Les dirigeants des grands pays occidentaux (France, Etats-Unis, Royaume uni), dans une conjoncture rarissime, se retrouvent quasi simultanément en phase terminale de leur mandat à la recherche désespérée d’un succès diplomatique à l’effet de redorer leur bilan terni par leurs échecs répétés tant en Irak, qu’au Liban qu’en Palestine en vue de rétablir une capacité dissuasive occidentale gravement compromise par les revers militaires américains en Irak et israéliens au Liban.
Sauf rebondissement, le président français Jacques Chirac achève son mandat en mai prochain sans avoir réussi jusqu’à présent à mettre sur pied le tribunal international chargé de juger les assassins de son ami l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, ni consolider la position gouvernementale de son successeur et disciple, le nouveau premier ministre Fouad Siniora, alors que, parallèlement, le premier ministre britannique Tony Blair s’apprête à lui emboîter le pas, cet été, affligé du qualificatif infamant et indélébile de « caniche » du président américain,
George Bush n’est plus, lui, que l’ombre de lui-même. Soutenant à bout de bras son allié israélien éclaboussé par ses déboires militaires au Liban et les scandales qui touchent les plus hauts sommets de l’Etat israélien (harcèlement sexuel, spéculation financière et corruption), le flamboyant chef de file de « l’axe du bien » mène un combat d’arrière garde pour échapper à l’opprobre national du fait de son aventurisme irakien.
Un succès, même minime de ces trois dirigeants en sursis, serait en mesure de leur assurer une sortie honorable de l’histoire. C’est dans ce contexte qu’il conviendrait de situer l’envoi de renforts de 21.000 soldats américains en Irak, le déblocage par Israël sous pression américaine de cent millions de dollars au président palestinien Mahmoud Abbas ainsi que la tenue, à Paris le 25 janvier 2007, de la conférence des pays donateurs du Liban.
Sous ce vocable pompeux se cache en fait une cruelle réalité : Les donateurs devraient en fait remédier à la gabegie de leurs protégés régionaux tant Libanais qu’Israéliens. D’un montant global de 40,6 milliards de dollars (30,8 milliards d’euros) représentant 180 pour cent du Produit national brut, la dette publique libanaise est principalement imputable à la politique corruptrice de spéculation immobilière initiée pendant ses dix ans de pouvoir par l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, grand ami de l’Occident, principalement du président français Jacques Chirac.
Cette dette s’est aggravée par les destructions infligées par Israël au Liban, l’été dernier, au cours d’une guerre encouragée tant par les Américains que par les Français, les principaux alliés du disciple de Rafic Hariri, le nouveau chef du gouvernement libanais Fouad Siniora et dont le coût s’est chiffré à près de cinq milliards de dollars (2,8 milliards de dollars de pertes dues aux destructions et 2,2 milliards de dollars de pertes indirects, selon le rapport officiel gouvernemental publie le 4 janvier 2007
1) Décryptage des origines de la crise libanaise contemporaine :
Sur fond d’exaspération des crispations inter-communautaires chiites-sunnistes, accentuée par la piteuse pendaison de l’ancien président irakien Saddam Hussein, l’épreuve de force qui se déroule au Liban, avec en toile de fond l’enlisement américain en Irak et israélien en palestinien, ainsi que la montée en puissance de l’Iran, vise à éradiquer l’esprit de résistance dans le monde arabe en vue d’une « finlandisation » de la zone, sa neutralisation, au profit de l’axe américano-israélien et de leurs alliés pétromonarchiques.
Dans le souci de s’assurer une couverture politique face aux pressions américaines contre l’Iran et la Syrie, le Hezbollah avait conclu un arrangement électoral tacite avec Walid Joumblatt, chef druze du parti socialiste progressiste, pour lui permettre de remporter la victoire dans la région montagneuse du Chouf dans la première consultation électorale qui a suivi le départ des syriens du Liban, en juin 2005. Le Hezbollah s’est abstenu en effet dans cette compétition là de soutenir son allié traditionnel l’Emir Talal Arslane, le rival druze de M Joumblatt.
Vainqueur par défaut des élections grâce à l’abstention du Hezbollah, propulsé chef effectif de la majorité parlementaire du fait de l’inexpérience politique de son allié, le milliardaire sunnite Saad Hariri, encouragé par ailleurs par les Américains et les Français qui voyaient en lui leur nouvel homme-lige, Joumblatt s’est vécu en chef d’état virtuel d’un état en apesanteur, un vizir à la place du grand vizir.
Une fois assuré de sa victoire, il a voulu faire plier les syriens par le biais de l’affaire Hariri faisant d’une pierre deux coups : venger l’assassinat de son père Kamal, dont il impute l’assassinat à Damas, et s’assurer dans le même temps la gratitude des pétromonarchies du golfe et la protection des Etats-unis à l’époque hyperpuissance invicible du Moyen-orient.
Les déboires militaires de l’Amérique en Irak, la résistivité des mouvements islamistes palestiniens face l’occupation israélienne, de même que le camouflet militaire infligé par le Hezbollah à Israêl ont quelque peu modifié la donne et donner du tonus à l’opposition libanaise. Dans une démarche symétrique à celle empruntée à ses rivaux, l’opposition libanaise a voulu mettre à l’index le premier ministre Fouad Siniora, de la même façon que les anti-syriens, en fait les pro-américains, ont voulu mettre en quarantaine le Président de la République Emile Lahoud.
De sorte que désormais, il existe un divorce entre le pays légal, représenté par la majorité parlementaire, et le pays réel, constitué par les deux principales formations politiques de l’opposition largement majoritaires dans le pays au niveau de la base populaire. Le Hezbollah est en effet la principale formation de la plus importante communauté libanaise, numériquement parlant, les chiites, et le général Michel Aoun, ancien chef du gouvernement libanais, est le grand vainqueur, du coté chrétien, de la consultation électorale de juin 2005 qui a suivi le départ des syriens du Liban.
De surcroît, le Hezbollah et le courant patriotique du général Michel Aoun ont ceci en commun qu’ils n’ont jamais porté les armes contre leurs compatriotes Libanais, ce qui leur donne un prestige certain et une plus grande crédibilité au sein de la population.
Le Hezbollah, fondé en 1982, s’est toujours préoccupé de la guérilla anti-israélienne et Aoun à l’exception du combat pour mettre au pas Samir Geagea en 1988, alors en rébellion contre l’autorité légale, n’a jamais dirigé ses armes, lorsqu’il était commandant en chef de l’armée, contre les musulmans ou la coalition palestino-progressiste de l’époque. En contrepoint, l’alliance Hariri-Geagea-Gemayel-Joumblatt est à proprement parler l’alliance des anciens de chef de guerre et leur principal bailleur de fonds. Une alliance qui a déchiré le tissu social libanais avec leur guerre inter-factionnelle et grevé le redressement économique du pays avec une insupportable dette publique.
Un problème de cohérence intellectuelle et de crédibilité politique se pose pour Walid Joumblatt. Un des rares dirigeants arabes se réclamant du socialisme, il est l’allié du plus important milliardaire du pays, Rafic puis Saad Hariri. Poursuivant de sa vindicte la Syrie qu’il juge responsable de l’assassinat de son père, il accueille désormais à bras ouvert l’ordonnateur d‘un attentat contre sa personne le chef du parti phalangiste, l’ancien président Amine Gémayel.
2) Tribunal international :
A) au niveau constitutionnel et politique :
Le Liban est une démocratie consensuelle. Le fait d’avoir fait passer en force le projet de constitution d’un tribunal international pour juger les assassins de Hariri a constitué une atteinte au pacte national, confirmé par l’accord inter-communataire de TAEF (1989) qui stipule dans son premier article que les décisions qui engagement l’avenir du pays ne sauraient être prises sans l’assentiment des principales communautés libanaises.
Le projet de tribunal international a été entériné par le gouvernement, en l’absence de six ministres représentant la communauté chiite et du Président de la république, seule autorité habilitée à ratifier les traités internationaux. Ce projet, au regard du droit public interne libanais, est donc par son essence caduc et anti-constitutionnel.
B) au niveau diplomatique et géostratégique :
Alors que le Liban est sinistré par près de deux mois d’une guerre inégale contre Israël (Juillet-aout 2006), la mise en avant du tribunal international est un moyen de pression contre la Syrie et ses alliés libanais en vue de les priver du bénéfice moral et diplomatique du camouflet infligé à Israel par le Hezbolah et ses alliés trans-communataires libanais (parti communiste libanais, parti national social) . Il vise aussi à reléguer au second plan le problème de la responsabilité d’Israel dans la destruction du Liban et la complicité des Etats-Unis et dans un degré moindre de la France dans cette opération.
Ceux que l’on nomme « les anti-syriens » sont en fait des pro-américains et pro-francais, qui comptent massivement sur l’aide occidentale et saoudienne pour se maintenir au pouvoir et préserver leurs privilèges. Samir Geagea qui a massacré, sous l’autorité de la famille Gemayel, la famille de Soleimane Frangié, le chef chrétien du nord du Liban, de même Amine Gemayel qui a mené une guerre sans répit contre les Druzes et fomenté un attentat contre Walid Joumblatt en personne, en 1984, ainsi que Walid Joumblatt qui a ordonné le massacre de plusieurs centaines de chrétiens dans la région montagneuse du chouf, sont à proprement parler des « criminels de guerre patentés ».
La proximité avec l’Occident ne doit pas conférer une honorabilité pas plus que la moindre immunité. Dans cette perspective, le martyrologue libanais est devenu un argument de brocante pour la survie d’une classe politique déconsidérée.
Sauf erreur ou omission de ma part, il n’y a jamais eu que je sache de tribunal international pour juger par exemple les auteurs de la disparition de Mehdi Ben Barka en France et Jacques Chirac a fait même du Maroc son lieu de villégiature préféré. Jamais non plus de tribunal international pour juger le président pro-américain Paul kagamé (Rwanda) qui passe pour avoir ordonné la destruction de l’avion du président Habariyama, encore moins de tribunal international pour juger les assassins du juge français Bernard Borel, alors que le président de Djibouti est toujours accueilli à bras ouvert par Jacques Chirac.
Pas de tribunal non plus pour juger le tortionnaire chilien Augusto Pinochet, assassin de Salvadore Allende et ordonnateur du plan Condor, enterré avec les honneurs militaires. Aucun tribunal international non plus pour juger les auteurs de la disparition en 1978 en Libye, de l’Imam Moussa Sadr, chef de la communauté chiite du Liban, Est- ce par ce que la Libye est un pays pétrolier qui s’est rapproché des Occidentaux en dévoilant tout un pan de la coopération nucléaire arabe et musulman ?
La justice internationale ne saurait être sélective, de même que la prolifération nucléaire. La duplicité de la diplomatie occidentale est à l’origine de la grande suspicion que nourrissent les peuples arabes et musulmans à l’égard de la moindre initiative occidentale.
3) Rivalité sunnite-chiite.
Longtemps les chiites ont été considérés comme les meilleurs alliés de l’Amérique et d’Israël, notamment du temps du Chah d’Iran, alors que les sunnites, en leur qualité de fer de lance du combat nationaliste arabe, étaient perçus comme le véritable danger pour l’Occident.
Cela a été le cas du temps du président égyptien Gamal Nasser lorsque le sunnisme s’identifiait avec le nationalisme arabe au point que Nasser, puis Arafat ont été diabolisés en tant que « nouveaux Hitler » du monde contemporain, suscitant des « expéditions punitives » des pays occidentaux à leur égard (Suez 1956 contre Nasser), (1982 siège de Beyrouth contre Arafat par les Israéliens, puis mise en résidence surveillée du président démocratiquement élu de la Palestine en 2003. Ce qui est tout de même un comble qu’un « Prix Nobel de la Paix » soit maintenu en captivité avec la passivité des pays occidentaux et l’approbation tacite des Américains.
Les Etats arabes pro-américains (Egypte, Arabie saoudite, Jordanie, pétro-monarchies du Golfe)) en cautionnant l’intervention américaine en Irak, ont été les principaux fossoyeurs du pouvoir sunnite en Irak et de la montée en puissance du chiisme.
Le Chiisme en Orient est en train de triompher non par sa supériorité intrinsèque, mais par la soumission des dirigeants sunnites gérontocrates des pays arabes, particulièrement ceux du golfe. Ce n’est pas un problème de religion, mais un problème d’éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique
Au delà de leurs sensibilités culturelles ou religieuses, sunnites, chiites, maronites, libanais arabes ou kurdes, algériens ou marocains, habitants du Machreq ou du Maghreb doivent prendre conscience du fait qu’ils appartiennent à la même sphère géoculturelle, qui constitue avec l’Amérique latine, l’un des rares foyers de résistance à l’hégémonie américaine dans le monde.
Prendre conscience du fait qu’il existe davantage de complémentarité entre la population de l’ensemble arabe qu’entre un suédois et un portugais, par exemple, ou entre un pêcheur maltais et un plombier polonais.
4)- Le problème de l’armement du Hezbollah
Les Etats-Unis se sont toujours opposés à la constitution d’une force aérienne et navale crédible tant du Liban que de la Palestine, les deux pays limitrophes d’Israël, afin d’accentuer la sécurisation de l’espace stratégique de l’état hébreu. L’occupation de l’Irak et les diverses tentatives visant à neutraliser la capacité nucléaire iranienne relève de cette même stratégie. Mais la démlitarisation relative de ces deux pays limitrophes d’Israël n’a pas pour autant entrainé une sanctuarisation de leur espace vital.
Bien au contraire, Israël a envahi à deus reprises le Liban, en 1978 et en 1982, puis partiellement en 2006, malgré la présence d’une force d’interposition dans la région frontalière libano-israélienne, la Finul, depuis 1978, et le territoire palestinien est soumis à un régime de couvre feu quasi-permanent, masquant une colonisation rampante de la Palestine avec la caution américaine et le silence complice des pays occidentaux.
L’armement balistique du Hezbollah constitue, dans cette perspective, une réplique à l’abdication étatique arabe, en même temps qu’une riposte assymétrique à la volonté de muselage israélo-américain.
Tant au niveau de la démocratie numérique, représentant la plus importante formation paramilitaire de la plus importante communauté libanaise, qu’au niveau de la démocratie patriotique, le Hezbollah, artisan de deux revers militaires israéliens, devrait occuper une place de choix non seulement dans l’imaginaire arabe, mais également dans le discours officiel arabe.
Il était honteux de lui demander des comptes. Il eut été plus judicieux de demander des comptes également à l’Arabie saoudite qui a instrumentalisé l’Islam, ou plutôt la forme la plus rétrograde de la religiosité, comme arme de combat politique contre le nationalisme arabe, des comptes aussi à la Libye qui a abdiqué face au diktat américain sans coup férir, en une sorte de capitulation en rase campagne, alors que Kadhafi avait assourdi la planète pendant un quart de siècle de ses imprécations révolutionnaires anti américaines. La liste n’est pas limitative.
5) La France : Confier les rênes de la diplomatie française à un des auteurs de la loi sur le « rôle positif de la colonisation » marque la déconnexion de la France des Affaires du tiers-monde
L’histoire est impitoyable avec les êtres à qui le destin aura souri deux fois dans leur existence. De plain-pied Jacques Chirac appartient à cette catégorie de privilégiés mais s’y distingue d’une manière singulière par un bilan rarement égalé au sein des grandes démocraties occidentales.
Le Roi des Arabes, le proposé au Prix Nobel de la Paix pour son opposition à l’unilatéralisme américain dans le dossier irakien, le champion de la résorption de la fracture sociale, le barrage au fascisme français, apparaît désormais par ses camouflets diplomatiques et la succession de ses déroutes électorales comme le grand perdant sur le plan international, le fossoyeur de l’héritage gaulliste et de la fonction présidentielle sur le plan interne, accablant bilan de l’ampleur d’une double bérézina diplomatique et domestique.
La posture gaullienne de Jacques Chirac tant célébrée par la presse française tant sur l’Irak que sur le Liban ne doit pas faire illusion. Elle s’est résumée en une gesticulation diplomatique sur fond de rumeurs d’affairisme, masquant un alignement progressif sur une diplomatie atlantiste.
Loin d’augurer d’une nouvelle politique d’indépendance, elle s’est davantage apparentée à un combat d’arrière garde d’un président mal élu et décrié dans son propre pays à la recherche d’une sortie honorable pour l’histoire. Un combat d’arrière garde d’un pays en perte de vitesse dans son pré carré arabo-africain, alors que six des états africains les plus proches de la France en Afrique (Côte d’Ivoire, Centrafrique, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, Gabon et Tchad) paraissent déstabilisés par une guerre civile larvée et que se poursuit sur le plan économique la mainmise des fonds de pension anglo-saxons sur les sociétés françaises cotées en bourse, quadruplant en sept ans leur acquisition, passant de 10 pour cent en 1985 à 43 pour cent en 2003 .
Les repentances furtives à répétition ne sauraient gommer un siècle d’incohérences et de gesticulation déclamatoire, pas plus que les « hommes providentiels » que la France s’est choisie parmi les dirigeants arabes (Saddam Hussein, Rafic Hariri) en guise de substitut à une politique destinée à camoufler une politique de conquête des marchés arabes : De Suez (Egypte) à Bir Zeit (Palestine) en passant par Alexandrette (Turquie), Dimona (Israël), Sétif (Algérie) et Bizerte (Tunisie), par ses alliances successives avec les principaux ennemis du monde arabe, d’abord la Turquie (1920-30), puis Israël (1950-60), puis son hostilité résolue au noyau dur du monde arabo-islamique dans les années 1980, via son alliance irakienne, la France se place, après les Etats-Unis, à égalité avec la Grande Bretagne, comme le deuxième pays cible des attentats anti-occidentaux depuis le dernier quart du XX me siècle.
Que cela soit à Beyrouth avec l’ambassadeur Louis Del amarre, en 1981, et les 58 soldats du contingent français de la Force multinationale occidentale tués dans l’attentat du PC Drakkar (23 octobre 1983) ou l’universitaire Michel Seurat, ou encore à Karachi (Mai 2002) et au Yémen (Octobre 2002) ou enfin sur le sol national avec les 13 morts et les 250 blessés des 10 attentats de Paris (1985-86), le Général Rémy Audran, « Monsieur Irak » de la Direction Générale de l’Armement (DGA), les attentats de 1995-1996, sans parler du long feuilleton de la spirale infernale des otages français au Liban (1985-1988) et en Irak (2004-2005).
De sorte que la France parait désormais faire davantage partie du problème que de la solution des problèmes du monde arabe. Le fait de confier les rênes de la diplomatie française à un des auteurs de la loi sur le « rôle positif de la colonisation », M. Philippe Douste Blazy, à l’époque député de Toulouse (sud de la France), marque d’ailleurs la déconnexion de la France des affaires du tiers-monde.
6) La sortie de crise
Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israel pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.
Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et de considérer comme « renégats » une fraction de la communauté arabe, le Hezbollah, pour cause de chiisme, alors même que dans l’histoire peu glorieuse du monde arabe contemporain ce parti aura inscrit de glorieux fait d’armes au palmarès arabe.
Il importe à l’Arabie saoudite, meilleur allié arabe des Etats-Unis et artisan de deux plans de paix arabe, de sortir de sa frilosité légendaire, son théâtre d’ombre, et de réclamer enfin à son ami américain la contrepartie de sa loyauté, de s’adresser à l’Iran, son rival pétrolier chiite, en vue de négocier les conditions d’un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane, prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.
Les Arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades,
ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de forcer le respect des autres pays du monde.




Commentaires
Je souscrit tout à fait à cet article, qui ne se contente pas, comme on le fait souvent, de s’arrêter au masque pratique de la religion (chi’ites contre sunnites, musulmans contre chrétiens, etc...), pour éviter précisément d’aborder la réalité des problèmes politiques et sociaux. Accuser la religion - avec, souvent, la complaisance des intéressés qui se donnent ainsi le luxe d’éviter de réfléchir - est le moyen comode d’éviter de voir la réalité et donc d’aborder puis de traiter les problèmes.
De quels arabes parlez vous Monsieur Renè Naba dans le dernier paragraphe de votre article ? : "Les arabes ont dépensés 1500 milliards de dollars...ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran.." Des Palestiniens, des Libanais, des Algeriens, des Mauritaniens, des Tunisiens, des Marocains, des Egytiens, des Saoudiens ??? Pour que ces pays puissent effectivement prendre exemple sur l’Iran, il faudrait déjà qu’ils soient "indépendants" ce qui n’est pas encore le cas. Car le jour où un pays arabe voudra prendre exemple sur l’Iran , nous savons tous comment cela finira...nous avons dejà l’exemple d’un pays musulman comme l’Iran que l’occident veut détruire impérativement. De plus faudrait-il aussi que les pays occidentaux permettent à ces arabes, de choisir librement leurs représentants et non pas se les voir imposés et soutenus par l’occident. Long is the road...
Analyse remarquable !
Quel article ! Effectivement les masques tombent évènement après évènement.
Je pense qu’il faudrait ajouter un évènement majeur dans toute cette déconfiture : la guerre du golf. Car tout ce que l’on a vu mettre en oeuvre ces dernières années par l’occident est une répitition des anneries commises à l’époque. Non pas que faire la guerre à l’Irak soit une catastrophe pour les occidentaux mais c’est surtout la manière dont cette guerre a été amenée et menée qui est fatale.
Décidément, les pays occidentaux font preuve d’un véritable aveuglement et d’une profonde surdité en ce qui concerne leurs propres intérêts ; on a vu ces dernières années en France bon nombre d’individus au pouvoir d’expression abusif, confondre la France et Israël sans qu’aucune voix autorisée n’élève la moindre protestation.
Pris au piège de leur malhonnêteté, abusés qu’ils furent par la passivité arabo-musulmane, la France, la GB, les US (etc...) sont plongés dans la logique de l’entêtement auto-destructif.
Les régimes arabes sont emplâtré depuis des décennies au pouvoir.
Jusqu’à la mort (Hassan II en 1999, Hafez el Assad 2000, Le roi Fahd 2005)
Pendant ce temps, Les régimes occidentaux se succéder les un après les autres (élection oblige). Avec des nouvelles idées, des nouvelles orientations…
Depuis la guerres froide, le monde a changé deux fois !
Trop frileux les dirigeants arabes pour se laisser tenter par des nouvelles idées.
OIHID
Bon admettons que l’occident soit congénitalement méchant et qu’il veuille par sa politique freinée le développment des autres pays contre son propre intérêt même selon l’auteur de cet article (l’occident est de surcroit bête !).
Force est de constater : l’ensemble occidental n’a pas d’autres richesse que la matiere grise de sa population, cette même matiere grise est également fort répandue dans ces pays du proche orient en plus du pétrole enfoui dans leurs sous-sol et devrait constituer un "plus" dans la compétion mondiale.
Comment se fait-il que bien que guidés par une religion du juste milieu, de tolérance, avec un livre qui leur donne les recettes de la bonne guidance et déclarés par Dieu comme étant la meilleure communauté, comment se fait-il donc que ces pays de decollent pas économiquement ?
L’auteur tout en accusant l’occident de toutes les méchancetés ne nous explique pas comment, cet occident est ainsi pervers ? jusqu’à pratiquer des politiques contraires à son intérêt et pourtant c’est lui qui de developpe ?.
L’auteur nous explique que les maux des pays du proche-orient viennent de l’existence même de l’occident et surtout du duo infernal usa-israel
Est-ce à dire que si on supprime (par quel miracle ?) l’occident alors ces pauvres pays se developperont enfin ? ou dans un prochain article il nous que l’occident cherche en fait son propre suicide en agissant contre ses intérêts bien compris.
Alors il suffit d’attendre, voila la recette.
Reponse à Oihid : Les dirigeants arabes ne sont pas frileux (ils sont gournands du pouvoir). Ils sont majoritairement maintenus au pouvoir par les pays occidentaux. Qui maintient Moubarak ? Ben Ali ? M6 ? et tous les autres... ?
Le jours où les arabes pourront choisir librement leurs dirigeants peut-être que les choses changeront. En attendant ....
Bravo pour cet article plein de lucidité ; C’est vrai que le role de l’occident est plein de duplicité et son alignement sur la position américaine est une réelle betise ; Mais la malédiction du monde arabo musulman réside avant tout dans ses leaders politiques corrompus et incompétents ; Ceux-ci sont prets à avaler toutes les couleuvres américaines et leurs gesticulations sur la scene internationale sont vraiment grotesques ( ex de la ligue arabe...) .S’ils avaient un minimum d’intelligence, ils comprendraient que la position iranienne de se doter de l’arme nucléaire est une décision de bon sens dans un monde ou le droit international n’existe plus et ou la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Bravo ! analyse très pertinante.
No comment !
Merci Mr Naba pour votre article plein d’intèlligence.Tout ce qui peux rendre le monde musulman fort doit ètre détruit,c’est la devise du monde occidental ;cette devise est "local" et "global",je m’éxplique:Quand Ségolène Royal dit qu’elle refuse pour l’Iran mème le nucléaire civile,c’est vouloir qu’un pays musulman n’accède jamais à la téchnologie(c’est "global"c’est à dire à l’échelle d’un pays)de la mème manière un maghrébin née en france a plus de chance de finir chomeur et(ou)délinquant qu’élève d’une grande école,car le "térreau francais" veut cela(c’est "local" car cela vise le garcon maghrébin né en france ;je rappel que statistiquement tu a plus de chance de faire des études univèrsitaires quand tu est maghrébin du maghreb !!!).L’occident souhaite la subaltèrnisation des pays musulmans(par le non accès à l’indépendance téchnologique)au mème titre qu’à la subaltèrnisation des populations arabes en pays occidental(en voulant les transformés en "sous-prolètaires" à l’amèricaine,c’est à dire au mieux : rappeur,sportif etc....).Notre seul chance pour refuser cette soumission c’est l’Intèlligence et l’Islam.
Kamel(montfermeil).
quand on analyse les problemes des pays arabes, on souleve toujours ce point à savoir que ce sont tous des régimmes dictoriaux . L’auteur de cet article s’inscrit aussi dans ce même constat. On ne peut être que d’accord avec cela. Mais il y a un fait qu’on n’attend rarement, pourquoi ces populations ne se soulevent pas contre leurs oppresseurs ?!
Il y va du bon sens que pour mettre fin à une injustice il faut se soulever contre celle-ci ! On peut donc déduire que ces oprimés connaissent la solution de leur servititude. Conssent ’ils à cette domination ?
C’est ce point qu’on devrait élucider
l’occident detruit tout pays arabe qui va de l’avant sous pretexte de democratie le hamas n’a-t-il pas ete elu par le peuple ?non diront-ils c’est des terroristes:messieurs vous qui voulez nous asservir c’est trop tard !!!nous sommes la jeunesse montante nous sommes des ingenieurs de haut niveau sortis de vos grandes ecoles !nous reprendrons le flambeaux que nos aines ont pietines pour pouvoir piller les pays qu’ils dirigent ça ne pourra jamais s’eterniser vous etes la honte des arabes
Je me suis pose la meme queston que le Setifois et je crois avoir une partie de la reponse.Les muslims vivant au sein des nations dominantes ont un accès plus aisé à une information et même à des formations de qualité.Ils sont ainsi plus au fait des realités economiques et geoplitiques que leurs frères du « tiers-monde »(qui represente en fait + des 3/4 du globe).Cela ne veut pas dire qu’il n’y ai pas d’elite dans les pays du sud qui puissent remplir leur rôle supposé(tirer les masses populaires vers le haut) loin de la,mais ils sont le plus souvent au service des pouvoirs en place (par peur de s’attirer leurs foudres ou par complaisance) et s’ils ne "rentrent pas dans le rang",ils sont sechement mis au banc de leur societé sous les diverses etiquettes dont les affuble leur dictature(marxistes,fasciste,islamiste,islamofasciste,islamogauchiste...).Remarquez que ces 2 derniers neologismes sont frequement utilisés depuis peu par « une certaine elite » du PIF(Paysage Intelectuel Français).
Pour le reste des masse musulmanes(et/ou autres),il n’y a qu’ a voir les taux records d’analphabetisme,de chomage,le manque cruel d’equipement de base et d’infrastructures provoqué sciement par "notre ami le roi" dans le cas du Maroc pour maintenir la misère et de ce fait,consolider son pouvoir.Sans parler de la corruption qui depuis longtemps s’est generalisée dans toutes les couches de la societé des pays du Maghreb et qui est l’une des raisons majeures de la frilosité des investisseurs dans ce pays.C’est tout cela et d’autres facteurs que ne manqueront pas d’evoquer certains,je l’espére,qui fait que la majotrité des peuples musulmans insuffisemment instruits,souvent alienés culturellement,asservis,terrorisés,volés,appauvris et souvent dans bien des cas affamés(Soudan,Somalie,Niger...),sont plus préoccupés par la nécessité de se nourrir eux et leurs enfants,que par la non moins importante nécessité de prendre leur destin en main politiquement.Combien en effet triment entre 12 et 15 heures /jour pour moins de 2€,dans le seul but de ne pas dormir le ventre vide, faisant ainsi faire de juteux benefices aux multinationales qui les exploitent.Ces millions de gens qui c’est certain,savent dans une sorte de subconscient collectif,l’injustice de cette mondialisationet qui veulent offrir un meilleur avenir a leurs descendances,n’ont a mon avis pas encore la vision de la societé qu’ils veulent.Ils ont encore moins les elites qui devraient les aider a acquerir cette vision.A la lecture de ces faits,quiconque doté d’un minimum de raison, même s’il n’a pas la moindre notion d’economie vous dira qu’un pays comme le Maroc doit allouer ses recettes touristiques en priorité au developpement et à l’education.Je suis d’accord et tous les Marocains qui ont une vision à long terme et qui aiment leur pays sont d’accord.Pas le FMI qui demande excactement le contraire(reduire les budgets Education et Developpement !!!) ;cherchez l’erreur.Ou peut-être n’y a t-il pas d’erreur quand on sait que cet organe financier ainsi que sa soeur jumelle la banque mondiale presidée aujourd’hui par paul wolfowitz,ont vu le jour en même temps que les soi disant "independances".A bon entendeur...
PS : je vous suggere de lire "La revolution à l’heure de l’Islam" de Abdslam Yassine fondateur de:el Adl wa el Ihsane.
Najib
excellent essai, Mr rené Naba ;
pour se maintenir au pouvoir les pétro-monarques du golf instrumentalisent les wahabo_salafistes afin d’alimenter des foyers de tension avec les chïtes qui n’ont cessé de gagner en popularité ces dernièrs temps au sein du monde sunite (camoflet du hizbollah à israël, entêtement de l’iran pour l’accès à la technologie nucléaire malgré les pressions..).
la présence au pouvoir des pétro-monarques et autres valets sunites constitue une meilleure garantie à l’asservissement du peuple de la région.
bonjour à tout le monde sur ce forum
je pose une question ;
n’est-il pas temps pour nous les musulmans et les non musulmans habitant la sphère culturelle islamique de changer de direction dans la recherche d’une solution pour nous sortir d’état piteux dans lequel nous nous enfonçons de plus en plus.
c’est dans le sphère pré-islamique que la civilisation a vue le jour et non à l’europe et l’occident d’ailleurs comme un journaliste marocain l’exprime d’ne manière magistrale
" quand notre civilisation était à son zénith, à cette époque les mammouths broutaient le long de la Seine, Buckingham Palace abritait une horde de dinosaures ,la Hollande n’était qu’un marais infesté de moustiques ? Qui est le primitif, un hooligan anglais ou moi ? Qui c’est qui ressemble à un ouistiti, George Bush ou mon oncle"
je le dis l’occident n’est pas une référence, et cette manie à faire leur culture la seule et unique culture universelle , on vu où ça menait.
je pense que nous avons à notre portée une culture plusieurs fois millénaires et religion, une fois débarassée des superstitions et pseudo oulamas ( qui cautionnent la débauche de leur sultans et vizirs, mais qui envoient les femmes à la lapidation, preuve que ils n’ont jamis lu le coran).
[je parle de la seule religion islamique, en partant du principe coranique que cette révélation est la suite des deux autres qui l’ont précédée (juive et chrétien),car je considère la diifférence est un don de DIEU (encore dans le coran quand on veu le lire sans préjugé)]
peuvent donner naissance à une civilisation ou la valeur de l’homme ne se mesure ni par son compte bancaire, ni par son rang socail encore moins par son aspect exterieur.
mais comment faire, la je l’avoue c’est moins évident, le vis a atteins les musulmans dans ce qui ont de plus solide et plus cher et coment le résume Einstien
" il plus facile de casser un atome que de changer un préjugé"
cordialement
les fondamentaux de la politique coloniale envers les arabes n’ont jamais changé :
répression totale de toute volonté de souveraineté politique complète,
choix et soutien des élites dominantes,
non accés aux moyens technologiques modernes,
avilissement et pacification culturelle en insistant sur l’incapacité de la "raison arabe" d’intégrer les outils intellectuels de la modernité, et en combattant toute idée d’afranchisement même symbolique de la main mise coloniale sur les dominés (bienfaits de la colonisation !!!).
Essalamou Alaykoum
Article honnête et courageux. N’est-il pas venu le moment de se poser la question suivante : comment se fait-il que les pays musulmans les plus avancés scientifiquement et technologiquement, les mieux organisés grâce à leur génie et non leurs pétrodollars, les plus résistants à la domination de l’impérialisme et du sionisme, de nos jours soient les pays musulmans non arabes ?
Cela ne doit-il pas nous amener à plus et mieux nous intéresser à l’histoire politique de notre religion et la reprise du pouvoir par les "banous omeyyas" depuis moâweya et sa dictature qui a imposé à notre nation "la monarchisation" de la khilafa.
Nous les sunnites avons dés le départ accepté qu’une famille "les répudiés, tolaqas, les banus omeyyas" qui a toujours combattu le Prophète (saw) et l’Islam, à mettre en place un système politique autoritaire où seule une totale allégeance à leur pouvoir permettait de se maintenir en vie.
L’histoire de Yazid fils de mouâwiya est la plus éloquente et la plus flagrante quant à la crainte du pouvoir et la passivité qui nous caractérise face à la peur.
Ce qui explique aujourd’hui la nécessité pour les régimes arabes de policer au maximum leurs sociétés, d’éxiler et d’assassiner purement et simplement leurs opposants.
La politique arabe des pays d’europe, de bush et d’israêl consiste tout simplement à une relation qui ne doit comporter aucun lien avec la foi musulmane.
Nos dirigeants arabes savent que bush et sa clique punnissent tout de suite, alors que la punition d’ALLAH arrivera au jugement dernier. C’est vrai que d’ici là, ils auront le temps de faire une série de pélerinages, de la sadaqa, de commander des fetwas à LEURS savants, etc...
Sunnisme, Chiisme, ce sont surtout les ennemis de l’Islam et les musulmans qui les suivent (là ,dirigeants et populations) qui l’instrumentalisent pour réaliser leur objectif : diviser pour mieux régner.
Combien sommes nous avant la révolution islamique d’iran, qui connaissions le Chiisme ? Depuis quand le wahabisme est-il réapparu ?
Nasrallah en musulman averti, sincère et avec une foi en ALLAH à toute épreuve (lors de la mort de son fils) , n’a t-il pas demandé en juillet dernier aux dirigeants arabes de ne lui apporter aucun soutien mais simplement de se contenter de marquer une neutralité entre le Hezbollah et israël et surtout de se taire...
La suite nous la connaissons, mais nous oublions vite et nous reprenons notre sale habitude d’attendre un évènement pour réagir au lieu de tirer les leçons de ce qui nous arrive et d’agir.Peut-être nous faut-il attendre que ce soit des sunnites qui agissent pour nous bouger.
Ali Chariati disait : le plus important n’est pas que nous soyons tous sunnites ou tous chiites, le plus important, c’ets que notre objectif commun doit rester LA ILAHA ILLA ALLAH MOHAMED RASSOULOU ALLAH.
N’oublions pas que comme nos dirigeants, nous devrons répondre de nos paroles, de nos actes, de nos intentions et de nos positions aussi.
Salam
"ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de forcer le respect des autres pays du monde "
Effectivement M.NABA, il serait temps !!!!!
Merci pour votre courage
L’union européenne prouve que les européens ont plus cette capacité à s’unir et à se solidariser que les musulmans ;pourtant depuis ma plus tendre enfance mes parents m’ont élevés dans l’idée que j’appartenais à une grande entité qui s’appelait "monde musulman"et plus les années passe plus ,est force de constaté ,la grande incapacité des musulmans à se voir des intèrèts communs...à qui la faute ?Surement pas le monde occidental(c’est trop facile de se trouver un bouc émissaire) ;regardé une carte du monde:Les occidentaux détiènnent les 3/4 des surfaces térrèstres,ils ont réussit à évangèliser le tiers de la planète(tous chrétients confondus),ils ont imposé toutes leurs normes(calandrier ,fète de noel ,musiques,sports,système économique etc etc....).Je crois que que se qui nous pèrd les musulmans c’est cette incapacité à voir "le vrai"et d’étre constament dans une dynamique du mensonge et de l’ignorance,on est devenus les plus faibles de l’humanité et on refuse de le voir(au conseil de sécurité toutes les grandes religions sont représenté sauf les musulmans(les indiens également mais ça ne serait tarder au vue du récent "boustage" impulsé de la part des usa),on se fait constemment arnaqué politiquement(palèstine,irak,tchétchènie)et humainement.Savez vous que seuls les musulmans n’ont pas eut de prèstigieux mathématitiens dans ce siècle (il y a eut plusieurs médaille fields juifs et chrétients,des boudhistes(dont hironaka),un indien(ramanujam))etc...A qui la faute ?surement pas la faute des autres.KAMEL
Salam à vous,
Excellent article de M. NABA.
Je pense que vous avez parfaitement exposé le problème.
J’invite tous nos chers dirigeants arabes(Moubarak, Ben Ali, Bouteflika, Mohamed VI...) à cesser leur allégeance et à suivre le modèle de M. Hugo CHAVEZ, qui lui n’est pas musulman, et qui pourtant semble avoir nettement plus de courage à s’opposer au diktat américano-sionniste.
Bonne réflexion.
Monsieur Naba mérci pour votre article.Notre pays,la france,a une politique "pro-arabe":Elle a aidé à la sanctuarisation de l’etat hebreu en l’aidant,il y a une trentaine d’année,à avoir la bombe atomique !c’est à dire qu’elle a définitivement frustré les arabes en les rendants militairement impuissant face à israel...En loccurence,la france aujourd’hui joue les bons samaritains avec ces mèmes pays arabes en ce mèttant souvent,diplomatiquement,"de leur coté" ;et ces mèmes pays arabes souvent la remèrcient....(pour le liban,par éxemple)...à croire que ces mèmes pays arabes ne se souviennent mème pas que,justement,c’est à cause de cette mème france,qu’ils sont craintifs et impuissant face à israel......En revanche quand un pays de cette règion,en loccurence l’iran,veut de la tèchnologie nucléaire(civile,ils le hurlent depuis plusieurs mois ;contrairement aux arabes,eux savent qu’un jours ils n’auront plus de pètrole...mais on veut pas les croire !),là la france ce range avec israel,et condamne,fustige,menace,les iraniens.En gros cette stratègie moyen-orientale à la française,est simple:Quand c’est pas sèrieux,par éxemple si le juif d’a coté à volé dans le poulailler de son voisin arabe,la france défendrat l’arabe ;mais si c’est trés sèrieux,par éxemple un iranien,moins con que les autres,décide de se doter de deux option énèrgétiques(pètrole+nucléaire,comme le font les russes ou les amèricains)là la france réagira autrement...un bon arabe c’est un arabe qui achete une "pijo" à la france,et ferme sa gueule,et qui surtout vas pas chèrcher à savoir comment se fabrique ces "pijo" ;un bon arabe est consommateur et surtout pas inventeur.En loccurence,pour votre culture,les iraniens ont leur propre industrie automobiles,ils éxportent vers l’asie du sud-est !!Vous donner pas le bon éxemples messieurs les iraniens...faut vous éliminer...
Samir