points qui logiquement et visiblement n’ont jamais fait partie du Révélé ou de la Sunna authentique.

En conclusion : aucun des arguments traditionnels du fiqh ne sont habilités, en principe et en substance, à interdire ce que ni le Coran ni la Sunna n’ont interdit. Présentement, l’interdiction de mariage "exogamique" faite aux musulmanes est de force probante faible, et la validité des thèses soutenues ne dépend que d’une acceptation facile et tacite.

Devons-nous comprendre que le fiqh, le Droit musulman, ne correspond ni à une réalité ni à la réalité ?

Pas du tout. Le Droit musulman a sa raison d’être et en bien des domaines il est aussi indispensable que pertinent. Mon propos est précis : aucune parole humaine, fut-elle celle de l’ijmâ’a -en réalité expression la plus anonyme qu’il soit- ne peut se substituer à la "Parole de Dieu" et ou de Son Prophète. Le Droit musulman n’a de valeur canonique que lorsqu’il se fonde explicitement sur ces deux références. Au-delà il est spéculation contingente que l’on peut accepter, refuser, critiquer. Lorsque ce "Droit" s’oppose au Coran ou à la Sunna on ne peut que le rejeter.

Je ne plaide absolument pas pour une conception "Paulinienne" de la Loi ; Jésus a dit : " Je ne suis point venu abolir la Loi mais l’accomplir". En nos propres rangs, nombre d’intellectuels, de philosophes, de sociologues, de laïcisants, de "mysticisants" et d’autres encore, pensent et écrivent qu’accomplir la Loi c’est la dépasser[iv]. Accomplir la Loi c’est en parfaire l’esprit et la lettre, l’un pour l’autre et l’un par l’autre. Transcender la lettre c’est la dépasser mais sans jamais l’effacer, c’est retrouver l’amour, cœur de l’obéissance.

A cette fin, il convient d’une part de déterminer avec précision le domaine de la Loi et d’autre part d’en examiner les termes avec minutie. Il faut au plus juste en dégager les sens voulus par l’Unique Législateur, littéralité donc et non pas littéralisme. Quant à outrepasser le Texte, le Coran, ce serait, tout comme St Paul, substituer sa parole à celle de Dieu.

Il faudrait donc rechercher un équilibre en la lettre et la loi.

Pas vraiment non plus. Mon allégorie évangélique n’est pas fortuite. Elle indique que les musulmans en tant que communauté humaine ont manifesté des carences identiques à celles de leurs prédécesseurs. Pour discerner la problématique, il faut tout d’abord cesser de voir la paille dans l’œil de l’autre, si je puis encore me permettre de citer Jésus. Notre rigorisme, fortement mâtiné de juridisme judaïque peut nous mener à la négation textuelle, caractéristique du laxisme chrétien. Communauté du milieu indique ici non pas un point d’équilibre mais de déséquilibre. Paradoxe attendu ; qu’à vouloir trop légiférer on s’éloigne de la "Parole de Dieu". L’équilibre est en un autre lieu, une autre approche, entre lettre et esprit, entre l’esprit de la Lettre et la lettre de l’Esprit.

Après ce large panoramique il convient donc d’en revenir au Coran. Quelles sont vos conclusions ?

En résumé, rappelons les points essentiels suivants :

1-Le Coran interdit le mariage des musulmans et des musulmanes avec les polythéistes au sens strict du terme.

2- Il autorise le mariage des musulmans avec les Dames des Gens du Livre au sens large du terme.

3- Il ne spécifie pas que ce type de mariage soit interdit aux musulmanes.

4- La Sunna authentifiée n’apporte aucune modification à ces énoncés.

5- Le Droit musulman interdit le mariage d’une musulmane avec un non musulman en ne pouvant que se référer à un consensus de nature historique et sociologique.

Ceci étant, il convient d’aller plus avant. Au cours de l’exégèse que nous avons donnée des trois versets clef, nous avions souligné en l’analyse du texte les points suivants. Nous les reprenons mot à mot.

6-L’objectif premier du mariage est la communion dans la foi et non la jouissance physique ou matérielle.

7-Le mariage entre musulmans est un choix favorable à cet épanouissement, choix ne signifiant pas garantie.

8- Il y a égalité entre les hommes et les femmes quant à leurs responsabilités de croyants.

9- Les uns comme les autres sont invités à s’engager à sauvegarder leur religion.

10- Ce qui est interdit aux musulmans l’est aux musulmanes.

11- La définition stricto sensu du polythéisme est le dénie de l’unicité de Dieu, les faux dieux ne sont que matérialisation et matérialisme.

12- Il est indiqué que l’individualisation de la Umma passe, entre autres, par une séparation dogmatique et théologique tout autant que sociologique.

13-En S5.V5 il est démontré que l’objectif du verset n’est pas tant d’autoriser que de restreindre, qu’il s’agisse du mariage des musulmans ou des musulmanes.

14- Ceci dit, tout comme pour les musulmans, hommes et femmes, la nourriture des Gens du Livre est licite, les mariages le sont également. Réciproquement et symétriquement.

15- Il est spécifié que ces mariages sont conditionnés par la vertu et la correction des contractants.

16-Corrélativement, il est indiqué que celui qui conclut ce type de mariage par pure licence ou profit, ruine de par cette intention ses actes.

Conclusion.

L’intégration de l’ensemble des ces données est sans appel, il saura donc suffisant de citer les attendus de la conclusion de cette question tels qui figurent en "Que dit vraiment le Coran".

- Il n’existe aucun verset imposant aux musulmanes une discrimination de traitement.

-Cette mesure découle en Droit musulman de la légalisation d’une tradition sociale patriarcale. Ce "consensus" imposé est à l’encontre du texte coranique.

- Seul le poids des us et coutumes, mais aussi les pressions légalistes, permettent à ces contradictions de se maintenir au détriment du Coran.

- Le Coran, conformément à sa démarche éthique, encadre la liberté des êtres par le seul appel à la sincérité. En matière de mariage au sens général, tout comme s’agissant de ceux dits "mixtes", le message est le suivant : Contractez mariage, ne soyez pas libertin, ne vous mariez pas par volonté de jouissance ou de profits. La sauvegarde de votre religion est la clef d’or de l’union entre un croyant et une croyante. Le mariage est un acte grave et nécessaire, il peut renforcer la foi comme l’affaiblir.

En réalité, l’option d’un mariage interreligieux est le plus souvent un choix civilisationnel qu’il ne convient pas de déguiser ou de légitimer sous couvert de licence juridique.

Le Coran le rappelle cent fois, les hommes et les femmes seront jugés selon leurs intentions et rien ne saurait être dissimulé à la justice de Dieu.

A ce propos, il est intéressant de relire en ce contexte un hadîth fondamental : " Les actes ne valent que par l’intention. Il sera pour chacun selon son intention. Pour celui qui aura émigré pour Dieu et Son Messager il en sera effectivement ainsi. Quant à celui qui aura émigré pour les biens de ce bas monde ou une femme à épouser, son émigration ne vaudra que par ce qu’il aura visé."

Ainsi, "paradoxe" prévisible l’aspect moral en ce qui concerne notre sujet est à mon sens plus contraignant que le volet juridique.

On s’attendait plutôt à l’inverse ! Comment expliquez vous cela ?

Je veux par là faire observer que le Coran, à la différence du Droit musulman, n’envisage pas le mariage uniquement selon une approche légaliste. Au demeurant, aucun traité de droit positif n’a de raisons réelles de prendre en considération un autre aspect de la relation mariage.

Lorsque le Coran aborde par ailleurs le mariage il indique, comme nous l’avons souligné, qu’au-delà du contrat réside l’union de deux êtres sensibles. Ainsi on lit en S4.V21 : "Comment briseriez-vous à la légère ce contrat, alors même que vous vous êtes intimement connus et qu’elles ont reçu de vous un engagement solennel.".

Ce verset est d’une grande modernité et, curieusement, on peut dire qu’il n’a pratiquement jamais été mis en valeur par l’analyse classique, exégèse et jurisprudence. A le lire avec attention, il en ressort les éléments suivants : Le mariage est un engagement total.

L’intimité évoque ici l’amour au sens physique et moral. Le mariage n’a pas en ce cas d’objectif social, il est le prolongement d’un élan du cœur et d’un partage charnel. Il est contrat d’amour et de respect, union équilibrée entre deux êtres, respect profond que l’on ne peut balayer d’un mot. L’on ne dispose pas de l’autre, on partage et l’on engage solennellement sa vie et sa sincérité au service de l’autre. Nous retrouvons cette approche morale, amoureuse et spirituelle en d’autres versets que nous avons cités en "Que dit vraiment le Coran" à la question traitant du mariage proprement dit, ex : S2.V187 : "…rapprochez-vous de vos épouses afin qu’il y ait entre vous intimité protectrice et réciproque[v]…"

Il revient à chacun et chacune, lorsqu’il souhaite harmoniser sa foi et sa vie au sein d’un couple à venir, de prendre en compte la totalité des paramètres relatifs au mariage. La part essentielle de ces données se trouvait, malgré une lecture usuellement cantonnée au juridique, parfaitement inscrite en ces versets de référence. Les aspects moraux, sociaux, spirituels, revêtent en la matière une grande importance et s’avèrent avoir une portée discriminative déterminante.

Propos recueillis par la rédaction


Editions Srbs


[i] Cf. "Le halâl et la harâm en islam".

[ii] Il existe d’autres sous catégories de consensus que nous discuterons lors de l’entretien consacré à l’ijmâ’a.

[iii] Cf. article à paraître prochainement sur Oumma. Com.

[iv] Il ne faudrait pas penser que cette tendance soit récente. Au Ier siècle de l’Hégire, naquit le Murdji’isme, à l’origine mouvement politique contestataire d’obédience chiite. Il connu une assimilation sunnite notamment dans le maturidisme hanafite. Au fil des siècles, de nombreuses évolutions théologiques eurent lieu et certaines branches, considérées comme extrémistes par le sunnisme, en vinrent à professer des théories identiques.

[v] Littéralement l’expression est la suivante : "…Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement…"

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Commentaires

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Deux reactions a chaud : 1) comment se fait-il que ce Dr. Al Ajami soit le seul, a ma connaissance, qui remette en cause l’ensemble du droit sur la question precise du mariage d’une musulmane avec un non-musulam ? Pendant 14 siecles, pas un seul theologien, juriste, n’a aborde le sujet pour arriver aux conclusions de Al Ajami, etonnant non ? 2) On sait tres bien ou certains musulmans intellectuellement occidentalises (citer Paul ou les evangiles pour expliquer [fiqh] !) veulent en arriver : eviscerer l’islam de ses valeurs, en faire une religion passe-partout dans une republique islamophobe. Apres le mariage des musulmanes avec des non-musulmans, pourquoi pas les jeux de hasard licites pour les chomeurs ? L’alcohol pour les depressifs ? La possibilite de prier dans des eglises a defaut de mosquees ? Sans rire, lorsqu’on aborde un tel sujet (et l’on sait combien nos familles souffrent de voir leurs filles vivre avec ou epouser des kouffars) si sensible donc, Oumma.com devrait ouvrir ses colonnes a un droit de reponse.

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Un texte de haute qualité. Merci Dr Al Jami pour cette analyse d’excellente facture.

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Ce texte va inspirer une panique évidente auprès de ceux qui ont une conception machiste dy droit musulman dont il faudra bien revoir certains aspects. Merci pour la clarté de votre argumentation Dr Al Jami

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Une analyse exceptionnelle. La lecture de cet entretien est tout simplement une démonstration lumineuse de l’ interprétation de certains versets du Coran. Tout y est, analyse linguistique, syntaxique et lexicale alliée à une maîtrise évidente du l’environnement historique et sociologique de la révélation et de la tradition musulmane d’interprétation. Du grand art !!!!! Tout simplement époustouflant !!!!!

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Salem
Ce que je pense du mariage mixte c’est qu’il cré de très gros problème et ça a une grande influence sur les génération qui viennent par la suite.
lorsque un musulmant et une musulmane vivent dans pays non musulman et en plus le musulman épouse une musulmane et il a droit qu’une suel femme ,que fait alors le femme musulmane ?elle ne peut pas vivre seul dans une sociéte qui n’a pas de principe musulman,elle peut être embetter par n’importe qui et dans ce cas là elle n’a pas le choix que dépouser n’importe qui pour se couvrir.

Ce que je pense vraiement :
1- un musulmant épouse le non musulmane que lorsu’il vi dans une société mumusulmane dans le but de l’integrer dans l’islame avant d’avoir des enfants par ce que quelque soit la personalité du musulman la femme à une grande influence sur les enfant par ce que de nature les enfants sont attacher à leur mère étent que le père est souvant dehors.

2- Le musulmant épouse une musulmane obligatoirement lorsqu’ils vivent à l’étranger pour preserver l’islame et les génération qui suivent.

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machallah quelle analyse du dr al ajami les machiste nont qu a bien ce tenir qui sont t il pour légiférer a la place de dieu et son prophètes

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salam
l analyse et d une clarté remarquable comme d habitude .pauvre musulmans que nous sommes chez nous la femmes ca vaut pas un clou juste a cacher derrière des portes priver de tout lien social et rabaisser en tout point.allez les machistes cracher votre venin
merci dr al ajami

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pour abou tahar
le droit de reponse tu la si tu arrive a faire une démonstrations de ce niveau tu et un érudit de haut niveau .moi quand je lit le dr al ajami je vois pas de manipulations de verset ou de déformations linguistique .
faut élever le niveau mon frère pas de faut commentaire ou de bla bla si on te lit on comprend bien que toi aussi tu adopte la ligne dure tu crois que les femmes t appartienne et tu décide de tou. petit machiste

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Tout à fait d’accord avec Abu Tahar al-Tlemceni

Qui est ce "Dr Al’ajamy " ? Qu’il se présente d’abord.

Il aboutit à des conclusions qui sont à l’inverse de tous les juristes musulmans depuis l’avènement de l’Islam.

L’objectif est clair : Dilution de l’Islam

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salam
je ss stupéfait par cet analyse de texte c est remarquable .le dr al ajami ce cache pas deriere des faux pretexte pour dire ce que le coran ou la sunna ne dit pas genre ijmaraa concensus ect ect .
pourquoi vouloir manipuler les esprits des pauvres gents on crée plus de probleme quon ne les résou .j aimerais que les partisant de l interdictions puisse nous faire la meme demonstrations svp

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Salam
Je pense que cet article est bon sur la forme, mais le fond est complètement à revoir. La méthodologie d’approche des textes divins et faussée. Que fait-il (le Dr Al-Ajmi) des savants et du consensus, il ne suffit pas de le citer pour nous faire avaler la pilule.
Les savants sont les héritiers des prophètes dit le Coran.
Ce sujet est bien mal traité, et ouvre la porte à de biens mauvaises interprétations : alcool, etc.
Normal que son avis soit le seul : puisqu’il apparaît ne suivre aucun savant Dr Al-Ajmi hors c’est bien là que la bas blesse j’ai l’impression....
Qui ici à lu son livre ?
Salam

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Abou Tahar al-Tlemceni a dit :
Deux reactions a chaud : 1) comment se fait-il que ce Dr. Al Ajami soit le seul, a ma connaissance, qui remette en cause l’ensemble du droit sur la question precise du mariage d’une musulmane avec un non-musulam ? Pendant 14 siecles, pas un seul theologien, juriste, n’a aborde le sujet pour arriver aux conclusions de Al Ajami, etonnant non ? 2) On sait tres bien ou certains musulmans intellectuellement occidentalises (citer Paul ou les evangiles pour expliquer [fiqh] !) veulent en arriver : eviscerer l’islam de ses valeurs, en faire une religion passe-partout dans une republique islamophobe. Apres le mariage des musulmanes avec des non-musulmans, pourquoi pas les jeux de hasard licites pour les chomeurs ? L’alcohol pour les depressifs ? La possibilite de prier dans des eglises a defaut de mosquees ? Sans rire, lorsqu’on aborde un tel sujet (et l’on sait combien nos familles souffrent de voir leurs filles vivre avec ou epouser des kouffars) si sensible donc, Oumma.com devrait ouvrir ses colonnes a un droit de reponse."

Non il n’est pas le seul a remettre en cause.
Même Hassan Tourabi penseur et le père du mouvement islamique au Soudan est arrivé à cette conclusion , Jamel Albana un penseur d’Egypte d’une grande qualité aussi il faut juste lire

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Safiya, juive de Khaïbar, convertie à l’Islam. Le Prophète l’épousa en l’an 7 de l’Hégire .

Le prohete donne l’exemple ?

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Remarquable, sublime, j’ai rarement vu une interprétation aussi pointue. Félicitations Dr Al Jami !!!!!

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Oui a l’amour, non a la guerre.
L’amour rapproche,et c’est bien !

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salam
machallah très bon article comme d habitude je crois que le dr al ajami et entrain de monter a des niveaux d analyse et de présentation remarquable "avant la seul explications quo n n avait le droit d entendre en dehors de toute explications c est tais toi il ya consensus

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Salam
Quels savant suit il le Dr Al-Ajami ? Voilà une question simple non ?? Personne ne peut interpréter le sens des versets du Coran en étant autodidacte de l’Islam.
Oubien alors c’est la porte ouverte à tout je le répète. De quelle école juridique est il ? Dans quelle université islamique a t-il étudié ?
Même si le style et soigné, la méthodologie est fausse car il ne cite jamais la sunnah et l’avis de l’unanimité sur ces sujets !! Sauf pour expliquer qu’il en connaît l’existence.
Désolé mais beaucoup de musulmans n’adhèrent pas à ses textes et ce depuis un moment... Mustapha

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salam
je savait que hassan tourabi avait dit la même chose mais il a pas développer comme le dr al ajami mais la c clair pas de retournement de verset ou de hadith, comme nos amis savant du golfe qui gangrene la penser de nos jeunes et moins jeunes
encore du dr al ajami svpl

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salam
bon je crois que c clair @+

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salam alikoum
je trouve cet article très intéressant et très pointu, pour le droit de réponse ca va être dur de faire mieux a part le consensus, je crois quon va rien trouver a redire parce que ca tient la route.
a salam

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salam
a l attention de mustapha faut pas vivre sont intelligence par procurations.tu te concentre pas sur le fond et tu as des mauvaises intentions .répond sur le fond c est ca l intelligence mon frère et tu capable ? bon courage que allah t assiste et demande pardon.

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salam
le dr al ajami a étudier l islam en Afrique du sud d après les info que jai eu d un frère. Allah le c est mieux il participe au développement de l islam en inde. et vit depuis peu en France .
il et docteur en médecine et geneticiens . pour l analyse tres bon
machallah

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Parmi les arguments qui sont opposés par nos écrivaillons de forum à ceux développés par le Dr Al Jami , est d’affirmer sans cesse comme argument massu : les savants ont dit....

Cette façon de recourir aux savants est tout simplement affligeante. Qui sont ces savants, leur parole est -elle infaillible ? Nous savons tous actuellement que les institutions universitaires islamiques comme celle d’Al Azhar sont totalement compromises avec les régimes arabes en place. Ces savants sont pour la plupart à la solde des pouvoirs politiques illégitime et leur servent de caution. Bref, les arguments du Dr Al Jami sont d’une solidité indiscutable. Seuls les aveugles, et les adeptes du “consensus” des prétendus savants, (consensus de quoi” et avec qui on se le demande ) contesteront avec cet argument particulièrement pauvre l’argumentation prodigieuse du Dr Al Jami.

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salam
je ss de l avis de rabah le consensus c est un passe partout pour les ignorant je preferes le devlopment precis et clair comme le fait le dr al ajami qui j avoue a fait une analyse remarquable .meme si je ss pas d accord avec le principe qune musulmannes epouse un chretiens lol

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a salam
merci a oumma de nous faire connaitre des al ajami

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Je suis ce qu’on appelle un musulman traditionnaliste et j’avoue avoir été convaincu pat l’étude détaillée du DR Al Jami. Ce qui compte pour moi c’est ce qu est dit dans le Coran. Le Dr Al Jami nous a montré qu’il était fidèle à cette parole.

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Magistrale, je ne trouve pas les mots pour qualifier cet entretien avec le Dr Al Jami d’une qualité monumentale !!!!

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J’ai lu le livre « Que dit vraiment le Coran » du Dr Al Jami, je vous le conseille fortement. C’est le livre le plus profond que j’ai pu lire depuis des années.

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salam
vraiment prodigieux comme d habitude une analyse clair et concise je les plaints les adeptes de la ligne dur

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salam
le consensus ne vaut pas le coran et la sunna la dessus il n’y a aucun doute et c est ce qua démontrer al ajami nous sommes entrain de glisser et imiter les juifs et les chrétiens dans leur abandon de leur livre il laisse libre court a leur imaginations quand ca nous arrange pas on dégaine l arme du consensus merci dr al ajami

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Tout à fait d’accord avec Al Jami et le mail du frère Rabah. Nous ressortir à chaque fois le consensus des savants est en effet pitoyable. Si demain ces savants affirment qu’il y a désormais unanimité pour porter une djellaba couleure fluo coiffée d’un chapeau pointu avec des guirlandes et avec des chaussures de sécurités en guise de babouche , il y aura toujours des frères pour nous dire, il faut porter cette tenue puisque nos savant nous l’ont dit et il y a unanimité de ces mêmes savants qui savent toujours tout et s’intéressent à tout.

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Merci dr Aljami pour vos positions éclairées Nous avons besoin d’intellectuel de votre valeur. Brillant et prédagogue !

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salâm `alaykum

Le consensus est rapporté par Al-Mundhir dans son ouvrage al-ijmâ’.
L’ijmâ’ est un outil puissant et le fait que l’ensemble des Musulmans se mettent d’accord sur un point d’après la tradition prophétique suffit comme preuve de la justesse de la décision.
L’ijmâ’ a été utilisé ces dernières années de manière notoire pour faciliter le Pélerinage et éviter les difficultés (voire la mort) ce qui impliquait de modifier certaines dispositions du Hajj et ceci n’était possible qu’avec l’agréément de l’ensemble des savants de la planète.

Ce consensus a existé, existe toujours d’ailleurs et a un sens, il n’a pas été sorti du chapeau et se base avant tout bien entendu sur le Coran et la Sunna, sur le contexte socio-historique, mais aussi sur la réalité des dogmes chrétiens et juifs -pour lesquels les musulmans ne sont pas des gens du Livre mais des hérétiques suiveurs du diable-.

Il y’a une question qui n’a pas été soulevée dans cet article et sa précédente partie c’est celle de l’antériorité d’un verset sur un autre.
Le verset interdisant le mariage avec des non-musulmans est le premier à avoir été revelé un peu après al-hijra et a dans son énoncé une portée générale. bien que dans les faits au moment de la Révélation de ce verset il n’était question que des femmes mariées avec des polythéistes mecquois puisque c’était le seul cas de mariage problématique existant à la Mecque. Les savants n’ont absolument pas tort de considérer que les incroyants dont il es question dans verset inclus aussi les gens du Livre. C’est une question de perspective historique et religieuse qui ne s’arrête pas au sabâb an-nuzul.

Le premier cas de mariage avec une gens du Livre est bien plus tardif entre l’an 5 et l’an 8 de l’Hégire, à ce titre, et de manière claire, chez les savants musulmans ce type de mariage est conçu comme une exception pour réguler un problème de société.
C’est une charge pour les hommes musulmans d’assumer le cas nécessaire des femmes en général et en particuliers celles parmis des gens du Livre qu’ils épouseraient tout en leur garantissant leur liberté de culte et en s’assurant que leur descendance sera insha Allâh musulmane.

De ce point de vue la question de la preservation de la foi, de l’intégrité de la religion et du respect du culte est comme l’affirme d’ailleurs le Dr Al-Ajami lui-même en parlant de "paradoxe" l’aspect le plus important bien au delà de l’aspect purement juridico-théologique puisqu’il n’existe pas une telle réciprocité chez les chrétiens et juifs.
La question des risques pour la femme musulmane en ce qui concerne la préservation de sa religion n’est pas une mince affaire. Qu’en est-il du fait de servir du vin ou du porc à son mari ? Qu’en est-il du fait de s’abstenir de relations sexuelles lors de période de jeûne ? Qu’en est-il du fait de porter des vêtements qui ne soient ni moulant, ni transparent, qui couvrent l’ensemble du corps dont le decolleté ? Et qu’en est-il pour les soeurs portant un foulard sachant l’opinion que les non-musulmans se forgent sur cet aspect de leur islâm ?

La question va bien au delà de la simple exégèse primaire et en tenant compte du contexte de la révélation, du contexte socio-religieux, des différents dogmes et croyances religieuses, il m’apparait que les savants qui ont considéré ce type de mariage comme interdits par une lecture littérale des versets ou bien par soucis de préservation des moindre maux (sadd adh-dhara’i`) ont une claire légitimité.

Jazakallâhu khayr Dr al-Ajami pour votre effort de recherche et que vous en soyez récompensé pour cela bien que je ne partage pas votre analyste et qu’Allâh nous facilite à tous la juste compréhension de la religion, amin.

wa Allâhu a`lam

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salam pour malik
si le consensus comme tu le prétend est de al mundir, donc d un humain et non d origine divine ou prophétique c est la la différence, t argument sont léger et ne s appuie pas sur le coran et le hadiths et c est la que le bas blaisse mon frères.et c est ce qua voulut dire al ajami,et si on lit on voie bien qu il mais des gardes fous et nous mets en "garde" contre cet pratique .sont analyse et exceptionnel et précise maachallah a bientot

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Merci. La foi et la laîcité, bien comprises, s’hamonisent.
Jibé.

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Bien que non musulman J’ai eu le bonheur d’épouser une musulmane, ce qui ne va pas sans poser de problème avec l’administration algérienne qui se refuse toujours à reconnaitre notre union. Pour ce qui est de nos familles, il en va tout autrement,je me targue d’avoir reçu un accueil aussi chaleureux de ma belle famille qui vit en Algèrie et qui est composée dans sa totalité de musulmans. Bien évidement mon épouse bénéficie des mêmes considérations au sein de ma propre famille où cohabitent des musulmans et des non musulmans.
Ce qui justifie mon intervention , ce n’est pas tant que je trouve une forme de reconnaissance dans ce que défend le Dr Aljami. Non ce qui m’interpelle c’est le contenu pédagogique de sa théorie qui a su éclairer d’un jour nouveau ma quête de compréhension de la religion des Musulmans, l’Islam.
Depuis ses premières interventions sur le sujet j’ai acheté son livre que j’ai lu avec grand plaisir et aujourd’hui je relis son argumentation avec autant de plaisir car il me donne à comprendre ce qui jusque là me paraissait peu claire.Pour moi le Dr Aldjami est le plus à même de faire partager la religion qu’il défend avec une si grande passion : la religion de l’AMOUR entre tous les hommes de notre terre

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Merci Melik pour ta contribution, ca nous change du "c’est super cool"...
Je trouve cet article bien malvenu.
En effet, à la révélation du verset concernant le mariage avec des polythéistes, des musulmanes (et même musulmans) se sont séparées (ou ont été lâchement rejetés) de leurs conjoints.
Sûrement qu’ils n’avaient pas une bonne compréhension et lecture des textes comme l’a aujourd’hui Dr Al-Ajami 14 siècles après ?!
Avez vous seulement pensé aux conséquences d’un tel avis isolé ?...
Abdel Fatah

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`alaykum salâm Kheira.

Ibn al-Mundhir a compilé dans son ouvrage al-Ijmâ’ wa al-khilâf près de 800 sujets sur lesquels il y’a consensus parmis les savants qui l’ont précédé et ses contemporains.
Ces consensus, c’est à dire ces sommes d’avis de grands savants qui ont étudié eux-même auprès de dizaines de grands savants jusqu’aux compagnons du Prophète sont basés sur le Coran et la Sunna.
Sur cette question que fait débat sur oumma.com il rapporte un consensus du 1er au 4eme siècle de l’Hégire (l’époque où il vécu). C’est un avis qui est partagé par les sunnites y compris les mu`tazilites, et l’ensemble des shi`ites zaydites, duodécimains, ibadites...
Je ne vais pas revenir sur ma précédente explication, mon but n’est pas d’imposer ma vision mais de permettre à ceux qui n’ont pas le bagage necessaire de décrypter l’ijmâ’ des savants sur cette question.

Je n’ai certes pas fait de références explicites au Coran et à la Sunna mais elles sont implicites, certains versets et hadîth-s ont déjà été cité dans l’article du Dr. al-Ajami, d’autres sur l’aspect moral et la préservation de la religion sont notoires mais si requis je pourrais donner les références insha Allah.

Pour ce qui est du mariage inter-religieux (ou dispar), regardons aussi du côté non-musulman.
1) Pour les catholiques selon le canon 1055 le mariage est un sacrement (et non un contrat comme en islâm) ce qui signifie qu’il est indisoluble car "reflet de l’alliance de Dieu avec les hommes scellé par l’incarnation du Christ".
Dans le cas où le futur conjoint est non-baptisé le canon 1073 considère que cela constitue un "empêchement [qui] rend la personne inhabile à contracter validement le mariage". Le futur conjoint peut demander une dispense et doit montrer pour cela qu’il souhaite rester fidèle à la foi chrétienne. L’église peut refuser le mariage si la foi d’un des époux risque d’être menacée par le mariage.
Il va de soi que pour que ce mariage soit reconnu il faut qu’il soit prononcé à l’Eglise et que l’union se fasse au nom de la Trinité.

2) Pour ce qui est de la religion juive, là aussi le mariage avec un non-juif est interdit par la Halakha. De même que précédemment les enfants doivent être élevés selon la religion juive.

3) Pour les protestants, le mariage oecuménique est possible la bénédiction nuptiale est requise par le pasteur à l’eglise protestante. Pour ce qui est du mariage particulier entre musulman et chrétien il est possible mais en raison de différences socio-culturelles importantes qui peuvent être sources de conflits et de difficultés il est recommandé de considérer à l’avance tous les points de la vie de couple.

Voilà pour un tour des principaux courants religieux parmi les gens du Livre.

wa Allâhu a`lam

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je voulais répondre à Morad et lui dire qu’il devait faire fausse route quant à l’identité de l’auteur : en effet je sais d’expérience qu’on n’apprend pas à penser à l’Ecole d’ Afrique du sud ou d’Inde, ni à analyser ni à réfléchir.
La seule question qu’on ait le droit de poser c ’est :qu’en a dit le mowlana (’alim en urdu)l’équivalent caricatural de notre : "les ulamas ont dit "
De toute façon peu importe qui il soit, c ce qu’il écrit qui nous intéresse et en plus il écrit admirablement bien .

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salam
le dr al ajami ne dit pas qu il n ya pas consensus sur la questions entre certains savant et arrêter de tire tous les savants parce que c est faux il dit que si on cherche l interdictions dans le coran ou la sunna on ne la trouve pas je pense que c clair
ca démonstrations et limpide
salam

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C’est une interview admirable, pour laquelle je voudrais féliciter M. al_’Ajami et Oumma.com. J’ai lu l’ensemble des deux parties avec le plus grand intérêt, et je voudrais encourager les deux partenaires à continuer leurs entretiens sur les autres questions d’Islam qui intéressent les musulmans aujourd’hui.

Personnellement, j’ai été élevé et éduqué dans un environnement où il a toujours été considéré comme allant de soi qu’une femme musulmane ne pouvait pas épouser un non-musulman (Chrétien ou Juif). Tous livres de droit musulman, et les codes de statut personnel les plus récents, se basent sur cette même approche.

C’est dire que j’ai été bien surpris d’apprendre que cette règle de droit n’avait de fondement ni dans le Coran, ni dans la Sunna, mais essentiellement dans les écrits des juristes fondateurs du fiqh.

Je ne mets pas en cause la bonne foi de ces derniers, c’étaient des gens admirables, mais ils ont parfois écrit des choses plus appropriées pour leur temps que pour le nôtre.

Combien d’autres propositions du fiqh pourraient appartenir à cette catégorie de règles qui ne sont fondées ni sur le Coran, ni sur la Sunna ? Or, quand quelqu’un parle de réformer le droit musulman, ou le droit de la famille, (qui en ont bien besoin, sur de nombreuses questions), son discours réformateur est vite rejeté, sous prétexte qu’il n’est pas conforme « à l’islam » ou qu’il remet en cause l’ijma’ de la ummah.

Mais, ce que des hommes ont écrit au 8è ou au 11è siècle, en tenant compte des spécificités de leur pays, de leur environnement, de leur culture, ne doit pas nécessairement nous convenir, au 21è siècle, ni à plus forte raison s’imposer à nous, comme immuable. Il n’y a aucune raison de le sacraliser.

C’est pour cela qu’il faut encourager les ulémas, aujourd’hui, à réfléchir de nouveau à toutes ces questions, à l’instar de ce que fait M. al_Ajami, et, ce faisant, de bien faire la distinction

  entre ce qui relève des traditions et ce qui relève de la religion

  entre ce qui relève du Coran et ce qui relève des interprétations des hommes

  entre le Coran et la Sunna comme sources de droit, et les raisonnements développés par les grandes écoles juridiques de l’islam.

Ce n’est qu’au prix d’un tel renouveau dans la pensée musulmane que les sociétés musulmanes pourront progresser, tout en préservant leur culture.

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Ainsi, les jurisites et les oulémas Abû Hanîfa, Al-Shâfi’î, Ahmad, Mâlik, Ibn Taymiyya,Al-Zuhrî, Al-Tabarî et je passe car la liste s’étale sur presque quinze siècle, nous auraient trompé ou n’auraient rien compris du Coran. Si c’est le cas, alors l’Islam qui nous est parvenu est altéré et Dieu n’a finalement pu préserver sa religion.

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a marie
la religion de dieu c est l islam l adoration exclusive de dieu rien d autre tarive a comprendre ca ?

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salam
Dieu et son Prophètes ont pas été capable de nous dire que le mariage mixte et interdit ?d après vous tous nos pieux prédécesseur eu le savait,et on décidé a la place de Dieu et son Prophète que c est interdit sur quoi il ce base le coran ou la sunna ?je crois pas, même si jadére pas trop au principe je trouve la démonstration fort intéressante

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A Sophie alias Aisha : je comprends mais le Coran nous à été rapporté de génération en génération non pas par des anges mais des hommes de confiance. S’ils nous on caché la vérité, alors soyez objective, il y a un réel problème.

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Marie vous parle simplement et même là vous arrivez à trouver à redire.
Dr Al-Ajmi sauf votre respect, votre méthodologie est fausse, vous faites fi des écoles de fiqh, des ulémas et des savants passés et contemporains. Votre posture d’écrivain ne vous autorise pas à tirer des versets des sens qui n’en ont pas. Merci et salamu alaikoum

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Un hadith n’a pas été cité par Mr Al-Ajamî. Il est rapporté par Al-Bayhaqî dans sa compilation : selon Ibn Jarîr, qui le rapporte de Jâbir b. ’Abdillâh du Prophète qui a dit : " Nous pouvons nous marier avec les femmes des gens du livre alors qu’ils ne peuvent pas se marier avec nos femmes ". Ce hadith est d’ailleurs cité par Al-Shawkânî dans son travail d’exégèse.

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Salam O3alaykom,

Le droit Français lui-même parle je cite de "Bon père de Famille"... Comment peut-on renier le fait que l’Education est naturellement imposée par le patriarche charismatique ? Et pourquoi certaines femmes sont-elles prêtes à courir le risque de voir leur(s) enfant(s) suivre "le mauvais exemple" ?
Car si il peut y avoir une principale cause dans la défaillance du comportement d’un enfant : c’est le choix des "Exemples à suivre"

Le verset parle de polythéistes doit-on rappeler que les chrétiens qui considèrent jésus en seigneur (Pureté à Dieu) sont alors associateurs et donc interdits aux musulmanes, pareil dans le cas des associatrices interdites au musulmans...

FAIZA -> Je ne vois pas le rapport avec le célèbre machisme arabe, mais bien un désir de protéger ce qui a le plus de valeur...
Cela fera peut être sourir, mais c’est bien Eve qui fut crée d’une côte d’Adam et non l’inverse...

Il est question de prépondérance, posez vous la question de savoir pourquoi il n’y a pas eu de femme prophète, mais bien des femmes d’exceptions (Mariam, ...)

Enfin, et ce sera le mot drôle de la fin, j’ai entendu dire qu’il était scientifiquement prouvé que notre attention était bien plus largement sollicitée par une voix masculine que féminine.

Allah Ouahlam.

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Salam a tous.

Développement séduisant.

Il y a certaines questions que je me suis toujours posées : lorsque Dieu (SWT) nous parle des gens du Livre, s’agit-t-il de l’Evangile et de la Thora avant ou après leurs altérations ?

Existait-il à l’époque de la révélation des Juifs et Chrétiens qui étaient fidèles aux Livres originaux ?

Cet interview m’a troublé, mais je suis resté frustré lorsque Dr. Al Ajami met de coté le sujet de la nourriture réciproquement licite. Si on utilise son raisonnement (puisqu’il ne désire pas lui même développer sa pensée) on peut dire que le porc et l’alcool nous sont autorisés ? Pourquoi évite-t-il ce sujet ?

Personne ne détient la vérité absolue, (moi encore moins), mais le point de vue développé me semble assez explosif, surtout lorsque l’on connait l’attrait de certaines soeurs outre-méditerrannée pour l’occident.

En tout cas je suis tout à fait d’accord sur le fait que seule l’intention, et son jugement par notre Créateur comptent.

Wa Allah ou A3lem.

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Salam,

Je suis contre les mariages mixtes car je n’y vois que des inconvénients. Je suis au moins d’accord avec l’auteur sur l’importance de l’égalité des hommes et des femmes devant le mariage mixte mais contrairement à lui je prône son interdiction pure et simple, dans le contexte actuel.

Tout d’abord, les oulémas et imams qui tolèrent à tout va voire encouragent les hommes musulmans à épouser des non musulmanes, sont ceux là même qui nous assurent que les non musulmans (même croyants, même pieux) n’iront jamais au paradis, c’est l’enfer éternel pour eux, donc dieu autoriserait l’union avec des gens qui sait mécréants, je veux bien qu’on m’explique ce BUG.
D’autre part, demandons nous au moins ce que nous voulons pour nos enfants ? les couples mixtes que je connais ne transmettent rien ou peu de notre religion. C’est une conséquence on ne peut plus logique. Comment peut on transmettre des valeurs aux enfants en leur disant de toute façon ces valeurs sont relatives. Il ne faut pas se leurrer, aujourd’hui beaucoup des valeurs de la religion musulmanes n’est partagé par aucune autre religion et d’ailleurs sont incomprises.

Et enfin, dans les pays où les musulmans sont minoritaires, les mariages mixtes des hommes musulmans sont responsables d’une injustice subie par les musulmanes. C’est là encore arithmétique, s’il y a autant d’hommes que de femmes dans une communauté, tout mariage mixte génère une situation de célibat chez les musulmanes.

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salâm `alaykum

Pour Sawda, le khabar que tu cites n’est pas du Prophète (saws) mais de `Umar (rAa). Le dr al-Ajami le considère faible mais d’après at-Tabarî et Ibn Kathir qui le citent selon Zayd Ibn Wahb (et transmis à Ibn Jarir at-Tabarî par Ibn Hawshab) la chaîne de transmission jusqu’à `Umar est valable (hasân).
Il y’a beaucoup de récits sur des mariages inter-religieux qui datent du califat de `Umar car c’est essentiellement à partir de cette période que les Musulmans ont été le plus en contact avec des Chrétiens et des Juifs.

Pour appuyer mon précédent argument quand au fait que l’interdit initial visait toutes personnes non-musulmanes et que par la suite la restriction fut levée pour ce qui est des femmes parmi les gens du Livre, Ibn Kathîr dans son commentaire du verset (5:5) s’appuit sur un avis d’Ibn `Abbas (rAa) le grand exégète compagnon du Prophète rapporté par Ibn Hatim dans son ouvrage "Quand le verset Ne prenez pas pour épouses les polythéistes à moins qu’elles ne deviennent croyantes fut revelé les gens ne se mariaient pas avec une femme païenne. Mais lorsque ce verset [c’est à dire (5:5)] fut revelé certains épousèrent des femmes des gens du Livre".
On a bien ici l’idée d’une levée d’interdiction restreinte. Les savants par le passé n’ont pas ajouté un interdit qui n’existait pas en considérant que le mariage d’une femme musulmane avec un non-musulman n’était pas licite mais ils ont au contraire admis que la règle originelle est que tout mariage avec un non-musulman était interdit jusqu’à ce que le verset 5 de la sourate al-Mâ’idah lève une partie de cet interdit concernant le mariage avec les femmes parmi les gens du Livre.

wa Allâhu a`lam

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Sawda a cité le hadith suivant : « Nous pouvons nous marier avec les femmes des gens du livre alors qu’ils ne peuvent pas se marier avec nos femmes ". »
Je voudrais mentionner, à cet égard, ce qui suit :

Le Prophète a déclaré qu’il ne pouvait pas rendre licite ce que Dieu avait déclaré illicite, ni rendre illicite ce que Dieu avait déclaré licite. A mon avis, c’est un hadith d’une importance capitale.

Le Prophète rapporte et explique aux croyants, les lois et les règles énoncées par Dieu dans le Coran, mais il ne crée pas, lui-même, de lois ou de règles différentes de celles énoncées dans le Coran.

Donc, tout hadith attribué au Prophète et relatif à une question de droit doit impérativement satisfaire 2 conditions :

Il ne peut pas modifier les dispositions juridiques énoncées dans le Coran

Il ne peut pas compléter les dispositions existant dans le Coran en énonçant des règles juridiques qui vont à l’encontre de ce qui existe dans le Coran.

Illustration : M. al_Ajami affirme qu’il n’existe aucun verset qui interdit à une femme musulmane d’épouser un Chrétien ou un Juif.

Si c’est le cas, un hadith du Prophète ne peut pas créer une telle interdiction, car ce serait créer une loi différente de celle énoncée dans le Coran.

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Peut-on vivre pleinement sa foi vivant en France et partageant sa vie et son intimité avec une personne non musulmane ? En pensant au quotidien alimentation,prières,jeune du ramadhan, lectures et tout ce qui fait notre environnement,puis l’éducation des enfants ! il faut que chacun sonde son coeur et se pose honnetement la question........

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Salam

Quand je lis l’article (d’une manière critique) et que je me réfère aux versets cités et à d’autres, j’arrive sur la conclusion de l’interdiction, superbement abrégée par Omar Ibn Al Khattab : "Le musulman peut épouser les chrétiennes mais le chrétien ne peut épouser une musulmane".

En passant, la légèreté avec laquelle le Dr Al Ajami évoque le grand Omar Ibn Al Khattab, me laisse perplexe...

Sans plus verser dans ce débat qui n’en a ni la forme ni le fond, je dirais à mes frères et soeurs en religion, si vous souhaitiez épouser un « des non musulman » ou une « non musulmane », vous êtes en europe, et vous en avez la possibilité. Par contre, si vous cherchez l’agrément d’Allah, ce n’est pas un seul article publié sur oumma.com qui devrait forger votre conviction. Lisez (au moins) le Coran et discutez avec des gens de science et votre famille. Ca n’est pas un sujet à prendre à la légère.

Enfin je rejoins Abou Tahar al-Tlemceni, ce sujet aurait mérité que Oumma.com le traite sérieusement, à travers des débats contradictoires. Et les avis sur ce sujet ne manquent pas. Hormis les "super cool cet article bien construit qui dit ce que je voulais entendre et qui cloue le bec aux machistes barbus arabes et islamistes parmi nos frères en religion"...

Qu’Allah affermisse notre foi.

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@ sophie aicha : Si tu n’as pas compris ce que voulait dire marie ! alors qu’en est il de ta connaissance de l’ISLAM ! ainsi que pour pas mal de personne qui se sont exprimer ici sur ce sujet !!. Il n’y a que dans notre communauté que tout le monde peut donner son avis sur des questions sacrées de la religion ; que même les grands savants n’osent pas confirmer leurs avis avec certitude . Dans tout ce beau monde ; j’aimerais bien savoir combien savent-ils lire et comprendre le CORAN en arabe !! combien savent_ils faire , et d’une manière correcte ; leur ablution ; leurs salates et les corriger en cas ’erreur !! faire le grand lavage "ghessoul-al-janabah" !!calculer la cote part de la zakate !!les salutations de la mosquée on entrant et en sortant !! et comment s’y comporter une fois dedans !! les règles de salate al-jamaâ (derrière l’imam) !! salate al-jemouâ (prière du vendredi ) !! faire le lavage du mort et salat al-janazah(prière sur le mort) et tant d’autres choses simples et basiques de la religion . Pour les questions du fiqh il y a les oulamas pour ça . Le coran ne nous dit-il pas " consulter les gens du savoir si vous ne comprenez pas" Par ailleurs ; malgré des décennies d’étude et recherche sur les sahihs al-boukhari & mouslim ces savants sont modestes et n’émettent que rarement des avis claires et nettes ; alors que n’importe quel morveux ou morveuse de notre communauté se croit , après avoir lu un ou deux bouquins ; détenir la vérité absolue . ALLAH nous dit dans le saint CORAN "Ceux qui ont une foi faible parmi les croyants , chercherons toujours à essayer d’adapter la religion de ALLAH comme ça les arrangent ; pour satisfaire leurs envies personnelles " . Mois j’aimerai bien qu’on m’explique ; pourquoi le prophète (ص) , après avoir eu en révélation un verset à ce sujet ; a fait divorcer de suite une de ses filles ; mariée alors d’un mécréant pendant même les premières années de l’ISLAM ??? Fraternellement : moha

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Rappelons que le Coran [accompagné par la tradition prophétique (Sunna)] doit être suivi et qu’il ne doit pas être recontextualisé pour qu’il s’adopte à nos cultures (ou à nos attentes). Le Coran dit : « Le mois du Ramadan est celui au cours duquel le Coran a été révélé pour guider les hommes dans la bonne direction », etc. (2, 185). Aussi, il est nécessaire ici de rappeler que les savants traditionnalistes étaient des hommes de savoir qui n’osait pas dire : « le Coran dit » tant qu’ils n’étaient pas certains à cent pour cent que leur interprétation était bonne et sans ambigüité. On sait d’ailleurs que l’imam Ahmad préférait dire que tel chose est « réprouvée (makrûh) » que d’employer la formule « Telle chose est illicite (harâm) ». En effet, ces hommes de piété tremblaient à la lecture du verset : « Ne dites pas au gré de vos caprices : ‘Ceci est licite, et cela est illicite !’, en attribuant ainsi à Dieu des mensonges. En vérité, ceux qui attribuent des mensonges à Dieu ne connaîtront jamais le bonheur ! » (16 : 116) Dans son livre, Al-‘Ajami propose, en ce qui concerne les questions juridiques, une « interprétation » qui n’est pas en harmonie avec l’Islam. Rappelons que l’Islam, ce n’est pas uniquement le Coran. Le plus inquiétant c’est de voir qu’Al-Ajamî fait accompagner le Coran d’une interprétation personnelle en désaccord avec non pas la majorité des savants mais la totalité (ex. le mariage d’une musulmane avec un juif ou un chrétien). Ainsi, le docteur Al-Ajami fait un véritable travaille de chirurgien et réussit à faire dire au Coran que le voile n’est pas obligatoire, la polygamie condamnable et qu’une femme musulmane pourrait même se marier avec un juif ou un chrétien. Pardon, je me suis trompé, il dit plutôt que le Coran n’interdit pas qu’une femme musulmane puisse se marier avec un juif ou un chrétien. L’essentiel étant que cette femme soit respectable et vertueuse. En effet, l’auteur dit : « Prendre épouse n’est pas satisfaire recherche de beauté ou de jouissance, mais tendre à l’honnêteté et à la pureté, bases essentielles du comportement des croyants. Le mariage a donc ici comme but de renforcer et consolider la foi. Ce verset indique donc que ce noble objectif est réalisable pour celui qui épouserait une Dame juive ou chrétienne présentant ces qualités. Ce faisant, il limite le champ du mariage à la vertu et au bon comportement. Ceci est d’ailleurs renforcé par la phrase ‘Cela en hommes respectables, sans débauche ni libertinage’. » (Cf. Premier article). Si le champ du mariage se limite à la vertu et au bon comportement et qu’il a comme but de renforcer la foi alors je ne vois pas pourquoi le(a) musulman(e) ne pourrait pas se marier avec un bouddhiste ou un « idolâtre ! » Je pense plutôt que c’est l’interprétation du docteur Al-Ajami qui pose problème et que le champ du mariage ne se limite pas uniquement à ce qu’il prétend. Bref, selon notre docteur [lire son livre], le Coran dirait que la femme serait l’égale [dans tous les sens du terme] de l’homme (ajoutons que selon cette logique, il ne devrait pas avoir de sexisme dans la boxe ou le football). J’aimerais ici pousser ce raisonnement plus loin et m’arrêter sur les propos d’Al-‘Ajamî portant sur la question de l’autorité de l’homme sur la femme (Coran : 4, 34). Ce dernier dit : « C’est ce point de vue que notre verset illustre, il dit en substance : ‘Dans votre société, les hommes, du fait que ce sont eux généralement qui ont des revenus, des avantages, ont à charge leurs épouses, ils les assument financièrement et cela justifie contextuellement les règles de l’héritage.’ » (P. 19 du livre). Si on suit le raisonnement de l’auteur, selon le Coran, la femme devrait avoir une part d’héritage égale à celle de l’homme en occident. Démonstration : « Dans notre société (française), les hommes et les femmes, du fait que tous deux ont généralement des revenus, des avantages, sont financièrement indépendant ce qui nécessite de contextualiser les règles de l’héritage. Question : comment changer les règles de l’héritage alors que le Coran dit : « Dieu vous prescrit d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles » (Cf. 4, 11). Réponse : avec un tour de passe-passe.

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N

salam,

Voici ce qu’on appelle un coup d’état... tradition sociale "Patriarcal" ? Rien que ça ?? Que de jugement de valeur... Bientôt on dira que le prophète (sws) prônait le patriarcat parce que ses femmes devaient rester dans leur maison... Ne parlez pas en des termes aussi péjoratif Dr (en quoi d’ailleurs j’aimerai le savoir ?). Il y a peut être une définition standard mais il y a aussi la définition politique et l’utilisation d’un tel terme en dit beaucoup sur les rapports qu’entretient Mr avec les "sociétés patriarcales arabe". Nous avons pendant 14 siècles par l’avis unanime des savants soutenus le fait qu’une musulmane ne pouvait se marier avec un non-musulman et aujourd’hui on nous affirmerait le contraire ? "On m’aurait menti" comme le dirait Richard Virenque ? J’ai même l’impression que la ligne d’Oumma évolue vers un plus grand auditoire vu son succés... Parce qu’il est là le problème : qu’une femme musulmane puisse se marier avec un non musulman c’est diluer la communauté, coeur de l’Islam ; parce que jusqu’à preuve du contraire, ce sont les femmes(de tous les pays) qui sont battus et non les hommes due à la tendance générale et sa propension ontologique à dominer le couple. Voici un argument sociologique. Un peu de respect pour Dr Al Qardawi svp... 1er de sa promotion à Al azhar,agrégé d’arabe (donc plus à même de comprendre les subtilités linguistiques du coran), reconnu mondialement, je pense sincérement que son avis n’est pas à prendre à la lègère : Pourquoi l’auteur n’en parle que pendant 2 ou 3 lignes ? Il s’agit bien de la réfutation de son avis non ?

A trop chercher l’universel, des fois j’ai l’impression que nous musulman(e)s oublions que notre rôle est celui de témoigner d’un message et de le répandre... J’espère qu’Oumma donnera un droit de réponse à cet article. Barakallahu fik salam

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Mesdames, Messieurs, des Editions SRBS

traiter du sujet que traite Dr AL AJMI est nécessaire et important, mais cela nécessite une rectitude sans faille et une honnêteté intellectuelle a toute épreuve. En effet il est extrêmement difficile de répondre ace genre d’ écrits, sans se faire taxer de rétrograde, de crispé, si ce n’est d’ intégriste, mot oh combien accommodant pour enterrer les thèses contraires et jeter l’ opprobre sur les adversaires et les récalcitrants. Mot "instrument" de la dictature bien pensante de la France actuelle. De plus le politiquement correcte qui sévit dans l’hexagone est favorable a ces thèses et ne permet pas la contradiction. c’est pour cette raison que je me permets de vous écrire ces quelques lignes, et me réserve le droit de répondre plus longuement, plus profondément a cet ouvrage, bien que je ne soit ni exégète ni un Faquih, mais seulement d’un point de vue de l’exactitude historique et de l’analyse socio-religieuse du moment. En attendant, je voulais adresser une réflexion immédiate que m’a inspiré la lecture de l’interview de Dr AL AJMI, ainsi que La note de l’ éditeur commence par l’inexactitude suivante :

"Le Coran est sans aucun doute le critère absolu des musulmans". NON le Coran n’est pas le seul et absolu réfèrent des musulmans, il l’est avec la sunna. Pour preuve, ce que le Coran lui même édicte : " Ma atakum Arrasulu fa khudhuh, wa ma nahakum 3anhu fantahu". ce qui fait de la sunna l’autre critère absolu et indissociable du Coran, sans lequel la religion musulmane serait atrophiée, amputée. Autre chose : dans votre article sur OUMMA .com vous citez le verset 82 de la sourat annissa, mais il semble que nous n’ayons pas le même Coran ! car même la sourate 5, verset 5 ne correspond pas a la traduction fournit par l’auteur , le Dr AL AJMI j’aimerais bien savoir sur quelle traduction il travaille.

Je vous écrirais d’une manière plus détaillée dans un proche avenir inshallah. Surtout, ne voyez aucune animosité, je suis pour la différence dont notre prophète a dit " la différence d’opinions et de pensées, est une bénédiction pour ma Oumma"

Respectueusement votre.

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Sawda a cité le hadith suivant : « Nous pouvons nous marier avec les femmes des gens du livre alors qu’ils ne peuvent pas se marier avec nos femmes ". » Je voudrais mentionner, à cet égard, ce qui suit :

Le Prophète a déclaré qu’il ne pouvait pas rendre licite ce que Dieu avait déclaré illicite, ni rendre illicite ce que Dieu avait déclaré licite. A mon avis, c’est un hadith d’une importance capitale.

Le Prophète rapporte et explique aux croyants, les lois et les règles énoncées par Dieu dans le Coran, mais il ne crée pas, lui-même, de lois ou de règles différentes de celles énoncées dans le Coran.

Donc, tout hadith attribué au Prophète et relatif à une question de droit doit impérativement satisfaire 2 conditions :

Il ne peut pas modifier les dispositions juridiques énoncées dans le Coran

Il ne peut pas compléter les dispositions existant dans le Coran en énonçant des règles juridiques qui vont à l’encontre de ce qui existe dans le Coran.

Illustration : M. al_Ajami affirme qu’il n’existe aucun verset qui interdit à une femme musulmane d’épouser un Chrétien ou un Juif.

Si c’est le cas, un hadith du Prophète ne peut pas créer une telle interdiction, car ce serait créer une loi différente de celle énoncée dans le Coran.

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M. al_Qaradawi écrit « Tout ce qui n’a été l’objet ni d’autorisation, ni d’interdiction, est demeuré en Islam, dans la sphère de la permission et est aussi, entré dans le cadre de la grâce divine.

A ce propos, le Hadith dit : « Seul, est déclaré licite, ce que Dieu a rendu licite dans son livre ; il en va de même : pour ce qui est illicite. D’ailleurs, ce que Dieu a passé sous silence, il est considéré comme une rémission. Il faut par conséquent, donner son assentiment une fois qu’on obtienne sa grâce. Dieu n’aurait nullement dû oublier quoi que ce soit : « Ton Seigneur, lit-il, n’est point oublieux. » (Le Coran, Marie, Sourate 9, verset 64). (Al-Qaradawi, « Le licite et l’illicite en Islam », Première partie, Dar Ibn Hazm, 1997, p.34)

Un autre hadith explique : « La chose permise n’est que la chose licite que Dieu n’a pas défendue dans son Livre ; et la chose interdite n’est que la chose illicite que Dieu, Lui-même, a défendue dans Son Livre. En outre, ce que Dieu a passé sous silence, est considéré comme une chose dont Dieu nous fait grâce. » (idem, p. 35)

D’après tout ce qui a été dit dans l’article et dans les interventions des lecteurs, il me semble que le point décisif à éclaircir, concernant la position du Coran au sujet du mariage de la femme musulmane avec un « homme du Livre » a trait au sens réel du verset S5.V5.

S5.V5 : "A ce jour vous est permis ce qui est excellent. La nourriture des Gens du Livre vous est permise tout comme la votre pour eux. De même les Dames respectables d’entre les croyantes et les dames respectables d’entre ceux qui reçurent le Livre avant vous, à condition que vous leur remettiez leur dot. Cela en hommes respectables, sans débauche ni libertinage. Quiconque dénie la foi détruit ses œuvres et sera dans l’au-delà du nombre des perdants."

Est-ce qu’il a introduit une innovation sur le plan juridique, en accordant la permission (qui n’existait pas auparavant) aux hommes musulmans d’épouser les « femmes du Livre » ?

Ou bien a-t-il simplement fait un « état des lieux », un « rappel » de la situation existante ?

Cependant, dans les deux cas de figure, cela ne change rien à la conclusion que je tire personnellement de l’ensemble de ce débat, qui se résume comme suit :

Le mariage avec les polythéïstes est interdit aux Musulmans. Les « gens du Livre » ne sont pas des polythéïstes. Le mariage avec eux est permis. Le Coran le déclare explicitement pour les hommes. Il passe sous silence le cas des femmes. Mais, ce qui est passé sous silence n’est pas interdit, d’après la règle énoncée plus haut. Il est permis. Donc le mariage de la femme musulmane avec l’homme Chrétien ou Juif est licite en Islam.

Il me semble tout à fait approprié d’ajouter, pour une fois, la formule consacrée des ulémas :

Wallahou a’elam.

Meilleures pensées à tous.

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S4.140 : Dans le Livre, il vous a déjà été révélé ceci : lorsque vous entendez qu’on renie les versets d’Allah et qu’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants dans l’Enfer.

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Une réaction à chaud

L’auteur dit grosso modo que Ibn Kathir s’appuie délibérément sur des hadiths da’if pour chercher à déconseiller le mariage des musulmans avec les dames des gens du "livre". Ceci découle d’un soupçon qui me semble déplacé et non prouvé pour un auteur qui repose tout son raisonnement sur des preuves rationnelles.

Qui plus est, il considère que c’est l’appartenance à une école chafiite très restrictive qui le mène à cette posture. Là aussi, je vois un jugement de valeur terrible et sur Ibn Kathir et sur le caractère prétendument restrictif de l’école chafiite, en quoi et comment, rien de démontré, c’est inacceptable.

Pourquoi devrait-on vous croire sur parole alors que vous rejetez des consensus sous prétexte, ce qui reste largement à prouver, qu’ils ne sont pas crédibles parce que selon vous, non conformes au Coran ? Je préfère dire comme vous, non conformes à votre lecture du Coran puisqu’il n’existe que le Coran que vous êtes seul à comprendre apparemment.

Selon vous, et je vous laisse en assumer la responsabilité, Ibn Kathir encore se cache derrière le propos de Oumar, donc manipule pour imposer un point de vue...Si tel est le cas, il est temps de ne plus lui faire confiance en quoi que ce soit...

Un autre point.

Vous dites dans votre livre au sujet de la dot entre autres, que c’est pour que la femme ait un capital, ce qui lui donne une existence financière. Quel argument bizarre si l’on sait que ce n’est pas la dot qui sera forcément un capital puisque c’est symbolique et que la femme peut être plus nantie que l’homme et le Coran commande quand même à ce dernier de donner la dot. On sait par exemple que Ali a donné presque rien comme d’autres pour se marier. Il y a bien là un sens que votre posture idéologique vous interdit de voir puisque vous dégagez en touche tout ce qui vous semble non acceptable sous le terme de "patriarcal" qui est selon vous un mode familial mauvais en soi. Voulez vous dire qu’en ce temps les femmes ne devenaient riches que par la dot...

Vous ne pouvez nier que le Coran, je ne parlerai pas des hadiths, donne clairement une autorité morale à l’homme dans la société conjugale.

Dernier point.

Quand vous regardez la progression des versets sur le mariage interreligieux, vous vous rendez compte que l’interdiction aux musulmans et musulmanes par rapport aux polythéistes est déclaré, ensuite il est précisé que les hommes musulmans peuvent marier des femmes des gens du livre. Les exégètes disent qu’ils remarquent que l’interdiction est levée explicitement pour les hommes et non pour les femmes et que les femmes restent concernées par la première interdiction. Ceci n’a rien à voir avec la règle juridique que vous prenez à votre compte, quand vous en avez besoin, sans le justifier au plan coranique, de la "permission de ce qui n’est pas interdit"

Je suis en train de faire une première lecture de votre livre et j’espère avoir le temps insha allah de revenir sur vos thèses sur ce que le Coran dit vraiment et non sur ce que le Coran dit vraiment, il y a nuance.

Fili

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a karim : qui a dit, Dieu vous prescrit d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles » (Cf. 4, 11). Réponse : avec un tour de passe-passe.
il fait l intéressant en utilisant des analyse détourné en ignorant le vrai sujet. concernant l héritage tu parle de passe passe est ce que le coran parle de tous les cas d héritage ? "ex si tu a deux garçons, trois filles, un père décédé, tu fais comment pour le partage ?
il faut pousser le raisonnement mais la c est pas facile parce quil faut réfléchir mon chére frère il ya un véritable ijtihad a faire, parce que le coran ne dit pas ce qui faut faire dans certains cas, il montre juste la voix .
mais j attend ta réponse avec impatience
salam

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a fili : tu exagere moi j ai lu son livre et c est du très haut niveau, et toujours très bien démontrer on sent de la haine dans t propos tu devrais pas et au contraire faire une anti thèse est ce tellement difficile ? je comprend pas ? j ai un ami qui a fair az har qui a lu le commentaire du dr al ajami me disait que ca thèse et valable mais que dans notre communauté ca ne passeras jamais et les élèves qui s essaie a vouloir l imposer comme penser ou même en parler sont mie en garde.en clair si tu cherche dans le coran ou le hadith tu trouveras rien d après lui.mais je voudrais te rassurer je ss un bon arabe comme toi je suis contre .
salam mon frère

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Ayant une culture religieuse, et je le dis en toute humilité, je reconnais la fulgurance de l’argumentation du dr Alajami. Je tiens ici à le féliciter pour ce travail !

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@ zouhair . voila pour ta question à karim. le CORAN dit( يوصيكم الله في اولادكم للدكر مثل حظ الانثيين ) صدق الله العظيم . Pour la suite , avant de poser des questions lis . Pour ce sujet je te conseilles de lire (سورة النساء) les femmes . Tout est dis sur l’héritage . Fraternellement : moha

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Ayant une formation sur l’approche des textes divins, les circonstances des révélations des versets, je puis affirmer que nous avons là un texte et complètement décalé de l’héritage musulman. C’est limpide ! Pourquoi égarer nos co-religionnaires ?... Salaam

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Bravo à notre frère elAjami:quel courage.à ceux qui le critiquent je dis la chose suivante : en islam on a le droit à l’ijtihàd et vous devez lui reconnaitre ce droit, et si vous voulez vous abandonner à l’avis de tel ou tel savant libre à vous, mais de grâce laissons à chacun la liberté de donner son avis sans anathème ni accusation gratuite.la divergence est une miséricorde, et l’unanimisme de façade ne sert plus à rien.Si vous voulez que l’islam reste d’actualité, il faut réactualiser notre mode de pensée.traiter des sujets comme le fait El Ajami n’est ni anti-islamique ni anti-coranique.les premiers musulmans n’ont pas été d’accord sur la nature même du coran:crée ou incrée ?Ne pas être d’accord c’est normal et même enrichissant.le tout est d’être de bonne foi, car les actes ne valent que par l’intention.

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Quelle analyse. Il est rare de lire des productions intellectuelles de ce niveau. J’ai enthousiasme par cette lecture pertinente et savante du Coran. On en redemande !!!!

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salh
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Je suis très heureuse de pouvoir lire des hommes aussi brillant. Une analyse aussi approfondie digne d'un vrai intellectuel qui contextualise pleinement son analyse, prend conscience de l'importante des traductions des mots arabes polysémiques etc. J'ai malheureusement l'impression qu'actuellement en France, ces analyses sont encore les moins visibles.

Ce qui me semble le plus triste, ce sont les commentaires des gens qui, se basant sur leur expérience personnelle veulent prouver que l'interdiction formelle est une prescription divine. Et c'est la que la conclusion de l'auteur est remarquable, c'est qu'elle renvoie chaque personne face à ses intentions premières. Se marier avec un non musulmans, qu'il soit juif ou chrétien ne doit pas être un choix à la légère, comme un mariage avec un musulman d'ailleurs. L'intention qui est mise dans cette union, c'est là que tous se joue.

Il faut cesser de s'enfermer dans des pratiques culturelles pas peur d'assumer de les dépasser...