Les scanners corporels contraires aux prescriptions musulmanes selon des théologiens du Canada

Avancée technologique de pointe, les scanners corporels font irruption dans les aéroports pour les passagers

vendredi 5 mars 2010

Avancée technologique de pointe, les scanners corporels font irruption dans les aéroports pour les passagers en partance vers les Etats-Unis.

Quelles limites doit-on fixer au nécessaire impératif sécuritaire ? Entre fouilles corporelles et scanners corporels, quelle est la méthode qui se révèle la plus dégradante pour la dignité de l’individu, et le seuil de tolérance au-delà duquel les droits de l’Homme seraient violés ? Autant de questions cruciales qui se posent aujourd’hui avec acuité.

Vantés pour leurs deux vertus majeures, leur infaillibilité et leur extrême rapidité, les scanners corporels sont passés au crible de l’analyse du Conseil du Fiqh d’Amérique du Nord (FNCA), une organisation d’érudits musulmans, qui a tranché dans le vif à leur sujet.

Cet aréopage de théologiens incite vivement les musulmans à fuir une radiographie en trois dimensions de leur squelette, en alarmant sur une mise à nu qui transgresse toutes les prescriptions religieuses de l’islam, et au-delà, de toutes les religions incarnant décence et modestie.

Un imam canadien, membre du Conseil, a déclaré à CBC News que les seules exceptions aux règles islamiques de modestie sont les nécessités médicales et les urgences, telles que les enquêtes criminelles.

A l’heure où certaines inquiétudes légitimes se font jour parmi les citoyens du monde, de toutes confessions, de récents sondages mettent toutefois en lumière le pragmatisme civique, une écrasante majorité de personnes préférant de loin se soumettre anonymement aux rayons performants des scanners, plutôt que subir un contact physique désagréable et souvent sans ménagement.

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