Mahmoud Ahmadinejad remporte haut la main la présidentielle en Iran

Battant tous les records de participation, le choix décisif pour l’avenir de l’Iran de son nouveau pré

samedi 13 juin 2009

Battant tous les records de participation, le choix décisif pour l’avenir de l’Iran de son nouveau président a donné lieu à une ruée historique vers les bureaux de vote.

Cette mobilisation massive de l’électorat, dépassant le seuil de 82% de votants, était initialement perçue comme un bon présage par les principaux rivaux du président sortant, et notamment par son plus sérieux challenger, Mir Hussein Moussavi, un conservateur modéré, qui s’est plu à rêver à un second tour, voire à triompher dès le premier tour.

A l’issue d’un dépouillement des urnes mouvementé, dont M. Moussavi a déploré les irrégularités avant d’autoproclamer sa victoire, il ressort officiellement que sur les 87 % des urnes ouvertes, M. Ahmadinejad est crédité de 63,3 % des suffrages, creusant un écart notable avec son outsider, qui ne totalise que 34,07 %, selon le président de la commission électorale au ministère de l’intérieur, Kamran Daneshjoo.

Après avoir régné pendant quatre ans d’une main de fer, l’ultraconservateur Ahmadinejad semblait cristalliser un vif ressentiment populaire, notamment au sein de la jeunesse iranienne, qui s’est traduit tout au long de la campagne par des débordements populaires d’enthousiasme en faveur de M. Moussavi, une personnalité atypique, ex-premier ministre de Khomeiny et émergeant d’une retraite politique de 20 ans, seul capable d’incarner le renouveau à 67 ans.

Cette bataille pour le mandat suprême a révélé de profondes dissensions internes sur la projection de l’Iran dans les quatre prochaines années, M. Ahmadinejad assurant poursuivre la mise en œuvre de sa politique dédiée aux couches populaires et veillant à redistribuer la richesse, une politique que ses adversaires n’ont cessé de vilipender, l’accusant d’être à l’origine de l’inflation.

De son côté, le président américain Barack Obama, qui appelle de ses vœux un dialogue ferme mais direct avec Téhéran, déclarait dernièrement qu’un "changement" était "possible" dans les relations bilatérales, et ce quel que soit l’arbitrage des urnes.

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