Les jeunes footballeuses iraniennes échangent leur voile contre un chapeau

A quoi tient une participation à la grande première des Jeux Olympiques de la Jeunesse ? A un couvre-chef p

mardi 4 mai 2010

A quoi tient une participation à la grande première des Jeux Olympiques de la Jeunesse ? A un couvre-chef près, soupireront les rares esprits ouverts. A un foulard de l’ostentation troqué contre un chapeau de la neutralité, répliqueront la horde des esprits chagrins.

Certes, nous ne bouderons pas notre plaisir à l’annonce de l’heureux revirement du conseil des sages de la FIFA, qui a reconsidéré sa position rigide et hâtive, condamnant à l’exclusion les jeunes représentantes de l’équipe de football d’Iran pour port de foulard islamique, jugé trop séditieux pour être réglementaire.

Certes, nous ne pouvons que nous réjouir de ce bienveillant dénouement, sous la forme d’un compromis respectueux des devoirs éthique et déontologique des deux parties, et nous nous plaisons à imaginer les sourires radieux de ces adolescentes, fine fleur de l’élite sportive iranienne, qui ont finalement obtenu leur visa pour Singapour en août prochain.

Certes, nous apprécions à sa juste valeur ce geste sportif de la conciliation, préférant au doigt accusateur de ceux qui ostracisent, la main tendue vers la différence, même si c’est au prix d’un dévoilement contraint de se chapeauter, qui en dit long sur la suspicion de militantisme, tantôt religieux, tantôt politique, accolé au foulard de la pudeur.

Et même si nous ne minorons pas les secousses sismiques provoquées par la présence d’une équipe voilée portant les couleurs de l’Iran à la prestigieuse Olympiade de la Jeunesse, l’essentiel a été préservé : l’universalisme pacificateur de l’idéal sportif qui, au-delà de toutes les considérations géopolitiques, permet à ces jeunes espoirs du ballon rond de fouler la plus belle pelouse qui soit.

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