Samedi 11 février 2012

Les objectifs politiques inavoués de la provocation israélienne contre la flotille internationale « Gaza Freedom »

Les « regrets » exprimés par des officiels israéliens à la suite de ce forfait ne doivent pas cacher qu’il s’agit bel et bien d’une opération militaire planifiée à l’avance et qui ne saurait donc être déconnectée de ses objectifs politiques inavoués. Pour bien préparer à l’avance les médias qui lui sont favorables et qui sont censés lui trouver quelques « circonstances atténuantes », le gouvernement israélien n’a pas hésité, tout au long des jours qui ont précédé le jour « J », à crier à la provocation.

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L’assaut meurtrier de l’armée israélienne contre des bateaux civils et sans armes appartenant à la flotille internationale « Gaza Freedom » dans les eaux internationales en dit long sur la nature d’un Etat présenté par des médias aux ordres comme la « seule démocratie » dans la région. L’émotion légitime suscitée par ce massacre perpétré de sang froid au sein de l’opinion publique internationale et particulièrement dans les milieux sympathisants avec la cause palestinienne ne doit pas occulter les véritables objectifs politiques poursuivis par le gouvernement israélien à travers cet acte de piraterie internationale.

Les « regrets » exprimés par des officiels israéliens à la suite de ce forfait ne doivent pas cacher qu’il s’agit bel et bien d’une opération militaire planifiée à l’avance et qui ne saurait donc être déconnectée de ses objectifs politiques inavoués. Pour bien préparer à l’avance les médias qui lui sont favorables et qui sont censés lui trouver quelques « circonstances atténuantes », le gouvernement israélien n’a pas hésité, tout au long des jours qui ont précédé le jour « J », à crier à la provocation.

A l’entendre, cette campagne de solidarité internationale n’a pas lieu d’être dans la mesure où tout ce qui est apporté (nourriture, médicaments) existe déjà sur place. Outre le fait que le droit international ne fixe aucun plafond à la solidarité civile internationale, cet argument israélien a été dénoncé comme il se doit par neuf députés européens qui viennent de rentrer de Gaza à la suite d’une mission d’enquête organisée par l’UNRWA. Dans leur communiqué, ces députés déclarent à la face du monde que « la situation humanitaire alarmante, et de plus en plus catastrophique, requiert une levée immédiate, totale et durable du blocus imposé par Israël » et rappellent à cette occasion que 80% de la population de Gaza dépend de l’aide alimentaire.

Comment un Etat censé être plus « puissant », plus « moderne » et plus « rationnel » que ses voisins s’est-il laissé prendre aussi facilement dans le supposé « piège » ou la prétendue « provocation » de ses adversaires ? Il est d’autant plus difficile de croire à cette fable que le gouvernement israélien n’a pas cessé de déclarer une semaine avant son forfait que son armée est prête à empêcher l’arrivée de la flotille internationale à Gaza sans tomber dans la provocation et qu’il a pour cela planifié les moyens de la maîtriser sans faire de victimes ? Pour comprendre les véritables objectifs poursuivis par le gouvernement israélien, il est, en effet, important de rappeler ces faits et d’insister sur un élément tactique que les médias vont tout faire pour escamoter : la marine israélienne avait et a les moyens pour arraisonner une flotille de cette importance sans faire de victimes.

Par conséquent, en se livrant à un acte aussi cruel qu’inutile, le gouvernement israélien a pris le risque de voir son image prendre un nouveau coup au sein de l’opinion publique internationale après celui enregistré lors de la guerre contre Gaza. Pour prendre un tel risque, il a du faire un calcul coûts/résultats qui a fini par lui faire préférer ce risque à un autre, jugé peut-être plus dangereux. Quel est donc ce risque qui semble empêcher les dirigeants israéliens de dormir ?

Un crime prémédité en vue d’intimider

Les stratèges israéliens ont manifestement tiré des enseignements de leurs deux dernières guerres d’agression contre le Liban (2006) et Gaza (2008-2009). Malgré une disproportion flagrante du rapport des forces militaires, le gouvernement israélien n’a tiré aucune victoire politique de sa furie destructrice qui n’a fait que dévoiler son véritable visage à de nouveaux secteurs de l’opinion publique internationale. Ni le Hezbollah au Liban ni le Hamas à Gaza ne sont sortis affaiblis de la guerre d’agression que l’armée israélienne a fait subir aux populations civiles. Le divorce tant recherché entre le Hamas et la population de Gaza n’a pas eu lieu malgré des pressions économiques et sociales terribles allant dans ce sens. La guerre civile inter-palestinienne que les services israéliens auraient souhaitée n’a pas eu lieu malgré les nombreuses provocations sur le terrain. Tout en rejetant la reprise des négociations indirectes israélo-palestiniennes jugées improductives dans le contexte actuel, le Hamas n’est pas tombé dans le piège de la lutte fratricide.

Mais l’élément politico-diplomatique le plus important de ces dernières semaines fut sans nul doute la rencontre officielle du dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, avec le président russe Medvedev à Damas et ce, au lendemain du rejet officiel par le Hamas des négociations indirectes israélo-palestiniennes. Cette capacité à allier fermeté sur les principes et ouverture diplomatique a de quoi inquiéter le gouvernement israélien surtout qu’elle laisse présager de la part du Hamas une évolution politique susceptible de lui faire enregistrer des résultats politiques et diplomatiques significatifs à un moment où le question palestinienne est en phase de reprendre la place centrale qui est la sienne dans l’architecture des conflits qui déchirent le Moyen Orient.

Or, le Hamas sait qu’il ne doit pas uniquement la reconnaissance d’une puissance comme la Russie à sa proximité avec la Syrie. Dans sa bataille diplomatique, le Hamas sait que sa principale carte reste le soutien de larges couches du peuple palestinien dans les territoires occupés et à Gaza. Or, ce soutien ne peut continuer et s’étendre que si le Hamas réussit à lever le blocus imposé par Israël. Pour cela, le soutien international, civil et diplomatique s’avère nécessaire. Le gouvernement israélien l’a bien compris et c’est pourquoi il a fait du sabotage de cette campagne civile internationale pour la levée du blocus de Gaza un axe de travail stratégique. L’assaut meurtrier contre la flotille internationale « Gaza Freedom » s’inscrit pleinement dans cette stratégie.

L’assaut à visée assassine était donc prémédité. Pour le gouvernement israélien, il était vital de tuer dans l’œuf ce mouvement naissant de solidarité internationale concrète avec Gaza et avec la Palestine plus généralement. Un simple arraisonnement de la flotille, suivi d’une arrestation provisoire des militants et de leurs familles, tactiquement tout à fait possible, n’était pas suffisant pour le gouvernement israélien. Une telle option, non seulement n’aurait pas empêché la reconduction de pareilles initiatives, mais elle l’aurait peut-être encouragé. Ce qui constitue en soi un cauchemar pour les dirigeants israéliens.

Le premier objectif poursuivi par le gouvernement israélien était donc l’intimidation des forces susceptibles de renforcer la campagne civile internationale pour la levée du blocus de Gaza, surtout que cette campagne, si elle réussissait, risque de s’étendre à l’ensemble des territoires occupés. Cette stratégie de l’intimidation est d’autant plus calculée que le gouvernement israélien redoute par-dessus tout que les campagnes de solidarité civile internationale avec le peuple palestinien dévoilent ce qu’il veut précisément et absolument cacher et qui constitue la réalité quotidienne du peuple palestinien : l’apartheid et le massacre à huis-clos.

Ce n’est pas non plus un hasard si l’attaque du commando israélien a visé plus particulièrement le bateau amiral de la flotille qui s’avère être un bateau turc. Depuis l’agression contre Gaza en décembre 2008, le gouvernement turc a pris des positions politiques qui dérangent d’autant plus Israël qu’elles proviennent d’un Etat membre de l’OTAN et qui occupe une place importante dans l’échiquier stratégique américain. Le rôle joué par la diplomatie turque dans la crise iranienne qui a culminé dans l’accord irano-turco-brésilien, malgré la fin de non recevoir américaine, a sans doute renforcé l’animosité du gouvernement israélien qui voit d’un mauvais œil la montée en puissance d’une nation émergente, musulmane et qui sera tôt ou tard membre de l’Union européenne.

En se vengeant aussi sauvagement des membres de la délégation turque à bord du bateau amiral, les Israéliens espèrent mettre le gouvernement turc devant des dilemmes difficiles : soit il laisse libre cours à la réaction spontanée de la rue turque au risque d’être accusé de ne pas respecter ses obligations diplomatiques de protection du personnel consulaire israélien à Istambul, soit il réprime les manifestants turcs au risque de se discréditer auprès de l’opinion publique turque et musulmane. Le but étant de persuader le gouvernement turc d’arrêter de se mêler de dossiers aussi épineux que ceux du Moyen Orient.

Les provocations ne s’arrêteront sans doute pas là. Il n’est pas étonnant que dans les jours qui viennent, les médias occidentaux et la chaîne Al Jazeera vont nous abreuver de communiqués vengeurs émanant de la soi-disant nébuleuse Al Qaeda. Pire, il est probable qu’on assiste à quelques actes de provocation terroristes attribués comme d’habitude à des groupes pseudo-islamistes, actes que les médias sus-cités se feront un malin plaisir à répercuter et à gonfler au grand profit d’Israël…

Le carburant de la guerre

L’acharnement d’une des armées les plus puissantes du monde contre une flotille de six bateaux civils n’a d’égal que la peur bleue qu’inspire au gouvernement israélien la force de la mobilisation civile et pacifique internationale si elle venait à se développer en solidarité avec le peuple palestinien. En effet, plus que mille discours, cette campagne de solidarité internationale risque d’accélérer le processus de maturation stratégique et politique au sein des différentes composantes nationales et islamiques de la résistance palestinienne. Le peuple palestinien souffre quotidiennement de la politique de colonisation et de harcèlement du gouvernement d’occupation israélien. Les provocations qui poussent au désespoir sont quotidiennes. Mais le peuple palestinien dispose d’élites éduquées et cultivées. Elles apprennent vite des dures expériences vécues et des mutations régionales et internationales en cours.

C’est ce qui dérange énormément les autorités d’occupation israéliennes. Une convergence entre la résistance civile non violente du peuple palestinien à l’intérieur des territoires occupés et la campagne civile de solidarité internationale en vue de lever le blocus de Gaza et imposer un boycott international contre l’apartheid israélien aurait à n’en pas douter une portée politique et psychologique sans précédent et risque d’accélérer des mutations diplomatiques décisives et compromettantes pour la survie de l’apartheid israélien.

Pour empêcher cette convergence qui n’est aujourd’hui qu’à ses débuts, le gouvernement israélien risque malheureusement de jouer comme il s’est habitué à le faire au pyromane. On ne comprendra rien à la politique israélienne dans la région si on n’a pas compris cette vérité simple et monstrueuse à la fois : l’Etat colonialiste et raciste d’Israël carbure à la guerre.

Autrement dit, le second objectif inavoué de cette provocation israélienne contre la flottile « Gaza Freedom », après l’intimidation des membres actuels et potentiels de la campagne de solidarité internationale, est tout simplement de pousser les militants et sympathisants de la cause palestinienne à désespérer des moyens de résistance pacifique et de pousser surtout les composantes de la résistance palestinienne, à leur tête le Hamas, à la faute, c’est-à-dire à la reprise d’actes militaires (comme les tirs de roquettes ou les attentats kamikazes), tactiquement inefficaces, politiquement et diplomatiquement improductifs dans la mesure où ils risquent de leur faire perdre les acquis politiques enregistrés jusqu’ici sans changer quoi que ce soit au rapport de forces militaire avec l’armée d’occupation. Dans ses calculs perfides, le gouvernement israélien compte profiter de la conjoncture de la crise régionale en espérant secrètement que le Hamas risque facilement de devoir servir un autre agenda politique que celui que lui dicte la seule cause qui mérite ses sacrifices : la cause nationale du peuple palestinien.

Le gouvernement israélien n’a manifestement pas d’autre choix que de poursuivre dans sa politique de provocation criminelle. Les composantes de la résistance palestinienne ne tomberont pas dans le piège. Malgré l’émotion suscitée, elles savent qu’il n’y a pas pire conseiller que la colère. Elles savent aussi qu’il ne faut jamais laisser à l’adversaire le choix du terrain et du tempo. Elles savent également que si les crises qui minent le Moyen Orient- dont la crise du nucléaire iranien- peuvent accélérer la prise en compte de leur cause par les puissances de ce monde, elles ne doivent, en revanche, se laisser disperser par aucune autre considération que celle qui se rattache directement à la protection et à la libération du peuple palestinien du joug colonial.

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Commentaires

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l’actualité d’aujourd’hui c’est l’histoire de demain !!! Un jour viendra ou le monde comprendra que l’État d’Israël bâti sur une idéologie néfaste par des criminels aguerris et usurpateurs d’une pseudos légitimité international arrachée par le chantage et le meurtre et surtout par l’expulsion des habitants autochtones.
Demain il y aura des "justes" ceux qui osent malgré le risque de perdre tout, carrière et crédibilité de dénoncer le crime et la falsification et il y aura le bataillon de lâches et des complices honte à e
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Ce qui me frappe est la mollesse des réactions de l’ONU et des gouvernements "démocratiques". D’ailleurs, israël peut se permettre, depuis des années, de poursuivre cette politique-malgré toutes les condamnations de l’ONU... Il n’en a cure ! Certes tous dénoncent, aujourd’hui, cette conduite monstrueuse de l’état d’Israël. Mais en des termes tels que, cette fois encore, Israël ne sera pas amené à changer d’attitude.
Imaginons un instant que l’Iran se soit permis une action comme celle-là : quelle horreur se serait alors exprimée de la part des hautes instances de l’ONU new-Yorkaise ! Deux poids, deux mesures...

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Dans ce même type d’analyse, Roland Dumas, hier dans l’émission "Ce soir ou Jamais" sur France 3, a parlé d’une mobilisation internationale pour le peuple Palestinien à l’image de celle constituée dans les années 1930s par Les Brigades Internationales pour venir en aide au peuple espagnol menacé par le régime fasciste de Franco. C’est cela que redoutent les sionistes...

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Ce qu’Israel ignore, parce qu’il ne connait pas du tout ce mot c’est que la vérité est plus forte que toutes les armes du monde.

Que tout ce qui se construit sur le mensonge est condamné tôt ou tard à disparaitre pour laisser place à la vérité !

Les morts, les exactions, les blocus, les bombardements, les kidnappings, les meurtres ciblés, la propagande, les mensonges et les hypocrisies ne stopperont jamais la marche de la vérité et au bout la liberté !

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Merci Mr. Benssada pour cette éclaircissement ! On va continuer à rester aveugles devant les perfides calculs de la "seule démocratie" du Proche-Orient encore longtemps ?

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Que peut-on attendre de l’ONU si les gouvernements arabes ne reagissent meme pas face a cet acte criminel. Dans certains pays arabes, ceci etait un non evenement. Un petit article dans les quotidiens et rien d’autre.

Tous les pays arabes subissent une occupation pire que celle de gaza.

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Visiblement il est est en ce moment impossible de discuter. On va attendre que ça se calme.

Puis-je dire que ce qui est reproché à un pays que je désapprouve n’est rien à côté de ce qui se passe au Darfour, de ce qui s’est passé avec le GIA ?

Si enfin Israel entend la voix de la raison, sous la contrainte évidemment - car ce pays, comme la Chine,la Lybie, le Soudan etc, malheureusement... fait ce qu’il veut - il restera à nettoyer ailleurs. Depuis des décennies les actes d’Israel permettent aux obscurantistes "quelque peu violents" de se présenter comme des libérateurs.

Il faudrait, une fois pour toutes, que le problème de la Palestine se règle. Ca ne fera pas l’affaire de ceux qui en tirent une légitimité, mais leur fond de commerce n’est pas le nôtre, mes concitoyens. Et Israel, en fournissant des prétextes à la haine des autres, a une énorme responsabilité dans l’avenir qui est le nôtre, mes chers compatriotes.

Je ne serai pas publié dans un moment pareil car inespéré, mais j’aimerais que la personne qui censure lise au moins jusqu’au bout mon message. Il y a tellement de pays où ce ne serait même pas possible...

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Le pire ennemi de la cause palestinienne c’est certainement les régimes politiques illégitimes, corrompus et félons, au pouvoir dans la quasi-totalité des pays arabes. En y incluant bien entendu, cette chose informe et folklorique qu’on appelle « l’autorité palestinienne ». Certes, l’arrogance de l’Etat sioniste qui s’est fondé sur le terrorisme, la spoliation et le crime, est d’abord le fruit d’un soutien massif, permanent, multiforme et inconditionnel de l’Occident en général, mais tout particulièrement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Allemagne.
Mais il est incontestable cependant, que l’équation des régimes arabes y est aussi pour beaucoup, dans cette arrogance d’Israël, tant il est vrai que ces régimes, ont tous fini à la longue, par se « stabiliser » – si on ose dire – les uns après les autres, au cours des deux ou trois décennies précédentes, sur le pallier de la forfaiture morale et des reniements politiques, moyennant en contrepartie, la complaisance, voire le soutien à ces régimes félons, des pseudo démocraties occidentales qui ont largement contribué, au moins par le silence ou la désinformation de leurs médias – souvent inféodés au mouvement sioniste mondial – au verrouillage de toute vie politique réelle dans nos pays.
Ceci pour dire, sans jouer de paradoxe, que le chemin le plus court pour faire pièce à Israël, c’est d’organiser parallèlement à notre solidarité avec le vaillant Peuple de Palestine, la lutte par tous les moyens justes et légitimes, pour l’abolition des régimes arabes supplétifs et corrompus et l’avènement de véritables démocraties dans nos sociétés. Ce n’est pas une tâche facile, mais ce n’est pas une tâche impossible. Il appartient en premier lieu à nos élites intellectuelles restées moralement propres et politiquement saines, c’est-à-dire non incorporées aux systèmes en place, de s’organiser chacune dans l’aire géographique et dans le champ idéologique qui lui est propre, en vue de cet objectif commun.

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Une analyse fine surtout le role nuisible que les medias vont jouer avec la chaine de Al jazeera en tete.Cette chaine qui comercialise,depuis dix ans, Ben Laden et ses actes terroristes
anti-islamiques.J’espere que cette chaine a vocation tres subversive diffusant ses poisons de quelques metres du centre com ,va rester loin de cette affaire qui cncerne des pacifistes et des palestiniens.
Si dans les prochains jours on verra
Al Zawahri ou Ben Laden ’exclusivement comme d’habitude’ sur la chaine de Al jazzera brandant de menaces contre israel,cell-ci va ramasser tous les benifices politiques de cette affaire.Donc pitié......

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Gouverner par la terreur et par le crime dans l’impunité général. On dicte nos volonté par la force.Autant d’éléments qui qualifieront un Etat de fasciste.

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Ce qui est interessant dans cet acte criminel est le fait que le psoeudo etat sioniste n’a pas calculé son impacte, et par conséquence au lieu de priver les palestiniens de Ghaza d’aide humanitaire transporté à bord de la flotile international ; il leurs ont offert le soutient de l’opinion public
internationale, apres tant d’année de silence on parle maintenant de ghaza
et de la levée du lambargo et encore mieux il ya des pays qui vont revoir leurs rapports diplomatique avec "Israel" .

Ne dit-on pas que le hasard fait bien les choses,eh Oui , tout le monde les a vu comme les palestiniens les voient tous les jours avec le visage du monstre qu’il montrent au pauvres palestiniens,aprés quoi ils jouent la victime auprés des européens et americain mais cette plaisanterie est devenue trop ridicule, desormais personne de vous croit .
Je termine avec les paroles du poéte palestinien Mahmoud Darouich . "les masques sont tombés".

Bravo pour L’analyse Dr.BenSaada

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Cet article de Mohamed Tahar Bensaada est probant et Elwahraanii a raison de citer Roland Dumas et sa référence aux Brigades internationales contre le fascisme espagnol. La situation est bien la même : une armée puissante qui voudrait faire la loi et qui redoute les pacifiques.

Les brigades internationales ont pourtant participé à des opérations militaires. Mohamed Tahar Bensaada les juge inopportunes. La cause palestinienne est à défendre comme la lutte contre le colonialisme israélien.

Si le blocus de Gaza s’affaiblit de la part de l’Égypte, un nouveau terrain semble ouvert aux pacifiques internationaux.

N’est-il pas remarquable de les voir se mettre en marche, avec la peur au ventre, mais prenant des risques mortels ?

Il ne faut pas désespérer...malgré les provocations israéliennes.

Amitiés.
Liliane Bénard

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Cette action a été décidée, à l’unanimité, par le comité des sept (chargé, entre autres des questions de sécurité) et composé en presque totalité de militaires chevronnés. Depuis que les deux guerres de trop ont démontré que la dissuasion, qui était leur principal atout, s’est fracassée à Bent Djabail (où le cheikh Hassan Nasrallah a osé dire qu’Israël était une toile d’araignée et Maroun Arras et à Ghaza. Dans ces deux premières localités, l’élite de l’armée israélienne (les brigades Golani, Givati, Nahal et les paras) s’est cassé les dents. Elle a été incapable de les occuper. Exit l’infanterie. Dans la vallée de Wadi Salouq, une colonne de blindés Merkava, de la quatrième génération, réputés invulnérables a flambé, comme fétu de paille. Exit les blindés et donc les forces terrestres. Tous les habitants autour de Beyrouth, ont pu voir une frégate bruler et couler, corps et biens. Une deuxième a été sévèrement endommagée au large de Sour. Exit la marine. Toutes les études concernant cette guerre de trop, recommandaient de rétablir, le plus vite possible, la force de dissuasion. L’agression sauvage contre Ghaza a démontré que touts les mesures prises n’ont apporté aucun résultat. Cet état des choses pose un problème existentiel aux militaires israéliens. Comme solution, il ne restait plus aux sept que de créer une dissuasion psychologique.
C’est dans ce contexte, qu’il faut également placer toute cette affaire. Donner l’image d’un état qui ne recule devant rien, qui ne tient compte d’aucune règle. Ils n’ont rien inventé, les Américains ont largement utilisé cette tactique en accréditant l’idée qu’ils étaient des cow-boys qui tirent d’abord et qui posent les questions ensuite.
En conclusion, personne ne leur a tendu de piège, ils ont voulu envoyer des messages à leur bête noire, la résistance libanaise qui a détruit le mythe de « l’invincible armée » et par la même occasion à la Syrie et a l’Iran.

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Reno a dit :

« Il faudrait, une fois pour toutes, que le problème de la Palestine se règle. Ca ne fera pas l’affaire de ceux qui en tirent une légitimité, mais leur fond de commerce n’est pas le nôtre, mes concitoyens. Et Israel, en fournissant des prétextes à la haine des autres, a une énorme responsabilité dans l’avenir qui est le nôtre, mes chers compatriotes »

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Allez dire cela à BHL et à tous ceux qui soutiennent ouvertement les politiques des gouvernants d’Israël.

C’est l’affaire de tout humaniste qui veut bien ouvrir les yeux sur ce qui se passe à travers le monde et le fait de critiquer la politique de nos gouvernants et des gouvernants de tous les pays du monde, c’est faire acte de citoyenneté.

A moins, que vous ne considériez que certains individus de cette planète et de notre société ne sont que des sous-humains qui n’ont pas le droit à la dignité.

Il est des Hommes qui font le monde, le construisent et d’autres qui le défont et le détruisent : soyons de ceux qui le construisent et cela commence par le fait de s’indigner à propos de ce qui s’est passé : il y a tout de même eu des morts parmi les humanitaires qui voulaient aider des êtres humains en souffrance à Gaza. Et le blocus est illégal et inhumain.

Reno, vous vous focalisez tellement sur les citoyens de confession musulmane et la pratique de l’Islam en général que vous en oubliez ce qui fait de vous un être humain : l’altruisme.

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"...le chemin le plus court pour faire pièce à Israël, c’est d’organiser parallèlement à notre solidarité avec le vaillant Peuple de Palestine, la lutte par tous les moyens justes et légitimes, pour l’abolition des régimes arabes supplétifs et corrompus et l’avènement de véritables démocraties dans nos sociétés"

Durant les années 70 j’ai ardemment milité contre le régime de Palavi, et avec beaucoup , nous avons soutenu Khomeini, qui vivait à l’époque à 10kms de chez moi. Le Shâ d’Iran est parti, Khomeini l’a remplacé. La police des moeurs a également remplacé la sinistre "savac". Mais mes amis iraniens rentrés au pays sont désespérés.

Alors que faire Monsieur DEHBI, quand on en a raz le bol d’être les cocus de l’histoire ?

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A Reno : "Puis-je dire que ce qui est reproché à un pays que je désapprouve n’est rien à côté de ce qui se passe au Darfour, de ce qui s’est passé avec le GIA ?"

Je ne savais pas que le GIA était une armée d’occupation, et ce depuis 60 ans ?

Je ne savais pas qu’au Darfour des bombes au phosphore avaient été larguées sur les civils et encore moins que la population était victime d’un blocus pour avoir mal voté ?

Merci Réno pour ces précisions. Vous au moins vous éclairez nos lanternes avec vos parallèles lumineux !

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Oumma nous propose les meilleurs arguments contre le colonialisme israélien. Ses deux videos avec Roland Dumas et Noam Chomsky sont à regarder avec soin.
Bravo encore à ce site qui propose des informations rigoureuses et réflexives par delà tant de passions.
Liliane Bénard

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@ — amazone : D’abord çà me fait plaisir de savoir que vous avez eu l’occasion de militer contre le régime du Shah, d’autant que j’ai eu l’honneur en ce qui me concerne, de rendre visite par deux fois en Décembre 1978 au vénérable exilé de Neauphles-le-Château quand j’habitais Paris.— Je reviens à votre question - que devons-nous faire ? - qui dépasse bien entendu mon humble personne. La seule réponse qui me semble évidente et banale en même temps, c’est LUTTER. Lutter aussi bien sur les fronts intérieurs contre les régimes dictatoriaux et corrompus, que sur le front extérieur, c’est-à-dire contre le couple criminel impérialo-sioniste. Les élites, dans notre monde arabo musulman existent bel et bien et il leur incombe en premier chef, de jouer leur rôle naturel de levain dans leurs sociétés respectives. Je ne parle pas de cette minorité d’ "élites organiques" et corrompues, qui ont troqué leurs consciences contre des positions sociales. Je parle de cette majorité silencieuse de nos élites, demeurées moralement intègres et qui se retrouvent soit marginalisées dans leurs propres pays, soit contraintes à l’expatriation.

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n’oublions pas l’Étudiante américaine et militante des droits de l’homme de 23 ans Rachel Corrie pqui fut écrasée le 16 mars 2003 par un bulldozer Caterpillar D9 de l’armée israélienne à Rafah, bande de Gaza alors qu’elle essayait avec d’autres membres de son organisation d’arrêter pacifiquement la démolition de la maison d’un médecin palestinien

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L’an dernier , La Turquie jouait l’intermediaire dans les négotiations indirectes de paix Syro-Israelienne Le mois passé elle présentait avec le Bresil un plan pour amorcer un dialogue entre l’Occident et l’Iran . Ce role d’intermediaire de paix est parmi les victimes et peut etre l’instiguateur des attaques de commandos Israeliens.

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A Abdelkader DEHBI :

Bien qu’il y ait erreur sur la personne...Je n’ai jamais eut la chance de lutter contre le gouvernement du Shah (trop jeune à l’époque) !

J’apprécie tout de même votre intervention qui est trés juste et trés pertinente car elle ne se contente pas seulement de critiquer mais de proposer.