Les citoyens français musulmans objets d’études tous azimuts

La deuxième religion de France est décidément beaucoup étudiée, sondée, décryptée, et aussi longtemps

vendredi 4 septembre 2009

La deuxième religion de France est décidément beaucoup étudiée, sondée, décryptée, et aussi longtemps que ce n’est pas par le petit bout de la lorgnette, acceptons l’augure d’être passés au crible d’analyses objectives et sérieuses.

Dans cette droite ligne, le site de l’Institut Religioscope publie une interprétation d’une enquête de l’ IFOP réalisée sur l’évolution de l’islam en France de 1989 à 2009, sur le plan identitaire, religieux et culturel.

En substance, quelques estimations chiffrées qui font ressortir que les musulmans de France fréquentent assidûment leurs lieux de culte contrairement aux catholiques qui ont majoritairement déserté les églises, qu’ils sont réguliers dans l’acte de prière et que 71% des jeunes musulmans pratiquent le ramadan.

« La prière progresse, mais de façon inconstante : alors qu’une baisse forte marqua la période 1989-1994, cette pratique reste stable jusqu’en 2001 où elle connaît à nouveau une hausse rapide mais laquelle ne parvient pas à compenser la perte des années 1989-1994 (41% de personnes déclarant prier quotidiennement en 1989 pour 39% aujourd’hui). » « Si le sondage relève certes que la fréquentation de la mosquée est en progression constante à partir de 1994 (…), cette progression doit être pondérée par la multiplication des lieux de culte facilitant l’accomplissement de ce devoir religieux. »

Un élément se confirme : « la structuration identitaire autour de la référence à l’islam, surtout chez les 18-35 ans : le taux déclaré de fréquentation de la mosquée double en 15 ans passant de 12% en 1994 à 23% en 2009.

Mais encore une fois, ce sont les aînés qui, en proportion, remplissent le plus les lieux de culte : alors qu’ils sont 23% des 18-35 à fréquenter la mosquée le vendredi, ils sont en revanche 41% des plus de 55 ans à s’acquitter de cette obligation.

En raison de l’effondrement de la pratique religieuse catholique, l’islam présente bien sûr un taux plus élevé : 5% des catholiques disent aller à l’église une fois par mois… »

« C’est la pratique sociale par excellence, le ramadan, qui subit une hausse véritablement importante : 70% des personnes interrogées affirment jeûner pendant tout le ramadan alors qu’ils n’étaient que 60% en 1994. Et là, l’écart de pratique entre jeunes et vieux se résorbe : 71% des 18-24 ans déclarent faire le ramadan pour 85% des vieux.

Pourtant, la pratique du ramadan semble s’être stabilisée et avoir atteint un plafond : le taux de 2009 est identique à ce qu’il fut en 2001. Le ramadan se met à plafonner au moment où le taux de la prière individuelle augmente sensiblement : comme si les évolutions internationales poussaient vers plus d’islam mais moins en société. »

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