Les auteurs de tags racistes sur une mosquée s’étaient vantés sur Facebook

Les quatre suspects ont été interpellés lundi dernier Les policiers de la Sûreté départementale (SD) de

mardi 2 mars 2010

Les quatre suspects ont été interpellés lundi dernier

Les policiers de la Sûreté départementale (SD) de la Loire n’auront pas eu à chercher très loin les auteurs de tags racistes inscrits, au début du mois de février, sur les murs d’une mosquée à Saint-Etienne (Loire).

Quelques jours après les faits, plusieurs jeunes internautes se sont vantés sur Facebook d’être à l’origine de ces inscriptions représentant notamment des croix gammées ainsi que des insultes contre la communauté musulmane.

Les quatre suspects ont été interpellés, lundi, alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre les cours dans un lycée technique de la ville. Placés en garde à vue, les vandales, âgés de 18 ans à 21 ans ont reconnu une partie des faits reprochés. « Ce sont de jeunes lycéens qui suivent une formation en armurerie, précise une source proche de l’affaire. La perquisition de leur domicile a permis la découverte de symboles et de lectures en lien avec le mouvance néo-nazie. Des armes liées à leur formation scolaire ont également été retrouvées chez eux. »

Auditionné, un des quatre suspects a expliqué avoir été sollicité par ses trois comparses pour leur servir d’alibi. « Il avait été chargé d’affirmer, en cas d’enquête, que ses trois camarades se trouvaient en sa compagnie à plusieurs kilomètres de distance du lieu des faits, ajoute la même source. Il a avoué avoir eu connaissance des tags et des dégradations commises par ses complices mais il nie y avoir participé. » Mardi soir, les quatre suspects sont toujours en garde à vue.

Le 8 février, près d’une dizaine d’inscriptions racistes et anti-musulmanes, comme « La France aux Français », « Pas d’arabes ici » ou encore « Heil Hitler », avaient été découvertes sur des façades extérieures de la future Grande mosquée de Saint-Etienne, en cours de construction. Entre 500 et 600 personnes s’étaient rassemblées le 14 février dans la mosquée pour condamner ces écrits.

Source : Le Parisien

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