Londres n’empêchera pas les poursuites pour crimes de guerre contre l’armée israélienne

Le gouvernement britannique a fait savoir aux dirigeants israéliens que, contrairement à des promesses anté

vendredi 27 mars 2009

Le gouvernement britannique a fait savoir aux dirigeants israéliens que, contrairement à des promesses antérieures, il ne ferait voter aucune modification de la loi qui autorise l’arrestation pour crimes de guerres d’officiers de l’armée israélienne.

"Dans un message officieux à la ministre des Affaires Etrangères Tzipi Livni, les Britanniques ont fait savoir, qu’en raison de la dégradation de l’image publique d’Israël, ils ne peuvent pas faire passer cet amendement de la loi avant les élections prévues l’année prochaine.

La loi britannique permet à tout citoyen d’engager des poursuites contre des étrangers pour crimes de guerre. Une fois qu’une inculpation a été délivrée, les suspects peuvent être arrêtés et traduits devant un juge, s’ils mettent les pieds sur le sol britannique.

En 2005, l’ancien général de réserve Doron Almog s’était envolé pour une courte visite à Londres. Après avoir appris, dans l’avion, que la police l’attendait pour le débarquer et l’arrêter, Almog était resté à bord de l’avion et était reparti pour Israël.

Un mandat d’arrêt avait été délivré contre lui pour son rôle dans la destruction de maisons palestiniennes à Rafah, alors qu’il dirigeait le commandement militaire dans le Sud (Gaza).

Depuis cet incident, les officiers supérieurs de l’IDF d’active et de réserve, y compris les anciens chefs d’Etat major et de cabinets ministériels (Ehud Barak, Shaul Mofaz), se sont bien gardés de voyager en Angleterre.

Le gouvernement travailliste anglais, d’abord sous Tony Blair et récemment sous Gordon Brown, avait promis à Israel de faire passer des changements dans la loi pour que des citoyens privés voulant poursuivre pour crimes de guerre obtiennent d’abord l’accord du Procureur Général. Promesse qu’ils ne peuvent plus tenir, ont-ils fait savoir."

Sources : Palestinian Center for Human Rights

et http://www.haaretz.com/hasen/spages/1072807.html

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

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