Les caricatures danoises du Prophète poursuivent leur auteur

Pris au piège de sa création jugée ultra transgressive qui s’essaya, en 2005, à l’exercice de style e

dimanche 3 janvier 2010

Pris au piège de sa création jugée ultra transgressive qui s’essaya, en 2005, à l’exercice de style explosif en caricaturant Celui que nul n’incarne, le dessinateur danois Kurt Westergaard, devenu depuis la cible de prédilection d’islamistes obscurantistes adeptes de la loi du Talion, a réchappé vendredi de la main vengeresse munie d’une hâche d’un jeune Somalien.

Le jeune homme de 28 ans, résidant au Danemark, manifestement conditionné pour commettre l’irréparable, a pénétré subrepticement au domicile de l’auteur des douze caricatures , passant entre les mailles d’une protection policière rapprochée chargée de sa sécurité depuis 2006, dans un cri de guerre qui n’a laissé aucun doute sur ses intentions : « vengeance ! ».

Brave parmi les braves aux yeux d’un aréopage d’islamistes somaliens obscurantistes shebab exultant de joie, le porte-parole officiel Cheikh Ali Mouhamoud Rage a loué honteusement le total engagement de leur condisciple au service d’ une interprétation moyenâgeuse de l’islam, au cours d’une conférence de presse à Mogadiscio : « Nous saluons l’incident dans lequel un garçon musulman somalien a attaqué le diable qui a injurié le prophète Mahomet ».

Stoppé in extremis dans son élan meurtrier par la police danoise, après avoir été blessé de deux balles, le ressortissant somalien suspecté de visées terroristes en liaison avec les shebab et des responsables d’Al-Qaïda en Afrique de l’Est, a été inculpé samedi par la justice danoise de tentatives de meurtre sur le dessinateur et un policier.

Traumatisé à juste titre après avoir frôlé la mort de très près, la tentative d’ assassinat totalement condamnable de Kurt Westergaard ne doit pas être l’alibi rêvé pour enflammer une autre "croisade" sans frontières tout aussi passionnelle : l’islamophobie.

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