Le 17 février 2010, une carte blanche intitulée « Femmes musulmanes, foulard et engagement public » et signée par un « collectif de professeurs d’université » a été publiée dans les colonnes du quotidien Le Soir. Ce collectif rebondit sur la polémique qui a entouré le choix fait par Ecolo de proposer la chercheuse Fatima Zibouh comme membre suppléante du conseil d’administration du Centre pour l’Egalité des Chances.
Le 17 février 2010, une carte blanche intitulée « Femmes musulmanes, foulard et engagement public » et signée par un « collectif de professeurs d’université » a été publiée dans les colonnes du quotidien Le Soir. Ce collectif rebondit sur la polémique qui a entouré le choix fait par Ecolo de proposer la chercheuse Fatima Zibouh comme membre suppléante du conseil d’administration du Centre pour l’Egalité des Chances.
Bien que nous rejoignions les auteurs dans leur dénonciation d’une certaine « tendance à réduire l’enjeu démocratique de la gestion du pluralisme religieux dans l’espace public à des fantasmes alarmistes » (qui illustrent d’ailleurs qu’il n’y a pas qu’en France qu’« il y a quelque chose de pourri »), nous n’en sommes pas moins interpellés par certains passages de leur texte.
D’emblée, les auteurs nous avertissent qu’ils ne cherchent pas à répondre à la question de savoir « s’il est souhaitable ou non d’autoriser le port du foulard » dans des lieux comme l’école, les assemblées élues ou les conseils d’administration d’institutions publiques. Heureusement, puisque la question n’a tout bonnement pas lieu d’être. En effet, la liberté de porter – comme celle de ne pas porter – un foulard est consacrée par les textes fondamentaux de notre démocratie. La seule question qui nous paraît pertinente est de savoir pourquoi cette liberté n’est pas respectée par tous et fait l’objet d’incessantes attaques et violations.
Ils poursuivent : « Entre le respect des principes hérités de notre tradition démocratique et les nécessités de gestion du pluralisme culturel et religieux, doit pouvoir se constituer un espace de négociation pour des questions comme le port du foulard. » Ces propos rejoignent ceux exprimés par Edouard Delruelle, directeur-adjoint du Centre pour l’Egalité des Chances (Le Soir, 3 juin 2009) : « Il faut se donner les chances d’aboutir à un compromis entre la majorité de la population et les minorités culturelles, qui doivent certes être respectées, mais qui doivent aussi tenir compte du centre de gravité culturel de notre société. »
En d’autres termes, ce à quoi l’on nous invite, ce n’est ni plus ni moins qu’à une négociation, chez nous en Belgique, sur le respect des droits de l’Homme, de notre Etat de droit, bref de nos valeurs démocratiques. Il nous paraît évident que ces principes ne sont pas négociables.
Les auteurs se réfèrent à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme au sujet de la place du religieux dans la vie publique, à savoir que celle-ci ne fait pas l’objet d’un traitement uniforme dans les démocraties. Certes. Mais la Cour précise en outre : « Lorsque se trouvent en jeu des questions sur les rapports entre l’Etat et les religions, sur lesquelles de profondes divergences peuvent raisonnablement exister dans une société démocratique, il y a lieu d’accorder une importance particulière au rôle du décideur national. » (Arrêt Kervanci, 4/12/2008)
Or, il se trouve que nos textes nationaux, au premier rang desquels la Constitution (articles 19 et 24), consacrent clairement la liberté religieuse, en ce compris son exercice public. Cette liberté ne peut faire l’objet que d’un encadrement, dont le caractère proportionné doit être démontré conformément à l’article 9, §2, de la Convention européenne des droits de l’Homme. C’est donc pour cette raison que le souhait exprimé par les auteurs que soient inventées de nouvelles normes institutionnelles en la matière est tout simplement inopportun.
Les auteurs pensent que « le débat sur la place du religieux dans la sphère publique devrait aider les musulmans à approfondir leurs débats internes sur la problématique de la tradition et de la modernité, de l’authenticité et de l’innovation ». Soyons clairs : cette perception relève davantage du fantasme que de la réalité. S’il y a un débat qui intéresse véritablement les citoyens de confession musulmane, c’est celui qui porte sur la lutte pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, à commencer par celles qui se perpétuent sur le marché du travail.
Si les auteurs craignent que la vision appauvrie des femmes portant le foulard, massivement relayée par les médias, n’entraîne le risque que ces femmes « se retrouvent victimes de formes de disqualification et d’atteinte à leur réputation professionnelle simplement parce qu’elles manifestent une conviction religieuse dans leur mode vestimentaire », nous constatons que c’est malheureusement déjà le cas. Ce n’est donc plus le risque, mais l’ampleur du problème qui nous inquiète.
A ce sujet, le 20 mars 2009, le Centre pour l’Egalité des Chances a publié les résultats d’une enquête sur la tolérance qui souligne que « cette enquête montre clairement qu’il persiste dans la population belge un grand nombre de sentiments négatifs, de peurs, et de préjugés que l’on peut qualifier d’ethnocentriques, de xénophobes, voire de racistes ».
A l’heure où la classe politique a du mal à assumer un discours radicalement antiraciste et antidiscriminatoire (Ecolo s’en distingue jusqu’à présent, non sans tiraillements), il est primordial que ceux qui sont réellement engagés dans le combat contre les discriminations restent en première ligne pour rappeler sans détour que le respect des droits de l’Homme n’est pas un produit destiné uniquement à l’exportation et qu’il convient de commencer par les respecter totalement chez nous, ici et maintenant.
Commentaires
Que les discriminations que subissent les musulmans dans les societes occidentales, résultent JUSTEMENT, au moins partiellement, de leur incapacité à s’inscrire dans la modernité et donc de remettre en question les éléments de leur culture, comme le voile,heurtant la société qui les acceuillent, voilà qui ne semble pas à portée de compréhension de l’auteur de ce texte. Déduire de cette incapacité le refus de toute négocation ? tu rêves éveillé, abdelgani !de gré ou de force, comme la loi sur le voile en France,tu feras comme la loi t’y oblige !!!
A Athée :
" tu rêves éveillé,abdelgani !"
Dans la culture Française, le fait d’être en divergence de point de vue avec l’autre, ne vous dispense pas de vovoyer votre interlocuteur et d’accoler une majuscule à son nom ou prénom.
Pour quelqu’un qui pense nous donner des leçons de civisme, de culture française ou de diplomatie cela pose problème non ?
Quant au contenu de votre intervention comme d’habitude, elle n’’est d’aucun interêt ! Mais cela vous le savez déjà  !
A Athée :
" tu rêves éveillé,abdelgani !"
Dans la culture Française, le fait d’être en divergence de point de vue avec l’autre, ne vous dispense pas de vovoyer votre interlocuteur et d’accoler une majuscule à son nom ou prénom.
Pour quelqu’un qui pense nous donner des leçons de civisme, de culture française ou de diplomatie cela pose problème non ?
Quant au contenu de votre intervention comme d’habitude, elle n’’est d’aucun interêt ! Mais cela vous le savez déjà  !
Je ne suis pas à l’origine de ce message. Pour ma part je ne tutoie que ceux qui utilisent avec moi cette forme
Si l’Athée dit que ce texte signé l’athée n’est pas de lui ! alors à mon avis il ne peut être que de notre sclérosé réno ! il doit être malade de ne pas se voir publier , et avec raison d’ailleurs ! Mais cela ne dédouane nullement pas l’islamo-phobie du premier ! Bravo au modérateur ! il faut répondre aux imbéciles par le silence et l’ignorance !
Moi je vous conseille pour constater toutes les pratiques discriminatoires particulièrement dans les administrations comme Surtout LMH (Lille-Métropole-Habitat) Le Lieux où ont débuté Ces Pratiques et La Police, Les Mairie, Les Conseils Géneraux et Régionaux ect....
Un observatoir Local Social Administratif est essentiel pour nous comme une sorte de HALDE MUSULMANE pour habituer les gens à respecter toutes personnes discriminée et particulièrement Les Femmes de souche Musulmane...