L’affirmation de la souveraineté de Dieu, l’ardent désir de vivre en « communion » avec Lui, de Le rencontrer, constituent la source même de ce qui suscite et alimente les hautes aspirations : se parer des vertus spirituelles du cœur, des vertus morales et d’engagement. L’Islam se manifeste ainsi dans sa dimension supérieure qui allie les vertus d’amour, de fraternité, de don, de courage, de véracité, à celles d’engagement individuel et collectif, de présence au cœur de la société pour amorcer le changement.
Les musulmans souffrent aujourd’hui d’une rupture historique d’avec le modèle de cheminement originel, compris globalement et vécu le plus simplement du monde par les contemporains du Prophète paix et bénédiction de Dieu sur lui. Il nous faut comprendre le cheminement historique de notre Oumma à la lumière des deux sources célestes : le Coran et la Sunna. La rupture annoncée par le Prophète voit le jour après la période de la Khilafa A-Rachida, des quatre Califes bien guidés, qui prend fin avec l’assassinat de l’Imam Ali que Dieu l’agrée. Certains de nos prédécesseurs avaient déjà fait le choix de s’exiler afin de ne pas succomber aux effets de la fitna, du désordre et des dissensions.
Rappelons que le Messager de Dieu avait annoncé que les « nœuds » de l’Islam allaient se défaire l’un après l’autre et que le premier qui allait se délier serait celui du pouvoir. Nous n’avons pas ici la prétention d’expliquer dans les détails les causes de l’éclatement de l’héritage prophétique autant sur le plan de la compréhension que sur celui de la pratique. Le soufisme, compris comme une volonté de privilégier la relation à Dieu dans l’intimité de la retraite, est une des conséquences de cette rupture historique ainsi que la primauté conférée chez nombre de musulmans à l’aspect juridique et légal de l’Islam. La volonté de préserver l’essence spirituelle de l’Islam face au joug du pouvoir, à ses dérives, explique l’émergence d’une tendance à vivre sa foi en vase clos.
Cela a certainement contribué à préserver l’essence de la spiritualité musulmane à l’époque où celle-ci devait faire face à l’évolution des sciences religieuses, à leur ramification, et surtout à la volonté du pouvoir d’imposer son joug aux hommes de foi. S’il y a eu des dérives, elles ne sont pas imputables à tous ceux qui ont sincèrement œuvré afin que cet héritage, transmis de cœur à cœur, de génération en génération, survive jusqu’à nos jours.
Dans le hadith rapporté par El Boukhari et Muslim, selon Ibn Amrou, le Messager de Dieu nous informe que : « Dieu ne fera pas disparaître la science en l’ôtant aux hommes qui la possèdent, mais il la retirera en faisan disparaître les hommes de science. Lorsqu’il n’y aura plus un seul savant, les gens prendront pour guide des ignorants qu’ils interrogeront et qui leur donneront des fatwas sans aucune autorité. Ces ignorants sont des égarés propageant l’égarement ».
Le modèle de société et de gouvernance qui permettait de concrétiser l’ordre coranique, qui associe la quête d’excellence, el Ihsane, à l’établissement de la justice sur terre, el Adl, se désagrège progressivement, et même si les deux idéaux seront incarnés ponctuellement à l’époque de Omar Ibn Abdelaziz, considéré comme le premier des Moujadidine (rénovateurs) de l’Islam (cf. infra) et par la suite par d’autres Moujadidoune, la Oumma s’est progressivement éloignée du modèle global éducatif et de présence au monde capable de restaurer dans son ensemble l’idéal de société fraternelle des premiers temps de l’Islam.
Nous sommes aujourd’hui au quinzième siècle de l’hégire et la Oumma recherche toujours la voie qui lui permettra de renouer avec l’âge d’or de la période prophétique et des Califes bien guidés. L’Imam Malik définissait la Science, non pas comme la connaissance de textes mais comme une lumière que Dieu installe dans le cœur. On a demandé à l’Imam Ali que Dieu l’agrée, si la famille du Prophète avait reçu un héritage particulier en dehors du Coran, il jura qu’elle n’avait rien reçu d’autre, mis à part une compréhension puisée dans le Livre Saint. Comment donc se réapproprier la pleine spiritualité qui rayonna au temps du Prophète et de ses Compagnons ?
C’est l’Amour qui jaillissait de son cœur béni, cette lumière dont ont hérité ses Compagnons et dont hériteront tous ceux qui les suivront, qui a inondé le monde et qui formait le ciment principal unifiant les cœurs et les esprits. Dieu dit : « Si tu était brutal, au cœur dur, ils se seraient tous détachés de toi » (Sourate La Famille d’Imran, verset 159). C’est donc par la Miséricorde qui découle de l’Amour qui, et restera l’essence de la mission prophétique et la source de la Sagesse. Cette dernière émane à la fois de la lumière de la Révélation et d’une lecture du livre du monde, une compréhension de celui-ci, et des diverses sciences qu’il renferme.
Le Prophète définit ce qu’est la « Science utile » : Il y a, dit-il, deux sortes de sciences : « une science qui informe le cœur, c’est la Science utile, et une science du discours, c’est « l’argument de Dieu » contre ses créatures (qui ont trahi leur mission) ». L’apprentissage de cette Science, comme toute autre science, nécessite la compagnie d’une personne dépositaire de celle-ci : « Il est le Miséricordieux. Interroge sur Lui un connaisseur en la matière ! ». (Sourate Le Discernement, verset 59). Selon un hadith rapporté par A-Tirmidhi, l’homme aura le même degré d’intensité de foi que son ami intime. Dans ce même hadith, le Messager de Dieu nous incite à choisir avec précaution notre compagnie.
Le cœur est le réceptacle de la foi, une terre à sans cesse cultiver par les vertus de l’Iman. Dans un hadith rapporté par les deux Cheiks, notre Prophète bien-aimé présente la foi comme un ensemble d’affluents dont le plus élevé est le fait de dire la ilaha illa Allah, il n’y a de dieu que Dieu. Les qualités humaines naturelles, telles que le courage, l’altruisme, la générosité, la bonté, les facultés physique et intellectuelles, sont le terreau sur lequel les vertus supérieures de l’appartenance à Dieu sont prédisposées à prendre pied. Cette alchimie des vertus de la foi qui s’opère dans le cœur, l’esprit et les actes, prend source dans la fréquentation assidue de ceux qui ont fait l’expérience d’une haute spiritualité.
L’affirmation de la souveraineté de Dieu, l’ardent désir de vivre en « communion » avec Lui, de Le rencontrer, constituent la source même de ce qui suscite et alimente les hautes aspirations : se parer des vertus spirituelles du cœur, des vertus morales et d’engagement. L’Islam se manifeste ainsi dans sa dimension supérieure qui allie les vertus d’amour, de fraternité, de don, de courage, de véracité, à celles d’engagement individuel et collectif, de présence au cœur de la société pour amorcer le changement.
Les hautes aspirations s’acquièrent par contagion des cœurs, en compagnie des véridiques : « Ô vous qui avez foi ! Craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont véridiques » (Sourate Le Repentir, verset 119). Voilà ce qu’était l’imploration du Prophète à son Seigneur : « Dieu gratifie moi du plaisir ultime que représente le fait de contempler Ton noble Visage, ainsi que de l’ardent désir de Te rencontrer ».
Le Prophète nous enseigne que l’invocation est « l’essence de l’adoration ». Frapper incessamment à la porte de Dieu, être habité par un profond sentiment de contrition, d’insuffisance, d’incapacité, associé à la reconnaissance des bienfaits de Dieu sur soi, A-Choukr, est un pilier du cheminement.
Cette reconnaissance a pour plus haut degré le sentiment, non seulement d’être convaincu de devoir tout à Dieu, mais aussi de se sentir profondément incapable de le remercier pour ses bienfaits innombrables. Ce sentiment doit alimenter notre volonté de déployer toute notre énergie sur Sa voie : « Ceux qui font effort en moi, ceux-là nous les guiderons sur nos chemins » (Sourate La Toile d’Araignée, verset 69). Cette reconnaissance des bienfaits de Dieu est en soi source de gratification : « J’augmenterais ma grâce, si vous êtes reconnaissants ». (Sourate Ibrahim, verset 7). Chaque acte est par essence spirituel s’il est guidé par l’intention de plaire à Dieu. La spiritualité englobe en somme toutes les sphères de la vie : « Dis : ma prière et mes actes de dévotion, ma vie et mon trépas sont entièrement voués à mon Seigneur, le Maître de l’univers ». (Sourate Les Bestiaux, verset 162)
Il nous faut aujourd’hui, non pas disperser nos énergies dans des controverses infertiles, mais s’interroger sur le chemin à emprunter pour se réapproprier un héritage disséminé au fil des siècles, tout en définissant la Méthode à adopter face aux spécificités de notre contexte. La question portant sur le comment de la compréhension et de l’application du Coran et de la Sunna est cruciale : « A chacun de vous nous avons tracé une Voie et établi une Méthode ». (La Table, verset 48).
Ibn Abass que Dieu l’agrée a défini la Charia comme étant le Coran et le Minhaj comme étant la Sunna. Minhaj signifie étymologiquement à la fois « voie » et « méthode » à suivre pour emprunter cette voie. Cette voie et cette méthode sont clairs et ne souffrent pas des effets du temps : « Dis : Voici ma voie ! J’appelle les hommes à Dieu, moi et ceux qui me suivent, en toute clairvoyance » (Sourate Yusuf, verset 108).
Le Prophète nous informe dans un hadith rapporté par d’éminents spécialistes, notamment par El Hakim et Abou Daoud, que Dieu exalté soit-il envoie à cette Oumma, à la tête de chaque siècle, celui (ou ceux) qui ont pour tâche de rénover l’Islam. Le sens de Tajdid est vaste et la langue française ne pourrait restituer en un seul mot les significations multiples qu’il englobe (renouveau, régénération, contextualisation, résurgence, etc.). Il implique, non pas une remise en question des fondements invariables de l’Islam, mais un effort individuel et collectif de retour aux sources afin que le modèle prophétique soit préservé dans son authenticité et que celui-ci puisse être appliqué quelque soit les évolutions et les réalités du contexte.
L’un des enjeux pour les musulmans, est de s’extraire d’une vision et d’une compréhension parcellaire, partielle, du cheminement, héritée et façonnée au fil des siècles. Si ma quête est de rechercher l’amour de Dieu, sa satisfaction, toute science, toute œuvre d’adoration aura pour vocation d’atteindre ce but. Elle ne sera plus conçue comme un acte isolé, mais comme la brique d’un édifice dont la construction ne cesse d’évoluer.
Être spirituel, ne se limite pas aux apparences, à une pratique gestuelle dénuée de profondeur et vécue individuellement. Cela signifie être présent sur le terrain, vivre au cœur de la société, en présence de ses semblables, déployer toutes ses forces au service d’un projet constructif, tout en vivant en intimité avec Dieu, en étant présent à Lui à chaque instant. Vivre fraternellement les significations profondes de la foi en Dieu, dans une perspective dynamique de présence responsable dans un monde dominé par la pensée rationaliste, est le ciment capable de contrer et de contrebalancer l’hégémonie du modèle creux de société de consommation.
La philosophie matérialiste qui le fonde puise ses origines dans la lointaine antiquité. La construction d’un modèle alternatif de société fraternelle salvateur ne peut se produire en marge du système en place mais en s’érigeant en force de proposition portée par les volontés de changement pour la justice. Etre présent au monde signifie d’abord se réapproprier l’héritage de la pleine spiritualité synonyme d’effort personnel sur le moi, en compagnie de ceux qui partagent le même dessein existentiel et le même engagement sur le terrain éducatif, social, économique, politique, environnemental, etc.
L’activisme creux, dénué du « contenu » spirituel, qui est présence à Dieu et effort pour aboutir à cette présence de façon ininterrompue, qui est introspection du moi de tous les instants, quête perpétuelle de l’excellence dans l’intention, les dires et les actes, est en proie à toutes sortes de dérives (désir du pouvoir, sentiment d’autosatisfaction, déconsidération de l’autre, volonté de paraître, de domination, etc.).
Les vertus de véracité, de sincérité, de désintéressement, de sobriété, de résignation, se cultivent à bonne école. Seule l’éducation spirituelle, comprise comme étant le terrain sur lequel se cultivent la patience, la persévérance dans l’effort, le don de soi, le partage, l’écoute, la modestie, l’indulgence, peut être garante d’un cheminement équilibré. L’un des principaux défis est donc de réussir à atteindre un point d’équilibre entre spiritualité, effort intellectuel et effort structuré pour le changement, en s’affranchissant des impératifs et des contraintes du quotidien. Mais pour être efficientes dans la société, les volontés de rupture et de recherche d’une alternative à un système monde aux abois, doivent converger pour pouvoir affronter un modèle de pensée hégémonique, « éclairé », qui relativise les effets d’une modernité dépassée par son propre rythme.
Commentaires
C’est comme si j’avais anticipé et appelé les mots-mêmes à venir, c’est avec satisfaction que je les vois se manifester. Merci pour cette deuxième partie.
Le terme "sciences" n’a, de toute évidence, pas la même signification pour tout le monde.
Si l’objet d’une science est simplement ce que l’on tient pour vrai, faisant ainsi passer le religieux dans le domaine des sciences, alors l’astrologie devient une science.
Ces sciences là se passent totalement du raisonnement hypothético-déductif.
L’invérifiable élevé au rang de science.
Fallait oser !
Salam
Est-on sur le chemin d’Allah quand on se tait sur le racisme dans la Oumma ?
Est-on sur le chemin d’Allah quand le sujet des parents font taire en nous tout esprit critique ?
Salam Athée qui avez écrit "Fallait oser".
Oh Oui ! Oh que oui Athée ! il faut oser, combien, oui, combien, il faut oser l’amour !
Oser le coeur, oser aimer, avant le raisonnement hypothético déductif !
Oser aimer l’autre avant que de le comprendre !
Oser sa rencontre avant que de le juger !
Oser son approche avant que de le mépriser !
Car pour celui qui ose l’amour, eh bien il n’existe plus une seule raison, plus une seule, pour ne pas aimer.
Les défauts des autres, leurs incompréhensions, leurs différences hallucinantes ? Ce n’est plus rien qu’une occasion d’aimer les hommes davantage, pour ce qu’ils n’ont su voir, ce qu’ils n’ont su comprendre ou ce qu’ils n’ont pas la force d’être...
Aimer, c’est être doux à la faiblesse. C’est être patient à la différence et à son évolution lente. C’est être compréhensif à celui qui ne peut comprendre. C’est être attentif à celui pour qui les efforts sont trop durs. C’est être compatissant pour celui qui ne pourra plus avancer.
Aimer, c’est avoir pris une longueur d’avance, se tenir au bord du chemin et attendre les autres sans bruit.
Aimer, c’est voyager léger. C’est élaguer, tailler, racourcir.
Couper avec ses défauts, pour mieux couper avec ceux de l’autre. Charité bien ordonnée....Ne pas laisser mes faiblesses décider pour moi. Si je me sens la tentation de juger, de critiquer, me dire : "aaaah ! la barbe ! Tais-toi mépris de l’autre ! Facilité mensongère ! N’ai-je pas mieux à faire qu’à t’écouter ? N’y a-t-il rien de mieux en moi même qui ne soit porteur pour la relation que tu ne me laisses même pas le temps de bâtir ?"
Aimer, c’est ne plus avoir de temps à perdre.
C’est voir l’Essentiel partout, dans chaque personne, dans chaque être, dans chaque particule vivante.
Aimer, c’est choisir ce qui va me porter intérieurement.
Et si les défauts reviennent à mon insu, me prennent en otage sans que je n’ai eu le temps de les en empêcher, me dire alors : vous êtes ma faiblesse et au travers de ma faiblesse, j’accède à la faiblesse de l’autre.
Ah ! Les sales bête que les défauts, mais bien utiles quand même ! Bien précieux pour faire la connaissance de soi et cesser d’être dupe de ses "bonnes intentions".
Car on est toujours méprisants avec force arguments : des méprisants intelligents, cadrés rationnellement, paf, programmés pour frapper, avec un certain sens du dévouement : "faut bien lui dire (à ce mauvais objet qu’est devenu l’autre) comment il pense mal, combien il croit mal, et puis ses habits !!! ah la la, quelle horreur !"
Aimer, c’est lâcher l’autre comme "objet arriéré", c’est lâcher les leçons de morale et les dimensions messianiques sur ce que l’autre doit croire, ne pas croire, aurait dû croire, a bien tort de croire, devrait se mettre à croire et patati et patata...
Aimer, c’est accepter l’autre tel qu’il est et ne rien lui demander. Et si cet autre, par maladresse, ignorance, me soumet des choses que je ne puis accepter, le lui signifier tranquillement et sans agressivité. Et soumettre intérieurement à examen là où la rencontre a achoppé et l’endroit où elle pourrait se faire, en considérant mon interlocuteur dans toute sa dimension humaine.
Aimer, c’est ne plus être débordé par le ressentiment mais revenir sur ce qui me déborde pour le mettre en réflexion et consentir à la lenteur du temps.
Et sans hâte, attendre l’autre.
Aimer, c’est ne plus avoir peur de personne car il n’y a personne qui ne soit à aimer, personne qui ne soit à rencontrer, personne qui ne soit à pardonner.
Aimer, c’est courir à l’autre.
Aimer, c’est courir à l’Amour.
Et si l’amour manque, ce n’est pas qu’Il est absent à ce que nous sommes, c’est que nous sommes manquants à ce qu’Il est.
On n’aime pas parce qu’on ne le veut pas ! Ca non ! On n’aime pas parce qu’on ne le peut pas !
On manque à l’Amour par faiblesse et par oubli de ce qui nous fonde et nous est intrinsèquement indispensable.
On manque à l’Amour parce que l’on s’est oublié soi même et qu’on ne prend plus le temps d’analyser ce qui nous pousse à la parole.
Le problème, contrairement à ce qui est si souvent avancé, ne vient pas de l’autre mais de mon incapacité à être présent à lui. Car lorsque je suis présent à lui, authentiquement, sincèrement, il n’y a plus rien de sa défaillance qui ne me fasse obstacle. Puisque je l’aime.... au delà de ses défauts, au delà de ce qui fait problème et qui est désormais vécu comme périphérique.
Il n’y a que l’amour qui soit central ! Et à partir de cet amour, repensons le problème.
Sans hâte, avec patience et douceur....
Alors, cessons d’être manquants à l’Amour !
Il est au centre du monde et il est au centre de l’homme. Se mettre en route vers Lui, c’est avoir pris le chemin de soi.
Et celui qui dit vouloir faire le bien de l’autre contre l’autre, a raté la dimension d’amour et ne trompe que lui même. Il a placé le contrevenant à ses désirs au centre, en lieu et place de l’amour. Erreur funeste ! Comment pourrait-il désormais l’aimer ?
Et puis, on ne change pas l’autre ! On l’aime, c’est tout ! Et une fois que vous l’aurez aimé, vous verrez le changement qui s’opérera dans la relation !
L’amour, en ce monde, est bien plus opérant que la raison.
Il absorbe ce qui fait mal. Il regénère un être et lui redonne le sourire. Il soutient, il console, il protège.
Quel est donc le rôle d’une mère auprès de son enfant ?
"Fallait oser", OUI, Athée, fallait oser l’écrire : la science du coeur est première par rapport à toute autre !
Oui, l’amour est au centre et nous ne faisons que graviter autour, comme la terre autour du soleil !
Et puis aimer, ça coûte si peu. Un rayon de soleil printanier, ça semble si peu mais combien il nous adoucit l’âme !
Etre gentil, c’est quoi ?... un sourire, une parole douce, un rire partagé, ou encore un silence...
Je me tais.
Cordialement
"Paroles, paroles, paroles..." ça ne mange pas de pain, hein, Dalida ? !
"Comment donc se réapproprier la pleine spiritualité qui rayonna au temps du Prophète et de ses Compagnons ?"
Quand la oumma ne sera plus sujette à aucune division et
quelle sera reconstituée totalement.
C’est à cet instant précisément que la lumière brillera à nouveau.Rendant à l’humanité son dessein originel,elle expurgera ses fautes et en tout premier lieu l’orgueil qui lui valu son égarement avant la rencontre ultime avec Dieu.
« Les Juifs se sont divisés en soixante-et-onze fractions et les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze fractions. Et ma communauté se divisera en soixante-treize fractions, toutes iront en Enfer à l’exception d’une seule. » Ils dirent [les compagnons] : « Qui sont-ils O Messager d’Allâh ? » Il dit : « Ce sur quoi nous sommes mes compagnons et moi-même aujourd’hui. »
"59. Ô les croyants ! Obéissez à Dieu, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement)."
Sourate 4 An-Nisa(Les femmes )
Le commandement ou l’autorité par ceux-là même qui sont les gens de savoir,de science,les ulémas.
Merci Mr. Khermimoun.
J’espère que par "alternative" vous ne pensez pas "système".
Le système qui régit les sociétés occidentales montre des faiblesses graves mais elles peuvent être des ouvertures bénéfiques pour les musulmans occidentaux de bonne foi et pour limiter les dégâts.
Pour l’humour, je rappellerai que bon nombre d’inventions et de découvertes bénéfiques à l’humanité sont apparues dans ces interstices : les erreurs, les oublis ... .
Les activistes musulmans qui veulent opposer système contre système ont tort à mon avis et ne font qu’aggraver un équilibre civilisationnel déjà fragile.
salam Fallait Oser
c’est magnifique ce que tu as écrit masha’Allah. Le Prophète sws en était, lui aussi. Et ce n’est rien d’autre que nous recommande Allah swt dans le Qur’an.
Une seule question, pourquoi rencontrons-nous si peu souvent nos semblables sur le chemin, pourquoi la gentillesse maintenant est-elle moquée, abusée, foulée aux pieds ? Pourquoi tant s’en nourrissent sans rien en offrir en retour ?