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Vendredi 9 Janvier 2009
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Manifeste pour un nouveau « Nous »

lundi 25 septembre 2006 - par Tariq Ramadan

Il y a de quoi être inquiet. Durant ces vingt dernières années la situation des musulmans dans les sociétés occidentales n’a globalement pas été très facile et force est de constater que cela a empiré durant ces cinq dernières années. La guerre contre le terrorisme lancée après le 11 septembre 2001, la répétition des attentats terroristes à travers le monde ajoutée aux multiples tensions dues aux divers problèmes sociaux ou à l’immigration a fini par associer l’islam et les musulmans à l’expression d’une menace pour les sociétés occidentales. La peur s’est installée avec son lot de réactions émotives et irrationnelles, parfois légitimes et compréhensibles, parfois instrumentalisée à des fins politiques ou électoralistes.

Du Canada à l’Australie, en passant par les Etats-Unis et l’Europe, il n’est point une société occidentale qui soit épargnée par les questionnements identitaires, les tensions dues à « l’intégration » et les débats concernant la place des musulmans en leur sein. Ces derniers sentent que l’atmosphère est plus lourde, que la suspicion est de plus en plus répandue et qu’ils sont l’objet de débats politiques pas toujours transparents ni très sains.

Les musulmans sont devant une alternative on ne peut plus explicite : soit ils subissent les événements et adoptent l’attitude défensive de la « victime », « minoritaire » et « discriminée », qui se recroqueville ou ne cesse de se justifier ; soit ils font face aux difficultés qui sont les leurs, deviennent sujets de leur Histoire, et décident de s’engager à réformer la situation. Ils peuvent certes se plaindre des traitements qu’ils subissent, critiquer le racisme et les discriminations journalières mais au bout du compte la balle est dans leur camp et rien ne changera vraiment s’ils ne décident de se prendre en main, d’être constructivement critiques, et autocritiques, et de répondre à la lente évolution de la peur par une déterminée révolution de confiance.

Face aux peurs et aux questions légitimes

Ces dernières années ont mis les populations occidentales devant des réalités et des questionnements profonds et difficiles. La présence de plus en plus visible de millions de musulmans parmi eux leur a fait réaliser que leurs sociétés avaient changé, que l’homogénéité culturelle était une donnée du passé, que la question de leur propre identité se complexifiait et que la mixité sociale était un idéal difficile à atteindre a fortiori quand les problèmes sociaux (chômage, racisme, marginalisation, etc.) se multiplient.

Cette instabilité (ajoutée à la perception de la présence d’une religion et de cultures « étrangères ») a produit des angoisses et des questions légitimes même si parfois elles s’expriment dans la confusion : les musulmans peuvent-ils vivre dans des sociétés sécularisées, leurs valeurs sont-elles compatibles avec celles de la démocratie, sont-ils prêts à vivre et à se mêler à leurs voisins non musulmans, peuvent-ils lutter contre les comportements choquants produits en leurs noms (terrorisme, violence domestique, mariages forcés,etc.), peuvent-ils sortir de leurs ghettos sociaux où se répand le chômage, l’insécurité et la marginalité ?

Face à ces questions, les musulmans doivent s’assumer et exprimer la confiance qu’ils ont en eux-mêmes, en leurs valeurs et en leur capacité de vivre et de communiquer sereinement dans les sociétés occidentales. La révolution de confiance que nous appelons de nos vœux passe d’abord par une confiance en soi et en ses convictions : il s’agit de se réapproprier son héritage et de développer à son endroit une attitude intellectuelle positive et critique. Etre capable de dire que les enseignements islamiques appellent essentiellement à la spiritualité, à l’introspection et à la réforme de soi.

Affirmer avec force que les musulmans sont tenus par le respect des législations des pays dans lesquels ils vivent et auxquels ils se doivent d’être loyaux : des millions de musulmans prouvent tous les jours que « l’intégration religieuse » est acquise, qu’ils sont chez eux dans les pays occidentaux dont ils ont fait leur le goût, la culture, la psychologie et les espérances.

Face aux peurs légitimes, les occidentaux musulmans ne peuvent pas se contenter de minimiser, voire d’éviter les questions. Il est urgent qu’ils élaborent un discours critique qui refuse la position victimaire et qui dénonce les lectures radicales, littéralistes et/ou culturelles des textes religieux. Au nom même des principes de l’islam, ils doivent s’opposer à l’instrumentalisation de leur religion pour justifier par exemple le terrorisme, la violence domestique ou les mariages forcés.

L’avenir de la communauté spirituelle musulmane exigera forcément des institutions de formations religieuses (études islamiques, islamologie, formation d’imams, etc.) établies en Occident et qui puissent répondre aux attentes des citoyens occidentaux. Avec la même attitude critique, il est important qu’ils ne cautionnent pas la confusion ambiante dans les débats de société : les problèmes sociaux, le chômage, la marginalisation et l’immigration ne sont pas des « problèmes religieux » et n’ont rien à voir avec l’islam. Il est impératif de refuser l’ « islamisation des questions éducatives et socio-économiques » : ces dernières exigent des solutions politiques et non religieuses.

L’un des moyens de répondre aux peurs légitimes consiste à déconstruire les problématiques sans déconnecter les différents aspects qui les composent. « Déconstruire sans déconnecter », cela signifie de s’imposer d’abord de distinguer le fait strictement religieux des problèmes scolaires, sociaux ou liés aux migrations puis d’analyser ensuite comment s’établissent les relations de cause à effet sur le terrain sociopolitique.

Les citoyens de confession musulmane doivent participer à une meilleure reformulation des questions politiques du jour. Ainsi, le chômage, l’échec scolaire et la délinquance n’ont, comme nous l’avons dit, rien à voir avec l’islam, mais il importe de comprendre quelles sont les causes qui expliquent que ce sont les citoyens et résidents musulmans qui sont les plus frappés par ces réalités. Comment proposer de nouvelles politiques sociales et urbaines qui réformeraient cet état de fait et permettraient la lutte contre la ségrégation, et l’auto-ségrégation, et entraîneraient plus de justice et de mixité sociales ?

La peur instrumentalisée

Le discours qui, hier, était l’apanage des partis d’extrêmes droites tend malheureusement à se normaliser au sein des partis traditionnels. De plus en plus de leaders jouent la carte de la peur pour mobiliser les électeurs et promouvoir des politiques de plus en plus dures sur le plan de la gestion des problèmes sociaux, de la sécurité ou de l’immigration.

En panne d’idées politiques novatrices et créatrices pour promouvoir le pluralisme culturel ou lutter contre le chômage et les ghettos sociaux, ils se contentent d’une rhétorique dangereuse sur la protection de « l’identité » et l’homogénéité culturelles, la défense « des valeurs occidentales » et l’imposition d’un cadre strict « pour les étrangers » avec, bien sûr, l’appareil des lois sécuritaires pour lutter contre le terrorisme.

Ces discours politiques jouent sur les angoisses, entretiennent la confusion des domaines et promeuvent une approche binaire des questions sociopolitiques. Ce qui implicitement ressort des termes des débats revient à distinguer deux entités : « Nous, les Occidentaux » et « Eux, les musulmans. », même quand les citoyens sont musulmans et tout à fait occidentaux.

Le retour permanent des mêmes questions dans les débats politiques nationaux (violence, femmes, intégration, etc.) n’est pas innocent et la question de « l’islam » est souvent devenue la balle de ping-pong avec laquelle les partis jouent pour tenter de mettre à mal leurs adversaires politiques et attirer à eux des électeurs.

Des propos racistes et xénophobes se généralisent, on relit le passé en niant à l’islam la moindre participation à la formation de l’identité occidentale désormais purement « gréco-romaine » et « judéo-chrétienne », on fait passer des examens aux frontières qui testent arbitrairement la « flexibilité morale » des immigrés et les lois sécuritaires s’imposent naturellement en ces temps de peurs et d’instabilité. Sans oublier les discours et les politiques intransigeants qui finissent par criminaliser les immigrants et les demandeurs d’asile.

Face à ces instrumentalisations, et parfois les manipulations qui en découlent, les citoyens de confession musulmane doivent faire exactement le contraire de ce qui pourrait être la réaction naturelle : plutôt que de se retirer du débat public et de s’isoler, ils doivent se faire entendre, sortir de leurs ghettos religieux, sociaux, culturels ou politiques et aller à la rencontre de leur concitoyens.

Le discours de ceux qui instrumentalisent la peur a pour objectif de produire ce qu’ils disent combattre : en accusant en permanence les musulmans de ne pas être intégrés, de s’isoler, d’établir des barrières entre « eux » et « nous » et de s’enfermer dans leur appartenance religieuse considérée comme exclusive, les intellectuels qui mettent en garde contre la « naïveté » des politiciens, « le danger de l’islam » ou de « l’échec » de la société plurielle ou du multiculturalisme sèment la suspicion, créent les fractures et cherchent en fait à isoler les musulmans.

Les citoyens doivent établir une critique rigoureuse de ces discours alarmistes qui cachent mal l’idéologie qu’ils promeuvent : c’est au nom des valeurs des sociétés occidentales elles-mêmes qu’il faut combattre la diffusion d’un discours qui normalise un racisme ordinaire, des traitements discriminatoires et la stigmatisation d’une partie de la population. La vraie loyauté citoyenne est une loyauté critique : il s’agit de refuser d’avoir à systématiquement prouver son appartenance à la société et, en connaissant ses responsabilités, de revendiquer ses droits et d’établir une critique de fond des politiques gouvernementales quand celles-ci trahissent les idéaux des sociétés démocratiques.

Un nouveau « Nous »

S’il est une contribution que les occidentaux musulmans peuvent apporter à leur société respective, c’est bien celle de la réconciliation. Confiants en leurs convictions, porteurs d’un discours critique franc et rigoureux et armés d’une meilleure connaissance des sociétés occidentales, de leurs valeurs, de leur histoire et de leurs aspirations, ils sont à même de s’engager avec leurs concitoyens à réconcilier ces sociétés avec leurs propres idéaux.

Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est point de comparer les modèles de société ou les expériences en entrant dans un débat stérile sur le meilleur des modèles occidentaux (comme on a pu le voir entre les Etats-Unis, le Canada, la France et la Grande Bretagne) mais plus simplement, et de façon plus exigeante et plus stricte, d’évaluer chaque société en comparant les idéaux affirmés et revendiqués par ses intellectuels et ses politiciens et les pratiques concrètes sur le terrain social, les droits humains et l’égalité des traitements (entre les femmes et les hommes, les différentes origines, la couleur de peau, etc.)

Il faut soumettre nos sociétés à l’épreuve de la critique constructive qui compare les discours et les actes : cette saine attitude autocritique que les musulmans doivent manifester à l’égard de leur communauté, tous les citoyens doivent la produire vis-à-vis de leur société.

Nos sociétés ont besoin de l’émergence d’un nouveau « Nous ». Un « Nous » qui réunit des femmes et des hommes, des citoyens de toute religion ou sans religion, et qui s’engagent ensemble contre les contradictions de leur société, le droit au travail, à l’habitat, au respect, contre le racisme et les discriminations de toutes sortes ou les atteintes à la dignité humaine. « Nous » représente désormais ce rassemblement et cette dynamique de citoyens, confiants en leurs valeurs, défenseurs du pluralisme de leur commune société, respectueux des identités plurielles et qui désirent, ensemble, se battre au nom de leurs idéaux partagés au cœur de leur société. Citoyens, intégrés, loyaux et critiques, ils s’engagent ensemble dans cette révolution de confiance pour résister à l’évolution de la peur : face à l’émotion et aux réactions épidermiques, voire hystériques, s’imposent la rationalité, le dialogue exigeant, l’écoute et l’approche raisonnable des questions sociales complexes et difficiles.

Local, National

C’est d’abord au niveau local que se joue l’avenir pluriel des sociétés occidentales. Il est urgent de mettre en branle des mouvements nationaux d’initiatives locales où des femmes et des hommes de différentes religions, cultures et sensibilités créent des espaces de connaissance mutuelle, d’engagement en commun : des espaces de confiance. Ce sont les projets communs qui doivent désormais les réunir et donner naissance pratiquement à ce nouveau « Nous » citoyens. Certes les dialogues « interculturels » ou « interreligieux » sont importants et nécessaires mais ils ne pourront être aussi efficaces que l’engagement commun sur tous les dossiers prioritaires : l’éducation, les fractures sociales, l’insécurité, les racismes, les discriminations, etc.

C’est ensemble qu’ils doivent questionner les programmes d’enseignement et proposer des approches plus inclusives des mémoires qui constituent les sociétés occidentales contemporaines. Ces dernières ont changé et l’enseignement de l’Histoire doit intégrer la multiplicité des mémoires et, notamment, les périodes les plus sombres de ladite Histoire (et dont les nouveaux citoyens d’Occident ont parfois été les premières victimes) : avec les Lumières, les progrès scientifiques et les acquis technologiques, il faut enseigner quelque chose de l’esclavage, de la colonisation, du racisme, des génocides, etc.

Objectivement, sans arrogance ni perpétuelle culpabilisation. Sous peine de provoquer une compétition des mémoires victimaires blessées, il faut officialiser l’enseignement d’une Histoire plus objective des mémoires qui participent de la collectivité actuelle. Sur le plan social, il faut s’engager à penser une plus grande mixité dans les écoles et dans les villes : des politiques sociales et urbaines plus courageuses et plus créatives sont nécessaires mais les citoyens peuvent déjà lancer des initiatives qui imposent la rencontre dans et par les projets de démocratie participative locale. Les autorités nationales doivent accompagner, faciliter et encourager ces dynamiques locales.

Les sociétés occidentales ne gagneront pas la lutte contre l’insécurité sociale, la violence et la drogue par les seules politiques sécuritaires. Des institutions sociales, l’éducation civique, la création d’emplois locaux et des politiques de confiance sont impératives aux niveaux des villes. Les autorités politiques locales peuvent faire énormément pour transformer les atmosphères de suspicion qui règnent et les citoyens, dont les musulmans, doivent désormais ne point hésiter à frapper leur porte et à leur rappeler qu’en démocratie c’est l’élu qui est au service de l’électeur et non le contraire.

Il est urgent de s’engager dans les affaires nationales et de ne pas se laisser emporter par la passion de la scène internationale. Il demeure néanmoins évident qu’un discours critique sur la gestion de l’immigration s’impose en Occident : on ne peut piller le Tiers-monde de ses richesses et criminaliser celles et ceux qui fuient la pauvreté ou les régimes dictatoriaux. C’est injuste et inhumain : c’est intolérable.

Etre et demeurer la voix des sans voix, de l’Irak, de la Palestine, du Tibet ou de Tchétchénie ou encore des femmes maltraitées et des victimes, notamment africaines, du Sida (alors que les médicaments sont disponibles), c’est aussi faire preuve de « réconciliation » au nom des idéaux occidentaux de dignité, de droits humains et de justice trop souvent bafoués sur l’autel des calculs politiciens et des intérêts géostratégiques. Au temps de la mondialisation, c’est la confiance mutuelle au niveau local et l’esprit critique global qui ouvrent la voie à la réconciliation entre les civilisations.

Une révolution de confiance, une loyauté critique, la naissance d’un nouveau « Nous » porté par des mouvements nationaux d’initiatives locales, tels sont les contours d’un engagement responsable de tous les citoyens dans les sociétés occidentales. Parce qu’ils revendiquent les bienfaits d’une éthique citoyenne responsable, parce qu’ils veulent à tout prix promouvoir la richesse culturelle de l’Occident et parce qu’ils savent que sa survie sera au prix d’une nouvelle créativité politique. Les citoyens doivent travailler sur le temps long, au-delà des échéances électorales qui paralysent les politiciens et empêchent l’élaboration de politiques innovantes et courageuses. Lorsque l’élu est dans l’impasse, lorsqu’il n’a plus les moyens de ses idées ; c’est à l’électeur, au citoyen, de revendiquer et de s’approprier les moyens de ses idéaux.

Une version courte de l’article a été publiée dans le Monde du 21 septembre.

Mots clés

Tariq Ramadan

Dernier livre paru, Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, éditions Archipel, janvier 2005 (Cliquez ici pour vous procurer ce livre)
Professeur à l’université d’Oxford (St. Antony’s College) et Senior Research à la Lokahi Foundation.

(site internet : www.tariqramadan.com)

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Vos réactions et commentaires sur cet article

28 septembre 2006
Philippe a dit :
Réponse au message de NOURA de la part de Philippe. l’Islam n’est pas la religion de haine et de violence que certains chefs autoproclamés veulent imposer en s’appuyant sur une lecture tronquée des Textes Coraniques, oubliant (...) (Lire la suite)
28 septembre 2006
Boulmane a dit :
salam Tariq j’ai bien lu votre article et je l’ai trouvé tout a fait legitime et surtout en ces temps de desfonnctionnement de la personnalité sinon du psychisme de nous autres musulmans .A vrai dire ,il esr urgent que tous les (...) (Lire la suite)
27 septembre 2006
sulu a dit :
OK pour le nouveau"Nous" mais l’intérêt de tout ceci c’est de nous faire réfléchir aussi : c’est toujours une minorité qui pollue le débat mais posons des questions comme celles de Noura car elles font mouches ; celles de (...) (Lire la suite)
27 septembre 2006
rabah a dit :
PAix SUR VOUS TOUS. pour combien de temps encore ? Avant de parler d’un "NOUS" hyptothétique, je voudrais parler d’un "JE" réel. A force de lutter, de vouloir changer le monde à mon échelle, je me suis épuisé parce que les (...) (Lire la suite)
27 septembre 2006
Djamel / Dabeldi a dit :
Cher Tariq et Cher(e)s Ami(e)s, Assalams et tous mes do’as pour un très profitable Ramadhan, Les deux grands mérites de Tariq 1° Merci de publier avec autant d’énergie et de témoigner de l’intelligence et de (...) (Lire la suite)
26 septembre 2006
Vincent Després Levard a dit :
J’ai fait un rêve disait Martin Luther King… Inchallah ! Tout est dit, nous sommes au 21ème siècle. Tout les peuples ont eu des prophètes, des philosophes, des saints, des sages, tous ont répétés : Aimez votre prochain. Les (...) (Lire la suite)
26 septembre 2006
Salam, Il est donc acquis que le terrorisme est islamique ? On en est plus à la déjà dramatique "peur de l’autre". Ceux qui dénoncent le terrorisme ne tisse-t-il pas un écran de fumée pour cacher et justifier les massacres ? (on a déjà (...) (Lire la suite)
26 septembre 2006
abder a dit :
Salam alaikoum ! Ceux qui tuent des innocents au nom de l’Islam ne doivent pas déformer votre jugement : il faut juger une religion sur son Livre et non sur ses croyants égarés ! (Lire la suite)
26 septembre 2006
abdelkarim a dit :
salam et bien je commencerais donc par ce mot qui est en soi beau et ilustratif si je peu me permette de notre religion car bien sur et surement la langue du paradis est l arabe et les gens se saluent par salam au paradis...... bref jai envie (...) (Lire la suite)
26 septembre 2006
sami a dit :
réponse au message de NOURA. DE LA PART DE SAMI.moi aussi je ne comprends pas cette violence et de tuer le plus souvent des gens innocents qui n’ont rien demandé.Est ce ca l’ISLAM ? je ne crois pas.Sinon je n’ai encore rien (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Color a dit :
Sallam et bonsoir à tous ! Je vous ai tous lu, et je trouve ça très beau. C’est vrai lorsque l’intelligence s’exprime on ne peut être qu’admiratif. Je me demande pourquoi j’écris ces quelques lignes, peut être pour (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
mortalla a dit :
As-salâmou a’leykoum D’accord avec certains qui disent que le frère en islam Tariq fait dans l’utopie. Les Occidentaux musulmans ont le même problème que tous les autres musulmans : comment être de bons adeptes du Prophète (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Bennani Karim Tajeddine a dit :
A l’extrême limite du courant de pensée actuel, impérialiste à outrance dans toutes ses visions, démarches et activités, qui veut absolument transformer toute la planète en un immense supermarché, où l’humanisme authentique demeure (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Rajab a dit :
Sur la Charte des Devoirs : Il me semble qu’une telle Charte doit être soumise à toute "association" qui se dit musulmane, fut-elle de "musulmans athés" ou de "dingues du Beaujolais"... Je propose que l’association des "musulmans (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Nourredine.J a dit :
Salam Alaykhoum, Merci Mr Ramadan pour votre analyse pertinente du rapport qu’ont les sociétés occidentales avec leur population "Musulmanes". Comme beaucoup de lecteurs je suis admiratif devant autant de perspicacité à la lecture de votre (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Mahchi a dit :
Je pense que contrairement a ce qui semble aquis, que la seule facon de vivre sont islamité et de quitter l’occident. Non pas par peur mais pour le salut de l’ame. "L’occidentalisation" en TGV de l’occident le siecle (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
IBRAHIM Je viens de lire ce manifeste et je le trouve cohérent. J’ai peur que discours ne s’arrête seulement à une certaine élite minoritaire du fait que la majorité de ceux qui doivent faire ce travail sont dans la logique (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
’ABD a dit :
Salamalaykoum ! Merci de clarifier avec tant de précisions ce que tous citoyens, quels qu’ils soient, se doivent d’admettre : un "Nous" local, national ET international ! Salamalaykoum à tous les citoyens du (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Meriem a dit :
Bonjour, Je voudrais ici exprimer ma reconnaissance à Tariq Ramadan de profiter de sa position visible pour exprimer ce que je pense très sincèrement. Etant convertie à l’Islam, je suis profondément peinée de voir comment mes concitoyens (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Jacques Lazier a dit :
Je suis sceptique sur une possible entente entre musulmans occidentaux et occidentaux non musulmans. Malheureusement, il n’existe aucun pays au monde où les deux communautés religieuses vivent en paix actuellement. Regardez le Liban, le (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Hakim I. a dit :
Assalamou Alikoum. Monsieur Ramadan, Ce que vous enjoignez à la population musulmane occidentale est au fond ce à quoi aspirent tout les musulmans de France. Vous conseillez à tous de prendre son destin en main, s’investir au sein de la (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Rajab a dit :
Bonjour Tariq, j’approuve totalement votre démarche "inclusive" et citoyenne mais je crois aussi qu’il est nécessaire de procéder à quelques "exclusions" de ceux qui participent à la confusion entre l’Islam et les violences (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Djamel a dit :
Au delà des séquelles de la colonisation, des origines ethniques, des guerres associatives, des intérêts personnels ? Assalam ’alaykum frère Tariq, Votre article est pertinent, mais manque de lucidité, voire utopique. Si nous ne formions (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
El Arabi a dit :
Bonjour et grand Merci pour cette démonstration intellectuelle. Je suis de tout coeur avec toi et surtout avec "Nous". Faisons que le pire du futur soit le meilleur du passé, avec l’aide de Dieu. A quand les prochaines interventions en (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Abdelkader DEHBI a dit :
Consciemment ou non, votre “ Manifeste pour un nouveau "nous" ” a complètement escamoté l’une des causes majeures de la fracture grandissante entre le monde Chrétien et le monde Musulman : j’ai nommé le long et patient (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Emile Ahram a dit :
Bonjour Tariq Je suis bien content de m’être encore une fois faché avec Caroline Fourest (ma dernière engeulade avec elle date du FSE d’Athènes) et de t’avoir soutenu contre vents et marrées médiatiques. Ton appel a (...) (Lire la suite)
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Bonjour mon frère, En cette période de Ramadan, je méditais et je me demandais à quelle occasion, je pourrai un jour poser ces quelques questions à des érudits musulmans, afin de m’éclairer pour répondre à ceux des mes frères, soeurs, et à (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Salim a dit :
Merci monsieur Ramadan ! Ce texte dit très bien ce que beaucoup de musulmans, la très grande majorité d’entre eux ressentent et ce à quoi ils aspirent au plus profond de leur coeur. Sauf que la route est longue car il s’agit de (...) (Lire la suite)
25 septembre 2006
Valentine a dit :
Bonjour, je suis une fêmme "occidentale" et sans appartenance religieuse et adhère complètement à l’intégralité de votre appel . . . j’y ai retrouvé beaucoup de constatations personnelles, cette fracture de nos 2 mondes , pourtant (...) (Lire la suite)

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