Tout, n’importe quoi et son contraire a déjà été dit et écrit à propos du voile et des femmes qui le portent. L’encre a coulé, les arguments se sont opposés, les invectives ont proliféré, mais dans ce déluge de paroles, une chose a manqué : la voix des principales concernées. Que ce soit dans les grands médias ou dans les débats internes au monde politique, syndical et associatif, et même à la « Commission Stasi » , les femmes qui portent le foulard n’ont pas eu voix au chapitre – et les adolescentes encore moins !
Présentation du recueil par ses coordonnateurs
Tout, n’importe quoi et son contraire a déjà été dit et écrit à propos du voile et des femmes qui le portent. L’encre a coulé, les arguments se sont opposés, les invectives ont proliféré, mais dans ce déluge de paroles, une chose a manqué : la voix des principales concernées. Que ce soit dans les grands médias ou dans les débats internes au monde politique, syndical et associatif, et même à la « Commission Stasi » (1) , les femmes qui portent le foulard n’ont pas eu voix au chapitre – et les adolescentes encore moins ! Avant la loi du 15 mars 2004, prohibant le port du voile à l’école, et avant les centaines d’exclusions et de dévoilements forcés qu’elle a entraînée (2) , la première injustice est là : dans cette distribution inégale de la parole, dans cette discrimination entre ceux qui ont le droit de parler et celles qui ne l’ont pas. C’est de ce constat qu’est venue l’idée de ce livre…
Ismahane Chouder : Le plus urgent était pour nous de reprendre la parole, ou plutôt de la prendre (3) ! Dans ce procès qui nous est fait continuellement, il fallait redonner la parole non pas à la défense, mais à l’accusée elle-même. Mieux que ça : il fallait sortir de ce dispositif accusatoire, ou le renverser. Les femmes qui s’expriment dans ce livre savaient que nous ne les présumions coupables de rien : ni d’intégrisme, ni d’arriération, ni d’atteinte à la laïcité… Nous les avons invitées au contraire à parler en toute tranquillité, en toute confiance, et à dire tout ce qu’elles avaient à dire, ce qu’elles avaient sur le cœur, quitte à accuser ou interpeller à leur tour qui ou quoi bon leur semble. Notre objectif était que des femmes se réapproprient la parole, et qu’elles réaffirment par là même leur humanité et leur dignité. Qu’elles cessent d’être de purs objets de discours, pour s’affirmer comme sujets. Comme des sujets libres de leurs choix, et libres de leur parole.
Pierre Tevanian : Effectivement, toutes les femmes que nous avons rencontrées nous ont fait part de ce besoin de parler, de « témoigner » - c’est un mot qui est souvent revenu. Elles nous ont dit à quel point elles avaient souffert de cette confiscation de la parole, en particulier à l’époque où tout le monde sauf elles, passait son temps à parler d’elles dans les médias. Cela dit, beaucoup étaient partagées entre le besoin de parler, de « témoigner », de « vider son sac », et une très forte inhibition, qu’elles avaient parfois du mal à expliquer… Il faut savoir que pour chaque femme qui acceptait de témoigner, nous en avons approché une dizaine qui refusaient, tout en nous disant : « J’en aurais, des choses à raconter ! ».
Ismahane Chouder : Oui. Beaucoup ont refusé par peur de s’exposer, y compris sous couvert d’anonymat. Beaucoup, même parmi celles qui ont fini par accepter de participer au livre, ont exprimé d’emblée de la méfiance, ou en tout cas une peur de voir leur parole déformée. Pourtant, elles voyaient bien que nous ne leur étions pas hostiles, que Malika et moi portions le foulard, et que nous nous étions battues contre la loi anti-voile. Elles savaient, car nous le leur avons expliqué, que notre projet était justement de leur donner la parole, en leur laissant à la fois le temps, l’espace, le choix des questions abordées et, dans le cas des entretiens enregistrés, un droit de regard final sur les retranscriptions (4). Bref, tout le contraire du traitement médiatique ordinaire ! Eh bien, malgré cela, la méfiance l’a souvent emporté. Pas forcément une méfiance à notre égard, d’ailleurs. Ce qui leur faisait peur, ce n’était pas tant la manière dont leur parole allait être retranscrite, mais plutôt la manière dont elle risquait d’être comprise - ou incomprise.
Malika Latrèche : Pour moi, c’est le nœud du problème : nous vivons dans la peur permanente de la manière dont chacune de nos paroles peut être interprétée, ou plutôt mésinterprétée. C’est un sentiment diffus, mais très profond. Même moi, si j’ai accepté de m’exposer, et si me suis beaucoup investie dans l’élaboration de ce livre, j’ai dû lutter, par moments, contre une angoisse terrible contre la tentation de me désengager. Précisément à cause de cette peur. Peur qu’on me reproche de prendre la parole sur ce dossier, peur d’en avoir trop dit. Ce sont des dilemmes insolubles : par exemple, si j’exprime ma souffrance, on dira que je me « complais dans la victimisation », et si je la tais, on en conclura que je ne suis « pas à plaindre » !
J’ai aussi éprouvé une certaine gêne et une certaine appréhension en relisant certains témoignages de lycéennes exclues ou « dévoilées », qui exprimaient très vivement leur colère contre l’École, le corps enseignant, ou plus largement les institutions, ou même « la République », ou « la France ». J’avais pour ainsi dire peur de la peur qu’elles pourraient provoquer ! Alors qu’au fond, elles n’ont rien de si terrible : n’importe quel-le ado humilié-e réagirait de la même manière. Mais là, comme ce sont des musulmanes, et comme cette identité musulmane surdétermine la réception de ce qu’on dit, je redoute le pire : « On va nous prendre pour des marginales, des asociales, des inassimilables, des radicales, des extrémistes… » ; « Cela va donner raison à ceux qui opposent France et Islam ! » ; « On va encore dire que les musulmans sont l’anti-France ! », « ça va conforter l’idée que l’Islam n’est pas soluble dans la République ! ». Alors que chacune de ces filles exprime par ailleurs un attachement sans équivoque aux principes de liberté et d’égalité, ainsi qu’à la laïcité, et que leur colère, y compris dans sa radicalité, voire ses excès, est parfaitement compréhensible de la part d’ados qui viennent de se faire exclure de l’école.
Pierre Tevanian : Cela signifie donc qu’être une femme musulmane qui porte le foulard, dans la France de 2007, te force à intégrer, dans ton existence quotidienne, tous les stéréotypes qui pèsent sur ce foulard ?
Malika Latrèche : Oui, même si je n’y adhère évidemment pas, ces stéréotypes sont d’une certaine manière en moi, « en mémoire », et ils interfèrent dans beaucoup de mes réactions. Je me sens enfermée dans un questionnement permanent sur chaque mot, chaque fait et geste, et la manière dont ils vont être perçus, ressentis, interprétés, jugés. Et je me retrouve de ce fait dans des situations complètement absurdes ! Par exemple, il m’arrive souvent de me faire insulter, et parfois même de me faire agresser physiquement, simplement parce que mon foulard est insupportable à certains. Comme dit Jacques Chirac, le foulard est « ressenti par beaucoup de Français comme une agression », si bien que m’agresser est quasiment vécu par l’agresseur comme de la « légitime défense » ! Eh bien, malgré cela, il m’arrive de me rendre à des débats organisés par des militants hostiles au voile, pour tenter d’ouvrir le dialogue et de changer l’image négative de la femme voilée, forcément « soumise » , et de m’y rendre seule, alors que mon mari, craignant une agression, préfèrerait m’y accompagner ! Et pourtant, je sais d’expérience que le risque de me faire agresser est réel ! Ce n’est pas que je suis téméraire, c’est plutôt que ma peur d’être agressée s’efface derrière une peur encore plus forte : la peur d’apparaître comme « la » femme voilée soumise, illettrée, coincée, qui n’est bonne qu’à faire la cuisine ou à enfanter à la chaîne, et qui ne sort et ne parle que sous le contrôle de son mari…
Pierre Tevanian : C’est toujours la même chose : l’ombre du stéréotype, et la peur de dire ou faire quoi que ce soit qui puisse y faire penser.
Malika Latrèche : Oui, alors que je n’ai rien à prouver en termes d’indépendance ! Je n’ai vraiment pas le profil de « la femme d’intérieur » : je passe mon temps à militer « sur le terrain », contre toutes formes de discriminations, aussi bien la journée que très tard dans la soirée, sans mari, père ou frère comme garde du corps. Et dans cette histoire, la volonté de mon mari de m’accompagner n’avait rien d’islamique, ni de patriarcal ! On en vient donc même à refuser ce soutien que n’importe quelle femme agressée accepterait : se faire accompagner ! C’est cette normalité-là, cette spontanéité-là, qui nous est interdite par la stigmatisation : dire qu’on a été victime d’un préjudice quand on l’a effectivement été, piquer un « coup de gueule » un peu violent quand le préjudice était violent, accepter la compagnie de son mari quand on a peur d’être agressée…
Nous passons notre temps à nous débattre avec cette question : « Comment vont-ils l’interpréter ? Que vont-ils croire ? Que vont-ils dire ? Comment vont-t-ils réagir ? ». Bref : qu’est-ce que je risque ? C’est extrêmement angoissant, et c’est cela qui nous inhibe, même lorsque nous décidons, de manière très volontariste, de faire un livre pour parler ouvertement, librement, sans entraves ! On a beau vouloir « tout dire », il y a quelque chose en nous qui nous répète : « Attention, tout ce que tu vas dire pourra être retenu contre toi ! ». ça me rappelle un peu le discours de certaines femmes battues, ou des enfants victimes de maltraitances.
Ismahane Chouder : Parmi les réactions que nous avons rencontrées, et qui ont souvent motivé des refus, il y a aussi ce que Malika a appelé le fatalisme. Plusieurs interlocutrices nous ont dit en substance : « Vous êtes bien gentils avec votre livre, mais à quoi bon ? » À quoi bon parler, puisqu’on ne nous écoute pas ? À quoi bon maintenant, surtout, puisque la loi sur le voile est passée ? Et puis, il y a aussi ce que j’appellerais les réactions de « fierté » ou de « revanche » : « On n’a pas voulu nous donner la parole quand on la voulait, quand il le fallait, eh bien maintenant, on se tait ! » Ce genre de réaction est tout à fait compréhensible quand on voit dans quel mépris et quel abandon les femmes voilées se trouvent, et surtout quand on songe à la violence de cette situation qui prévalait dans les médias et un peu partout en 2003-2004 : tout le monde parlait de nous, sur nous, mais sans nous, et nous n’avions aucun moyen de répondre ! Dans de telles situations, le retrait volontaire est presque un réflexe vital : « Vous me méprisez, eh bien moi aussi je vous méprise, je fais ma vie dans mon coin. Je renonce même à revendiquer quoi que ce soit, car je ne daigne même pas m’adresser à vous ! »
Pierre Tevanian : C’est une réaction presque naturelle, que le sociologue anglais Richard Hoggart a bien décrit : un réflexe de repli et une posture de « je-m’en-fichisme » qui est une réponse au mépris social (5). Du coup, la parole n’est pas complètement absente, mais elle reste dans l’entre-soi. On se parle entre voilées, entre femmes qui partagent non seulement une conviction et une pratique religieuse, mais aussi un vécu social…
Malika Latrèche : C’est vrai qu’on se parle beaucoup entre nous. On se rend compte souvent qu’on a vécu les mêmes regards, les mêmes remarques, les mêmes exclusions, les mêmes souffrances, et on peut donc parler sans crainte d’être incomprise, d’agacer, ou de passer pour une « pleureuse ». On est sûre que la personne qui nous écoute nous comprend, car elle a vécu sensiblement la même chose. Heureusement, d’ailleurs, qu’il existe ces espaces de dialogue où l’on est sûre de ne pas être jugée, où l’on peut confronter nos expériences et s’échanger des conseils. Mais pour ma part, je ne m’en contente pas - et je pense que c’est le cas aussi de toutes celles qui ont finalement voulu témoigner. Je tiens à ce que tout le monde sache ce qu’on vit. Et je tiens surtout à pouvoir vivre et échanger avec tout le monde !
Ismahane Chouder : Et c’est cette envie qui nous pousse à prendre la parole, malgré les risques. Je sais par exemple que moi, même si parler, m’affirmer comme sujet, défendre mes droits, m’expose à des réactions de violence exacerbée, je ne peux pas y renoncer. Prendre la parole a un prix, mais pour moi, me taire aurait un prix encore plus lourd et insupportable ! Ce serait une véritable négation de soi. Ce serait renoncer à tout ce que je suis, ce à quoi je crois, ce à quoi j’aspire. Je préfère assumer les conséquences de ma visibilité que rester dans l’invisibilité à laquelle on veut m’assigner. Je ne supporterais pas de vivre repliée sur un cocon familial, ou sur une communauté ethnique ou religieuse : je le vivrais comme une asphyxie ! Je préfère sortir et prendre des coups que restée enfermée !
Malika Latrèche : Moi aussi, jusqu’à présent, je n’ai jamais pu me résoudre au silence et au repli. J’ai souvent pensé tout arrêter, mais à chaque fois je reviens ! Au fond, notre situation est un vrai casse-tête : parler est impossible, se taire est impossible ! Ou plutôt : j’ai peur de ce qui m’attend si je parle, mais j’ai peur aussi, plus encore, de ce qui m’attend si je me tais. Et ce qui rend le problème encore plus sensible et complexe, ce sont mes enfants. C’est une responsabilité supplémentaire : en prenant la parole et en me battant pour mes droits, ce n’est plus seulement moi que j’expose à un « retour de bâton », ce sont aussi mes enfants. J’ai souvent envie de tout arrêter parce que j’ai peur qu’il leur arrive quelque chose, qu’on leur fasse payer mes engagements. Et en même temps, c’est aussi en pensant à eux que je me dis qu’il faut continuer. Je repense à mes parents immigrés, qui sont venus travailler en France dans les années 50, et que j’ai vu subir l’injustice et les injures (« Sale arabe ! », « Bicot ! », « Retourne dans ton pays ! ») sans répliquer, sans se défendre, par peur des représailles, et je ne veux pas que mes enfants revivent ça : ces violences d’adultes que j’ai reçues en plein visage quand j’étais aux côtés de mes parents.
Pierre Tevanian : Toutes ces difficultés, ces doutes, ce balancement entre le besoin de parler et la peur de parler, peuvent paraître étranges, voire incompréhensibles, de l’extérieur. Mais dès qu’on vous écoute, toutes les deux, ainsi que les quarante femmes qui témoignent dans ce livre, dès qu’on entre dans votre quotidien, cela devient une évidence. La force de ces témoignages, c’est qu’ils rendent tangibles cette réalité concrète qui a été complètement occultée par les débats houleux sur « l’Islam », « la laïcité » ou « les valeurs de la République » : le poids des préjugés, l’angoisse et la violence qu’ils génèrent au quotidien. Pour ma part, je le soupçonnais avant de faire ce livre, mais j’étais loin d’en prendre toute la mesure. Au fond, les textes et entretiens que nous avons rassemblés nous racontent l’histoire du point de vue des vaincues : celles pour qui les mots d’ordre d’« interdiction des signes ostensibles » ou de « neutralité de l’espace public » n’ont été synonymes ni de « réaffirmation de la laïcité » ni d’« émancipation » ni de « promotion du vivre-ensemble », mais tout simplement, prosaïquement, d’humiliations, d’exclusions, d’injures ou même d’agressions. Pour une fois, écoutons-les.
"Les filles voilées parlent", recueil de 45 textes et entretiens de femmes voilées vivant en France, coordonnés par Malika Latreche, Ismahane CHouder et Pierre Tévanian, parution aux editions La Fabrique le 20 mars 2008.
Notes :
(1) La commission Stasi est le groupe de « Sages » que Jacques Chirac a missionné pour réfléchir sur l’opportunité d’une interdiction des signes religieux à l’école. Cette commission n’a auditionné que deux jeunes femmes voilées, le tout dernier jour, alors que ses conclusions étaient déjà tirées.
(2) Un bilan chiffré est proposé en introduction du chapitre I.
(3)Trois livres à ce jour le faisaient : celui d’une militante associative trentenaire (Saïda Kada), celui de deux lycéennes exclues dans le bruit et la fureur médiatique (Alma et Lila Lévy), celui enfin de Louisa Hendaz (cf. la bibliographie en fin de volume). Notre livre se propose de prolonger ces premières prises de parole, en élargissant la focale à 44 femmes, d’âges et de profils divers… en attendant d’autres prises de paroles encore.
(4) Sur le dispositif de parole que nous avons suivi, et les questionnaires « ouverts » que nous avons utilisés, cf. l’annexe 1 : « Précisions méthodologiques sur la production des textes recueillis et le choix de leurs auteures ».
(5) Cf. Richard Hoggart, La culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires, Éditions de Minuit, 1997.
Présentation et discussion autour du livre avec les coordonnateurs
Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian ainsi que
plusieurs femmes ayant participé au livre
Vendredi 21 mars 2008 à 19h30
à la Maison Verte,
127-129 rue Marcadet,
PAris 18 ème
Métro Lamark-Caulaincourt (ligne 12)
Commentaires
“Malika Latrèche : Par exemple, il m’arrive souvent de me faire insulter, et parfois même de me faire agresser physiquement, simplement parce que mon foulard est insupportable à certains. Comme dit Jacques Chirac, le foulard est « ressenti par beaucoup de Français comme une agression », si bien que m’agresser est quasiment vécu par l’agresseur comme de la « légitime défense » !
”
Comment peut-on eprouver de la haine pour un objet ?
L’extreme materialisme de la societe Francaise a engendre ce transfert des sentiments que l’on eprouvait jadis pour son semblable, vers un objet. Il sagit d’une perversion qui ne s’apparente pas au fetichisme car sans engouement sexuel.
Cette fixation Francaise sur le foulard est une regression intelectuelle et emotionelle generatrice des comportements les plus viles. Une societe evoluee est supposee reguler de maniere subtile les rapports complex lies a la diversite de ses individus.
Or les dirigeants Francais agissent de maniere primitive, non seulement en niant l’identite spirituelle et culturelle d’une partie de ses administrees, mais aussi en institutionalisant leurs l’ostracisme.
D’ou la tendance de la societe Francaise a manifester les pulsions les plus basses caracterisees par le rejet d’autrui, la haine et la violence a l’encontre des “porteuses de foulard”.
On ne peut qu’admirer la tenacite de ces femmes dans l’adversite ainsi que de leurs famille qui les soutiennent.
Pour moi, cette acharnement que les adverssaires de l’islam et des musulmans ont eu contre le voile ressemble au combat que mènent certains pour neutraliser l’islam et ses preceptes. Mais le combat des ces derniers est et restera voué à l’echec, car on peut priver une musulmane de son voile, pourvu que la loi soit egalitaire pour toutes les femmes, mais on ne pourra jamais la priver de sa foi ; c’est pour cette dernière raison que le combat des soi-disant défenseur de la laicité etait incongru. Le voile a ses raisons d’être que les musulmans connaissent et qu’ils sont libres de partager avec qui ils le souhaitent. Avec du dialogue et un combat rude que les musulmans meneront contre leur detracteurs, la parole vraie finira bien un jour par se faire entendre, tot ou tard. Mais l’absence de dialogue centré sur la confiance, le respect de l’autre, et l’amour du prochain est une obstacle qui éloigne les musulmans du sommet qu’ils peuvent atteindre, c’est à dire, vivre en paix avec autrui.
salam : J ai relevé deux choses importante dans cet article .La loi du 15 mars et l exclusion des filles de l école . Concernant ladite loi ; franchement qu’est ce qu’on a fait pour l empêcher d être adopté ? Rien .J’ai été manifester par trois fois à paris et à chaque manifestation c étais un fiasco totale . La première est la plus importante on était moins de 5000 à manifester dont plus de la moitié étaient des non-musulmans.A la deuxième on était encore moins nombreux avec toujours une majorité de non-muuslman.La troisième était vraiment un fiasco totale , moins de 1000. Alors qu on est 7 à 8 millions de musulmans en France . C est une honte . Il ne fallait pas laisser passer la caravane . Mais une fois passer ça ne sert à rien d aboyer . Il faut comprendre qu’on vit dans ses sociétés démocratiques il n y a que les rapports de forces qui comptent .Et pour les filles exclues de l école ; elle est où la solidarité des musulmanes ? Inexistante . Si toutes les filles boycottaient les cours à chaque fois qu une des leurs est exclue ; et pas seulement de la même classe ou du même collège mais de toute la France . Imaginer un seul instant que ;quand une fille est exclue , toutes les filles musulmanes de France,avec hijab ou pas ; arrêtent les cours de lille à marseille ,de strasbourg à bordeaux et de besançon à rennes en solidarité avec leurs consoeur qui se trouve quelque part en France ;et vous verrez comment les autorités vont réagir .Quand j avais proposé cette stratégie à une responsable d’une association nationale (contre la loi de 15 mars) au bourget : Premièrement elle a été étonnée et surprise par la porté de mon idée . Sur le coup elle ne savait pas quoi répondre . Et puis elle m a dit que c est irréalisable. Voila dans quel état d esprit les 15 années du socialisme à la française à fait de notre communauté. Des assistée.Et pour les soeurs qui souffrent de cette situation ; je pense ;et je m excuse si je me trompe ; c’est que leurs foi est un peu faible .Les européennes convertis portent le hijab et elles ne se posent pas de questions .Rappelez vous seulement ce que ALLAH nous ordonne ."ISTAQIM WAF3AL MA OMIRT" redresses toi et fais ce que t a été ordonner.(par ALLAH bien entendu). Arrêtez de pleurer ; et n attendez pas qu on vous apportes vos droits sur un plateau d argent. Les droits et libertés ne se gagnent que par les luttes .Luttons pour nos droit et nous gagnerons .Mais pour cela il ne faut pas seulement investir le champs social ; mais aussi la politique et surtout le syndicalisme .Demain précipitez vous à prendre vos cartes chez les partis de votre choix ;et engagez vous dans les syndicats ;pas seulement comme des adhérents mais aussi comme délégué(es)et responsable .Un conseil FO c est le syndicat qu il vaut faut . wa assalam (moha)
Salam
pour ma part je pense qu’il était de notre devoir entant que musulmans de soutenir la lutte contre cette loi qui surtout était destinée aux musulmans, à quand les musulmans sur les rues qui manifesteront et provoqueront un effet faste aux pouvoirs, à quant les musulmans unifiés ...je ne sais pas mais ce qui est sure c’est que nous avons bcp d’efforts à faire . KARIMA
Contrairement à ce qu’affirme l’article, beaucoup de filles voilées se sont exprimées sur leur décision respectable de porter le voile. D’autre part, j’aimerais rappeler que dans les pays "dits musulmans" la femme non voilée subit au quotidien des agressions autrement plus violentes et plus systématiques que celles ressenties par les femmes voilées dans cet occident dont on déplore si facilement le matérialisme en oubliant que les musulmans y ont des libertés dont ils n’auraient même pas pu rêver sous d’autres cieux...
On a fait payé aux filles voilées l’incapacité du "modèle d’intégration républicaine" à la française, supposé exemplaire, de faire d’une partie de la population des citoyens à part entière.
Le port du foulard pose problème à notre socièté Française ou plus largement occidentale dans la mesure où ce voile ne correspond pas à une importation occidentale. D’où il devient un problème plus politique qu’autre chose. En effet, le fait que ces jeunes femmes portent le voile cela veut aussi dire qu’elles ne se reconnaissent pas dans le "vetement valeur occidentale". Il est de coutume que le dominant impose sa façon de voir, d’être, de pensée, de se coiffer et de s’habiller, au dominé, alors que ces jeunes femmes portent le foulard cela veut dire que le dominant à échoué par rapport au dominé. D’où souvent, nos politiciens en arrivent à parler de non integration de ces femmes dans la socièté française, aberant quand on sait que des françaises de souche portent le voile. Le message est plutot de dire nous avons échoué dans l’intégration de nos immigrés ou français issus de...car au lieu d’imiter notre modèle, en gros de nous singer, elles préférent puiser dans leur culture ou dans leur religion le modèle. La question pour les refractaires au voile c’est où a t-on échoué pour que ces jeunes filles pour la plupart nées en France, n’aient pas suivi le modèle occidentale (pantalon taille basse, string) un peu à la Lorie ? Pourquoi notre modèle occidentale sensé être le modèle de référence pour ces jeunes, n’a t’il pas eu prise sur elles ? Ce qui expliquent que ce faux problème de voile ait envahi la sphère politique car c’est bien d’un problème politique dont il s’agit la preuve étant l’intervention de Jacques Chirac.
@Hamza : vous faites des amalgames et des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être. En effet, vous comparez des pays où la religion est religion d’état avec des pays où ce n’est pas le cas. Vous comparez des dictatures et des démocraties et vous comparez des pays où vous n’avez pas le choix de votre religion avec un pays comme la France qui est censée protéger les minorités religieuses.
l’affaire du voile est du pipo, ou tout simplement elle s’intègre dans une attaque frontale contre la religion musulmane et les musulmans.
sans faire de grandes démonstrations, on peut s’en rendre compte en constatant qu’aujourd’hui encore et sans que cela ne gêne personne, que la religion est enseignée dans les établissements publiques, dans les départements d’alsace et lorraine, aux frais des contribuables mêmes les contribuables musulmans y participent (ainsi qu’aux écoles privées confessionnelles juives et catholiques) la laïcité ne gêne donc personne dans ces départements, ceci montre bien et personne n’est dupe que la loi contre les signes... est destinées aux musulmans, et vaut mienx porter le string .que le hijab.
rida
Je comprend la souffrance des musulmanes voilées.
Une africaine habillée en Boubou aurait aussi des problèmes si elle portait cet habit pour aller à l’école.
Une indienne en sari aussi.
Une punk ou dragqueen aussi.
Bien sûr, quand la "tenue islamique" est vécue comme une obligation religieuse, son interdiction à l’école est ressentie à raison comme une violence terrible.
Mais que diriez-vous de mon cas qui me suis vue invectivée, aux cris de "Allahou akbar" puis du reproche de ne pas porter le "hidjab", ici, en France, par un jeune marocain à qui on a dit que j’avais fait le pèlerinage ?.
Etre "Hadja" et ne pas porter la "tenue islamique" m’a donc valu cette pression violente, ici même, en France.
Dois-je faire savoir à ce jeune que j’aurais pu déposer plainte contre lui afin qu’il mesure bien la portée de son acte ?.
J’ai des raisons de ne pas porter le voile et cela n’a pas effleuré un seul instant l’esprit de ce jeune.
Bravo pour ce texte et bravo pour ces efforts.
Bravo aussi à Amazone pour son intervention, tu as très bien perçues toute la problématique de l’instrumentalisation de la femme en occident et notamment au travers de la question du voile. Les républicanistes partent du principe que pour contrôller l’homme il faut contrôller la femme, comme si l’être humain n’était qu’un animal. Ce qu’il y a d’écoeurant dans la "culture politique" française c’est que le contrôlle de la conscience est une obcession, que ce soit dans l’organisation religieuse que politique. En France, les gens sont élevés en aquarium.
Ce modèle, cette façon de concevoir la politique date d’un autre age. Le défi consiste à transformer le monde pour que la liberté de conscience triomphe une fois pour toute.
D’ailleurs, il ne faut pas voir les choses sur un angle négatif car avec de la hauteur on peut voir que les choses évoluent et avancent, que la réaction défensive et archaïque des matuvu du siècle des vessies est aussi un avoeu d’incohérence, un de plus.
Il faut aussi constater que malgré les tentatives d’abrutissements organisées à l’échelle du monde (certains ont cru pouvoir profiter de l’invasion de l’Iraq pour remettre en marche les thèmes coloniaux, ingérance, civilisation, ...), les consciences continuent de s’éveiller et l’affirmation de plus en plus grande au quatre coin du monde.
Le point de cristallisation de tout cela se trouve en Palestine. A quoi à servit la politique de diabolisation du musulman, d’accusation d’antisémtisme, si ce n’est à afficher un soutien clair à Israël et à ces crimes.
N’est-ce pas aberrant que Paris mettent des plaques face tout un tatouin pour 2 soldats d’un pays étranger et ne s’offusque même pas du massacre et des embargos de simple population (je ne crois pas qu’il y ait un armée palestinienne...).
Le problème de ces petits individus c’est leur incapacité à respecter l’être humain. Il se positionnent en moralisateurs, donneurs de leçon mais le temps des tours de passe passe est révolu.
Ce qui est périmé est bon pour la poubelle.
Post-scriptum : J’ai vécu le fait de me faire invectiver violemment par ce jeune musulman parce que je ne porte pas le voile comme une agression.
Mon entourage n’a pas pris la chose au sérieux mais j’en suis toujours ébranlée car j’ai gardé en mémoire les premières pressions faites sur les femmes à Alger par les "barbus" qui leur jetaient du vitriol sur les jambes !. Aux garçons, ils invoquaient "les tourments de la tombe".
Cela a été le début de la terreur. On sait quelle tournure cela a pris.
Aujourd’hui, ils font profil bas mais à quel prix !!!.
Je connais des musulmanes de France qui se couvrent la tête et portent des vêtements amples sans que cela soit perçu extérieurement comme vêtement islamique.
C’est une voie de sagesse qui mérite intérêt.
J’adore ces discussions sans fin.
Ca fait un bail que je n’ai pas jette un oeil sur oumma.
Je suis sur qu’en 2053, pour celebrer le cinquantenaire de la loi du 15 mars, il n’y aura plus personne pour tenir ce genre de discours anachronique, vide, sans interet car la loi est legitime, proportionnee, respectant la liberte de culte, respectant la laicite.
Cette loi a ete rendue necessaire car des musulmans ont decede d’abuser de la liberte de culte, de la liberte politique, de la liberte vestimentaire.
C’est une loi en reaction a une attaque contre la liberte individuelle, pour proteger les filles qui ne veulent pas porter le voile car ce sont bien elles qui etaient les victimes de la situation d’avant le 15 mars 2008. Elle sont legions, celles qui secretement sont gre a la France d’avoir fait voter cette loi.
Cordialement,
Taremaillac.
Je remercie ces dames qui ont pu mettre des mots sur ce qu’on ressent.
Beaucoup d’internautes ont évoqué la question des manifs un peu boudées. Pour ma part j’aurais participé si c’était des manifestations EXLUSIVEMENT féminines … n’y voyer aucun féminisme intégriste, mais simplement je reprends ce qu’a dit Latreche : peur des stéréotypes. Je me souviens des commentaires des journalistes qui résonnent toujours évoquant : des femmes voilées « encadrées » par des hommes. Je n’ai pas manifesté pas par peur des médias qui allaient de toute façon déformer la réalité. Je n’ai pas manifesté par souci d’apaisement, l’affaire a pris une telle ampleur !. De plus, on avait un sentiment de « culpabilité » c’est comme si on prenait en otage TOUS les musulmans, c’est comme si les gens allaient stigmatiser les musulmans à causes de nous femmes voilées.
@ Hamza : faux ! les hommes qui agressent des femmes non voilées dans les pays musulmans sont souvent ceux là même qui agressent des femmes voilées pour n’importe quel autre prétexte (les insultes sont évidement pas les même). Des rétrogrades qui sont tout simplement contre l’émancipation de la femme.
@Moh : Les européennes converties portent le hijab et elles ne se posent pas de questions dites vous, qu’est ce que vous en savez ? les musulmanes de souche n’ont pas le monopole de la souffrance, la foi n’a rien à faire la dedans (heureusement que vous le dites avec courtoisie) Elles souffrent de leur situation et c’est largement justifié
"Les européennes convertis portent le hijab et elles ne se posent pas de questions."(MOHA)
Les Musulmanes de souche Europeenne voilee n’ont rien a prouver et ont tout a gagner en vivant en adequation avec leur conscience. On nous fait croire que l’epanouissement spirituel est un frein a l’avancement social et materiel de l’Homme.La purete de l’intention spirituelle symbolisee par le voile islamique derange car elle conteste la dimension unique materialiste de l’Homme.
La liberation des esprits des Musulmans de souche immigree pourra se faire lorsqu’ils aurons pris conscience de leur complex d’inferiorite. ILs compromettent leur conscience en essayant de se persuader que la reconnaissance socio-professionelle et politique prime sur le developement spirituel. Et pourtant l’epanouissement religieux est souvent la cle du bonheur materiel : Lorsqu’une porte est fermee Allah (SWT) en ouvre une autre.
PS : Mon intention n’est pas de denigrer les musulmanes qui ne portent pas le foulard
Revoilà Taremaillac et il récidive. Vous nous avez manquez ainsi que vos interventions hautement philosophiques... Nous pensions que vous nous reviendriez avec un esprit un peu plus ouvert apparemment vous avez encore abusé de Paris Match et d’envoyé spéciale car pour nous sortir des nullités du genre : "Cette loi a ete rendue necessaire car des musulmans ont decede d’abuser de la liberte de culte, de la liberte politique, de la liberte vestimentaire". ! Je crois que le débat est un peu trop élevé pour vous. Pourquoi n’allez vous pas sur des sites internet où l’on débat avec un esprit aussi hermétique et limité que le vôtre, vous vous y sentiriez en famille, loin de ces musulmans qui abusent de la liberté politique et de la liberté vestimentaire et pendant qu’on y est de la liberté d’expression ?
A la personne qui malheureusement n’a pas laissé son nom mais qui aborde la question d’avoir était agressé car non voilée. L’interdiction de porter le voile pour certaines femmes n’empechera pas certains jeunes musulmans de critiquer celle qui ne le portent pas. Ce sont des faits complétement dissociables. Cela étant dit j’avoue ne pas comprendre le sens de votre intervention quand vous dites : "Je connais des musulmanes de France qui se couvrent la tête et portent des vêtements amples sans que cela soit perçu extérieurement comme vêtement islamique.
C’est une voie de sagesse qui mérite intérêt."
Pouvez vous nous éclairer ?
je ne sais pas si vous êtes déja au courant que les converties de souche américaine ont un penchant de plus en plus grand envers le niqab -voile qui cache le corps y compris le visage- et que le phénomène prend de l’ampleur un peu partout d’autant plus que les musulmanes de souche arabe ont tendance à les imiter timidement , alors faire un procés de morale en france aux jeunes filles voilées sans examen préalable du phénomène à l’échelle planétaire serait comme le fait de répondre à une question qu’on ne veut pas écouter.
J’ai été assez claire. Si vous ne voyez pas cette clarté, c’est que votre entendement est voilé sur cette question et là, je n’y peux rien, ma chère soeur.
Taremaillac est de retour, et très franchement, ça fait plaisir : on avait pas aussi bien rigolé depuis un petit moment !!!
Adoptant cette posture de philosophe d’opérette qu’il affecte particulièrement, il nous décrit sa vision des choses qu’il pense être la norme. Prenant ses délires pour des vérités générales, il ne prend même pas la peine d’expliquer ou d’argumenter. Taremaillac, c’est un peu notre BHL à nous : quand il parle, on doit écouter attentivement et se taire !
Affirmer que les musulmans ont abusé de droits garantis par la constitution est particulièrement comique : ça sous entend que les libertés ne devraient exister !!!
Pour moi le port du voile révèle surtout un incroyable égoïsme : comment pourrais je sortir dans la rue avec une pancarte « Je vote Bayrou » ou « Je vote PC » ? Or c’est bien cette sorte de pancarte qui est portée avec le voile. C’est très impoli pour les autres en dehors d’une manifestation politique. La modestie est nécessaire en société, on n’affiche pas des opinions discutables dans la rue, or les religions sont discutables ... c’est valable aussi pour la Kippa.
@ Thomas
"on n’affiche pas des opinions discutables dans la rue" ???!! C’est une nouvelle norme universelle des lumières ??
Que dit tu as ces jeunes filles qui s’habillent en Britney Spears ??? ça aussi c’est discutable, fait elle de la bonne musique ?? Et ces amateurs de tecktonik ou de rock qui le laisse trop paraitre dans leur style vestimentaire ??? TOUS EN UNIFORME !!! youpi....
Plus généralement, sur cette question, il serait bien de voir que pouvons sérieusement faire pour lutter contre cette loi injuste, Moha a fait une proposition, il serait bon d’en étudier d’autre et de les appliquer. En 2006 une personne du collectif Une école pour Toutes/Tous ne savait pas me répondre à la question, "que peut on faire pour lutter concrètement contre cette loi". Bien évidemment il faut aider les sœurs exclues et les épauler mais si cette loi était abolie ça serait mieux et tel doit être l’objectif....
karyma
que de paroles pour peu de choses ! on s’attarde sur le voile( objet)pour oublier les valeurs humaines ! on fait une fixation sur cet objet au point d’oublier le respect,l’amour et la paix...pour aboutir sur les violences !
voila le probleme,et non le fait de porter le voile en france ou pas.les bonnes soeurs ont bien une tenue spécifique, partout dans le monde, et ça n’a jamais posé probleme à un gouvernement ! pourquoi donc soudain on montre du doigt le voile musulman ?? ah j’oubliais : le musulman est réputé etre ...mechant !! attention musulman en vue, ne pas s’approcher !!!alors evidemment, avec un voile en plus... arretez donc gens de la terre, de juger par les apparences, et chercher dans les coeurs de vos semblables !vous comprendrez que vous aviez completement faux ;qu’au lieu d’avoir perdu du temps à rejeter une habitude vestimentaire differente de la votre, vous auriez gagné en plénitude, utile à votre bonheur !
Je crois que non vous n’avez pas était assez claire, ma soeur, c’est la raison pour laquelle je vous ai interpelée. Vous semblez être sur la défensive face à ce sujet. Je voulais seulement comprendre pourquoi vous pensiez qu’il y ait besoin de porter "des vêtements amples sans que cela soit perçu extérieurement comme vêtement islamique" ? Nous pouvons aussi continuer à prier dans les caves, nous terrant comme des rats loin des yeux des gens pour ne pas montrer notre religion "islamique", nous pouvons aussi ne plus faire le ramadhan pour ne pas faire trop "islamique" mieux nous teindre les cheveux en blond, demander aux hommes de raser leurs barbse pour ne pas faire trop "islamique". Devons nous devenir "invisibles" pour ne pas heurter le regard des biens pensants qui nous martellent que nous devons pratiquer notre culte mais de façon "poliquement correct" ?
En réponse à thomas , si vous pensez que le port du voile relève de l’egoïsme et vous le considérez comme une pancarte , pourriez-vous nous expliquer pourquoi les autres membres de l’union europenne ainsi que les américains n’ont pas le même point de vue que vous, ou bien c’est plutôt vous par votre égoïsme vous refusez d’adopter la tolérance et adhérer aux valeurs universelles dont la liberté de culte est une valeur indissociable et vous préférez de la sorte rester à l’emprise de votre snobisme intellectuel et votre caprice colonial
Que voulez-vous que je vous dise. Vous mettez sur le même plan le port de la barbe avec le ramadhan ... .
Discours d’une internaute Musulmane :
"Je connais des musulmanes de France qui se couvrent la tête et portent des vêtements amples sans que cela soit perçu extérieurement comme vêtement islamique."[]" J’ai vécu le fait de me faire invectiver violemment par ce jeune musulman parce que je ne porte pas le voile comme une aggression."
L’inconsistance intelectuelle de certain(e)s Musulman(es) est flagrante.
Comment peut denoncer l’oppression des femmes qui ne portent pas le hijab et s’accommoder de la discrimination francaise a l’egard des femmes voilees ?
Ne serait il pas plus legitime d’exiger la liberte pour les femmes d’etre ou de ne pas etre voilees ?
Le statut de la Musulmane en France se reduit a celle de victime de la tyranie islamique. Residant a Londres, je ne cesse de m’etonner a la vue de ce grand poster commercial affiche dans ma succursale locale de la chaine de pharmacies Boots. Il sagit du portrait d’une femme musulmane aux yeux verts, affublee d’un sourir radieux et d’un foulard en soie rouge.
Dieu n’a point créé Eve pour révéler ensuite des lois qui soient préjudiciables à sa descendance femelle. Le livre de Dieu reconnaît donc à la femme des droits inconditionnels dans le domaine public et familial. Ces droits sont aussi anciens que l’Islam lui-même. Ils ne sont pas le résultat d’une lutte des femmes pour l’émancipation mais des dons de Dieu. Ils n’ont pas aussi subi, quant à leur principe de base, des transformations imposées par l’évolution du temps. La religion de Dieu a honoré la femme et l’a anoblie au même titre que l’homme.
pour celui qui prétend que nous confondons barbe et ramadan qu’il sache que nous faisons trés bien la différence entre les deux et que c’est plutôt lui qui n’a jamais étudié la jurisprudence musulmane pour distinguer le pilier de l’obligation et l’obligation de la tradition recommandé et la tradition recommandé de l’acte surérogatoire et qui n’a pas non plus écouté la voix de beaucoups de musulmans qui appellent à cor et à cri tout ceux qui ne partagent pas leurs convictions à ne pas se mêler de leur vie privé et de leur libérté de conscience.
assez d hyôcrisie . etant medecin beaucoup de jeunes consulte a mon cabinet et je peux vous certifier que 80pour 100 portent le voile car elles y sont obligees qui par le mari qui par le frere ou le pere sous peine d interdiction de sortie ce qui bien sur est a l origine de frustration deprime et anxiete et autre malaise existentiel le voile n a jamais ete un choix libre pour bcp d entre elles
Bonjour,
A Karyma et par extension à tout le débat : le message de Karyma montre tout l’antagonisme entre la république laïque et la religion.
La laïcité protège du prosélytisme toutes les personnes succeptible d’être victime d’influences extérieure et de permettre aux individus de décider en leur âme et conscience de ce qu’ils doivent penser, méditer etc...
Vous dites "qu’au lieu d’avoir perdu du temps à rejeter une habitude vestimentaire differente de la votre, vous auriez gagné en plénitude, utile à votre bonheur ! ".
Par cette simple phrase vous résumez le prosélytisme et vous justifiez aux yeux d’un agnostique comme moi, une laïcité encore plus sévère pour protéger ceux qui n’ont pas encore fait leur choix et ceux comme moi qui ne le feront certainement jamais et qui préfèrent le doute aux certitudes.
PS : pour certains qui comparent le port du voile à Britney Spears ou a la teknotik, je dis que c’est une bien piètre image donnée à la religion musulmane.
Faites évoluer l’Islam dans le monde libre. Et la liberté des uns s’arrète là ou commence celle des autres !!!
A quand la France acceptera le fait qu’on puisse être français et musulman et pratiquer librement sa religion.
Il m’arrive souvent d’avoir honte d’habiter ce pays, la France en me rendant dans des mosquées, pardon des lieux de prière qui doivent restés discrets pour ne pas choquer les citoyens français.
Et ce débat sur le voile islamique me choque énormément.
N’est-il pas plus choquant de voir des jeunes garçons et des jeunes filles quitter le milieu scolaire sans savoir lire et écrire au lieu de s’offusquer du port du voile ?
Honte à vous, les sois disant intellectuels français ou encore professeurs d’école, vous préférez la misère intellectuelle à la misère matérielle ?
Le vrai débat en France ou même en Europe est : Qu’en est-il du spirituel dans ce monde de consommation à outrance où la réflexion et l’esprit critique sont laissés de côté ou plutôt aux intellectuels pour nous laisser consommer tranquillement ?
Ne doit-on pas rappeler à tous ces détracteurs qu’il n’y a pas si longtemps, du temps de l’Algérie française, les "indigènes" ne pouvaient acquérir la citoyenneté française que s’ils abandonnaient leur religion exceptés les juifs dont le décret Crémieux les autorisait à conserver leur religion tout en devenant citoyen français.
Bonjour à tous, j’ai connu à l’école des jeunes filles de mon age qui se plaignaient des pressions de leurs entourages qui les obligeaient à porter le voile (c’était au colège). Au lycée j’ai vu certaines de ces filles dont le comportement n’avait rien d’islamique ( rapports sexuels avant le mariage, alcool etc) pourtant elle portaient le voile. Ces dernieres à la faculté ne font plus la bise ni ne serre la main, et ce n’est pas des cas isolés. Je veux donc juste dire que je pense que porter le voile lorsqu’on y est contraint ne peux être aprouvé, les incidences et les décalages que cela peut avoir entre l’être et le paraitre sont flagrantes. Est-il donc sage de faire porter un voile à une enfant de 12 ans, qui a une capacité de reflexion et un point de vue restreint sur la question ? je pense que non sauf si on le considère comme une coutume ou un habitude vestimentaire commeporter des basket, mais à ce moment la le voile garde t-il son sens ? et compte tenu de la situation aujourd’hui ne serait-ce pas les destiner à l’exclusion ?
Je pense aussi à ces pères de famille qui pensent au mariage de leurs filles et qui voyant les discours apparents de leurs entourages au sujet des fille "saines et propres" (comprenez qui sont attachées aux valeurs de la religion dont un signe exterieur peut être le voile) demandent à leurs filles de porter ce voile à fin de paraitrent plus pieuses. N’y aurait-il donc pas des contraintes socio-culturelles au port du voile ?
Ma soeur par exemple (qui est au lycée) est mise à l’écart par ses anciennes copines musulmanes parce qu’elle n’a pas voulu porter le voile, elle ce fait injurier de "fille frivole" uniquement pour cette raison par des garcons qui eux se permettent bien des choses interdites par le coran avec des filles "musulmanes" ou non. Il ne faudrait pas que le syndrome de l’enfant battu se réitère dans se cas la, en effet le poids de la société francaise qui s’exerces sur celle qui portent le voile ne devrait pas les ammener a haïr les "traitresses" musulmanes, considérées comme impies, qui ne le portent pas.
je ne fais aucune géneralité de ces cas la, même s’il est indeniable qu’ils concernent de près ou de loin une bonne partie de la population musulmane de France.
cordialement
J’ai été et je suis favorable à la dernière loi sur les insignes religieux à l’école de la République pour les élèves ( cas non spécifié dans la loi de 1905). Mais admettons qu’on l’abandonne, pour s’en remettre à la mode anglo-saxonne du multiculturalisme, la jurisprudence musulmane ne va-t-elle pas demandé ensuite, dans les affaires de droit privé, l’application des règles du partage successoral prescrites dans le Coran pour les filles du défunt (la moitié de la part des garçons) ? La stricte séparation dans les lieux publics (écoles, hopitaux, transports en commun ) des garçons et des filles ? Moi j’ai ma réponse et la votre, chers forumeurs du site Oumma ?
MErci de ne pas me censurer.
Bonjour a tous.
Je vis en Arabie Saoudite depuis maintenant 3 ans. Lorsque je rentre en France pour les vacances je suis toujours surpris de voir dans les rues les femmes voilées. A Jeddah ou Riyadh, je vois a l’inverse chaque jours des femmes essayant de gagner un peu de liberte, et cela passe souvent par le fait de se "devoiler" un peu, de porter le voile un peu en arriere pour devoiler un peu de leur cheveux. Elles font cela volontairement, et risquent beaucoup si un mootawa les voyait. Dites moi pourquoi alors, en France, pays de libertees, les femmes se voilent elles ??
En Arabie Saoudite, a chaque instant des centaines de femmes se battent pour leur liberte, pour pouvoir travailler, sortir seules, conduire !!!! Ils faut respecter leur geste, cet acte de liberte !!!!
Certaines femmes d’Arabie Saoudite donneraient tout pour vivre libremement comme une femme musulmane en France. Je crains helas qu’en France, on ne sache pas vraiment voir la realite du monde. Voyagez ! Allez a la rencontre des vraies femmes de l’Islam ! Beaucoup changeront alors de discours ! Heureuses Francaises qui pouvaient choisir de porter le voile... ou pas !!
Je voudrais rappeler à tous les musulmans qui s’indignent, que le port du voile dans les rues de France est un crève-coeur pour des gens qui ont une autre tradition que la leur. La France est un vieux pays qui a mis en place, aux forceps, une mixité des sexes dont elle est assez fière, même si elle est consciente qu’elle peut faire mieux. Malgré tout, elle accepte que ce voile envahisse les rues de certains quartiers (qu’elle regarde de loin et de haut, du coup) tout en n’étant pas dupe de la prétendue liberté revendiquée par celles qui le portent (voir ci-dessous le post de Manis). La France, par l’intermédiaire des représentants qui sont à sa tête demande simplement que certains lieux symboliques soient accueillants pour toutes les religions en évitant que celles-ci ne manifestent leurs croyances avec ostentation : croix, kipas, que sais-je encore.Est-ce si difficile à accepter pour un musulman ?
Je constate que beaucoup de musulmanes concilient Foi et non-port du voile.
à phil,
bonjour !
je crois que vous n’avez pas bien saisi le sens de mes mots.ce que je veux dire, c’est que, les gens perdent leur temps sur des signes extérieurs( vetements, coiffure...et oublient les relations humaines !pour moi, ce débat n’a pas lieu d’etre, puisque,la vie doit etre basée sur ces relations la. a partir du moment où où l’on commence à regarder de travers la vie de l’autre, et refuser les differences,on aboutit à la guerre.le probleme vient de là : la non acceptation de l’autre !!
je ne parle donc pas d’une laicité severe, je parle du relationnel humain. chacun est libre de manger ce qu’il veut,de s’habiller comme il veut,de partir où il veut, de penser ce qu’il veut...en respectant les principes de chacun,on arrive à vivre ensemble. le probleme d’aujourd’hui, je le repete,reside dans ce comportement d’intolerance !!!
ne regarde pas ce que je porte, regarde le fond de mon âme ; ne me juge pas ,avant de m’avoir écouté ! : karyma
karyma
c’est toujours ça , quant on veut ôter le voile par la force aux jeunes filles , on dit qu’elles ont été forcées à le porter , c’est le même scénario qui se répètent depuis des années pour toucher les musulmans au plus profond de leur spiritualité et leur foi ,et c’est aussi ce qu’ils ont fait les américains en irak , ils ont dit qu’il y’a des armes de destruction massive alors qu’il y’en a jamais eu
Premièrement, le voile n’est pas typiquement islamique comme se plaisent à le faire insinuer certains :
a) Toutes les représentations de Marie la montrent voilée !
b) Les soeurs chrétiennes le sont !
c) Les femmes entrent à l’église la tête couverte !
d) Devant le pape, on se voile (pour les femmes) !
e) Les juives mariées se couvrent la tête ...
Deuxièmement, plus le mensonge est gros, plus il a de chances de passer : Que de choses fausses ont été dites au sujet du voile ! Idem, pour les mariages forcés (qui n’ont rien à voir avec l’islam) ...