Manuel Valls appelle à interdire la burqa sur France2

Quelle est cette vaste parodie politique qui consiste à instaurer une commission d’information parlementai

jeudi 17 septembre 2009

Quelle est cette vaste parodie politique qui consiste à instaurer une commission d’information parlementaire censée étudier le phénomène du port de la burqa en toute neutralité et loin de toutes les influences extérieures pendant six mois, alors qu’au même moment des élus de premier plan, et issus de tous les courants, exercent un conditionnement permanent de l’opinion en appelant dans tous les médias à légiférer sur le port du voile intégral ?

Quelle est cette fumeuse tartufferie montée de toutes pièces par une coalition politique bien improbable, et dont Manuel Valls a repris le flambeau sans état d’âme dans l’émission de France 2 « A vous de juger » du 17 septembre, ayant déjà statué sur la question ?

Après les récents cris de ralliement de la secrétaire d’Etat, Fadela Amara, du député UMP, Bernard Debré, le député PS, Manuel Valls, plus que jamais droit dans ses bottes, n’a pas craint, à son tour, de parasiter les travaux en cours en parant la burqa de tous les maux, liant dans un amalgame aussi inconséquent que pernicieux le sort des femmes voilées au sort des femmes battues dans les banlieues françaises.

Musulmans, banlieues, femmes voilées, femmes battues, une équation très tentante à une heure de grande audience, que le premier magistrat de la cité d’Evry a faite sans sourciller !

Confronté à Daniel Cohn Bendit, la guest star de l’émission, dont les propos nuancés ont tenté de rappeler l’élu du peuple au sens de la mesure, Manuel Valls a parachevé son désormais célèbre flagrant délit de cynisme « tu me mets quelques blancos à Evry » par une prestation télévisuelle du même tonneau, qui nous a convaincus d’une chose si nous ne l’étions pas encore : piégé sur le marché d’Evry, Manuel Valls n’a jamais dérapé, il n’a fait que murmurer à son directeur de cabinet le fond de sa pensée.

Publicité

commentaires